PUNK

PENNY WAS RIGHT, nouvel album " HAPPY MACHINE " (10/12/2021)

Le 09/12/2021

Groupe : Penny Was Right
Album : HAPPY MACHINE (10/12/2021 - Upstartz Records, Germany )
Genre : PUNK ROCK et POP ROCK
Origine : PARIS (Fr)

par Dam'Aël

Penny was right le groupe

LE GROUPE : Female fronted skate punk band from Paris

Créé à Paris en octobre 2013 par Dalia Al-Shahawi , Penny Was Right est un quintette punk rock parisien remanié très légèrement en 2019 dont les cinq membres actuels sont Cara Rio  et  Loïc Perrin à la guitare, Clément Schepens à la basse et Alexis Labro à la batterie. Bmo roller derby girls
Et comme je suis une grande curieuse, j'ai dépoussiéré mon skate jeté sauvagement dans les bas fonds de la cave de mes parents après une jolie luxation de l'épaule, et ai même retrouvé à ma plus grande surprise la paire de patins offerte pour mes 15 ans, avec une idée complètement délirante de découvrir  l'univers parallèle de Dalia : WFTDA (Women's Flat Track Derby Association). 

Oui, car Dalia est une passionnée ;  le rock punk jusqu'au bout des pieds car c'est une fervente de Roller-Derby, et on sait tous que le roller-derby est un style de vie avec des valeurs proches des mouvements rock, punk ou DIY (Do It Yourself). Vous suivez ? La boucle est bouclée. Nous avons affaire à un groupe "Female fronted skate punk band" dont la frontwoman  (La Mèche Tsé-Tsé) est  chaussée de quads lorsqu'elle ne tient pas le micro.


Bon inutile de vous dire que la suite de la chronique se fera en charentaises pour moi, c'est plus sûr.

 

 

LEUR MUSIQUE :


" Penny Was Right de Paris livre une musique énergique, sans prétention ni artifices, à la croisée du punk rock et du pop rock californiens " nous précisent le label Upstartz Records ( Allemagne ) et l'agence de promotion  NRV Promotion . Evidemment largement influencé par des groupes marquants du genre évoqué, nous citerons Blink 142, Sum 41, Billy Talent, Penny Was Right s'inspire bien entendu d'autres tendances telles que Rise Against, The Distillers, Alter Bridge, ou Bring Me The Horizon.

 

LEUR DISCOGRAPHIE :

On aime la vitesse chez Penny Was Right ! Cette même année 2013 très rapidement après sa formation,  Penny Was Right propose le 10 octobre son éponyme de quatre titres en version CD et numérique, avec cette troisième piste qui surprend pour le moins mais qui confirme la mouvance du groupe et la passion de sa vocaliste. Heu... Dam'Aël, tu peux expliquer car nous, on patauge un peu... Bon on rembobine la pellicule : WFTDA, vous vous souvenez ? et bien  l'imagerie de ces roller-derbies  est fortement influencée par les modes du rockabilly, du punk, de la pin-up  mais elles sont aussi particulièrement sensibles aux films d'horreur.  Venez découvrir comment "The Brain Wouldn't Die" sorti sur les écrans en 1962, est vu par les Parisiens formant le line-up de l'époque ( Dalia Al Shahawi · Jeremie Estique · Pascal Vaccaro · Yoann Ayer · Julien Maublanc)

Pour info, le synopsis : "Lorsque le Dr Bill Cortner perd sa bien-aimée, Jan, dans un accident de voiture, il refuse de perdre espoir pour sa vie. Ramassant sa tête décapitée, il la ramène au laboratoire pour réanimation. Mais garder sa tête en vie est une chose – lui trouver un nouveau corps en est une autre. Ainsi, pendant que le docteur fou est à la recherche de pièces détachées, elle est coincée à la maison en train de perdre la tête – littéralement ! Et rien ne l'empêchera de se venger de l'homme qui la garde comme petite amie trophée."
Reconnaissez que cela vallait la sortie de piste...

Viendra ensuite un single numérique " Zebra Style Losers " le 14 décembre 2014 avec 3'34, très punk. Deux mois suffiront pour donner l'occasion au combo de présenter un second EP, " We Were Kids ",  enregistré et mixé par Raphaël James, masterisé par Sacha Besson at 12axsound, proposé en version physique et numérique, et dont le artwork ( Atelier Graffite) évoque largement l'univers  Skate Punk de Penny Was Right et son côté juvénile. "We Were Kids",  leur permet ainsi d'ouvrir pour un certain nombre de groupes de la scène parisienne. We were kids penny was right 1

Le D Day de Dalia et de ses acolytes est le 30 mars 2018, date à laquelle le premier album de Penny Was right prend place dans les bacs, un 11 titres qu'ils nomment " Dumb & Wild " sous le  Label  Too Loud Records dont l'enregistrement, le mixage et le mastering sont réalisés par  Riccardo DAGA (Titans Lab Recording Studio - Italy) et le Artwork confié à Caradec Rio lui-même ( je vous laisse le soin d'aller lorgner le verso  de cet artwork, tout un programme et rectangle blanc bien connu pour certaines générations. Sans doute un clin d'oeil à un certain clip de Blink182). Cet album sera un point de départ important pour la formation avec des concerts en France, en Belgique, au Royaume unis et même en Europe de l'Est, avec notamment le Dumb & Wild Tour 2018.

L album happy machine 1

L'ALBUM : HAPPY MACHINE

Happy Machine est le second album des Rock Punk Parisiens. Devenus plus matures, leur musique le devient aussi. Encore qu'ils aient gardé leur âme d'enfant, notamment dans le artwork de l'album, très épuré, aux couleurs peu habituelles, artwork qui incite la fouine que je suis à y fourrer un nez inquisiteur. Que cache cette machine certes joyeuse mais énigmatique...un robot glacial aux oreilles aiguisées comme des pics, des émoticones dont l'un sourit, l'autre fait la g***,  un pistolet habilement caché, masqué par l'attention que créent les deux coeurs rouges, l'un en guise de boucle de ceinture, l'autre sorti violemment de la machine métallique et rattrapé in extremis par l'engin lui-même. Mon p'tit diable personnel me chuchote à l'oreille que c'est peut-être ce monstre métallique qui se l'est arraché lui-même... but " the heart wouldn't die..."
 Et de surcroît, c'est Machine qui est colorée de vert et non pas Happy. Je crains le pire...
 hum!... Dualité il y a ! Elémentaire, ma chère Dam'Aël!

1. " Happy Machine "

Sur un texte plutôt positif où l'entraide se présente avec force afin de sortir l'autre de ses démons, cette première piste semble rassurante. Perso, je colore le happy en vert... l'instrumental s'ouvre sur une répétition de deux temps rythmés par les guitares et la batterie à l'instar des trois coups frappés juste avant le  début d'une représentation théâtrale, version revisitée. Très Pop Rock, Happy Machine est dynamique, syncopé et place un break annoncé par un trio batterie/basse/guitares qui martèle les mots essaimés par Dalia, plantant le décor de Penny Was right. Le riff de guitare très chantant, semble effectuer une seconde ligne de chant en parallèle à celui de la vocaliste. Cette première piste est le tout premier single qui a fait l'objet d'un  video-clip diffusé le 22 octobre dernier, mettant en scène le thème de la reconstruction : " tout détruire autour de soi pour renaître plus heureux ". 

" Clip officiel de "Happy Machine"...Conçu, enregistré et mixé par Robin Schneider et Nicolas Wilhelm au We Tailor Sound Studio. Masterisé par Sacha Besson chez Tubecult Mastering. Vidéo tournée et montée par Caradec Rio avec l'aide précieuse de Loïc Perrin, Pierre Hurtel et Alexandre Hurtel. Avec Alexandre Hurtel : Moped guy et Pierre Hurtel : Burning Man Stream "Happy Machine " .

2. " Paper & Pen "

"Please beat me to wake me up, hit me till you knocked me out", Dalia aime à s'aventurer dans des expressions à double sens et percutantes. " Paper & Pen ", plus punk, est énergique et fédérateur. J'imagine aisément en live, le public survolté dans la fosse, scander poing en l'air, " Paper and Pen " en sautillant dans une même rythmique folle et furieuse, sans pour autant les mettre " knocked out " au bout des 3'04 de pur délire. Ce morceau nous délivre un break basse/batterie bien rond et vigoureux avant une reprise surexcitée de fin de titre.

3. " Friendzone "

Bienvenue dans la punkzone de Penny Was right où tous s'agitent, entremêlant chevelures et tignasses ébouriffées ( tiens mon voisin a perdu sa moumoute oubliant les quelques décennies écoulées depuis ses folles années de jeunesse acnéique, désoeuvrée, révoltée et provocatrice...). Si la voix de Dalia rappelle pour certains quelque peu celle de P!nk, j'y ai, personnellement, retrouvé aux alentours des 55 secondes d'écoute quelques intonations à la Kim Wilde, mais cela reste très personnel. Le songwriting de la chanteuse est toujours parfaitement livré avec énergie et nuances,  complétant celle que les quatre musiciens délivrent au niveau instrumental, distillant aussi quelques choeurs en soutien à la vocaliste et au texte. C'est simple mais très efficace. On pourra noter une transition au tempo réduit sur laquelle une voix masculine à peine perceptible fait écho à une version plus douce du chant principal ( certains y retrouveront certainement les influences de Green Day).

4. " Scratches "

Sur " Scratches ", le travail sur le chant est plus poussé ce qui donne plus de profondeur au titre, avec en arrière-plan une ligne de chant très haute dans les aigus pour Dalia, en second plan les choeurs très entrainants et en frontline la ligne de chant de la frontwoman modulée en fonction de l'énergie qu'elle veut y mettre, d'une tendresse à peine livrée jusqu'à une rage évidente. Un morceau qui marque un travail de groupe encore plus évident sur ces trois minutes de crossover Pop Punk Rock.

5. " Told U So "

La batterie d' Alexis mène le titre avec efficacité dans une rythmique rigoureuse et solide complétée par la basse de Clément, rythmique sur laquelle la grosse caisse parle habilement haut et fort, rejointe par des choeurs de caisse claire complice. Rassurez-vous les guitares ne lâchent rien et sans en faire trop rattrapent la joyeuse bande qu'est Penny Was Right, s'aventurant un peu sur les traces d'un Sum41. " Told U So " est supporté par une video diffusée sur les plate-formes de streaming le 19 novembre dernier.  Conçue, enregistrée et mixée par Robin Schneider et Nicolas Wilhelm au We Tailor Sound Studio, elle est masterisée par Sacha Besson chez Tubecult Mastering. Le tournage a été assuré par Thoma's Prod et Chloé Varin au Meltdown bar à Paris et éditée par Thoma's Prod. " Ce single parle de nos relations (amoureuses ou amicales) qui finissent par ternir lorsque l’un ne fait plus attention aux appels à l’aide de l’autre. Lorsque rien ne change, ces relations finissent par mourir mais ce ne sera pas faute d'avoir prévenu …"

6. " Until The End "
Le temps de reprendre leur skate, les cinq membres s'aventurent sur la piste d'un skatepark parisien, surfant sur les paroles très fortes de " Until the end "... telle pourrait être dans l'imaginaire de l'auditeur, la vision de ce titre un peu moins excité, mais qui appelle à la réflexion.


7. " Behind The Haze "
 Miroir, miroir dis-moi qui... susurre Dalia bien consciente qu'il faut savoir rester objectif sur sa propre personne et bien sûr sur celle des autres. Alternance de rythmes et de nuances sur tempo variable, " Behind The end " ne manque pas d'énergie et se termine sur un a cappella incisif des trois derniers mots du texte.

8. " The Devil In My Bed "
Ce titre assez fédérateur fait la part belle à une basse vrombissante mettant un accent supplémentaire au sujet - diabolique - abordé. Le chant hurlé en clair de la vocaliste rajoute de la pesanteur et les guitares aiguisées tranchent dans le vif du sujet, des secondes voix ponctuant l'ensemble.


9. " Is It A Punk rock Song? "
Peut-être le titre le plus radiophonique de Pop pacsé au Punk Rock de Penny Was Right qui pourrait innonder des ondes plus mainstream. La formation ne change pas les codes du genre mais les appliquent plutôt bien, alors que les paroles de " Is It A Punk Rock song " s'interrogent sur la possibilité de déroger au schéma habituel. On ose la diversité chez les Parisiens qui tablent sur un final à la voix portée uniquement par des accords de guitare acoustique.

10 " Game Over "
Evidemment Penny Was Right ne rate pas l'occasion de rajouter des plages guitaristiques plus électro, très chantantes, électro souvent présentes dans les jeux video, gardant toujours sous leur pied de punk une âme d'enfant qu'il cache à peine mais n'écrase surtout pas. Les guitares sont plus lourdes et tranchantes ponctuant une rythmique plus brutale dans son ensemble.
... Disconnected.... sera le mot de fin d'opus scandé par la vocaliste!


 Ce nouvel album « Happy Machine » est prévue pour le 10 décembre 2021 sous le label allemand « Upstartz Records »  et distribué via Sounds of Subterrania, avec une release party organisée le 8 décembre au Supersonic à Paris.  Il est proposé en digipack et vinyle dès sa sortie sur le bandcamp du groupe et le site du Label Upstartz Record , sans oublier lors des futurs concerts du groupe. La promotion est assurée par NRV Promotion.

 

NOTRE AVIS :

Penny Was right reste fidèle à son Punk Rock qui l'a forgé  mais est devenu de toute évidence plus mature que les productions antérieures jusqu'alors proposées. La formation a pris quelques années, son Punk aussi devenant plus solide et moins juvénile, " s'éloignant de l'énergie adolescente " de " Penny Was Right " ou de " Dumb & Wild " (que je suis aussi allée découvrir). Cependant le combo sait garder ce côté léger et fun qui lui permet de ne pas se prendre au sérieux tout en gardant pour objectif de fournir un travail des plus sérieux possible. L'instrumental offre une belle technique largement complétée par une énergie communicative et fédératrice. Le chant de Dalia est parfaitement maîtrisé et solide, offrant des plages nuancées autant dans les tonalités vocales que dans la couleur des émotions qu'elle est capable de proposer. La production de l'album n'a rien à envier aux grandes productions ; elle a su dégager suffisamment de profondeur sonore tout en respectant l'essence artistique du groupe. Les textes écrits par Dalia que nous pouvons retrouver sur le livret de l'opus, sont inspirés et traitent de "problèmes profonds tels que la dépression, la recherche de sa place dans la société, mais n'hésite pas à y introduire des chansons pleines d'amour, d'espoir et d'un fort désir de lutter contre ces démons" ce qui a donné l'idée du titre  "Happy Machine". Petite information supplémentaire, la demoiselle est copyrocker, enfin copywriter quand elle ne chante pas, ce qui explique l'aisance avec laquelle les textes sont écrits avec subtilité. "Du Rock dans les oreilles - Une plume entre les doigts "
" Happy Machine " est à déposer au pied du sapin ; il saura redonner la magie à notre âme d'enfant...

 

 Penny Was right est prévu au REBELLION Festival (UK) en 2022.

LES LIENS :
https://www.pennywasright.com

https://www.facebook.com/PennyWasRight

https://pennywasright.bandcamp.com/

http://twitter.com/Pennywasright

http://www.instagram.com/pennywasright/

Relations Presse : NRV Promotion            
Angela Dufin : angie.nrvpromotion@gmail.com
Label : Upstartz Records, Germany                                            
alex@upstartzrecords.net

Chronique d'album : BlackBeard (Résolument Rock aux multiples influences), "New Horizon" (08/10/2021)

Le 06/10/2021

Groupe : BlackBeard
Album : New Horizon (08/10/2021 - M&O Music)
Genre : Rock / Stoner / Alternatif / Groove / Metal / Progressif / Punk / Electro
Origine : Alpes françaises ( Annemasse, 74)
par Dam'Aël

 

Attention, le retour de Barbe Noire s'annonce en grande pompe, chaussé de ses bottes de sept lieues sur un nouvel horizon ! Après avoir ouvert pour Jinjer en décembre 2019 à Annemasse, il continue son périple et n'hésite pas à gravir les montagnes françaises du Metal très diversifié. On aime les changements de paysage chez ce quartette : la voie du Stoner, le chemin du Progressif, la route du Metal, la piste de l'Electro, l'itinéraire du Groove, le sentier du Punk, toute randonnée sonore est explorée pour créer le paysage du Metal alternatif blackbeardien.

Groupe blackbeard

 

LE GROUPE ET SON ANTERIORITE:

BlackBeard est actif depuis le 26 mai 2018 et se forme grâce à l'association des 3 J et du A. Non il ne s'agit pas d'une devinette, encore que. Voici pourquoi : Jérémie Vailloud à la guitare et au chant (Zval), Julien Doucin à la guitare et au chant (Ex-Deer Blood / Ex-Red Mourning), Jeremy "Ziggy" Bochart  à la basse (Ex Krawl) et Antoine Marmoux derrière la batterie (Ex-Victori4). Imaginez si Antoine s'était appelé Jason ( non pas Bittner...), on aurait eu le groupe des 4 J, genre la semaine des 4 jeudis. Difficile d'avancer à grands pas dans ces conditions. Bon sortons de ce n'importe quoi, je vous l'accorde. Tout a commencé sur l'initiative des deux guitaristes vocalistes et amis. Bien évidemment le duo ne se suffit pas et c'est Ziggy qui les rejoint suivi d' Antoine. Si la formation est récente, il n'en découle pas moins une certaine expérience pour chacun d'entre eux ; et je vous garantis que nous allons pouvoir le confirmer en écoutant leurs compositions. Je suppose que le nom du groupe n'est pas lié à l'histoire de ce pirate anglais Edward Teach alias Blackbeard né en 1680 et mort le 22 novembre 1718, qui a opéré dans les Antilles et sur la côte Est des colonnies britaniques en Amérique, mais plus sans doute au fait de la présence de leurs deux frontmen barbus et étonnamment très ressemblants, genre Dupont et Dupond.

Sept mois après, la formation décide de se faire entendre avec une première vidéo officielle "Silence, Please", dont une animation vidéo sera relayée le 2 septembre 2020. Ouvrons donc nos oreilles et surtout évitons de trop la ramener ! S'en suivront une vidéo live "Unknown" enregistrée lors de leur premier concert à La Microbrasserie (AMANCY) le 30/08/18, postée le 07 septembre suivant, puis "The Rope" en mai 2019". C'est le 1er septembre 2019 que la formation dévoile son tout premier EP 6 titres de 25'47 pour être précise, EP #1,  disponible en Vinyle, Cd et sur les plateformes de téléchargement, en rouge et noir.

Il faut dire que Julien et Jérémie avaient déjà, avant la version définitive de leur line-up, suffisamment de matériel pour coucher sur sillons et autres supports quelques compositions, impatientes de pouvoir prendre l'air au grand jour.

La musique de BlackBeard est fortement inspirée des années 90's, de celle de la côte ouest américaine, du Grunge de Seattle, du Postcore, du post Hardcore, du Proto Metal Indus... et sait donner un côté déshumanisé inquiétant, très sombre voire malsain. Une noirceur aux 101 "Touch" de noir obscur annemassien, largement relayée par les voix sombres, rageuses des deux frontmen. D'ailleurs, en live, nous découvrons deux schizophrènes surprenants qui se considèrent chacun comme le leader du power-trio. Un bicéphale Dupondt émergent sur la scène Metal savoyarde, ça promet!

Une nouvelle version, officielle, de "The Unknown" paraît en octobre 2019 sur les plateformes de téléchargement et une très belle première partie est proposée aux Alpins, celle de Jinjer au Château Rouge le 07 septembre de la même année à Annemasse. Un tremplin de taille, évidemment, pour ce groupe BlackBeard qui décide de continuer à dévaler les pistes de Savoie comme des fondus (elle est facile...) et essayer de s'attirer l'intérêt de quelqu'uns dont celui du label M&O Music. Jolie grimpette dans l'escalade de la formation qui s'adresse à ses fans en ces termes : "Nous sommes fiers de vous annoncer notre signature avec le label M&O Music et l'agence de promotion M&O Office qui s’occupent à présent de la promotion du groupe ainsi que la distribution en partenariat avec Season of Mist !" (https://www.facebook.com/BlackBeardMusic/)

 

L'ALBUM: NEW HORIZON

Pochette new horizon blackbeard 1

"NEW HORIZON" s'ouvre à nous tous, le 8 octobre prochain sur toutes les plateformes et dans les bacs. Il s'agit d'un huit pistes de 35'50 comprenant "Vultures", "Helpless", "Beautiful", "The Unknoun Part 2", "Addicted To", "Another Face", "Sorry" et le titre éponyme de fin de tracklist "New Horizon". Un véritable condensé de différentes influences qui joue la mélodie, la rage, l'énergie, la mélancolie et bien d'autres émotions. Si leur premier EP se voulait quelque peu "bordélique" (dixit le groupe lui-même), BlackBeard se veut plus structuré et canalise leur nouvelle galette vers un Progressif plus évident. Non pas dans la durée de ses titres car seule la piste 4 "The unknown Part II" dépasse les cinq minutes, mais plus dans la structure des morceaux. Mais attention, ne nous attendons pas à une prévisibilité : le quatuor retient les codes mais adore les renverser, et si l'alternance couplet/refrain est une référence musicale, BlackBeard l'accommode à la sauce savoyarde maison, avec nonobstant une véritable culture du refrain.

Ce qui est certain c'est que la rage s'exprime à temps plein dans cette galette parfaitement sonorisée par les voix - l'une éraillée, l'autre claire - de ses interprètes capables de chanter la variation sur une même tonalité. Duo ou duel, difficile à déterminer, en tous les cas les mélodies sont agréables à écouter, sans succomber à un certain lâcher-prise durant ces quelques trente-six minutes de Rock énervé, et même très énervé qui scande la fin du monde en musique. 

A la version un peu plus canalisée mais au son dur et brut de décoffrage, la bande de rockeurs s'attelle à un autre processus de composition : si la musique suggérait les paroles sur la précédente production, c'est l'émotion de l'instant qui construit l'instrumental sur lequel viendront se lover des paroles pas toujours très langoureuses. On veut de l'émotion au pays de la neige, de la gnôle et du vin chaud. Et cela marche très bien car ces grands gaillards de BlackBeard baignent dans une telle fluidité instinctive musicale que tout s'enchaîne de façon évidente, même si une partie du travail est au préalable initiée par Julien, le dictateur en culotte courte de la formation. La machine de guerre qu'est Antoine vient se greffer pour une rythmique et un groove des plus catchy et la basse se livre au ronronnement jouissif en symphonie râleuse. SVP, reprenons nos esprits ! Ces bourlingueurs de son aime envoyer du bois et adorent causer des dégâts sonores à faire sauter les planches des scènes hexagonales. Oui, prévoyez les clous pour réparation. L'harmonique proviendra donc des voix justes parfaites, inspirées du Nu-Metal et de la New Wave parfois : duo ou duel, toujours pas la réponse mais c'est vachem*** bien foutu.

Tout comme les vautours, BlackBeard s'accorde, pour se mettre en place, un petit tour d'horizon relativement calme et serein, puis accélère sa course à en devenir beaucoup plus agressif, avec cette attaque soudaine des guitares, sauvages, lourdes et rageuses tout autant que le duo hurleur complice de ce "Vultures". La rythmique rugissante est suffisamment énervée pour nous attirer dans un groove fédérateur qui nous embarque sans réticence vers un headbanging instinctif et irrésistible... sans espoir d'y échapper.

"Helpless" s'introduit sur de l'électro teinté d'un alternatif qui s'aventure sur quelques ambiances orientales discrètes. L'excellente ligne de basse ronde et chaude s'oppose à la richesse des guitares plus agressives de part leurs aigus caustiques. Beauté, malgré tout ce râle colérique que nous assène le quatuor de la vallée verte. 

 

"Beautiful" s'annonce en douceur sur cette troisième piste, aux notes de guitares acoustiques et une voix claire douce et chaude, sur des images reposantes tournées à Saint-Cast-le-Guildo pour illustrer le clip de ce titre diffusé le 25 décembre 2020.  Mais très vite, les vocaux jouent l'alternance screams et chant clair qui s'articulent avec aisance sur le flow des paroles exprimées et sur les ambiances du morceau très alternatif où stoner, sludge et autre se mélangent allègrement. Une dualité vocale qui se pacse à merveille dans ce New Horizon, où l'inconnu reste encore d'actualité sur le devenir du monde vu par nos musiciens si dépités. "The Unknown Part II" est sans doute une suite à "The Unknown" plaqué sur le premier EP. Cette suite plonge l'auditeur dans une atmosphère presque planante, reposante mais vite troublée par une session guitares / basse acérée et agressive, faisant grimper les watts et les tensions associées jusqu'à l'épisode salvateur d'une guitare acoustique simple, tremplin d'une séquence hypnotique que Julien et Jérémie subliment par un chant mené en choeur sur une tonalité identique et dans une unicité vocale très bien interprétée. Addicts pourrions-nous devenir à cette musique multi-facette et à ces vocaux à géométrie variable, vocaux qui sur "Addicted to" pourraient craindre une fracture des cordes vocales tant la puissance prend place dans les starting-blocks d'une course effrénée de rage, de colère, de furie et surtout de souffrance et d'exaspération, le tout sur un instrumental qui se tient les coudes, dans une syntonie exemplaire. La sixième piste nous offre un "Another Face" au faciès rouge vif très énervé, tableau dressé par de grosses guitares qui envoient les scuds explosifs, une rafale de toms furibonde, une grosse caisse qui mitraille non stop. On note une très belle démonstration de batterie qui martèle avec précision et talent."Another Face" fait péter les watts du début jusqu'à la fin, dans une dynamique qui n'épuise aucunement mais qui serait, bien au contraire, très salvatrice pour notre corps et notre âme. C'est sur des sonorités plus doom que "Sorry" s'exprime. L'électro s'y invite, tranchant de façon incisive avec le reste de l'instrumental, lui offrant ainsi une sauvagerie maximale.  La version video officielle est sortie le 11 septembre dernier. BlackBeard Music finit sa galette sur le titre éponyme "New Horizon" aux guitares plus colorées et mélodiques, une approche un peu plus pop sur lesquelles les voix claires, l'une en voix pleine et l'autre en voix de tête, traduisent l'espérance et l'ouverture sur un nouvel horizon. On entend même une basse chanter les choeurs derrière ce duo vocal magnifique.

 

"New Horizon est  enregistré par Jérémie Vailloud et Julien Doucin à  122 Productions, par Jérôme Acquier et Clément Champigny  au Studio 123. Le mastering est réalisé par Jérémie Vailloud.

NOTRE AVIS :

Cet album "New Horizon" est une excellente sortie en ce début d'automne. Difficile de lui coller une étiquette tant la fusion des genres est évidente ; le groupe se targue d'ailleurs de cette singularité. Chacun y taguera la couleur musicale qu'il sentira à l'écoute de ce huit pistes. Une chose est certaine est que nous avons affaire à une formation qui s'applique à composer avec originalité et précision. Leur musique est recherchée, travaillée, inspirée. Les voix sont, dans chacun de leur registre, en opposition ou en harmonie mais offrent tout au long de cet album des mélodies cohérentes et agréables à écouter malgré la rage et la colère exprimées. Un très bon compromis d'émotions, émotions  qui oscillent sur le rhéostat de l'ire à intensité variable. Personnellement, j'ai pris énormément de plaisir à écouter et ré-écouter plusieurs fois cet album, avec parfois a contrario quelques difficultés à coucher les mots pour raconter leur musique. Nonobstant, il s'agit bien d'un Rock alternatif aux influences stoner tentaculaire, genre octopus à la barbe noire, au bon gros son à décoiffer les permanentes et à faire vire-volter les perruques et casquettes des auditeurs. Du groove, du peps, un véritable cocktail détonnant. 

 

NOUS ALLONS PLUS LOIN CHEZ AHASVERUS :

 BlackBeard Music faite partie du Label & Le Mouton qui est une association du genre collectif, regroupant trois groupes dans des styles différents, où l'idée est de mutualiser les compétences afin de créer différents projets. Le sens de cette initiative est de partager scènes, technique, clips, et autres... dans un but d'entraide ( les barbecues font aussi partie de ces objectifs!!!). 

 

PETITE INDISCRETION :

il ne serait pas exclu que BlackBeard Music invite un guest sur une prochaine galette. Si on vous pose la question, vous pouvez suggérer : Lazareffmusic 

 

les liens :

https://www.facebook.com/BlackBeardMusic/

http://71https://www.youtube.com/channel/UCwfsVTvQAhbqzf7t-Kn1ylw

http://spotify:album:0LH9dMkOENIp7Rua36rb4P

http://www.m-o-music.com

https://www.facebook.com/LabelEtLeMouton/

https://www.digitalnativeassociated.fr/2019/03/09/decouvrez-blackbeard-en-10-questions-interview/

https://rockenfolie.com/artist/blackbeard/

 

BlackBeard Music

Logo blackbeart

 

 

 

 

Chronique d'album : SCRTCH (Drum & Bass), "Möther/Sümmer" (double single)

Le 22/04/2021

Groupe : SCRTCH
Album : Möther / Sümmer (double single - 20/04/2021)
Genre : Rock Drum & Bass
Origine : Lille

Par Ahasverus

Le Groupe :

  • SCRTCH est un duo composé de Luc Boyer (basse, chant) et de Rouag Haïf (batterie, chant).
  • Formé en 2015, il cite pour influences le noise, le punk, et le duo canadien Death From Above.
  • Il sort son premier EP, "Intro", en 2019.
  • Il est notamment à l'affiche du festival des Nuits Secrètes 2019 d'Aulnoye-Aymeries et partage la scène avec Lofofora.
  • En 2021 SCRTCH présente un double single...

"MÖTHER / SÜMMER"
Scrtch artwork

Artwork : Pauline Rault

Le Double Single :

  • Möther / Sümmer est un deux titres de huit minutes et vingt-trois secondes.
  • Son artwork est signé Pauline Rault.
  • Il fait l'objet d'une édition vinyle rose.

Scrtch vinyle

  • Le titre "Möther" renvoie au sentiment de détresse que l'on peut ressentir dans des situations tragiques, douloureuses et pénibles. Une émotion qui nous pousse dans nos derniers retranchements à appeler la seule et première personne qui a pu nous comprendre : la Mère. (source : Agence Singularités).
  • "Sümmer" se veut plus radical. Une composition plus brutale et violente qui appelle à un éveil de conscience à propos de l'éducation et de l'expérience vécue. Pourrions-nous nous défaire de ces émotions et certitudes qui nous contraignent à répéter des schémas ancestraux ? (Source : Agence Singularités)
  • Le double single est supporté par le clip "Möther", dans lequel le réalisateur lillois Lucas Tourneur dirige le danseur de hip-hop Kevin Debout.

Notre Avis :

Voici un opus qui ne lésine pas sur les supports (clip, vinyle) pour se faire connaître. Même si le duo revendique un style "noise" et peut user d'un chant hurlé, la formule basse/batterie de SCRTCH et le son qui fait bien ronfler la basse donnent à l'ensemble quelque chose qui, certes, claque comme un fouet, mais qui reste globalement rond et aéré, faisant de Möther/Sümmer avant tout un  EP de bon rock dont le son épuré touche à l'essentiel. C'est énergique et hypnotique. Mention spéciale à l'excellent travail qui entoure ces deux titres, qui révèle à quel point SCRTCH est déterminé à inscrire sa musique dans notre paysage. Petit, mais costaud !

Les Liens :

hyperurl.co/mothersummer

 

Chronique d'album : KRAV BOCA (Rap Metal), Barrikade (2021)

Le 20/02/2021

Groupe : Krav Boca
Album : Barrikade (14/02/2021)
Genre : Rap Metal
Origine : Toulouse

Par Ahasverus

Krav boca toulouseKRAV BOCA sera en live depuis le skatepark d'Albi sur la page de Pollux Asso le 25/02/2021.

Le Groupe :

Krav Boca est un groupe dont les membres sont originaires de France, du Maroc et de Grèce.
Formé à Toulouse en 2014, il compte huit membres, dont trois chanteurs, un mandoliniste, un batteur, un bassiste, un guitariste, auxquels s'ajoute un performer lors des concerts.
Il cite pour influences aussi bien Beastie Boys, Bérurier Noir, Grip Inc, Rage Against The Machine que... Daniel Balavoine !
Il pratique un rap et un punk militants et emprunte également des influences méditérranéennes, recourant à des sonorités traditionnelles  (mandoline, tzouras).


Le nom «Krav Boca» fait référence au Krav Maga et au terme «boca» («bouche» en espagnol), soulignant ainsi l’importance des textes dans l’univers du groupe et son côté militant.
Plusieurs albums sont à l'actif de Krav Boca : “Sanatorium” (2015), “Canette à la Mer” (2017), “Marée Noire” (2019), et City Hackers (2020).

Krav boca 1L'album "City Hackers" (2020)
Il sollicite régulièrement en featuring des artistes de la scène rap/rock du bassin méditérranéen.
En 2021, Krav Boca revient avec un nouvel album :

"BARRIKADE"

L'Album :

Barrikade est un treize titres d'environ quarante-et-une minutes.

Son artwork est signé par l'illustrateur Arnaud S. Maniak.(http://maniak.sa.free.fr/)

Cover barrikade lp rectoBarrikade est disponible en téléchargement gratuit sur Bandcamp (lien in fine). Krav Boca précise dans un communiqué :
« A l’heure où certain(e)s risquent la prison pour avoir participé à une fête, et où les acteurs culturels sont jugés "inutiles" par le gouvernement, nous réaffirmons notre droit d’exister. (...) Depuis maintenant cinq ans de tournée, nous rencontrons des personnes exceptionnelles qui nous accueillent au-delà des frontières. Elles ne sont pas motivées par l’appât du gain mais par l’urgence de vivre. D’être libre. Sans elles, nous ne serions rien. Pour rendre hommage à toutes ces personnes de l’ombre, nous avons décidé d’offrir notre nouvel album Barrikade en téléchargement gratuit. »

"City Hackers" sorti au plus fort de la pandémie en 2020, avait de la même manière été mis à disposition gracieusement.

A propos du nouvel album, le groupe explique :
"Atypique et originale, notre formation instrumentale guitare-basse-batterie-mandoline développe une esthétique sonore inédite voyageant entre rap, punk et metal. "Barrikade" est un disque beaucoup plus punk et abrasif que les précédents, qui condense nos expériences, influences et rencontres ces dernières années (plus de trois-cent-cinquante concerts dans le monde entier). Il a été entièrement mixé et masterisé par l'ingénieur du son David Castel (ex- Psykup)."

Barrikade - Le Piste Par Piste (par Krav Boca) :

1.- Intro : Dans la composition de cet album, nous avons intégré un nouvel instrument, le tzouras, joué par notre ami grec A. Atak Tos, du groupe Ataxia. Il apparaît en filigrane tout au long du disque.

2.- Vertigo Ft. Sponty : Pour ce morceau, nous nous sommes connectés avec Sponty, figure montante du rap grec. Les textes reflètent nos réalités actuelles, de Thessalonique à Toulouse avec des samples d’émissions radio. Un contexte de pression policière de plus en plus forte, hanté par les restrictions des libertés.

3.- Fumigène : Un hommage à notre public qui depuis plusieurs années a pris l’habitude de craquer des fumigènes lors de nos concerts.

4.- Brasero : C’est le premier titre que nous avons composé pour l’album. Nous l’avons imaginé comme un morceau un peu plus électro, dans les sonorités et la construction.

5.- Barrikade Ft. Sara : Nous avons appelé ce morceau «Barrikade» car il représente parfaitement l’état d’esprit de l’album en compagnie de Sara, figure du rap militant d’Athènes.

6.- Ceinture Ft. Skalpel, HPS : Avec le rappeur du 93 Skalpel et le groupe HPS, nous avons détourné les différents sens du mot «ceinture» et ce qu’il évoque pour nous.

7.- Interlude

8.- Synora Ft. A Atak. Tos : Nous avons écrit ce morceau sur la route. Une ode au voyage qui retrace toutes nos rencontres en Italie, en Allemagne, au Maroc et en Grèce.

9.- Tercian : Ce morceau a été composé après le séjour d’un des membres du groupe en hôpital psychiatrique. Le traitement sous anti-dépresseur de type «Tercian» provoque de nombreux effets secondaires. En voici un petit extrait…

10.- Krav The Cops Ft. Call the Cops : Un morceau de pur punk avec le groupe Call The Cops de Bologne. Nous avons composé ce titre dans une ambiance western, en imaginant une scène de course-poursuite avec le shérif.

11.- Ultra Ft. Brigada Flores Magon : Cela faisait longtemps que nous voulions rendre hommage aux groupes Ultra dans le football. Dans l’état d’esprit, ils ont beaucoup de points communs avec notre façon d’aborder la musique alternative. Nous avons invité Mateo, chanteur et leader du mythique groupe parisien Brigada Flores Magon.

12.- L’État Assassine : Reprise de Rockin’ Squat du groupe Assassin. Nous l’avons mis au goût du jour en citant des victimes de bavures policières récentes. Un constat plus que jamais d’actualité…

13.- On Va Venir Te Chercher (OVVTC) : Un morceau aux sonorités actuelles «drill UK». Le tempo est ralenti. L’atmosphère est lourde et sombre. Notre sentiment sur cette fin d’année 2020.

Notre Avis :

Ca fait quelques bons albums d'affilée que propose Krav Boca, et on dresse désormais l'oreille à chaque nouvelle sortie. Car les Toulousains ont pris l'habitude de présenter des opus d'un sacré niveau sur lesquels ils invitent d'intéressants artistes méditérranéens qui partagent le trip.
"Barrikade" ne fait pas exception à la règle : un poil plus énervé que son prédécesseur - contexte oblige ! - il alterne rap ("Ceinture") et punk ("Brasero", "Fumigène", "Ultra"), mélangeant son flow vindicatif à la puissance métallique des guitares ("O.V.V.T.C.").
Loin d'avoir épuisé sa recette binaire punk/rap, il traîne à nouveau ses Sneakers sur les rives de la Méditerrannée ("Interlude") pour nous présenter des feat de qualité ("Barrikade, "Synora"), offrant à ses aficionados (il en compte bon nombre) un opus  en droite ligne de ses prédécesseurs.
Si vous avez aimé les tubesques "Chourave", "Kamtar" ou "Souterrain" des précédents albums, dites-vous bien que la fête continue. Krav Boca remet le courant, et vous ne serez pas déçus par cette nouvelle prod'. Et si vous ne connaissez pas encore leur univers insubordonné, c'est une nouvelle occasion pour les découvrir, puisqu'avec la démarche militante qui les caractérise ils proposent leur skeud en téléchargement libre.

Les Liens :

Chronique d'album : LATEX (Cabaret Punk), "Star Dans Ma Salle De Bain" (2021)

Le 06/02/2021

Groupe : LATEX
Album : Star Dans Ma Salle De Bain (30/01/2021)
Genre : Cabaret Punk
Origine : Nice

Par Ahasverus

LE GROUPE

"On est comme ces personnages des films de John Waters, complètements déjantés, qui sortent la nuit de leur repaire pour des opérations-commandos dans le but choquer les bourgeois coincés du voisinage…"
Ainsi Guitarfox présentait-il sa formation dans notre interview LATEX : Café gourmand.
Semant la perturbation sur la Riviera, le “groupe le plus déjanté de la Côte-d’Azur” a pour line-up Sandy Bollocks (voix, danses), Guitarfox (guitare, voix, beatprog), Shock Absorber (chant) et Pits ESB (basse, synthé et beatprog).

LatexLATEX compte quatre albums, un EP, et une dizaine d'années d'existence.
En 2021, LATEX revient avec un cinquième album intitulé "Star Dans Ma Salle De Bain".

L'ALBUM :

"Star Dans Ma Salle De Bain" est un onze pistes d'environ trente-huit minutes.
Son artwork est signé Guitarfox & Pits ESB.

Actualite latex artwork

Le mixage et le mastering ont été réalisés par Pits ESB.
L'album est soutenu par le clip "Star Dans Ma Salle De Bain", dont le groupe indique qu'il a été "filmé à Althérax Music à Nice, à Hit Import, chez Gisèle, chez Yannick et Sandra, et sur un parking..." (NDLR : L'Altherax, une salle de spectacles, et Hit Import, un magasin de disques, sont des hauts-lieux du punk/rock/métal niçois).


L'album est disponible en téléchargement ou sur une clé USB comprenant des bonus (liens in fine).

NOTRE AVIS :

Après le très réussi "Kanibal Café" (2019) LATEX poursuit son bonhomme de chemin et passe réchauffer l'hiver avec un album aussi haut en couleur que l'est sa pochette. "Star Dans Ma Salle De Bain" reprend où son prédécesseur nous avait laissé, entre slogan ("Police Ou Désordre", "Télévision Boite A Cons") et déconne ("Nik Tout").
Musicalement, le punk rock des Niçois emprunte à la dance ("Indigénez-vous", "Star Dans Ma Salle De Bains"). Le style n'est pas si important, puisque c'est la fin qui justifie les moyens. Et la fin, c'est une impertinence. Elle a connu ses lettres de noblesse avec des grands aînés,  Dutronc, Gainsbourg (Narko Society) ou Bijou. C'est un point de vue, mais Latex ne revendique pas d'ascendance ; il veut juste continuer à s'amuser et y applique toutes ses forces : "Star Dans Ma Salle De Bains" est avant tout un album réjouissant, idéal pour s'aérer en cette période morose. Il fait du bien, et on conseille.

LES LIENS :

Web : http://latexxx.fr/​
BandCamp : https://latexxx.bandcamp.com/​
Facebook : https://www.facebook.com/LatexCabaretPunk/

Chronique d’Album : UNDER THE CONFLICTS (Punk Hardcore), “Nanar Nation” (2019)

Le 15/09/2020

Groupe : Under The Conflicts
Album : Nanar Nation (2019)
Genre : Punk Hardcore
Origine : Vendée

Par Ahasverus
 

Le Groupe :

Under The Conflicts est un quintette originaire de Vendée.
Son line-up se compose de Max (chant), Nicko (batterie), Alex et Gus (guitares) et Matt (basse).
Le groupe définit ainsi sa musique :
“Under The Conflicts c’est du Nanarcore, mais le Nanarcore c’est quoi donc ?! C’est un Punk-Hardcore qui décolle les cervicales, qui te donne envie de faire des moulinets et qui te fait marrer en même temps, tout pour passer un bon moment avec une bière à la main (vide de préférence si t’es dans le pit).”
http://www.metalobs.com
Entre autre faits d'armes, Under The Conflicts a gagné le tremplin du festival Grat'Moilà à la Chapelle-Palluau, ce qui lui a valu de partager la scène avec des artistes tels que Discharge, Batmobile ou encore Didier Super.
En 2019, Under The Conflicts sort son premier album...

“Nanar Nation”

L'Album :

“Nanar Nation” est un douze titres pour environ quarante-trois minutes.
Son artwork est signé par Alex, l'un des guitaristes de la formation.

UNDER THE CONFLICTS, Nanar Nation (2019)
Deux clips soutiennent l'album : "Under The Conflicts" - in fine - et "Zumbacore" :
Le groupe annonce deux featurings : Ban-All (du duo Punk du même nom) sur "Samson's Revenge", et Martin Hallier (Dancefloor Disaster) sur le titre "L'Aventurier" premier succès d'Indochine.

Les Critiques :

“On pourrait s'étaler longtemps sur ce bijou, il sera plus judicieux de découvrir soi-même les nombreuses surprises qu'il contient.”
http://www.french-metal.com

 

“On passe un bon moment sur ces douze titres où l'on sent avec évidence que nos cinq gaillards prennent du plaisir à nous ballader dans leur univers totalement Nanar.”
http://www.loudtv.net

 

“Clairement pas révolutionnaire musicalement, mais c’est solide...”
https://auxportesdumetal.com

 

“Ces cinq potes ont réussi le pari de mixer ensemble l'improbable.”
https://www.bgpmusiclive.com

 

“Tous les ingrédients sont là, l'énergie, le rythme, les breaks, les beat-down pour vous faire sauter dans tous les sens.”
http://lautremonde.radio.free.fr

Notre Avis :

Festif et énergisant Under The Conflicts vise la surdose sans prise de tête.
Le chanteur souffle à pleins poumons, les choeurs sont particulièrement catchy, l'artwork est très dans le ton, les références "nanaristiques" parsèment l'ouvrage qui se termine sur une cover du premier tube d'Indochine propre à tout péter en concert .
L'opus, qui vous tient quand même quarante-trois minutes, a ce qu'il faut de folie pour qu'on s'éclate sans faire de manières et ce qu'il convient de rigueur pour ne pas basculer dans le grand n'importe quoi. Un sérieux dans le délire qui lui permet de tenir la route tout en roulant sur les jantes, exercice, je l'affirme, loin d'être évident. Dans son genre, "Under The Conflicts" est donc une réussite et le groupe atteint son coeur de cible dès le premier album.

Les Liens :

Chronique d'Album : KRAV BOCA (Rap/Punk) City Hakers (2020)

Le 02/08/2020

Groupe Krav Boca
Album : City Hackers (2020)
Genre : Rap/Punk
Origine : France/Maroc /Grèce

Par Ahasverus
        

Le Groupe :

  • Krav Boca est un groupe - on peut dire un collectif - originaire de France, du Maroc et de Grèce.
  • Formé à Toulouse en 2014, il compte huit membres, dont trois chanteurs, un mandoliniste, un batteur, un bassiste, un guitariste, auxquels s'ajoute un performer lors des concerts.
  • Il cite pour influences aussi bien Beastie Boys, Bérurier Noir, Grip Inc, Rage Against The Machine que... Daniel Balavoine !
  • Son univers musical emprunte au Rap, au Punk, au Metal et... à la mandoline !

 
  • Le nom «Krav Boca» fait référence au Krav Maga et au terme «boca» («bouche» en espagnol), soulignant l’importance des textes dans l’univers du groupe. (source Wikipédia)
  • Militant, Krav Boca met en exergue sa devise «No Racism, No Sexism, No Homophobia».
  • Après “Sanatorium” (2015), “Canette à la Mer” (2017) et “Marée Noire” (2019), Krav Boca revient avec un nouvel album en 2020 :

"City Hackers"

Krav boca

L'Album :

  • Sorti au plus fort de la crise du COVID19, "City Hackers" est dédié à tous les travailleurs en première ligne face à la pandémie.
  • Il n’est pas commercialisé. On le trouve en téléchargement gratuit sur Bandcamp.
  • Prémonitoire, l'artwork de Momo Tus, réalisé en novembre 2019, représente un violoniste avec un masque à gaz. Il est plus vraisemblablement inspiré par les manifestations des "gilets jaunes" qui ont émaillé l'année 2019. Le morceau "Gas Mask" se réfère au même mouvement social.
  • L'album compte neuf morceaux pour vingt-neuf minutes. Il est mixé et masterisé par David "Vidda" Castel (Psykup).
  • "City Hackers" sollicite de nombreux chanteurs-contributeurs, issus essentiellement de l'univers du Rap : L'Espagnole ChataFlores -RakelB , le Marocain AL-Nasser , le Grec Speira, la Grècque Zafina. La Crètoise Aeon chante sur City Hackers et joue de la lyre sur Gas Mask .
  • Le Hardcore est également de la fête, avec les featuring de Cristina, chanteuse du groupe de crust grindcore MatraK AttaKK (Liège), et de Marco, chanteur du groupe de hardcore My Own Voice (Milan).
  • Plusieurs clips ont été tourné pour défendre l'album : “Souterrain Ft. Chata Flores”, présenté plus haut, mais également cette "Carte Postale" tournée au Maroc, à propos de laquelle le groupe notait :
    «Un morceau qui compte beaucoup pour nous, composé par notre batteur Azzedine. Une grande fierté d’avoir bossé avec Al Nasser, figure du rap militant à Casablanca. On l’a rejoint au Maroc pour mettre en image cette “Carte Postale” où chacun décrit les réalités de son propre pays.»
Le titre "Kamtar" est un hommage au camion qui les emmène de concerts en concerts.
L'album vous étant un peu plus familier, voyons maintenant ce qu'en ont dit...

Les Critiques :

Notre Avis :

Avec “City Hackers”, Krav Boca réussit à mêler l'insolence du Rap, la puissance du Metal et la violence du Punk.
Il envoie huit pelots aux ingrédients savamment dosés : des guitares et une batterie qui frappent ; une basse qui roule et un flow qui vous interpelle.
Leur terrain va du Rap (Souterrain, Gas Mask) au Punk Hardcore (Kravmikaz, Crust Riot), qu’ils pilonnent avec la même dextérité.
On applaudit le travail de composition et de prospection : Les arrangements sont subtils (Gas Mask, Carte Postale), les featuring sont brillants, les artistes mis à contribution ne sont pas venus faire de la figuration et ils marquent les titres de leur empreinte jusqu'à en faire de belles réussites.

A moins que vous ne soyez totalement réfractaire au Rap, on vous recommande cet album audacieux. Ses mixtures totalement maîtrisées touchent la cible de l'intro jusqu'à la dernière déflagration.
Vindicatif et puissant, "City Hackers" est en téléchargement libre sur Bandcamp, preuve que le prix n'est pas toujours une condition de la qualité.

Les Liens :

Krav Boca sur Bandcamp :
https://kravboca.bandcamp.com/
Suivre Krav Boca sur Facebook :
https://www.facebook.com/kravboca/

LATEX : Café gourmand

Le 20/04/2019

Déjà fort de quatre opus, LATEX encourage depuis plus de dix ans l’union contre-nature de la grivoiserie et de la qualité.
Alors que les Niçois s’apprêtent à sortir
Kanibal Café, leur nouvel album, nous avons rencontré Guitarfox, leur guitariste.
Il nous a parlé du parcours de Latex, il a revisité leur discographie et précisé leur philosophie ainsi que leurs projets.
Alors prenez la peine de rester couverts, voici Latex...

 

Cover
LATEX. Kannibal Café sera disponible le 03/05/2019.
Bonjour Guitarfox. Pourrais-tu présenter Latex à un lecteur qui ne vous connaitrait pas ?
Guitarfox : Après la mort de Lux Interior, (chanteur du légendaire groupe psychobilly The Cramps), nous nous sommes sentis comme investis d’une mission : celle de faire perdurer une certaine idée du Rock’N’Roll underground. La sauvagerie, le chaos maitrisé, la tension, dramatique et sexuelle… On a donc monté notre groupe Latex, qui devait être la synthèse de tout ça. Un chanteur-showman : Shock Absorber ; une chanteuse-performeuse : Sandy Dynamite ; un guitariste-choriste : Guitarfox (moi) ; et un bassiste cyber-électro-geek : Pits. La recette : chant énervé en français, guitares punk, beats électro… Cabaret punk ? Disco-trash ? Sex-Metal ? On n’a jamais vraiment bien su se définir, mais Latex, c’est tout ça à la fois. Attendez-vous à danser tout en vous marrant en même temps !

"On est comme ces personnages des films de John Waters, complètement déjantés,qui sortent la nuit de leur repaire pour des opérations-commandos dans le but choquer les bourgeois coincés du voisinage…"

Comment Latex s'est-il formé ?
Guitarfox :
Avec Shock on joue dans des groupes depuis une quinzaine d’années. On a eu plusieurs formations avant d’en arriver à Latex, projet qui s’est affiné au fil du temps, des rencontres et des collaborations, avant de parvenir à son line-up actuel, c’est-à-dire les personnes les plus sauvages, les plus barrées, les plus authentiques qu’on ait pu rencontrer. On peut dire qu’on est une vraie assoc’ de cassoc’ (association de cas sociaux), on est comme ces personnages des films de John Waters (réalisateur des films de Divine, la célèbre Drag Queen trash des années 70-80) complètements déjantés, qui sortent la nuit de leur repaire pour des opérations-commandos dans le but choquer les bourgeois coincés du voisinage…


Qui s'occupe de quoi au sein du groupe ?
Guitarfox :
Shock, Sandy ou moi avons une idée, un slogan, un refrain qui nous fait marrer (ou pas), on note sur un carnet, puis il ne reste plus qu’à développer.
Pits et moi on s’occupe de la mise en riffs, on créé le beat, les arrangements.
Une fois que la musique et les paroles sont en place, les idées d’images viennent toutes seules, et de là arrivent les vidéos.
En général je m’occupe de la mise en scène et du montage pour une chanson, Pits fait la même chose de son côté pour une autre, et le tout se complète. On est très polyvalents.

 

J'ai noté quatre opus sur votre discographie. Où peut-on les écouter ou se les procurer ?
Guitarfox : Sur notre site Latexxx.fr, sur Bandcamp, ou sur Facebook... Tous les moyens sont bons ! Ou demandez à votre disquaire de nous les commander !
On est un groupe 100% D.I.Y. (Do It Yourself), on fabrique nos albums nous-mêmes, avec nos petites mains, en clé USB parce qu’on est à l’ère du numérique. On trouve ça plus pertinent de distribuer notre musique de cette façon qu’avec des moyens « anciens » comme le CD… Même si notre premier album était un CD ! On l’a sorti en 2009 sur un petit label de Montpellier, MekaProds, un CD emballé dans une pochette gris-métallisé style « capote », intitulé « À s’en lécher les doigts » (cherchez pas il est épuisé, mais vous pouvez toujours l’écouter sur notre BandCamp).
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Le lipstick-USB de Boule Disco.
Ensuite, après une interruption de deux ans, on a sorti notre deuxième album « A poil, à poil, à poil ». C’était en 2014, et cette fois-ci en totale auto-production, sous forme de « capote USB » (un préservatif avec une clé USB intégrée dedans !).
En 2016 sortait notre troisième album, « Boule Disco ». Alors là, on a fait un bel objet : une clé USB en forme de lipstick avec le logo du groupe imprimé dessus, du plus bel effet ! Et aujourd’hui nous présentons notre quatrième album « Kanibal Café », le plus mature, le plus abouti…

 

Un de vos morceaux s'intitule I shmekt well (Je sens bon). L'emploi d'une langue germano-britanique visait-il à séduire un public international ?
Guitarfox :
C’était une chanson de notre deuxième album (la capote usb). Le clip est visible sur Youtube.
L’idée de cette chanson au départ, c’était de s’inspirer de celle de James Brown « I Feel Good ». On s’amusait à l’imaginer adaptée en français, et ça a donné « Je sens bon » - OK , au départ ça veut dire « J’me sens bien », mais on trouvait que « Je sens bon » c’était plus drôle…
Une fois cette idée passée à la moulinette psycho-cacahuète de l’espace, ça a donné « I Shmekt Well », ce qui ne veut plus rien dire, mais donne un truc original venu de nulle part. Ce qui est encore moins international que si on chantait en allemand ou en anglais !
Donc en fait Latex, c’est un truc spécial, pour ceux qui sont capables de comprendre le délire… Si, je vous jure qu’il y en a !

 

 

Avec des titres comme Tout Nu Dans La Rue, Boule Disco, Viagra Overdose ou Arrête De M'Enc**ler (qui traite en fait des taxes que nous imposent nos politiciens), vos textes sont majoritairement triviaux et déjantés. Tire La Chasse aborde cependant le monothéisme sur un ton plus sérieux. C'est parce qu'on ne peut pas rire de tout, ou parce que certains sujets vous ont fait perdre le sens de l'humour ?
Guitarfox :
Non, c’est juste que ça peut vite devenir très ennuyeux de n’être que dans la déconnade, tout comme ça peut aussi devenir très ennuyeux de n’être que dans le sérieux.
On essaye de ne pas trop se limiter. Certains sujets sont moins marrants que d’autres, c’est sûr, mais on essaye de varier un peu les émotions, quitte à brouiller parfois les pistes…

 

Musicalement, quelles sont vos références ?
Guitarfox :
Le Rockabilly, le Punk, le Metal, mais aussi l’Electro, et même le Disco et la Pop. On écoute des trucs hyper-pointus autant que de la grosse daube, du moment qu’on y trouve quelque chose, une excitation, une magie, ce truc extraterrestre qui nous ouvre une fenêtre sur l’univers qu’on appelle la musique…
On trouvait A Poil, A Poil, A poil en "album capote USB". Quel packaging pour le prochain opus ?
Guitarfox :
Toujours sur superbe clé USB, mais cette fois-ci en forme de tête de mort !
Capote
La capote USB d'A Poil A Poil A Poil (2014).

 

Kannibal Kafé sortira le 3/05/2019. Pouvez-vous nous en dire un mot ?
Guitarfox :
Douze chansons, douze tueries ! Le sexe, la mort, la politique, la société, l’espace, tout y passe ! Disponible en téléchargement sur notre Bandcamp, ou en format clé USB tête-de-mort !

 

Quels sont vos projets dans les mois à venir ?
Guitarfox :
Des concerts, oui, plusieurs dates en mai et juin pour la promo de l’album - suivez-nous sur Facebook pour vous tenir informés ! - des clips, oui aussi, on a l’idée de faire un dessin animé pour la chanson « Selfist Fucking » qui ouvre l’album, et on espère plein d’autres choses !

 

On retrouvera Latex pour la sortie du nouvel album. Merci Guitarfox d'avoir répondu à nos questions.
Guitarfox :
Merci à vous !
 

Liens utiles :

Site officiel :
http://latexxx.fr/
Latex sur Facebook (n’oubliez pas de liker leur page) :
https://www.facebook.com/LatexCabaretPunk/
Dans interview

ULTRAMOULE - Game Ovaire

Le 02/03/2019

Sorte de Devo féminin des temps modernes, UltraMoule semble décidé à n’imposer aucune limite à un univers débridé que les Lyonnaises ont la bonne idée de décliner en français.
Si l’ambiance est à la déconne, vous le constaterez dans les deux clips présentés dans cette publication, Ultramoule n’en profite pas moins pour ruer dans les brancards des inégalités.
Mise au point sur un groupe de Punk à chatte qui a du chien.

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"Après dix-neuf ans de conservatoire et de bienséance, 
j’ai eu besoin de gueuler un peu." 
Konda
Bonjour UltraMoule. Tout d'abord, les origines : quel est le premier album que vous avez acheté ?
Butch (Chant lead, Electribe) :
"Pure" de Lara Fabian.
Bobe (Violon Électrique, Chœurs) :
“Zimmer 483”, de Tokio Hotel.
Konda (Violoncelle Électrique, Chœurs) : Un album de chants grégoriens, mais il ne m’a pas marquée plus que ça.

 

Vos instruments sont inhabituels au regard du genre que vous pratiquez. Qu'est-ce qui vous a amené à la musique et quel est votre parcours ?
Bobe :
J’ai commencé le violon vers sept ans, je ne sais pas trop pourquoi d’ailleurs parce que je n’aimais pas spécialement, mais bon, j’ai eu la flemme de changer alors j’ai gardé ça. Alors c’est vrai qu’on apprend le classique en premier au violon, parce que c’est comme ça dans les écoles. J’aime bien, hein, mais je ne pouvais pas garder mon bob pendant les concerts. J’ai donc regardé où est-ce que les gens avaient le droit de garder leur couvre-chef, et j’ai jeté mon dévolu sur les musiques actuelles amplifiées. Entre autres parce que je pouvais mettre de la disto, j’aime bien quand ça crounch.
Konda :
J’ai débuté le violoncelle à six ans parce que mon père en faisait et que je trouvais ça beau, parcours classique pour une musicienne classique. Je suis quand même allée voir du côté des musiques actuelles au moment de l’adolescence, mais sur des trucs soft, genre pop et folk la plupart du temps. A ce moment-là je pensais encore que pour être une fille il fallait rester glam et jolie. La blague ! Alors après dix-neuf ans de conservatoire et de bienséance, j’ai eu besoin de gueuler un peu.
Butch :
J’ai commencé à brailler dès que je suis sortie du ventre de ma mère, même peut-être dedans aussi. En grandissant on m’a dit qu’il fallait que je me calme, alors j’ai fait des petites chansons douces avec du piano, et puis quand j’ai eu fini ma crise d’ado je suis revenue à mes racines : la braille et le verbe fleuri. L’Electribe c’est parce qu’elle est bleue, ma couleur préférée.

 
Dsc 4738 dxo

Comment est né l'idée d'UltraMoule ?
Bobe :
Elle est née en même temps que nous, il fallait juste que l’on se rencontre pour faire éclore la fleur de nos pensées.
Konda :
Butch et Bobe sont dans un groupe ensemble, Nikopol-band avec trois mecs. Un jour qu’ils se charriaient, Butch a émis l’idée d’un groupe de filles, qui s’appellerait UltraMoule et qui ferait du Punk à chatte. Elle m’a raconté ça la semaine suivante, comme une blague. J’ai tout de suite voulu en être. Alors bah… On l’a fait !

 

“Bouge ton boule”, le premier titre d’UltraMoule que j'ai pu écouter, m’a fait penser à de l'Electro Rap dans une attitude Punk. Comment définiriez-vous votre musique ?
Butch :
C'est plutôt bien résumé. On aime bien dire que l'on fait du Gangsista Rap, Punk à chatte !

 

Vous écrivez "Chaque petit bout de poitrine est un crime d'atteinte à la pudeur". Ca vous parle qu'en 2019 le regard porté sur le corps de la femme diffère de celui porté sur le corps de l'homme ?
Bobe :
Bien sûr que ça nous parle, couillosti ! C’est l’un de nos désirs les plus chers : que les femmes disposent de leur corps comme elles l’entendent. Ça fait des siècles qu’on subit des souffrances pour être plus belles, paraître plus jeunes, être plus minces, plus grosses, plus blanches, plus bronzées, considérées comme pures, vulnérables. Donc ouais, pouvoir montrer ses nichons sans risquer de se faire censurer, être considérée comme une salope, ou être persécutée, c’est pour nous un combat quotidien.
Butch :
VOILÀ ! #freethenipple !
 
Quels sont les signes du sexisme qui vous énervent le plus ?
Konda :
Les petits trucs qu’on ne remarque même pas tellement c’est ancré. Pour moi, ce qui m’agresse le plus, c’est les pubs pour les cocktails minceur vendus en pharmacie. Je passe devant tous les jours, ça me rend dingue. Les injonctions permanentes sur ce que tu dois bouffer et comment tu dois être, ce que tu dois faire pour être une vraie fille. Cette pression insidieuse c’est super difficile à faire taire.
Bobe :
C’est tous les conditionnements au quotidien (jouets, réflexions sur les vêtements, sur le comportement, etc) qui entraînent des drames, des violences et qui peuvent détruire des vies. Le sexisme ordinaire est incroyablement sournois et dévastateur, je me suis rendue compte que je pouvais moi-même avoir des comportements misogynes par le passé… Et je ne suis pas un cas isolé, des gens pensent ne pas être sexiste alors que leurs dires le sont profondément.
Butch :
Pour ajouter encore un petit point à toute la tartinade des copines, je dirais aussi la sursexualisation du corps féminin et la survalorisation des pulsions sexuelles masculines dites “incontrôlables”. Et avec tout ce qui en découle : les réflexions sur les tenues, l’attitude ou encore la justification d’agression.
 
L'humour est-il le véhicule qui permet d'aller le plus loin ?
Bobe :
Non c'est la fusée !
L’humour est un outil puissant mais qui doit être manié avec prudence. On peut vite nous faire dire ce qu’on n’a pas dit, mais ça peut servir à faire passer la pilule, ou à amorcer des discussions. On peut aussi casser les tabous dans lesquels on peut être enfermées. Konda : C’est aussi beaucoup d’auto-dérision. A force de réflexions sur le féminisme, on se rend compte qu’on a nous-mêmes plein de réflexes sexistes. Ça nous permet de dédramatiser, tout en faisant passer les idées qui nous sont chères.
 

 

Pourriez-vous nous dire quelques mots à propos de votre clip “Bouge ton Boule” ?
Butch :
On l’a fait avec un super copain talentueux, Victor (Monkey Wink Productions), qui nous a aidées à réaliser nos rêves les plus chers : conduire un tracteur, voler dans le ciel, donner un cours d'aérobic...
Bobe :
On a tourné à Bourg-en-Bresse, en plein mois de juillet. Du coup, pour la choré de la fin, on avait beaucoup trop chaud et on transpirait beaucoup, on l’a fait huit fois en tout, alors moi j’ai eu plein de courbatures après.
Konda : Les scènes sur l’aire de jeux étaient vraiment super drôles à tourner. On était en plein milieu des barres d’immeubles, le son résonnait, il y avait des gens aux fenêtres qui regardaient, un peu perplexes. Et une maman sur un banc juste à côté, morte de rire, avec ses gamins qui ne comprenaient pas ce qu’on foutait sur leurs balançoires… C’était un peu surréaliste comme scène (Rires).

Quels sont vos projets et l'actualité d'UltraMoule, et où peut-on vous écouter ?
Bobe :
UltraMoule évolue, on s’entoure avec attention de femmes pour nous aider à porter le projet. On souhaite constituer une équipe exclusivement féminine, pas parce qu’on n’aime pas les hommes hein, mais pour montrer que même si tu as des boobs et une teuch, tu peux faire aussi bien que quand t’as un zizi, et que ça ne fait aucune différence dans le milieu professionnel. Pour le moment on n’a sorti qu’un titre, car on veut tout démonter pour la sortie de notre premier EP, et forcément ça prend du temps.
Butch :
Par contre on a quelques concerts qui arrivent : le 6/04/2019 à Bourg-en-Bresse(La Tannerie), le 11/04/2019 à Lyon (ROCK N EAT official(by céd & mike) , le 18/05/2019 à Lyon (Festival Sortons Paquet), le 8/026/2019 à Villeperdrix, dans la Drôme (Festival Villipendrix), et le 29/06/2019 à Grenoble (La Bobine).

 

Merci Ultramoule de nous avoir accordé cette interview.
Bobe :
On revient quand tu veux !
Butch :
Merci bisous !
Konda :
Oh oui, des bisous...
 
            
Les photographies sont de Fabrice Buffart. Nous le remercions pour son aimable autorisation.
 

 

Dans interview

YUZU : RUSTIQUE ET ÉPINEUX

Le 08/01/2019

Le yuzu est un arbre japonais rustique et très épineux. C’est aussi le nom d’une formation niçoise, et il colle parfaitement à sa musique Grunge / Stoner / Punk. Formé en août 2018, le duo Sarah Basso (Chant/Guitare) et Victor Martin (Batterie) a déjà enregistré un EP sept titres au son cru, tous potards à onze, “Radio Non-Sens”.

 

D’ordinaire, le yuzu ne dépasse pas quatre mètres, mais celui-ci ira beaucoup plus haut tant sa formule est au point : sens des compositions, motivation, technique et talent. Voici notre interview toute fraîche de YUZU, jeune groupe niçois à découvrir absolument.

                  Interview réalisée à Nice le 04/01/2019


"Auparavant j’officiais dans un groupe qui s’appelait Oxima.
Nous avions participé à un tremplin où se produisait un duo varois,
DuckTape.
J’avais été très impressionnée par tout le bruit qu’ils parvenaient à faire à deux."
(Sarah Basso)

 

Premier album acheté ?
Victor : le Black Album de Metallica.
Sarah : Ça je n’en sais rien ! J’ai acheté tellement d’albums ! Mais je me souviens du premier que j’ai écouté par contre. C’est facile : c’était Nevermind, de Nirvana.

Comment êtes vous arrivés à la musique ?
Sarah : Par l’académie de musique de Monaco. J’étais toute petite quand ma mère m’a inscrite. J’ai fait du violon pendant dix ans. Puis j’ai voulu faire de la guitare, et ça c’est à cause de Nervermind ! Et chanter en même temps !
Victor : J’ai découvert la batterie à l’âge de douze ans. J’étais en colonie de vacances, et l’esthétique de l’instrument m’avait plu. J’ai appris les techniques de base, pris des cours particuliers durant deux ans, puis j’ai lâché durant six ans. Voici trois ans que j’ai repris.

Pourquoi avoir opté pour un duo guitare / batterie ?
Sarah : Auparavant j’officiais dans un groupe qui s’appelait Oxima. Nous avions participé à un tremplin où se produisait un duo varois, DuckTape. J’avais été très impressionnée par tout le bruit qu’ils parvenaient à faire à deux. Alors je me suis intéressée à des formations du même genre, comme les Blood Red Shoes, un très bon duo guitare/chant/batterie. Certains duos envoient sévères, et j’ai eu envie de faire pareil ! Je me suis rendue compte qu’en branchant ma guitare sur un ampli de basse, ça faisait des sons très lourds, et ça m’a encore plus intéressée !
Victor : Il y a par ailleurs un avantage à être deux : la flexibilité ! Aujourd’hui, pour qu’on réalise cette interview, je n’ai eu qu’à appeler Sarah. Les groupes à cinq ou six, c’est parfois l’horreur, il y en a toujours un qui a un truc de prévu !
Sarah : Puis il y a toujours celui qui est moins motivé que les autres, le poids qu’il faut tirer, qu’il faut porter, alors que là on est deux, et on est à fond !

Quel est votre parcours musical ?
Victor : J’ai joué dans des groupes assez longtemps après avoir commencé la musique. A l’époque, mon prof me disait que je n’étais pas prêt pour intégrer un groupe, qu’il fallait d’abord jouer carré. “Quand tu auras ta place dans un groupe, je te le dirai !” Quand il m’a donné son feu vert, je suis entré dans des formations Pop Rock assez classiques. On faisait des reprises. J’ai également intégré un Tribute à Tool, et un autre consacré à Deep Purple. J’ai même joué dans trois groupes différents, au rythme de trois répétitions par semaine. Plus tard, j’ai intégré un combo de Metal Prog’, Doctor Madness, qui faisait des compositions originales. On s’est séparés parce que les deux autres membres préparaient médecine, ce qui leur laissait peu de temps pour la musique. De mon côté, j’avais envie de m’y consacrer à fond, avec des personnes partageant la même motivation. C’est ainsi que j’ai rencontré Sarah et qu’on a commencé Yuzu.
Sarah : Moi j’ai commencé à l’académie de musique, je faisais du violon. C’était très ennuyeux, scolaire et technique. Il n’y avait aucune place pour l’expression personnelle. On me disait que jamais je n’arriverais à composer parce que j’étais trop nulle techniquement. C’était plutôt déprimant... J’ai appris la guitare presque toute seule. Ça m’a remotivée. A La Turbie, où j’habitais, j’ai trouvé dans le journal une annonce de trois jeunes et d’un prof qui montaient un groupe. J’y suis allée, toute contente. J’ai été plutôt déçue ! On ne faisait que des reprises, alors que ce dont j’avais envie, depuis le début, c’était de composer ! Ça n’a pas fonctionné, nos motivations n’étaient pas les mêmes. Certains venaient juste pour passer le temps. Plus tard, à l’école, j’ai rencontré des camarades qui voulaient faire comme moi, monter un groupe, faire des compos. On a créé Oxima. Ça a duré six ans, c’était très cool. J’ai beaucoup appris : le matériel, la structure des morceaux, les harmonies, la scène... Au début, j’étais très timide, incapable de parler devant un public. J’ai dû me faire violence : c’est moi qui chante, c’est donc moi qui dois parler. Oxima m’a beaucoup aidé pour ça... Puis le bassiste a dû aller étudier à Lyon. L’aventure s’est arrêtée là. Nous étions tous très tristes. Pendant un an j’en ai pleuré des larmes de sang, et j’ai composé. Puis soudain Victor est apparu et m’a proposé de monter ce projet avec lui. Depuis, ça va beaucoup mieux !

YUZU par Adrien Lbf.

Comment vous-êtes vous connus ?
Sarah : Sur internet ! J’avais passé une annonce. Pendant un an, aucune réponse, tout au moins aucune qui répondait à mes attentes... Jusqu’à Victor !

 

"J’avais envie de me rapprocher  de ce qu’on entend
dans les groupes de Grunge et de Punk,
mais aussi d’incorporer de la batterie Jazz,
des paradiddle, des ghost notes..."
(Victor Martin)​



Comment s’est passée l’élaboration des compositions de votre premier EP “Radio Non-Sens” (2018) ?
Victor : Personnellement j’ai juste posé la batterie, je n’ai rien composé du tout. J’ai eu 100% de liberté quant à la batterie, mais pour le reste, c’est Sarah qui a écrit textes et musique.
Sarah : Comme je l’expliquais, ça faisait un moment que j’étais seule, sans groupe. Dans mon ancienne formation, nous étions deux à composer, et j’ai eu envie de me prouver que j’étais capable de créer seule un morceau construit et cohérent.

Sarah, de quelles thématiques s’inspire ton écriture ?
Sarah : Ça dépend... En général, je parle de mes expériences. Mais je peux partir d’une métaphore un peu abstraite et rigolote pour développer une situation vers un plan plus général. Euh... Ma phrase est peut-être un peu compliquée... (Rires)

YUZU - Radio Non-Sens (2018)

Pouvez-vous me parler de l’artwork de “Radio Non-Sens” ?
Sarah : Quand on a enregistré l’EP, on s’est d’abord dirigés vers une dessinatrice rencontrée lors d’un concert, mais ça n’a pas fonctionné. Par la magie d’internet, on a eu contact avec Steven Yoyada, un Indonésien qui nous a dit qu’il nous avait vus en vidéo, et qu’il avait apprécié. Il fait beaucoup d’artworks, il est très bon ! J’en ai profité pour lui demander s’il voulait bien s’occuper de notre pochette. Je lui ai parlé du projet, il semblait enthousiaste, et il a travaillé très vite. En plus il n’est pas cher ! (Rires)
Victor : Il est vraiment excellent, je le recommande !
Sarah : Pour l’artwork, on lui a indiqué ce qu’on voulait : une fille un peu sexy dans un bureau, avec le store baissé pour faire un jeu d’ombre à la “Sin City”. Elle aurait fait une overdose de yuzus, ces fruits japonais. C’est pour ça qu’elle est par terre en train de comater !
Victor : On la voulait propre sur elle, genre secrétaire, et on tenait à la persienne typée années 80, avec la lumière qui passe au travers. J’ai toujours trouvé ça très esthétique, alors quand Sarah a proposé cette idée, j’ai été d’accord à 100%.

Quelle partie de votre activité artistique préferez-vous ?
Victor : Pour moi c’est la composition batterie. N’ayant rien composé sur “Radio Non-Sens”, j’ai pu me concentrer sur la batterie. J’avais envie de me rapprocher de ce qu’on entend dans les groupes de Grunge et de Punk, mais aussi d’incorporer de la batterie Jazz, des paradiddle, des ghost notes... Sans en faire une démonstration technique outrancière, j’avais envie d’incorporer ces ingrédients.
Sarah : Difficile de te répondre, car les défis sont très différents à chaque fois. Ecrire une chanson, c’est des mois sur une guitare à chercher la musique sans rien trouver, puis soudainement, en deux secondes, un riff qui sort, une partie de morceau qui prend forme... C’est un peu une recherche en mode détective... Pour les paroles, c’est encore différent, c’est un casse-tête.
Victor : Qu’est ce que tu préfères, du coup ?
Sarah : Mais je ne sais pas moi ! Je trouve tout ça très stimulant ! Qu’il s’agisse de l’élaboration de la musique, des paroles... Quant au reste, c’est plus du lâcher-prise.

La fée Rockette aime beaucoup votre EP. Pour vous remercier de votre contribution à la cause, elle vous propose de passer la journée avec l’artiste de votre choix. Qui choisissez-vous ?
Sarah : J’aimerais passer la journée avec Bjork. C’est une artiste fascinante ! Elle fait passer beaucoup de choses par sa musique, et j’aimerais savoir d’où ça vient vraiment, comment elle travaille, où elle travaille...
Victor : J’opterais pour le batteur de Gojira, Mario Duplantier. Son jeu m’intéresse. J’ai des progrès à faire sur la double, et comme il fait du Death, il pourrait m’enseigner un truc ou deux. (Rires) Mais ce n’est pas qu’une réponse intéressée : c’est un gars super, humainement, et j’aime beaucoup son parcours. Gojira a une carrière exemplaire. Ils ont commencé à faire du Death dans le Sud-Ouest de la France, et ils sont maintenant l’un des plus gros groupes du Monde. Je les tiens en haute estime.

 

Que va faire Yuzu dans les prochains mois ?

SHAKIN'STREET - Psychic (2014)

Victor : Le 15/01/2019 on a un passage à la radio Metal Hangar, de Fréjus. Le 18/01/2019, on fait la première partie d’un concert Punk au Labo 25 (Le Cannet), organisé par Punk Is Dead ASSO. Le 19/01/2018, on ouvre pour LGG " Les Grandes Gueules " Tribute To Trust et pour Shakin' Street Officiel à l’ Altherax Music de Nice. A moyen terme, en juin, on participera au Montaurock Festival, le festival Punk de Montauroux. Ultérieurement, on aimerait mettre en place une tournée d’une dizaine de dates à travers la France : Marseille, Nantes, Rennes, Brest, Lyon, Nice évidemment...

Après l’EP, avez-vous déjà des nouvelles compos ?
Victor : Mais oui, on a trois morceaux terminés, et un autre en cours.

Toujours Sarah à la composition ?
Victor :
Toujours ! Elle est très motivée, et je n’ai pas envie de perturber son processus de composition car je sais qu’elle est lancée et que le résultat me plaira. Mais à l’avenir, j’ai vraiment envie d’incorporer du synthé analogique. Je pense que ce sera le gros rajout, si on devait faire un album en suivant.

Un titre Rock qui pourrait être votre devise ?
Victor : Je pense au slogan de Lemmy, Born To Lose, Live To Win. C’est clairement la citation qui me définit complètement. Quand on commence dans la musique, quelle que soit son origine sociale, on naît tous avec les mêmes cartes. On ne peut pas s’acheter une carrière. Au début, on est tous égaux, inconnus et perdants. C’est un beau combat que d’essayer de promouvoir sa musique.

Il ne reste de place que pour un album sur l’arche de Noé pour reconstruire le Rock dans la bonne direction. Lequel y placez-vous ?
Victor : Tool, Lateralus.
Sarah (après une grande inspiration qui donne bien la mesure du choix cornélien qu’on lui impose) : J’aime beaucoup de choses à la fois, alors... Je n’ai pas envie de dire Nevermind, c’est trop classique, même si c’est l’album qui est a tout déclenché chez moi... Je dirais le Song For the Deaf, de Queen Of The Stone Edge.

Le mot de la fin ?
Victor : Supportez la scène locale ! Merci pour cette interview.


 

Merci à Yuzu pour son accueil.
Ecouter Yuzu : https://yuzutheband.bandcamp.com/releases
Liker Yuzu : https://www.facebook.com/YUZUtheband/
Nous remercions Copyright XIX et Adrien Lbf pour leur photo d’illustration et leur aimable autorisation.