PROGRESSIVE

LEO MAYA (Rock Progressif, Brésil)

Le 27/01/2023

Faites sortir vos rêves de vos draps

Léo Maya a présenté dernièrement « Sonhos », un nouveau single disponible sur Youtube et sur vos plateformes de streaming.

Léo commente :
« Je suis super content de sortir ce clip ! C'est la première fois que je sors une vidéo et j'ai essayé de la montrer sous l'angle de l'artiste indépendant en capturant la manière dont la chanson a été réellement enregistrée - du Prog Rock directement depuis la chambre C'est bien d'associer un visage et une performance à la musique, et j'ai hâte de savoir comment les gens l'accueillent. »
Après « Pneumothorax », qui avait donné lieu à une lyric video, il s'agit du second morceau présenté par le Brésilien.
Il poursuit :
« Sonhos est une chanson très importante pour moi car elle met en évidence une grande partie de mon style de composition, mélangeant des éléments de rock progressif classique avec du post-rock plus moderne, tout en utilisant un style de chant plus métallique et plein de vibrato.
La chanson parle de la poursuite sans fin de vos rêves qui peut être très proche, à votre portée, mais vous vous réveillez avant d'y arriver. Le message est de ne pas abandonner et de faire sortir vos rêves de vos draps. J'espère que vous aimez ! »
La philosophie d'de Léo Maya, nous dit le dossier de presse, est de rendre le rock progressif moderne accessible en mettant l'accent sur l'écriture de chansons. S'inspirant d'un large éventail d'influences, la complexité de sa musique provient d'harmonies et de modulations basées sur le jazz pour transmettre des émotions à travers des récits musicaux.
Léo Maya a commencé à produire et à sortir de la musique à la suite d'une expérience personnelle difficile. Suite à un problème médical qui lui a valu une hospitalisation pendant plus d'une semaine, il a décidé d'initier son projet solo. Le premier single « Pneumothorax » prend ici tout son sens.

La nouvelle chanson,  « Sonhos », s'inspire d'artistes tels que King Crimson, Mogwai, Bjork, Ayreon Dream Theater ou encore Gentle Giant. Conceptuellement, ce single propose une thématique très différente du précédent morceau et de nature paradoxale : la poursuite des rêves au milieu des aspects banals de la vie.

Le Lien :

NEMO, Les nouveaux mondes 2022 (HR - 29/08/2022)

Le 27/01/2023

Mon dieu le choc et quel choc, tant de force et de beauté sur une même galette.

Une chronique de Harvey.

Némo revient pour une version totalement réenregistrée de leur premier album avec la formation la plus classique du groupe (Jean Baptiste Itier, Lionel B. Guichard, Guillaume Fontaine et JP Louveton). Le combo, en sommeil prolongé depuis 2015, a enregistré à distance, et le résultat donne une énorme valeur ajoutée aux titres.
Nemo
Jean-pierre Louveton alias JPL est un des musiciens français les plus prolifiques des vingt dernières années (Nemo, JPL — solo, WolfSpring) en y explorant beaucoup de palettes et de langues différentes.
Jean-Pierre Louveton continue de voguer avec son propre projet (JPL) et a pris le temps de réenregistrer le premier album « Les Nouveaux-Mondes » initialement paru en 2002. La palette sonore est étonnante et ne montre aucun signe de fatigue, bien au contraire. La production est soignée, totalement retravaillée et sonorisée avec un matériel différent. Mon dieu le choc et quel choc, tant de force et de beauté sur une même galette, trop n’en faut.
Mélodies accrocheuses, parties musicales de folies, super soli de guitares, pièces de batterie d’anthologie (clin d’œil — j’adore ce batteur). Nemo propose également des bonus comme « Africa », un morceau instrumental réenregistré et précurseur de la pièce « Luna », mais aussi « Bataille Navale », un inédit live de leur tout premier concert de 2002 qui a aussi servi d'inspiration à d'autres morceaux de leur discographie.
Une superbe réédition bienvenue qui fera plaisir aux nostalgiques du groupe et qui peut servir d'introduction pour l'œuvre complète de Nemo, un groupe qui aura marqué l'histoire du rock progressif de France et qui a su tenir le flambeau alors que le genre subissait une quasi-totale éclipse.
En espérant que le groupe puisse faire de même avec d’autres albums (comme avec « Présages » en 2018) et insérer live et autres raretés, excellente idée. Un nouvel album de Nemo sinon ?

LIVE-REPORT : EVER AFTER + ANTIPOD + STEREOSUCKERS au ROCK N EAT (13/01/23)

Le 18/01/2023

LIVE-REPORT EVER AFTER-ANTIPOD-STEREOSUCKERS au ROCK N EAT (Lyon-13 janvier 2022)

Par Dam'Aël 

Habitant sur Saint-Raphaël, je n'étais pas revenue au ROCK N EAT official(by céd & mike)  située quai Arloing dans le 9e arrondissement de Lyon, depuis le passage de Mobius, Altesia et Talvienkeli le 28 octobre 2021. Je me replonge dans l'univers bien particulier de cet endroit atypique de par son architecture. Au niveau "déco", on confirme le fidèle flipper Iron Maiden, une section de carcasse de voiture parée d'un drapeau anglais (Iron Maiden oblige), une sculpture par soustraction de Eddie (Iron Maiden oblige), un baby foot sur roulettes mais oups banal (Iron Maiden évincé). Pizza, burger, frites défilent sous mon nez, beer, bier, birra, cerveza, bière pétillent dans les gobelets à l'effigie du Rock N Eat. 

Venue principalement pour soutenir et assister à la première de Antipod, j'en profite aussi pour découvrir en live ce vendredi 13 janvier Ever After et Stereosuckers.

STEREOSUCKERS :

Le quartet est composé de Terence Bougdour (Filthy Brats) au chant, Dizzy Viper (Sleekstain) aux guitares et Gregg Erin (8Ball Ink) à la basse et CJ Butcher à la batterie et investit la petite scène avec le sourire franc et communicatif de Terence. Il le gardera tout au long de ce set qui nous envoie en pleine face, en mode bonne droite de boxeur, leur hard Rock old school posé sur une voix très identitaire, parfois même avec un mélange de Billy Idol et de Brian Johnson qui a attiré mon attention. C'est efficace, carré, joué avec passion. ils sont là pour se faire plaisir les guys, ça se voit et ça se transmet au public bien présent. Les quatre singles de la formation Revolutiön, Moments Like These, Still In my Dream et My Home Town sont proposés dans une setlist de dix titres, ponctuée d'une magnifique balade électro-acoustique qui narre avec beaucoup d'émotion une déception sentimentale vécue par le guitariste lui-même. Le groupe prévoit la sortie de son premier EP, on garde donc un œil de Rockeur sur eux. Stereosuckers, vous avez parfaitement chauffé la scène pour l'entrée du groupe Antipod.
ANTIPOD : 
 
La formation lyonnaise formée par Sébastien Lelong attendait cet évènement depuis des mois et imaginez sept bipèdes qui piétinent depuis de longues journées avec cette envie irréductible de fouler les planches du Rock N Eat! Non seulement ils ont soulevé la poussière résiduelle de cette scène mythique, bousculé les nuages de fumée imaginés par la scénographie, libéré les watts haute tension, mais ils sont allés jusqu'à déclencher l'alarme incendie à la fin de leur set. Quand Antipod décide de marquer les esprits, il sait s'y prendre!
L'entrée du groupe s'effectue membre par membre fédérant un public déjà bien excité et encore plus interactif avec le groupe; il est aussi là pour Antipod et sa toute première prestation scénique!.. Un vendredi 13 !!! Je pourrai même les soupçonner d'avoir acheter sept billets de loterie...
Revenons sur leur set d'une durée d'environ quarante minutes : après une intro au séquenceur, les Lyonnais s'échauffent avec élégance, talent et force sur Heylel au chant féminin proposé par Jemina Robineau, très maîtrisé et délicat. Naufrage suit avec l'arrivée masculine, en second lead vocal, de Stéphane Monserrat en tenue de rockeur accompli (Il sévit aussi dans le groupe clermontois depuis plus de trente ans Awacks). La complicité est réelle et magique et les deux chants offrent une précision et une justesse irréfutables. Aucun doute, le potentiel est là et confirmé de surcroît par une section rythmique de haut niveau. A n'en point douter, Antipod et son avenir sont à surveiller et à suivre avec beaucoup d'assiduité.
Le duo enchaîne sur Ne Jamais Douter. Si jamais les membres d'Antipod ont un quelconque doute sur leur talent, on les rassure immédiatement "Ne Jamais Douter" doit être la devise princeps de la formation. La vie au Temps prend le relai avec pour terminer leur passage sur scène, Nouvelle Ere qui devrait être désormais l'horizon de vie de Antipod. Il est indéniable que la qualité instrumentale fait mouche, et on fait un clin d'œil au tout nouveau batteur Aurel Haddock qui a su reprendre au pied levé les baguettes de Greg en y apportant une touche personnelle sans revisiter totalement le travail originel des percussions, une touch plus métalleuse pour cette section rythmique qui explore avec une réelle alchimie Heavy, Symphonique et Progressif dans un espace très mélodique. Les compositions sont riches, variées : l'auteur, compositeur n'est autre que le claviériste et fondateur du groupe, Sébastien Lelong. On cite Bilel Adda à la guitare rythmique, Matthieu à la basse et Elias Bouabib à la guitare lead, qui lâche des soli solides, parfois shreddés qui déchirent et qui font leur effet. Un potentiel dans les cordes d'Antipod.
Je rejoins Noise Injection sur la perception du son selon l'endroit où l'on se trouve. Les voix de Jemina et surtout celle de Stéphane auraient mérité un peu plus de mise en avant sur l'instrumental.
Antipod est en train de finaliser son tout premier album EVEIL qui sortira dans les bacs vraisemblablement dans les semaines voire les mois à venir ; un album qui devrait prendre sa place dans le catalogue international du label italien Wormholedeath.
Merci encore à Sébastien Lelong et sa petite famille pour l'accueil particulier qu'ils m'ont accordé.
EVER AFTER :
Ever After en chiffres :
2017 : formation du groupe par Hélène Finaud (chant lead) et Laurent Moulin (basse et chant), basé sur des reprises
2018 : Eclosion du groupe sur des compositions
2019 : 1er EP "Lost Control" un 5 titres
2020-2021 : vide temporo-spatial Covid
2022 : clip de "Earth Rehab" (27/11/22)
2023 : Sortie du premier album Fucking Phoenix et sa release party au Rock N Eat (13/01/23), avec Romain Thual à la guitare, Anthony Sejalon à la batterie, Loïc Dole à la guitare et Jérémy Gubian au clavier.
Ever After est prêt à en découdre car l'ambiance est électrique, le public réintègre la salle du Rock N Eat après la fausse alerte incendie, une façon originale de la part d'Antipod, de passer le relai à leurs confrères Lyonnais. Le combo est là pour défendre son premier album Fucking Phoenix, tout frais, rempli de motivation, de plaisir, d'énergie. Le ton est très rapidement donné avec une ligne vocale féminine qui aiguise quelque peu notre curiosité. Le spectre vocal de la chanteuse est très intéressant et son songwriting l'est tout autant. Je serais même tentée de dire qu'elle ne nous a peut-être pas donné la totalité de son potentiel dans cet opus. Hélène au fin fond de ses retranchements pourrait être une sacrée surprise. C'est pourquoi j'attendrai le second album avec beaucoup d'impatience. Cela dit, les six membres de Ever After, avec les dix titres de Fucking Phoenix, ont offert une prestation sérieuse, passionnée et digne d'un groupe qui en a sous les fers. Un Metal Symphonique qui n'a pas à faire rougir tant le travail est sérieux, accrocheur et pour lequel la patte Ever After marque au fer rouge un "Symphonique au cachet dingue" comme l'a très bien écrit mon confrère Ahasverus ( sa chronique : http://www.ahasverus.fr/blog/ever-after-fucking-phoenix-13-01-2022.html). Une véritable surprise malgré la panne vite résolue de la tête d'ampli guitare qui est venue compléter le monde de l'imprévu. Une soirée pleine de rebondissement sur fond de talent et de bienveillance.
On rappelle que Ever After sera présent au PLANE 'R FEST qui se tiendra les 6 et 7 juillet prochain dans la région lyonnaise.
 
Merci à tous pour cet excellent moment musical, festif et bienveillant.
 
 

ALICE au pays des rééditions

Le 16/01/2023

En 1970, le label français BYG Records (Brigitte Fontaine notamment), né trois ans plus tôt, proposait le premier album d'un jeune groupe de rock progressif  parisien, Alice, qui compta dans ses rangs le guitariste Claude Olmos (futur Magma) et qui fut actif jusqu'en 1973.
Aujourd'hui BYG Records propose une réédition de ce premier album d'Alice, remasterisée à partir des bandes originales conservées par le label.
Alice
« Alice » est disponible en format vinyle avec six pistes sur chaque face de la galette, mais également en version numérique et en CD agrémentés de six titres bonus.
Le groupe parisien sortira en 1972 « Arrêtez le monde », son second et dernier album, enregistré au fameux château d’Hérouville pour Polydor. Il connaîtra une diffusion outre-atlantique sous l'orthographe All Ice pour ne pas être confondu avec Alice Cooper, peut-on  lire dans Rock Made in France... Le nom d'Alice était cependant une référence à l'écrivain Lewis Carroll ainsi qu'en atteste son tout premier single, « De L'Autre Côté du Miroir ».
Alice ou All Ice, cette réédition ne manquera pas de réjouir les fondus du rock progressif qui souhaitent retrouver le parfum vrai des 70's.
Alice 33 tours

KAMELOT : Les détails du futur album

Le 13/01/2023

KAMELOT ne se repose pas sur ses lauriers et promet avec « The Awakening » un album remarquable.

Kamelot the awakening
« The Awakening », le nouvel album de KAMELOT sortira le 17/03/2023 via le géant autrichien Napalm Records.
Décrit comme l'album « le plus introspectif, inspirant et fondamental » mais aussi comme « leur oeuvre la plus massive et riche à ce jour, réunissant les styles gothique, mélodique, progressif et Power Metal tout en imposant les morceaux les plus puissants de toute l’histoire de la formation », « The Awakening » succède à  « The Shadow Theory » sorti voici cinq ans. 
L'album aborde les thèmes de la détermination, de la force, de la lutte avec nos propres démons intérieurs. Côté production, le groupe de Tampa a fait à nouveau appel à Sascha Paeth (Rhapsody, Epica, Edguy, Angra)  tandis que Jacob Hansen (Pretty Maids, Arch Enemy) des Studios Hansen s'est occupé du mixage et du mastering des treize pistes.
Thomas Youngblood (guitare) déclare :
«  Avec The Awakening, nous avons réalisé notre album le plus hétérogène depuis des années. Nous avons fusionné des éléments issus du Metal progressif, power et gothique, avec le Metal symphonique et mélodique. Le fait de travailler avec d’incroyables artistes de l’industrie musicale, et de pouvoir inviter le producteur Sascha Paeth et le mixeur Jacob Hansen à bord nous ont permis d’intensifier notre son. Cet album offre tout aux fans de Kamelot et va même au-delà des frontières pour toucher de nouvelles légions de fans de Metal et de Hard Rock. »
Parmi les annonces alléchantes, nous notons que le morceau «  New Babylon » propose un duo entre le chanteur Tommy Karevik et l'étoile montante du métal suisse Melissa Bonny (Ad Infinitum).
Kamelot nous promet aussi le frisson avec son « Opus Of The Night (Ghost Requiem) », pièce qu'il veut  digne d'un « opéra-lyrique ».  Ce morceau est emmené par un duo guitare / violoncelle conduit par Thomas Youngblood et Tina Guo.
D'autres contributeurs talentueux (le violoniste Florian Janoske, le chanteur Brian Howes) participent à cet album qui ne se repose pas sur les lauriers du groupe.
Vous pouvez en juger par le premier extrait du futur album mis en ligne en ce début d'année. Il s'agit du titre «  One More Flag In The Ground », dont les paroles traitent du combat contre la maladie.

Tommy Karevik, le chanteur de Kamelot, explique :
« Le principal objectif de cette chanson et du clip était de créer une métaphore pour illustrer cette lutte contre la maladie, qu’elle soit physique ou mentale. Chaque étape de la guérison et du rétablissement est un autre drapeau planté dans le sol. A chaque pas sa victoire… »
Le clip est aussi accrocheur musicalement qu'efficace visuellement.

Livré le 17/03/2023 « The Awakening » sera disponible via Napalm Records aux formats suivants :

  • Format digital
  • CD digipack
  • Lot CD digipack + t-shirt - exclusivité Napalm Records
  • Edition double vinyle noir
  • 2 vinyles ROUGE et NOIR - exclusivité Napalm Records boutique européenne - 500 exemplaires
  • 2 vinyles BLANC et NOIR - exclusivité Napalm Records boutique américaine - 300 exemplaires
  • Livret de 48 pages + single au format vinyle 7’’ - exclusivité Napalm Records - 500 exemplaires
  • Coffret en bois : coupe-papier, drapeau, patch, carte postale du groupe - exclusivité Napalm Records - 1000 exemplaires
  • Format cassette - exclusivité Napalm - 100 exemplaires

Précommandes :

Kamelot coffret
La tournée mondiale de Kamelot (avec en support Myrath, Eleine, League Of Distortion) passera par la France en 2023. Les Américains seront à  :

  • Lille / Splendid le 13/03/2023

  • Paris / Elysee Montmartre le 14/03/2023

A noter pour nos amis Belges :

  • Mar 19, 2023 - Bruxelles / La Madeleine le 19/03/2023

Et pour nos amis Suisses :

  • Pratteln / Z7 le 12/03/2023

Kamelot live

Nine Skies amorce son retour

Le 08/01/2023

Nine Skies prépare son nouvel album successeur du fabuleux « 5.20 ».
Le nouvel opus s’appellera « The Lightmaker ». Il sera dédié au regretté Eric Bouillette, guitariste du groupe et figure du prog’ rock hexagonal, malheureusement disparu au cours de l’année 2022. Un tribute album à sa mémoire est également annoncé pour le premier trimestre 2023.

Nine Skies vient a également annoncé l'intégration dans ses rangs du batteur britannique Johnny marter.
Johnny, nous dit-on, a commencé la batterie vers l’âge de dix ans. Il a joué avec les grands du genre : Marillion (sur l’album Punch & Judy), Brian May, Glenn Hugues, Annie Lennox, Peter Gabriel et quelques autres... On vous épargne le CV exhaustif, mais vous l’aurez compris : cette nouvelle recrue est une pointure !
Nine skies batteur

AVANDRA, Prodigal (18/11/2022)

Le 23/12/2022

Un album hautement technique, profondément poignant et passionnant.

Une chonique d'Harvey
Avandra est le nom d’un générique de pilules miracle pour les dysfonctions érectiles. Ou bien sinon celui d’un groupe de métal progressif du Costa Rica !

Christian Ayala (guitare et chant) fonde ce groupe en 2011. Au départ, il est seul à tout jouer et il reste dans cette configuration solitaire pour le premier album « Tymora » (2017). Ce n’est qu’en 2019 qu’il s’adjoint les services de Luis Javier Rivera (guitare), Gabriel Alejandro Rodriguez (basse) et Adrián Arroyo (batterie) pour la sortie du deuxième album « Descender ».
Avandra revient en 2020 avec son troisième album « Skylighting ».
2022, le quatuor progressif Avandra sort « Prodigal » son quatrième effort avec un nouveau bassiste José Miguel Vázquez (Chemie).
Avandra artwork
« Codename: Pharaoh » introduit l'album en incorporant le discours d'Eisenhower sur les dangers d'unifier le complexe militaro-industriel du secteur privé avec le gouvernement, la piste explore la nature cyclique de la guerre.

Musicalement, le groupe offre des voix émouvantes, une instrumentation complexe qui est également capable d'une puissance explosive, mais aussi va vers du plus costaud avec des voix gutturales dures et en mettant l'accent sur les basses afin d’explorer le côté sombre de l'album.
Des mélodies de piano rêveuses et des synthés atmosphériques accompagnent des murmures obsédants dans « In Träumen », tandis que « Dissembling The Artifice » voit Avandra s'aventurer plus loin dans le lourd et le dissonant. Ainsi doté d’une atmosphère riche et d’une belle authenticité, cet album offre à l’amateur du style des morceaux structurés, pouvant alterner des passages aux riffs puissants et des submersions atmosphériques adoucissantes.

Le groupe joue un métal progressif de haute volée, auréolé de belles harmonies vocales, avec des riffs finement ciselés et un son souple et aérien.
Avandra a produit un album hautement technique, profondément poignant et passionnant avec « Prodigal ».

KARV DU, Aos Si : Balance of Harmony and Chaos (02/12/2022)

Le 11/12/2022

Un album à la beauté sauvage dont on recommande l'écoute intégrale à 200%.

Karv Du (Cerf Noir en langue bretonne), à l'évidence, ne fait pas dans le racolage. Cherchez-le sur les plateformes, et vous comprendrez ce qu'on veut dire...
Le groupe existe depuis 2012. Son univers s'inspire essentiellement de l'occultisme, du mysticisme de la nature, du folklore celtique ainsi que d'écrivains tels que George Bataille, Antonin Artaud, Pierre Molinier et Lord Byron.
Première démo en 2013, puis deux EP. Enfin l'album, livré le 02/12/2022 :

« Aos Si : Balance of Harmony and Chaos »

Karv du
Métal avant-gardiste. Plus accueillant ici que sur la discographie qui précède.
Le son est clair. C'est ce qu'il fallait pour profiter des percussions, de la basse qui cingle, des effets slide, des sonorités étranges qui se transforment en désaccords dissonants.
Dans ses alternances atmosphériques et emportées, le groupe, qui cite Celtic Frost ou Voivod, nous rappelle The Old Dead Three pour sa sensibilité extrême. Karv Du a quelque chose comme ça, séduisant et vénéneux. Il enchaîne les  pièces captivantes, renforce le sentiment d'étrangeté au son du saxophone et du sarangui, magnifique sur « Criminal Immensity ».
L'album se lit dans son ensemble, on n'a d'ailleurs aucune envie de le lâcher avant la dernière plage.
Les voix sont doublées.  Le chant est travaillé. Les enchaînements ne cessent de surprendre.
Mystérieux, élégant, inquiétant, envoutant, magistral « Aos Si : Balance of Harmony and Chaos » est un album à la beauté sauvage dont on recommande l'écoute intégrale à 200%.
A écouter au casque, fort.

GRANDMA’S ASHES lance les précommandes de son premier album

Le 06/12/2022

Le groupe de rock progressif et alternatif Grandma's Ashes sortira « This Too Sall Pass », son premier album, le 17/02/2023.

Grandma ashes artwork
Il succède au premier EP du trio, « The Fates », sorti en janvier 2021. Une première écoute dont nous avons eu le privilège révèle de belles harmonies vocales, les trois musiciennes étant également douées pour le chant.
« This Too Sall Pass » est un neuf titres (plus trois interludes) qui abordent de manière introspective les thèmes de la mort, du deuil, de la rupture mais aussi de l’amour et l’amitié. Son fil rouge est le passage à l’âge adulte ainsi que le caractère éphémère.
Grandma’s Ashes explique : « Nous avons décidé de l’appeler This too shall pass. On trouvait ça fort de tenir un vinyle entre les mains avec ce titre qui dit que tout finit par disparaître, y compris cet album, notre musique, et nous-mêmes. C’est donc une façon d’exprimer la finitude de la matérialité. C’est sombre et désabusé à la fois, ça représente bien notre attitude face au fait de devenir adulte : se rendre compte que ce qu’on croyait éternel et inébranlable est en réalité éphémère, évolue, se transforme avant de disparaître pour toujours. »
La pochette de l’album a été réalisée par le Studio Derville. Les trois musiciennes mettent l’accent sur la symbolique : le ressentiment est matérialisé par une dague, le désir par une grenade et la mélancolie par une fleur fanée, tandis que les ronces qui les entourent représentent la résilience.
« Spring Harvest », un premier single, a été révélé au début de l’été.

Un second single sera dévoilé en janvier 2023.
« This Too Sall Pass » a été enregistré, réalisé et mixé par Fred Lefranc (Pogo Car Crash Control, Miossec) et masterisé par Fabian Tormin. Produit par le label Nice Prod, il sera distribué par Baco Music et sera disponible au format digital et digipack dans un premier temps, puis en vinyle au printemps.
La release-party se tiendra à Paris (La Maroquinerie) le 14 avril 2023.
Grandma ashes concert
La billetterie est ouverte ICI et un pack proposant une place ainsi que l’album (vinyle ou CD) est disponible sur la boutique officielle du groupe (pack limité à 50 exemplaires). 

KLONE - Nouvel album studio en 2023

Le 01/12/2022

Le nouvel album de KLONE sortira le 10/02/2023 via Kscope/[PIAS].
Il aura pour titre :

« Meanwhile »

Klone meanwhile
Chronique des meilleurs et pires aspects de l’humanité, « Meanwhile » est un concept album dont les paroles, écrites par le chanteur Yann Ligner, racontent de sévénements qui se déroulent dans le même temps mais à des endroits différents, amenant une réflexion quant à des choix faits contre notre volonté mais qui peuvent changer le cours de notre histoire commune.
« Within Reach » est le premier single dévoilé par le groupe.

« Meanwhile » sera disponible en CD, vinyle, ainsi qu’en version digitale.
Les précommandes sont accessibles ici :

OÏKOUMEN, Dystopia (04/11/2022 - chronique)

Le 18/11/2022

Multipliant les propositions, « Dystopia » marque une étape nette sur le parcours de Oïkoumen et pose les fondations pertinentes de ce qu'on espère être le début d'une belle lignée.

Voici une nouveauté qui nous a semblé intéressante ; elle est disponible depuis le début de ce mois de novembre :

« Dystopia »

Oikoumen artwork
Le groupe s'appelle Oïkoumen. Il est fondé à Paris en 2017 par Élie Veux, (guitare, composition) et Laura Mazard (chant, textes). Yaël Febvray (basse, synthétiseur) rejoint la formation 2019.
Le groupe est alors prêt pour présenter son premier opus, et c'est un EP éponyme de trois titres qui voit le jour. Il sera porté par le clip « Pompéi ».

Parallèlement, Oïkoumen occupe le terrain avec quelques reprises : Stratovarius, Arch Enemy, Children Of Bodom, Trivium ou encore Rammstein... C'est que ce groupe, d'abord influencé par les grands noms du symphonique, lorgne maintenant vers un métal moderne, comme en atteste son single « The Green Queen » fin 2021...

Et il fait route vers un territoire progressif, baroque et lyrique !
Fort d'une chanteuse au timbre haut, Oïkoumen a muri. Il nous accueille en vocalisant sur un nouvel opus d'environ cinquante minutes.
La voix de Laura Mazard apporte beaucoup. Elle joue même, c'est malin, avec les respirations (« Insidious »).

Autour, les rythmiques claquent, se complexifient, prennent de la vitesse  (« Slaughterhouse ») sans pour autant snober la face symphonique du Métal (« Five Elements »).
La voix imprime sa direction (« Blood Ores »), donne des faux-airs de Lacuna Coil quand elle baisse d'un ton (« Green Warriors »). Elle est rejointe par les claviers quand elle balaie les cimes pour se faire instrument (« Contamination »). Le synthétiseur compose avec la basse un tamis serré autour des guitares (« Burnout »). Puis les musiciens dégagent le champ le temps d'une incartade acoustique qui fait place nette au chant ou à la batterie. 
« Dystopia » se termine dans une pièce enchanteresse de plus de neuf minutes. L'armature est classique, les guitares claires et la flûte sont en pointe sur un premier tiers instrumental bien amené.
Ainsi Oïkoumen finit-il de nous charmer dans un premier album progressif contemporain,  singulier dans la signature, ambitieux dans la composition, lyrique dans le chant. Multipliant les propositions, « Dystopia » marque une étape nette sur le parcours de Oïkoumen et pose les fondations pertinentes de ce qu'on espère être le début d'une belle lignée.

DO(e), Serial Killer (04/11/2022 - chronique)

Le 06/11/2022

« Serial Killer » séduira tout amateur de métal en recherche de chemins de traverse.

Catégoriser DO(e) provoque quelques hésitations car son univers doit autant au heavy qu'au rock prog'. Avec leurs compositions qui s'échelonnent de 3:46 à 9:17, les Parisiens brouillent les pistes. Seule chose certaine : il ne s'agit pas d'un groupe de K-pop finlandais qui chante en Italien !
Comme nous, vous découvrez, peut-être ce groupe. Il a pourtant mis le pied à l'étrier voila longtemps. En 2008, son album « Cold Night In Paris » était album du mois chez Guitarist magazine. Pour son second opus, DO(e) a pris son temps. Il s'en amuse lui-même  dans cette vidéo décalée :

Mais cette fois c'est décidé : le 04/11/2022 c'est le grand retour de DO(e) avec un concept-album intitulé...

« Serial Killer »

Do e
« Serial Killer » raconte en neuf pistes (y compris une courte introduction dont les sons ont été enregistrés dans les rues de Paris) l'histoire d'un tueur en série de la veille de son passage à l’acte au lendemain de son exécution. Mais chaque chanson prise indépendamment, précise le groupe, pourrait raconter une toute autre histoire.

Après une courte introduction, c'est « The First Time », un titre hard/heavy qui nous accueille, avec des choeurs mémorables taillés pour la scène. Le chant retient immédiatement l'attention : une voix plutôt basse, capable de monter, avec beaucoup de présence, et un phrasé singulier. Une particularité assez rare dans le genre pratiqué, nous oserons la parallèle avec Loïc Malassagne, frontman de Hot Hell RooM.

« Dream At Dusk » est un pavé de plus de neuf minutes. Soutenue par un chant féminin, la voix monte en gardant une tonalité grave. Ce morceau-fleuve est une réussite.

« Serial Killer » démarre sur quelques lignes de guitare qui nous conduisent en douceur vers l'électrification. Le chant est très bien souligné par la voix féminine qui va chercher des notes diaphanes.

« The Chase » nous accroche avec ses guitares agrerssives.

 Fame » est bien soutenu par les choeurs.

« What If » propose une belle complémentarité des chants féminins/masculins. Les guitares tissent une ambiance inquiétante.

« The Corridor » est un morceau carré, avec un beau déroulé basse/batterie et des voix féminines très hautes qui prennent le contrepied de la voix de basse.

Pour « Enfin », son dernier morceau le groupe s'essaie au Français. Le phrasé et la structure folk-rock progressive nous évoquent fortement le regretté groupe canadien Harmonium.

Après quatorze ans d'abstinence, DO(e) avait incontestablement des choses à nous dire. Il se lâche, aidé en cela par un chant caractéristique qui retiendra votre attention. « Serial Killer » se distingue, album de heavy/prog un peu inclassable à la signature affirmée. Il séduira tout amateur de métal en recherche de chemins de traverse et surtout il permet d'entrevoir un potentiel des plus intéressants. A découvrir, si ce n'est déjà fait, et à suivre.

IMAGINAERIUM, The Rise Of Medici (17/10/2022 - chronique)

Le 30/10/2022

Les albums de Clive Nolan sont pour moi quelquefois trop lyriques et j’ai du mal parfois à les écouter d’une traite. Pour celui-ci ce n’est absolument pas le cas.

Une chonique d'Harvey
Pour ma première chronique ici même j’ai l’honneur, le privilège mais aussi la difficulté de parler du premier album de Imaginaerium.
Imaginaerium
Pourquoi donc ? Car l’un des fondateurs de ce groupe est Eric Bouillette mon regretté Ami mort bien trop tôt, tant de talent et de gentillesse, de bonté dans une seule personne… J’ai quand même accepté car je considère cela comme un hommage que je peux lui rendre à lui et sa femme Anne claire. Je n’irai pas plus loin dans les arguments personnels que je garde pour moi !
Eric
IMAGINAERIUM - Eric Bouillette
L’idée du groupe est partie de discussions entre Clive Nolan et Eric & Laura Piazzai, puis se sont ajoutés de multiples musiciens, nous y reviendrons.
Clive
IMAGINAERIUM - Clive Nolan
Le scénario de départ est corrélé à l’amour qu'Éric avait pour l’Histoire en général, ici c'est une partie des histoires de la grande famille Medicis qui nous est narrée (grandeur et décadence de Cosimo à la suite de son mariage avec Lucrezia de Medici).
« The Rise of Medici » est donc un album concept composé et arrangé par Clive Nolan et par Eric Bouillette. Coté musiciens nous retrouvons Clive Nolan (claviers, enregistrement batterie, chant – il interprète le personnage de Rinaldo) ; Eric Bouillette (guitares, claviers, mandoline, violon) ;  Laura Piazzai (chant – elle interprète le personnage de Contessina) ; Andy Sears ( chant – il interprète le personnage de Cosimo) ; Elena Vladyuk (chant – elle interprète Lucrezia) ; Mark Spencer (chant – il est Monks) ; Scott Higham (batterie); Bernard Hery (basse) et Isabella Cambini (harpe).
Laura
IMAGINAERIUM - Laura Piazzai
Pour ne rien vous cacher les albums de Clive sont pour moi quelquefois trop lyriques et j’ai du mal parfois à les écouter d’une traite. Pour celui-ci et en grande partie grâce à Éric, ce n’est absolument pas le cas, il est bien plus rock et punchy tout en restant lyrique bien sûr mais la conception est bien meilleure et l’ensemble passe très bien.  « The Tide Will Change » ou « Never Close Your Eyes » où les chœurs sont admirables en sont deux bons exemples. Le reste de l’album est du même acabit avec un « Treachery » magnifique également.

Les envolées de Clive sont toujours autant enjouées mais ici pas surjouées. Laura est parfaite et on retrouve un super Éric à la guitare mais pas que, avec par exemple son admirable travail à la mandoline sur « Glass Throne » ou à la guitare acoustique sur « Fall From Grace ».
Vous aurez compris, cet album est splendide et son écoute est plus que recommandée pour les fans de rock progressif, mais pas que !

HYPNAGONE, Qu'Il Passe (sortie le 14/10/2022 - chronique)

Le 14/09/2022

On gardera un oeil attentif sur Hypnagone, quatuor aussi capable qu'exigeant qui pourrait bien se tailler la part du lion sur la scène du métal progressif de demain.

Hypnagone photo 1
HYPNAGONE est un quatuor de métal progressif originaire de l'Est de la France.
Il nait en 2017, sous l'impulsion d'Antoine Duffour (basse).
Cult Of Luna, Periphery, Cynic, Tool, Fear Factory, The Contortionist, Loathe et Gojira font partie des références citées par ce groupe qui n'hésite pas à intégrer à sa musique d'autres composantes très éloignées du monde du métal.
De 2017 à 2021, Hypnagone s'attelle à l'écriture de son premier album. Il s'agira d'un onze pistes, livré le 14/10/2022 chez KLONOSPHERE. Son titre :

« Qu'Il Passe »

Hypnagone qu il passe artwork
« Qu'il Passe » a été mixé par George Lever (Sleep Token, Loathe, Monuments), et masterisé par Mike Kalajian (Machine Head, The Dear Hunter, Against The Current) au Rogue Planet Mastering.
Les thématiques de l'album abordent des sujets intimes : la solitude, le manque de repères, l'acceptation de soi...
Après une plage instrumentale introductive, « Qu’il Passe »  entre dans le vif de son sujet avec « Shibboleth ». Le Metal s'installe  — il sera la dominante de l'album  — autour de l'égarement, dans une longue pièce qui se joue des structures et qu'un chant saturé vient durcir en fin de partie. 

« Spannungsbogen » bouscule encore l'édifice en introduisant des éléments jazz et avant-gardistes aux aspérités extrêmes. Puis Hypnagone laisse miroiter une trêve   sur « The Step Inward », dernier titre conçu pour l'album et le plus long à finaliser. Partiellement écrit en studio, « Moss », en cinquième position, est une composition conventionnelle qui permet de reprendre un peu de souffle avant de repartir doucement  (« L'Arbre ») en mode post-métallique. Un saxophone aura tenté d'adoucir un morceau abrupt (« White Field »). Extrême, il sera suivi d'une respiration bienvenue portée par les considérations de l'écrivain Céline (« Elegy »). La suite vrille dans nos têtes, emprunte au grunge, tandis qu'un clavier s'affole et que les vocaux éructent (« Dross »). Le reste est plus étrange encore, avec de belles pincées de cordes et un univers qui se démultiplie en agressivité (« The Mind Derailed »). Mais c'est « Light Bulb » qui offrira enfin l'accalmie qui nous conduira en sortie d'album.
Sans cesse en mouvement,  sûr de son fait, « Qu’Il Passe » s'affirme au fur et à mesure de son écoute. Fusionnant des influences post-metal au jazz sur une trame progressive à forte dominante métallique, il bouscule, provoque, frise l'avant-garde, peut aller à l'extrême dans un mélange corrosif des genres sans jamais se faire chaotique.
Plus réfléchi que complexe, il s'écoute et se comprend, prend le temps de s'installer, en pavé prog' bien ciselé, avec des structures aussi enchevêtrées que celles de sa pochette. « Qu’Il Passe » s'adresse donc d'abord à un public progueux qui pense que le meilleur chemin pour aller du point A au point B n'est certainement pas la ligne droite. Impressionnant de maîtrise, il n'a rien du coup d'essai. Il il détient les qualités pour interpeller et séduire, l'inspiration, la technique, et bien sûr ce son qui met en valeur toute sa foisonnance. « Qu’Il Passe » n'est donc pas un opus pas ordinaire, d'autant moins à ce stade du premier album, et l'on gardera un oeil attentif sur Hypnagone, quatuor aussi capable qu'exigeant qui pourrait bien se tailler la part du lion sur la scène du métal progressif de demain.
Le lien  :

 

ENNEADE : Withered Flowers and Cinnamon (sortie le 29/04/2022 - chronique)

Le 13/09/2022

Un album à haut niveau de composition et d'interprétation qui devrait séduire les progueux les plus exigeants.


Trois albums en vingt-sept ans, on ne peut pas dire que cette formation bâcle ses productions. Et on veut bien croire, comme promis, qu'on arrive à l'opus de la maturité.
ENNEADE  est un quintette lyonnais. Plus de dix ans après son album « Teardrops in Morning Dew » (2011) il revient en avril 2022, via Vallis Lupi. Son  nouvel effort est un cinq titres d'une durée supérieure à trente-sept minutes, soit une moyenne au dessus des sept minutes par composition. Cela s'appelle :

« Withered Flowers and Cinnamon »

Enneade artwork
Avec tout ce temps passé, l'univers du groupe a évolué. Il confesse une place plus importante au mellotron et aux synthétiseurs analogiques, tandis que King Crimson, Genesis, et plus généralement les groupes influents de la scène des 70's, restent les références citées par ces Lyonnais.
Les chansons, paroles et musiques, sont signées Enneade. La composition se fait en commun, avec la participation de chacun.  La musicalité prime. Enneade n'est pas un groupe à message, nous explique-t-on, ses textes sont généralement  inspirés de faits imaginaires, s'attachant à des situations incongrues ou reflétant des ressentis.
Musicalement Enneade pourrait vous inquiéter par la longueur des compositions (non, non, répondent les progueux qui se frottent les mains). Balayez vos à-priori ! Si longues que puissent être les pièces, elles ne vont pas dans la démonstration, elles se font accessibles, même instantanément enthousiasmantes.
L'intro aux guitares claires de la première piste, « A Foul Taste Of Freedom », tutoiera d'emblée l'oreille des familiers des vieux Genesis. La période Fish de Marillion n'est pas loin. Celle de Hogarth viendra plus tard (« Autumn »).
Ce début grisant n'est jamais contredit. Alors l'enchaînement vous emportera habilement. D'autant que Christian Greven donne beaucoup de corps à son interprétation par un chant expressif — la caractéristique est assez rare pour qu'on la souligne.
Disons également que si « Withered Flowers and Cinnamon » se veut moins métallique que ses prédécesseurs, il n'est aucunement mou du genou. Ses grattes savent donner du riff (« Illumination »), balancer un solo mélodique ou agressif, tandis que la basse peut apporter sa note fraîche et funky (« Grand Buffet »).

Enfin, les arrangements, la variété des instruments, permettent d'exciter la curiosité de l'oreille par des sonorités inattendues (l'intro de « Tinkling Forks  » ou le saxophone de « Autumn  »).

Ainsi, sans démonstration inutile, mais avec beaucoup de réflexion dans sa manière d'amener la musicalité, Enneade propose-t-il un album à haut niveau de composition et d'interprétation qui devrait séduire les progueux les plus exigeants.
Un album d'un tel gabarit, capable de concurrencer les meilleures sorties internationales dans cette catégorie exigeante, ne se présente pas tous les jours. On ne peut évidemment que vous le  recommander.
La production de « Withered Flowers and Cinnamon » est signée Thibault Bernard (Convulsound Productions). Elle apporte un excellent confort d'écoute.
« Withered Flowers and Cinnamon » est disponible depuis le 09/04/2022. Encore un chouette poulain dans l'écurie de Vallis Lupi !

Son Lien :

Les Chroniques :

  • Grâce à la beauté sublime de ses mélodies, à ses arrangements lumineux et à sa fluidité, “Withered Flowers and Cinnamon” est un superbe disque plein de grâce, un disque marquant de cette année.
    Music Waves
  • L’émotion et une formidable maîtrise instrumentale se rencontrent pour un résultat tout à fait séduisant.
    Music in Belgium

Enneade maao photosEnneade par Maao-photos
Line-Up :

  • Julien Fayolle : basse, contrebasse, Chapman Stck, Moog Taurus et glockenspiel
  • Christophe Goulevitch : guitares
  • Christan Greven : chant, choeurs, claviers
  • Frédéric Lacousse : batterie, percussions, marimba et xylophone
  • Georges-Marc Lavarenne : guitares électriques et acoustiques, mellotron & choeurs

Invités :

  • Kunio Suma (Bi Kyo Ran) : guitares et solo (3, 4)
  • Olivier Sola : saxophone (5)

Tracklist :
1.- A Foul Taste of Freedom (9:21)
2.- Illumination (7:27)
3.- Tinkling Forks (4:40)
4.- Grand Buffet (3:36)
5.- Autumn (12:13)
Durée totale : 37:21

Discographie :
Remembrance, 2006
Teardrops in Morning Dew, 2011
Withered Flowers and Cinnamon, 2022

 

Le nouveau SPHERES sortira le 23/09/2022

Le 11/09/2022

Près de trois ans après la sortie de leur premier album « Iono » (2019), les métalleux progressifs français SPHERES sont sur le point de donner naissance à leur deuxième album.
Spheres band
Il s'appellera « Helios », et il est décrit comme un  nouveau voyage spirituel dans un monde dystopique.
Sa sortie est attendue en CD, LP et numérique via M&O Music et Spinoza Records. pour le 23/09/2022.
Spheres cover
En attendant, et pour vous présenter cet opus, les Parisiens ont dévoilé un premier aperçu de « Helios » avec le clip-single « Spiritual Journey ».

Les précommandes de l'album sont déjà ouvertes sur Bandcamp (et si vous accrochez n'hésitez pas : le prix défie toute concurrence !) :

Line-Up :

  • Jonathan Lino : chant, guitare, clavier, production
  • Olivier Moreau : chant, backing vocal
  • Clémence Santé : basse
  • Jesse Haddad : batterie
  • Marco Walczak : clavier

NEMO : Les nouveaux Nouveaux Mondes (2022)

Le 27/08/2022

Fort de vingt-deux ans d'expérience le groupe de rock progressif Nemo a décidé de mettre à l'honneur « Les Nouveaux Mondes », son premier album, en le réenregistrant à l'occasion de son vingtième anniversaire. 


Nemo s'est mis en pause en 2015 après l'album « Coma », cependant que Jean-Pierre Louveton (guitare, chant) proposait avec JPL ces dernières années une superbe trilogie sur l'histoire de l'humanité baptisée  « Sapiens ».
Ce nouvel enregistrement des « Nouveaux Mondes », précise Nemo, n'est pas un retour, mais plutôt une façon de remercier les fans et de fêter les vingt ans du disque.
Nemo introduisait cet opus ainsi :
« Nous allons vous raconter une histoire, une histoire extraordinaire. Une histoire d’exploits et de découvertes. Une histoire de défis et de progrès. Nous allons vous raconter l’histoire de ces hommes qui ont fait avancer le monde, qui ont fait reculer les barrières de l’impossible.
Dans ces histoires, l’esprit visionnaire est au service de l’imagination, et l’imagination complice du progrès. Les personnages que nous allons vous montrer, tout droit sortis de la fiction, ont enflammé la science et réformé le monde… »
L'album a été réenregistré par le line-up classique du groupe : JB Itier, Lionel B Guichard, Guillaume Fontaine et JP Louveton.
L'artwork 2022 est signé Stan W Decker (Blue Öyster Cult, Jorn).
Nemo
« Les Nouveaux Mondes » sera disponible en CD digipak (avec deux bonus) et en téléchargement Haute Résolution dès le 29/08/2022. Une version en double vinyle sera  proposée plus tard.
Cette nouvelle version des « Nouveaux Mondes » peut être précommandée ici :

Ces nouveaux  « Nouveaux Mondes » tiennent toujours remarquablement la route. Nous vous invitons à les (re)découvrir !

Line-up :

  • Jean-Pierre Louveton : Guitare, chant, basse (Africa), instruments virtuels
  • Guillaume Fontaine : Claviers, chant
  • Lionel B. Guichard : Basse
  • Jean-Baptiste Itier : Batterie

Avec :
Pascal Bertrand : Batterie (Bataille navale)
Benoît Gagnon : Basse (Bataille navale)

­Tracklisting :

1. Abysses (10.03)
2. Dr Fergusson et les caprices du vent Vol.1 : Au dessus   des toits (6.39)
3. Danse du diable (2.48)
4. Tempête (7.18)
5. Dans la lune encore (6.23)
6. Dr Fergusson et les caprices du vent Vol.2 : Au dessus   des pyramides (5.58)
Phileas (20.41) :
7. Départ / Europe (4.57)
8. Les fleuves sacrés (3.16)
9. Luna (5.54)
10. Nouveau monde (6.34)
Bonus :
11. Africa  (5.51)
12. Bataille navale (11.08)
Durée totale: 76.56

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ARKNESS, Tales from the InBetween (2022)

Le 17/08/2022

Retour sur une sortie du début d'année 2022 avec un premier album de métal progressif loin d'être anecdotique : « Tales from the inBetween » du groupe ARKNESS.
Arkness
« Tales from the inBetween » était initialement un projet au clavier de la Toulousaine Magali Cantinot. A compter de 2019, seize musiciens viennent l'enrichir (line-up in fine) et c'est une galette de neuf titres pour une durée d'environ quarante-huit minutes qui voit le jour le 22/02/2022 dans un artwork signé Magali Cantinot/Entre Temps.
Produit par Arkness, l'album est mixé par le Studio Poulpy et masterisé par Apair Prod.
Chaque morceau de l'opus est le chapitre d'un livre fantastique qui vous entraînera dans des eaux inconnues, dans le ciel, dans la marche du temps, dans les profondeurs du désespoir ou à la rencontre de la Sorcière d'En Bas.

En place et inspiré, Arkness multiplie les ambiances et vous accroche avec des pièces ouvertes d'une belle intensité (« Six Steps Of Madness », «  Hope In The Universe ») parées d'envolées et de choeurs à la Queen. La voix lead, puissante, peut d'ailleurs rappeler à travers différentes compositions le timbre de Freddy Mercury dans les médiums. Danny Elfman, Dream Theater sont également des noms qui ont pu surgir dans une moindre mesure à l'écoute de l'album.
Si ce chant et les claviers nous semblent ses deux atouts majeurs, il est parfaitement mené d'une manière générale et son casting étoffé lui donne beaucoup de relief. Il tire son épingle du jeu par des compositions, des arrangements et une interprétation d'un degré rarement atteint à ce niveau de parcours. L'ensemble s'enchaîne bien, même si sa légère complexité progressive pourra vous demander plusieurs écoutes.
« Tales from the inBetween » marque des débuts très intéressants qui ne manqueront pas de vous surprendre, la suite sera bien sûr à suivre avec attention.

Les Critiques :

Line-Up :

  • Mathieu Vergez : chant
  • Magali Cantinot : compositions, clavier
  • Sébastien Rouzoul : basse
  • Johann Brassac : batterie

Invités :

  • Guitare : Clément Longuet, Lucas De La Rosa, Tao Painvin, Maxime Ruel, Louis Marcais, Donnchadh Mullaghy
  • Basse : Swann Mayolle
  • Chant : Anne Cya, Nico Moroni, Raphaël Vallaury

Tracklist:
01. Aquarius
02. Six Steps Of Madness
03. The Witch From Below
04. Paradoxe
05. Hope In The Universe
06. Five Years In The Sky
07. Eternity And Brimstone
08. Circus Dazzling Lights
09. The Discovery Of Arkness
Durée totale : env. 48mn

TRANZAT, Ouh La La (2022)

Le 15/08/2022

Même si on a l'air d'arriver après la guerre, impossible de ne pas vous parler du nouvel album de Tranzat ! D'ailleurs la guerre n'est pas finie, puisqu'on profite (malin, Ahasverus !) de ce que la formation brestoise passe sur la Massey Ferguscène du MOTOCULTOR FESTIVAL Open Air de Saint-Nolff ce samedi 20 Août à 13 heures 35 pour vous présenter à notre sauce le surprenant et très réussi « Ouh La La ».
Tranzat motocultor
« Ouh La La », le groupe breton l'a livré dans un artwork rassurant : sûr que vous auriez laissé votre fille partir en pique-nique avec ces garçons le lendemain de la kermesse paroissiale du 15 août.
Tranzat ouh la la
« Ouh La La » sortait le premier avril.  Le ton ne pouvait être mieux donné !
Inventifs et drôles, les Brestois cultivent la dérision jusque dans leurs clips.

Voici pour la forme. Mais côté musique, on donne dans la haute voltige !
Tranzat marie une bonne dose de technique à son inspiration facétieuse, et son oeuvre foutraque prend une cohérence et un intérêt qui se maintient sur ses cinquante-quatre minutes.
Donner l'impression de s'amuser tout en pratiquant un grand écart que n'aurait pas renié JCVD pour coller au plafond, c'est le signe d'une certaine expertise !

La galette bretonne glisse merveilleusement bien. Elle atteint un caractère universel et je vous mets au défi de trouver, à son propos, la moindre critique négative...
Nul besoin d'en dire beaucoup plus : si l'attitude décalée qu'on trouve chez une certaine scène d'avant-garde rhodanienne (Poil, Ni, Chromb, Ultra Zook) vous parle — dans un registre plus cinématographique certains chroniqueurs citent les Monty Python — si Devin Townsend et Faith No More (« Mr Awesome ») sont des références qui vous ravissent les oreilles, Tranzat vous propose une formule de haut niveau tout à la fois drôle, technique, digeste et hautement admirable.
« Ouh La La » est sorti chez KLONOSPHERE. Vous le trouverez sans difficulté : il trône sur le haut du panier de l'année 2022.
Immanquable !

Les Critiques :

  • Les Bretons ont revu leur copie depuis The Great Disaster, ils proposent des compositions moins longues, plus directes. Denses également, ce qui n’est pas plus mal.
    Nightfall in Metal Earth
  • L’album s'avère aussi bigarré qu’excellent.
    COREandCO webzine
  • C’est systématiquement bien fait et même le côté décalé des compositions ne prend jamais le pas sur la qualité, et évite ainsi la caricature.
    Aux Portes Du Metal Webzine
  • Les musiciens et chanteur sont des monstres libérés des contraintes techniques et peuvent interpréter n’importe quoi (c’est d’ailleurs ce qu’ils font).
    Métal Intégral
  • Neuf morceaux de très haut niveau. Impeccablement produits, chacun d'entre eux possède cette fibre, unique, qui ne donne qu'une seule envie : y revenir.
    HARD FORCE

Le Lien :

 

ATLANTIS CHRONICLES, Nera (2022)

Le 09/07/2022

Nouveau logo, nouveau line-up, nouveau style, après deux albums  remarqués ATLANTIS CHRONICLES  revenait le 08/04/2022 avec « Nera » dans un artwork signé par l'artiste russe Valery Konovalova.
Atlantis chronicles nera

Long d'environ trente-cinq minutes, « Nera » est un concept-album qui nous fait suivre les derniers instants de l’Atlantide à travers les yeux d'une de ses habitantes (Nera) avant que les flots ne la submerge. Fort de ce fil rouge, Atlantis Chronicles explore dans des textes en Anglais l'acceptation, le renoncement, ainsi que notre capacité d'adaptation face à un environnement en mutation.
Musicalement, le groupe bouscule ses principes. Il faut dire que le changement dans le line-up a été conséquent puisqu'Atlantis Chronicles a renouvelé son binome chant/guitare.
Le groupe donnait son état d'esprit lors de la campagne de financement de l'album :
« Notre volonté a été d’explorer de nouveaux horizons, d’expérimenter, d’enrichir les couleurs musicales d’Atlantis Chronicles, tout en conservant son identité et ses particularités. Toute notre identité visuelle a également été retravaillée : nouveau logo, nouvelle charte graphique, nouveau merchandising, nouvelle scénographie… »
Pari clairement tenu concernant la musique :  « Nera » s'ouvre sur une belle montée en puissance qui ne cessera d'éclater au fil de compositions à la fois courtes et progressives, à la technique omniprésente, mises en valeur par d'agréables arrangements et par un son qui promet de la pâture à vos esgourdes.

Au milieu de son univers bousculé, Atlantis Chronicles réussit à amener de la mélodie, l'oxygénant à coups d'arpèges. Son prog hardcore privilégie un format court — chargé jusqu'à la gueule — qui dépasse rarement les quatre minutes.
Incontestablement dense et couillu, « Nera » est un album dont la tenue, la réalisation, et tout simplement la réussite, forcent le respect. Atlantis Chronicles y conduit ses expérimentations par touches avec un brio immédiat. La précision de la production vous permettra d'en savourer chaque détail. L'album séduira ainsi un public extrême, progressif, les amateurs de technique, et plus généralement tout amateur de métal moderne inspiré. C'est une sortie 2022 déjà disponible et à ne pas rater.

Pour aller plus loin avec cet album nous vous recommandons cette interview de FRENCH METAL  :

Les Critiques :

  • Un metal progressif, riche et fouillé, mélodique, teinté parfois de djent, alternant chant clair et saturé, et capable de délivrer des ambiances aussi puissantes qu’aériennes.
    HARD FORCE
  • Tout est bon sur ce disque de metal progressif moderne !
    Music Waves
  • Les qualités qui ont pu faire de ce groupe un potentiel challenger pour monter sur le toit du Death Metal technique et progressif français sont toujours présentes.
    Aux Portes Du Metal Webzine
  • Atlantis Chronicles reste un groupe de metal extrême avant tout, mais il s’éloigne du death technique de ses débuts pour un style désormais plus proche metal prog, du deathcore voire du metalcore moderne.
    La Grosse Radio

Tracklist :

  1. Full Fathom Five
  2. The Drowned and the Saved
  3. A New Extinction
  4. We Saw It All Coming
  5. Obsolete Bodies
  6. Ruins and Memories
  7. The Great Escape
  8. The Great Inscape
  9. The End is Near
  10. Fatherless Nights Ahead

Line-Up :

  • Julien Harp: Chant
  • Alex Houngbo: Chant, guitare
  • Julien Rosenthal: Guitare
  • Simon Chartier: Basse
  • Sydney Taieb: Batterie

Les Liens :