THE LOSTS

YCG - THE LOSTS

  • Le 01/06/2020
Parfois comparé à Rob Halford - ce dont il se défend modestement - il est assurément l’une des belles voix de la scène Metal française, et ses prestations au sein de sa formation comme dans l’Opera Metal Giotopia de Gio Smet où il interprète Magus The Forest Walker, et même en solo le temps d’une cover d’Ozzy Osbourne, ont retenu notre intérêt.
Tandis que
The Losts, dont il est le chanteur/guitariste, prépare son second album , nous sommes allés interroger YCG sur sa carrière et son travail. Voici son interview, réalisée par Ahasverus.

YCG
     

Bonjour YGC. Je te propose pour commencer un saut dans le passé. Premier souvenir musical qui se rattache à ton enfance ?

Salut Ahasverus ! Merci pour cette invitation ! Je ne sais pas s’il s’agit réellement de mon premier souvenir mais j’en ai un très fort et déjà formateur qui me vient tout de suite à l’esprit. Quand j’étais petit, chez mes parents, il y avait une chaîne Hi-Fi dans le salon. C’était le dernier cri : vinyle, double K7 et même lecteur CD ! Souvent, le dimanche matin, mes parents passaient un disque. Je nous revois dans ce salon, en famille, au rythme de la Folk (Malicorne, Tri Yann, etc), du classique (Haendel, Stravinsky…), et surtout du Rock 70’s : Jimi Hendrix, Pink Floyd, Genesis… je pense y avoir trouvé une sensibilité assez tôt et je remercie mes parents pour cela ! Bon, bien sûr, j’avais aussi mes cassettes de chansons pour enfants… c’était un peu moins Rock’n’Roll !

 

Premier concert auquel tu assistes ?
Mon frère (DGC, Guitare/Clavier/Choeurs/Design dans The Losts) et son groupe de l’époque ! J’étais déjà fan de son jeu mais il aura fallu des années avant qu’on envisage de faire de la musique ensemble. Après cela, ça a été Paradise Lost à Lille. J’avais quinze ans, j’étais déjà âgé !

PARADISE LOST, One Second (1997).
Premier contact avec un instrument de musique ?
J’ai commencé le cor d’harmonie à sept ou huit ans. J’en ai fait pendant trois ans. Maintenant je me dis qu’il s’agissait peut-être de mon premier contact avec le Metal... Le cor, c’est brutal comme instrument ! Et puis DGC s’est mis à la guitare dans la chambre d’à côté. J’ai assez vite remarqué que c’était plus cool !

 

La mandoline parmi les instruments pratiqués ?
Ah la mandoline, c’est la finesse ! J’aime sa particularité : le son cristallin qu’elle dégage, la précaution avec laquelle il faut la pratiquer, le symbole qu’elle représente aussi... Et puis c’est un instrument qui a une personnalité assez timide mais marquée, qu’on retrouve autant dans les symphonies de Mahler, de Prokofiev, que les concerti de Vivaldi, le bluegrass, la folk ou encore la musique de John Paul Jones (Led Zeppelin). J’en ai deux modèles, une tchèque acoustique et une Fender électroacoustique, celle avec laquelle j’ai enregistré «Lema Sabachthani» sur «... Of Shades & Deadlands». L’idée était d’apporter une approche différente dans un morceau de Metal et d’utiliser l’instrument dans un contexte autre que celui dans lequel on a l’habitude de l’entendre. Il y aura peut-être une autre surprise dans le prochain album !

YCG par Michel Wieczorek
Première chanson sur laquelle tu t'es essayé au chant ?
Je me vois bien hurler du Megadeth, du Dio, du Angra dans ma chambre d’ado, mais ça me paraît un peu flou... J’avais déjà entrepris de faire quelques backings avec le groupe dans lequel j’étais guitariste, mais j’ai véritablement décidé de prendre les devants de manière tardive vers 2006, en montant Frugins, un duo de Classic Rock/Blues sur Amiens. Cependant mon premier acte public derrière un micro s’est fait quand j’ai dit «oui» à ma merveilleuse épouse ! Nous avions monté un groupe pour l’occasion en interprétant du Kiss, du Dio, du M, du Placebo, et même du Starmania !

 

Premier groupe dans lequel tu joues ?
Le premier véritable groupe avec lequel j’ai joué s’appelait Bah-Rock (notez le formidable jeu de mots, on n’avait pas peur !). C’était vers 1999. Je tenais le poste de guitariste et nous pratiquions une sorte de Heavy symphonique instrumental pas très net... il n’y avait rien de bien carré mais on était assez contents de nos compos ! On y trouvait déjà GGV (ex-The Losts), mais aux claviers. Le groupe a vite évolué en Elixir avec l’arrivée de JCR (The Losts) à la batterie. GGV s’est mis à la basse et nous avions une chanteuse lyrique. On reprenait notamment « Cult Of The Shadow » de Therion.

 

L'aventure The Losts commence vers 2010. EP en 2013, "No God, No Devil"... C'est ta première apparition discographique ?
J’ai une poignée de chansons enregistrées et de captures live de mes précédents groupes (Elixir, Nexus Polaris, Frugins, NP Project) mais tout ça est resté à l’état de démos. The Losts marque effectivement mes premières apparitions officielles sur disque.

THE LOSTS, No God No Devil (2013)
En 2016 sort “… Of Shades & Deadlands” pour lequel DGC disait "On a voulu montrer le vrai visage de The Losts, plus complexe et plus éclectique." Quel regard portes-tu sur ce premier album ?
Je le réécoute avec plaisir, j’aime effectivement cet éclectisme qu’on a su y mettre. Il y a des choses qu’on ne referait pas de la même manière, c’est d’ailleurs ce qu’il se passe avec le nouveau disque, on a pas mal appris depuis… Mais «… Of Shades» est le témoignage d’une époque et on y avait mis beaucoup de cœur. Il a permis d’affirmer une identité qui transparaissait nettement moins sur «No God, No Devil». Nous voulions cet album old-school, assez live dans son rendu. Je pense qu’on y est arrivé. Le prochain sera davantage travaillé sur le plan du son.

THE LOSTS, “… Of Shades & Deadlands” (2016).
Premier mouvement de line-up en mars 2020 : The Losts annonce le départ de GGV, son bassiste. J'imagine que le confinement a interrompu vos recherches quant à son remplaçant ?
On ne pensait pas être confronté à ça, simplement car on ne se voyait pas faire les choses autrement qu’à quatre. La stabilité du line-up était quelque chose d’important pour nous et nous nous connaissons tous depuis très longtemps. Mais il faut savoir accepter les chemins que chacun souhaite emprunter. Bien sûr, le confinement n’a pas facilité les choses mais nous avons fait des auditions vidéo et nous avons trouvé notre perle rare en la personne de PPG, excellent et versatile bassiste que nous avons présenté il y a peu sur les réseaux. Nous espérons maintenant pouvoir vite fouler les planches en sa compagnie !

 

Où en est le nouveau The Losts, et que peux-tu nous dire sur cet opus ?
Entre le changement de line-up et la période de confinement, les choses ont été un peu ralenties. Mais ça y est, nous lançons le mixage et je sens bien les choses. Mais nous ne l’aurons pas avant l’automne, je pense, car nous voulons prendre le temps de préparer sa sortie. Nous sommes très satisfaits des titres qui le composent, des arrangements travaillés. Il a des facettes plus Thrash et d’autres plus Doom que le précédent album mais toujours cette identité Dark/Heavy. L’artwork est également en cours et, si nous adorons le travail que Stan W. Decker avait réalisé pour « ... Of Shades & Deadlands », le style sera très différent ici. Nous avons hâte de révéler ses secrets et surprises au fur et à mesure.

 

Ta voix sur “... Of Shades & Deadlands” m'a d'abord fait penser à celle de Rob Halford, même si tu ramènes modestement les choses à ta mesure quand on évoque ce point. C'est certainement le style très Heavy de l'album qui attise cette ressemblance car je sais que Rob Halford ne compte pas parmi tes influences principales. Quelles sont-elles d'ailleurs ? Angra ?
Merci une fois encore pour la référence. Si je ne cite pas Rob dans mes influences principales, il fait tout de même partie de ma construction musicale ; il est tout simplement incontournable pour tout métalleux qui se respecte. Après, sans prétendre me hisser à sa hauteur, je comprends le rapprochement car j’use de techniques proches. Tu cites Angra, et là on touche au divin : Andre Matos ! Même si ça ne se ressent pas car je n’ai pas son timbre, ni son approche, il reste mon influence majeure. A ses côtés, on trouve dans mes héros : Dave Mustaine, Snowy Shaw, Blaze Bayley, King Diamond, Ozzy, David DeFeis, Fernando Ribeiro... J’allais oublier une grosse influence : Tilo Wolff de Lacrimosa ! J’aime les voix un peu particulières, qui ont une personnalité. Côté guitare, je reste un inconditionnel de Mustaine toujours, Yngwie Malmsteen, Michael Schenker, Jon Schaffer...
Comment travailles-tu ta voix ?
Quand je me suis véritablement lancé dans le chant, j’avais quelques problèmes de placement de la voix. J’ai donc pris des cours de chant lyrique avec un professeur baryton de l’Opéra de Lille. De mon côté, j’essayais de lui faire découvrir du Dio, mais malgré le nom, ce n’était pas assez italien pour lui ! J’ai également fait un peu d’orthophonie pour le travail du larynx. De ce fait, j’ai quelques exercices de souffle et de placement du timbre, que je réutilise surtout avant les moments d’endurance (concerts et studio).

 

Il t'arrive d'explorer d'autres registres que le chant “Metal” ?
Et bien, comme dit juste avant, un peu de chant lyrique, mais aussi du Rock, de la chanson française. Mais je n’éprouve jamais autant de sensations fortes que lorsque je pousse vraiment la voix !

 

Je t'ai entendu récemment dans une cover très réussie d'Ozzy Osbourne. Qu'est-ce qui t'a intéressé dans ce morceau ?
Merci d’ailleurs pour ton retour sur ce petit travail de confinement !
Je voulais me frotter à une cover sur la période. J’ai assez vite pensé à Ozzy car c’est un registre assez évident pour moi mais je ne voulais pas enregistrer un grand classique. Son dernier album, bien que controversé chez les fans, m’a beaucoup séduit. J’y ai trouvé une expression testamentaire et rédemptrice touchante. Mes filles aiment fredonner régulièrement «Under The Graveyard»... J’aime la force émotionnelle qu’il dégage. Alors, il n’y avait pas besoin de réfléchir plus loin !
Tu composes également. Tu te souviens de ta toute première compo ?
Oui, bien sûr ! J’avais quatorze ans et quelques mois de guitare dans les doigts. J’étais super triste parce que mon rat était mort, alors j’ai composé «Death Is Liberation».... On n’en fait plus des titres comme ça ! C’était un morceau sur deux cordes. J’ai encore la partition griffonnée au crayon de bois quelque part.... un collector !

 

En matière de création, comment as-tu vécu ce premier confinement forcé ?
Franchement pas mal ! Je me suis remis un peu au dessin. J’ai travaillé des morceaux de Schenker ou Malmsteen à la guitare. J’ai mis en ordre des idées pour Sons of the Migrator, un futur projet avec mon ami Gio Smet (Giotopia). La vidéo d’Ozzy m’a permis d’approfondir ma formation sur le travail de studio. J’ai composé un peu de funk avec mes filles, l’une au piano, l’autre derrière la boîte à rythmes. Elles ont fait des chorégraphies pendant que j’interprétais du Therion ! Et puis, on a eu pas mal de travail avec The Losts, entre le traitement des batteries et la préparation des titres pour le mixage.

 

Puisqu'on est sur l'interview première fois, première chronique pour Lords of Chaos Webzine ?
Alors avant qu’on monte Lords Of Chaos Webzine, notre petit groupe de copains/copines à l’origine s’est rencontré sur Metal Maniac. Et ma première chronique a été rédigée en 2013 pour «Straight Out Of Hell» d’Helloween. Je m’en souviens clairement, j’y comparais le groupe à une pochette de Frizzy Pazzy ! J’ai fort calmé le rythme par manque de temps mais j’aime écrire, et ce que je préfère c’est quand il s’agit d’être au service de l’underground. Il y a tellement de trésors à découvrir !

 

La chanson inavouable que tu écoutes en cachette avec délectation ?
Une chanson, je ne sais pas mais je peux dire que j’adore le dernier Malmsteen, oui je l’avoue, et j’écoute souvent l’album de Chris Cornell réalisé par... Timbaland… Pardon !
Sinon, je ne sais pas si ça rentre dans cette rubrique mais j’aime HIM, je ne m’en vante pas souvent même si j’ai un «Heartagram» en tatouage !

 

Ton actualité musicale dans le semestre à venir ?
Peut-être me relancerai-je dans une petite cover. Gio a également annoncé la préparation d'un troisième album de Giotopia, dans lequel je garderai le rôle de Magus. Mais sinon : The Losts, The Losts, et toujours The Losts. Toute mon attention, et celle de mes co-Egarés, est focalisée sur le nouvel album pour qu’on puisse revenir avec un produit à la hauteur de nos attentes... et des vôtres !
 
Ycg

YCG est Magus the Forest Walker dans le futur volume de la sage Giotopia.

Merci Yann d'avoir pris le temps de répondre à mes questions...
Un grand merci à toi, Ahasverus, pour ton soutien à la scène underground et l’intérêt que tu y portes ! Bon courage pour la suite !
 
       
YCG par Bertrand Dehaine.

THE LOSTS - Addictif et Heavy

Tournant depuis 2010, The Losts, a sorti “No God, No Devil”, son premier EP, en 2013. “.​.​. Of Shades & Deadlands” suivait en 2016, album addictif et Heavy, rappelant le meilleur de la NWOBHM. La voix d’YGC - les membres du groupe ont pour nom des trigrammes - pourra d’ailleurs parfois vous rappeler celle d’un certain Rob “Metal God” Halford, même s’il ne revendique pas cet héritage. Aujourd’hui, le quatuor du Nord se concentre sur son futur album, qui ne sortira peut-être qu’en 2020. On n’allait pas rester tout ce temps sans nouvelles ! Voici l’interview de The Losts.

THE LOSTS par ALexis Godel.

"On rapproche parfois ma voix de celle de Rob Halford
(même si je n’ai aucunement la prétention 
de me comparer à lui).
Ce n’est néanmoins pas le chanteur
que je citerais en priorité 
dans mes influences."
YCG 

Premier album acheté ?
JCR (Batterie/Chant Black/Choeurs) : Nightwing, de Marduk.
GGV (Basse/Chant Thrash/Choeurs) : La bande originale de Wayne’s World.
DGC (Guitare/Clavier/Choeurs/Design): Violator, de Depeche Mode.
YGC (chant/Guitare/Mandoline) : Ma première cassette achetée est sans doute Dangerous de Michael Jackson. J’avais dix ans. Slash n’était pas très loin quand on y repense ! Mon deuxième achat a été Countdown to Extinction de Megadeth.

Judas Priest n'est pas cité parmi vos influences (ou alors il est dans le “etc” final), pourtant la filiation me paraît évidente à l'écoute de votre album “.​.​. Of Shades & Deadlands” (2016).
DGC : J’imagine que c’est à cause de la coupe de cheveux de YGC que tu dis ça ! Plus sérieusement, Judas Priest fait effectivement partie de nos influences, mais nous avons tellement de références dans le groupe, avec une assez grande diversité entre les quatre membres, qu’il est difficile de lister tout le monde. Il nous arrive de reprendre Breaking The Law pour finir certains concerts et ça prend en général très bien.
YGC : Quand tu pratiques le Heavy Metal, Judas Priest est forcément passé dans ta platine à un moment donné ! C’est une telle institution ! On rapproche parfois ma voix de celle de Rob Halford (même si je n’ai aucunement la prétention de me comparer à lui). Ce n’est néanmoins pas le chanteur que je citerais en priorité dans mes influences.

Vos opus sont-ils des concepts ? Il me semble qu'ils ont pour fil rouge les Egarés, des personnages sans visage, sans nom et sans lois, qui vivent hors de la société ?
DGC : Tu as bien capté le concept global. Oui, nos prods tournent autour de ces personnages que nous incarnons lorsque l’on monte sur scène. Tous nos textes et nos visuels ont trait à leur histoire. « La Genèse des Égarés » est notamment narrée dans certains titres à l’ambiance atmosphérique. Notre concept est en fait une certaine représentation de la société moderne avec ses conflits intérieurs, ses doutes, son tiraillement entre gain de liberté et perte de repères. Ces personnages nous permettent également de théâtraliser notre univers et de lui donner une dimension plus visuelle.

“... Of Shades & Deadlands” est beaucoup plus agressif et Heavy que son prédécesseur “No God, No Devil” (2013), on a presque l'impression qu'il ne s'agit pas du même groupe. Avez-vous senti une évolution ?
DGC : En fait, les morceaux des deux disques ont été composés à peu près à la même période. Lorsque nous avons enregistré No God, No Devil, nous avons choisi des morceaux plutôt typés Classic Heavy, pour donner une certaine cohérence d’ensemble. C’est ce qui donne cette ambiance si particulière au disque mais qui, on le confesse, n’est pas complètement représentatif de notre musique. Pour … Of Shades & Deadlands, on a voulu montrer le vrai visage de The Losts, plus complexe et plus éclectique. On a aussi pris plus de temps dans la production, tout en gardant cet esprit old-school qui nous tient à cœur, et les parties de chants ont été beaucoup plus travaillées.
YGC : Le ton devrait se durcir encore sur la suite! C’est en tout cas l’impression que nous renvoient nos nouvelles chansons…

THE LOSTS - No God, No Devil (EP - 2013)

Justement, comment se passe l'élaboration des compositions chez The Losts ?
DGC :
En règle générale, YGC amène la structure musicale et le chant. Le reste du groupe compose ensuite ses parties autour de ce squelette. Ça marche plutôt bien et ça nous permet de mélanger nos différentes approches musicales.

Stan W Decker a réalisé l'artwork de votre dernier album. Qu'est-ce qui vous a orienté vers cet artiste ?
DGC :
YGC, également chroniqueur pour Lords Of Chaos Webzine, avait eu l’occasion de l’interviewer dans ce cadre et de faire connaissance avec lui. On a vraiment accroché à son style. Il avait déjà quelques belles références dans son book : Primal Fear, Vanden Plas, Jorn, Masterplan, Monument, Manigance… Il a su parfaitement comprendre et exprimer visuellement l’âme et l’esprit des Égarés.

THE LOSTS - Of Shades & Deadland (2016). L'artwork est de Stan W Decker.

Quelles indications lui aviez-vous donné et quel a été votre sentiment quand il vous a présenté son travail ?
DGC :
On voulait qu’il retranscrive un univers post-apocalyptique tout en clair-obscur, mêlant ombres et lumières, et mettant en scène les personnages des Égarés. On lui a présenté les paroles des morceaux ainsi que nos éléments visuels, dont les masques des Égarés qu’on porte parfois sur scène. On n’a pas eu beaucoup de retouches à apporter au projet qu’il nous a présenté, il était en plein dans le mille ! Il a même réussi à intégrer un petit rappel visuel de “No God, No Devil” (on vous laisse trouver lequel !).

Un nouvel album est-il à l'étude ?
DGC :
Oui, c’est dans les tuyaux, on planche dessus actuellement. Tous les morceaux sont prêts et calés. On lance les sessions d’enregistrement dès Janvier. On prépare encore quelques surprises des Égarés dans cet opus. [NDLR : la date de sortie de l’album n’est pas fixé, il sera prêt probablement en 2020].

Un mot sur la scène Metal française ?
YGC :
Malgré des barrières culturelles qui marginalisent parfois notre style favori, la scène est bien dynamique. Il suffit de voir toutes les affiches, les petits ou plus grands festivals, les pages de groupe sur les réseaux sociaux qui fleurissent un peu partout dans le pays mais aussi les médias spécialisés. On s’intéresse pas mal, et on s’y frotte forcément de par notre activité, à la scène underground et ce que nous pouvons dire c’est qu’elle est grouillante, pleine de vie et de belles surprises. Pas toujours évident cependant de faire vivre sa musique parmi une offre fourmillante et la pénurie de structures d’appui. Il y a des associations qui œuvrent pour cette scène, je pense par exemple à UNDERGROUND INVESTIGATION . Et puis, dans le coin, on a de nombreux copains : BlackBart, Zaang, Hybrid, Fool’s Paradise, et tant d’autres, puis Haircuts That Kill, Doomforge ou The Guardian lorsqu’on passe la frontière belge.

Il ne reste de place que pour un album sur l'arche de Noé. Lequel choisiriez-vous pour reconstruire le Rock dans la bonne direction ?
JCR :
Sleep of The Angels de Rotting Christ.
GGV : Les Keeper of The seven keys, de Helloween.
DGC : Appetite for Destruction des Guns’N’Roses.
YGC : S’il n’y en avait qu’un, il s’agirait du Holy Land d’Angra. Chef d’œuvre absolu et, de mon point de vue, jamais égalé !

Votre actualité dans un avenir proche ?
DGC :
On est à fond dans le nouvel album et ça va nous prendre pas mal de temps et d’énergie. On prévoit néanmoins un retour sur scène en mars avec nos amis roumains de Dirty Shirts. On ne pouvait pas manquer les retrouvailles avec eux.

Le mot de la fin ?
YGC :
On s’absente quelques temps pour bosser dans notre grotte mais ne vous éloignez pas, on compte bien revenir avec un disque tout beau, tout neuf ! Sinon, merci Ahasverus, pour ton intérêt et le temps consacré !

The Losts par Loïc Andrzejewski.


 

Retrouvez la discographie de The Losts sur Bandcamp : https://thelosts.bandcamp.com

The Losts, par Loïc Andrzejewski.

Crédits photographiques : Les photographies de The Losts sont de Alexis Godel et de Loïc Andrzejewski.