PROGRESSIVE

WYVERN "RADIATIONS" (Album 2022)

Le 06/05/2022

Groupe : Wyvern
Origine: Toulon (FR)
Album: RADIATIONS (18/03/2022) - Chronique d'album
Genre: Rock Progressif, atmosphérique, Cinématographique
Label :  Whormholedeath (Italie)
Par Dam'Aël

 

 

WYVERN : LE GROUPE

 

Wyvern!?... Est-ce cette envie de voguer sur les eaux du Metal Progressif à l'instar de ce magnifique 2 mâts norvégiens du même nom de 1897 naviguant sur les eaux nordiques, ou la nostalgie de certaines radios nées dans les années 80 avec notamment celle qui diffusait dans le Herefordshire et la Worcestershire, qui a motivé ces quatre jeunes Sudistes à choisir ce patronyme. A priori pas du tout! La tramontane, le poulen, le ponant, le mistral ou encore l'aguieloun soufflent dans la rade de Toulon et ramènent quelques souvenirs... celui d'un ancien groupe dans lequel le papa de Laurent et Aurélie tenait place. Un formatage paternel, affectif mais pas que... est à l'origine de cette histoire.

WYVERN le groupe

Wyvern s'est formé en 2016 dans la région du Var (83) avec une envie puissante de donner une suite logique à leur formation artistique. Tout droit sortis du Conservatoire TPM de Toulon, Julien Wetterwald * à la guitare et au chant, Aurelie Martin ** à la basse, Laurent Martin *** aux claviers et Alexandre Prs **** à la batterie s'essaient à un style de Rock progressif y associant des sonorités Metal teintées d’électro. 

* étudiant au conservatoire de Toulon depuis l'âge de 6 ans, Julien obtient un Brevet d'Études Musicales (BEM) de solfège en 2013 avec Mention bien puis un BEM de guitare en Mai 2018 avec Mention très bien et les félicitations du jury. Actuellement en fin de cycle du cursus de guitare en "Musiques Actuelles" il a comme objectif de devenir enseignant au conservatoire.

** Aurélie :  BEM classique en solfège / BTS Design Graphique communication des medias numériques

*** Laurent : BEM classique en piano et solfège / DUT MMI (metier du multimédia et de l'Internet) / LP TSI (license pro techniques du son et de l'image) / en train de passer le CEM classique en piano 

**** Alexandre : en cours d'ontenir le BEM musique actuelle en batterie et solfège 

Wyvern devient lauréat du tremplin Classeurock qui le propulse sur la grande scène du cours Mirabeau à Aix-en-Provence en 2017 pour la fête de la musique en première partie d'Aqme et Blazing war machine. Il est vainqueur du tremplin Rockavalaire en 2018 et sélectionné par RTL2 pour la fête de la musique 2019 à Saint Raphaël...

2021 est une année importante dans le cursus du quartet avec cette signature sur le label italien Whormholedeath.

https://www.youtube.com/channel/UCDf3BAPumpCkSMXVJ7w17iA )

 

DISCOGRAPHIE :

 

En Janvier 2018 ils sortent leur premier album de 11 titres autoproduit «World Product».  https://0wyvern0.bandcamp.com/album/world-product


Le 23 Mars 2019 c’est l’EP 2 titres « Moonshine & Neoworld » qui fait son apparition, ce dernier étant entièrement enregistré par Sébastien  Camhi au StudioArtmusic». https://0wyvern0.bandcamp.com/album/moonshine-neoworld


En Novembre 2019 le premier clip du groupe (réalisé par Nicolas Fournier ) illustrant le titre Moonshine de leur EP est diffusé sur YouTube


Ils reviennent en 2022 pour leur second opus RADIATIONS. 

 

L'ALBUM :  RADIATIONS

 

L album radiations de wyvern

Présenté en version digipack le 18 mars 2022, les 7 titres de la galette Radiations délivrent près de 40 minutes de Metal Progressif qui joue l'alliance entre la musique et le 7ème art. " Notre communauté et nos auditeurs nous disent généralement que nous sonnons comme un mélange de Muse, Pink Floyd, Dream Theater et Devin Townsend. Le son Wyvern a été façonné par un large éventail d'artistes et de genres musicaux, mais surtout des groupes comme Leprous, Muse, Porcupine Tree, Devin Townsend, Haken, Avenged Sevenfold, Dream Theater.  « Nos influences viennent des différentes musiques que nous écoutons, ça peut être des groupes ou des artistes solo, de différents genres musicaux. Il peut également s'agir de films, de séries ou de jeux vidéo. " dixit le groupe.

C'est la raison pour laquelle ils ont donné vie à l'histoire narrée dans leurs chansons à travers une petite série de 4 vidéo-clips cinématographiques, 3 réalisés sous la direction de Nicolas Fournier et un, sous la collaboration  de Elisa Lecourtois pour l'animation du titre Amnesia, clips qu'ils ont diffusés du 18 février au 11 mars avant la sortie officielle de l'album. Ceci a été possible grâce à une contribution-crowdfunding largement atteinte via Helloasso.

 

Le travail de composition et d'écriture des textes est réalisé  pour une grosse partie par le claviériste Laurent, multi-instrumentiste à la productivité assez exceptionnelle. S'il fallait inventer le bouton off-humanoïde, ce serait forcément pour lui. Initiant les titres soit à partir de riffs de guitare, soit à partir de ses claviers, ou encore prenant comme support des banques de sons préexistants qu'il transforme pour leur donner une version plus identitaire, le plus gros du travail est ensuite présenté aux autres membres pour un peaufinement jusqu'aux moindres détails.

Fidèle au Studio Art Music (83), c'est Sébastien Camhi qui s'est occupé du travail d'enregistrement et du mixage des pistes. Le mastering a été confié à Kai Stahlenberg du Kohlekeller Studio (Seeheim-Jugenheim) en Allemagne. Quant à l'artwork, c'est la cinq-cordiste Aurélie qui s'est fait plaisir en réalisant le dessin de la pochette et Nicolas Fournier qui a mis la touche finale sur le design du titre de l'album. 

 

Tracklist:


01. Radiations (8:02)

"Radiations est un long morceau d'introduction qui retranscrit à travers les yeux d'une personne (Adam), l'arrivée de Radiations dans un monde paisible. Il est seul à survivre à ce cataclysme, sans comprendre pourquoi... Comme s'il était voué à survivre seul dans ce monde dévasté". 

C'est dans un univers d'arpèges électro-acoustiques que s'ouvre le parcours d'Adam et le nôtre dans Radiations. Le synthé et la batterie s'invitent à mi-distance dans la 3ème phrase musicale de cette longue introduction instrumentale, rejoints en 8 temps, 2 mesures par une basse lourde et sombre. Un duo basse / batterie qui donne une couleur inquiétante à ce tableau musical et au nouvel environnement d'Adam. Le chant clair et mélodique est supplanté par un scream soudain et violent. On note l'intervention de Alan Dufrêne pour les screams du titre, uniquement sur l'album (ce sera aussi le cas sur Amnésia et The Traveler).  Un morceau au décor changeant dont le rythme se module tout au long de ces 8:02.


02. Amnesia (5:27)

Le morceau « Amnesia » est un long rêve de notre protagoniste « Adam » qui essaie tant bien que mal de trouver un moyen d'échapper à ce nouveau monde sans espoir. Le monde réel ayant été dévasté par les radiations, Adam se réfugie dans ses rêves pour y créer son monde. Au début, tout va bien pour lui, il se découvre des pouvoirs de création qu’il n’avait pas dans le monde réel, il y découvre des paysages d’une pureté qu’il ne croyait jamais revoir. Mais plus son rêve avançait, plus il devenait instable et dangereux, jusqu’à ronger Adam de l’intérieur et ne plus lui permettre de se réveiller. "

Amnesia est plus électronique, plus moderne. Ses sonorités relèvent de ces musiques de dessin animé confirmées par l'animation-clip proposée le 18 février  par Elisa Lecourtois pour supporter cette deuxième piste. Le chant de Julien, très varié, propose des nuances très basses, parfois plutôt pop, sur fond plus délirant. Le passage screamé assuré par Alan apporte ce côté angoissant au stress rencontré par Adam, en opposition  avec les passages mélodiques chantés en voix claire par Julien. Les structures sont travaillées, recherchées et les sonorités plus électroniques contrastent avec ses passages plus classiques de l'interlude guitare/synthé  aux environs des 4 minutes.

 


03. Black Medicine (5:52)

Dans « Black Medicine », on assiste à la guérison de Adam et à l’extraction de son rêve dans lequel il est resté enfermé "

En trois pistes, on ne peut que constater la capacité qu'a Julien à nous proposer des tableaux vocaux très variés, contrastés et très différents d'un titre à l'autre ; mais aussi la capacité générale qu'a le groupe à plaquer une inventivité et une inspiration très redoutable. Top départ avec Aurélie à la basse, Black Medicine dévale la piste des sillons à un tempo plus rapide que les précédents, sans omettre d'y intégrer des plages plus modérées qui ne s'éternisent pas. Très dynamique, très Prog et tout autant inspiré que ce début d'album. Il semble évident que cet opus s'est engagé à nous proposer de la matière et de la belle matière pour nos oreilles! La technique est une base solide chez Wyvern au même titre que l'inspiration. Toujours dans le cadre de la promotion de Radiations, un clip a été mis en ligne le 25 février, réalisé par Nicolas Fournier.

 


04. The Race (5:14)

Dans « The Race », Adam tombe sur une civilisation d’un nouveau peuple vivant sous les radiations. Ils perçoivent Adam comme un étranger ou même comme un monstre, différent de par son apparence et ses vêtements. Nous avons vraiment voulu marquer et illustrer cette différence en habillant tous les habitants de cette même civilisation exactement de la même manière. "

Morceau très syncopé, jouant la magie d'un duo basse/batterie efficace, batterie qui se lâche en proposant des patterns énergiques aux débits galopants et aux sonorités particulières. Introduit par le clavier, ne ratez pas à 2:32 ce passage épique de percussions dont je vous précise l'anecdote. Sébastien tenait à ajouter des percussions supplémentaires dans ce titre ; l'idée était de faire intervenir en guest Les Tambours du Bronx. Malheureusement, la formation de Varennes-Vauzelles (58) n'a pas donné suite à cette demande. Vraiment dommage car ils auraient apporté une touche supplémentaire à la sculpture musicale des Toulonnais. Sébastien et Wyvern ont su réagir en réalisant un simulacre fait-maison qu'on pourrait nommer " Les Tabourets du Bronx de la rade de Toulon"... on apprécie aussi le jeu sur le Sharley, le piano énigmatique et ce solo de guitare magnifique et très technique.

Sortie du clip le 4 mars :


05. Acceptance (1:49)

Arpèges et bruits étranges constituent cet intermède qui signe une certaine résignation que les plages de synthé très atmosphériques complètent magnifiquement. Mais un rebondissement n'est-il pas possible? Acceptance pourrait être l'intro de Fading Fear.


06. Fading Fear (4:44)

Après avoir compris qu’il n’avait aucune chance de s’intégrer dans ce monde, Adam se résigne alors à le quitter. C’est ainsi que commence « Fading Fear », où on voit Adam seul avec ses pensées suicidaires. Au moment de passer à l’acte, il fait un étrange rencontre. Sa femme de sa vie d’antan l’a retrouvée. Tous les souvenirs d’Adam revenaient à lui. "

Morceau plus jazzy et dansant sur base de ternaire me semble t'il, où la basse prend les sonorités d'une contre-basse jazz. Chagrin, amour, mélancolie, beaucoup  d'émotions.. On nous invite dans un doux tourbillon à valser en mid-tempo sur un dénouement plus positif et joyeux. Tout est splendide musicalement : claviers, basse, batterie, guitare, chant. Nicolas Fournier nous délivre des craquements de vieux vinyls et ceux de vieilles bandes de film. Fading Fear sera le quatrième et dernier video-clip avant la sortie de Radiations. 

 


07. The Traveler (9:10)

"The Traveler" désigne Adam. C'est une sorte de rétrospective sur tout son parcours, il regrette la vie d'avant les Radiations (il se raccroche à tous les souvenirs de cette vie paisible) et maudit son destin tragique. On aime à penser qu'il se juge lui-même, comme s'il se voyait à la 3ème personne. Ce point de vue à la 3eme personne marque son impuissance dans toute cette histoire, c'est le destin qui l'a amené ici, tel un scénario de film déjà écrit. "

A l'instar du titre qui ouvre l'opus, The Traveler s'annonce sur des notes de guitare électro-acoustique sur lesquelles Julien pose un chant mélodique qui monte en hauteur et en puissance. Le relai est pris par Alan pour un chant plus musclé et screamé porté par une session rythmique plus agressive. Le voyage est changeant, passant d'une rive douce et calme à l'autre plus énervée et puissante : un Progressif moderne qui suit l'imagination du groupe, son émotion, fidèle à la veine de Radiations tout au long de ses 40 minutes.

 

Notre avis:

"Radiations" est un véritable projet artistique comme on aimerait en avoir plus souvent. Très intense par la qualité de ses compositions, léger crossover des genres mais surtout grand mélange des styles sur trame de pur Progressif moderne, voila comment on pourrait décrire l'univers musical du quartet dont l'originalité est l'introduction plus massive de sons électroniques divers et très variés. La guitare, les claviers,les synthé apportent les couleurs à ce tableau qui couvre un spectre très large de variations sonores, parfois lyriques, parfois symphoniques ou encore jazzy. "Radiations" présente le génie de ce jeune groupe rempli de talent. Leur travail est sculpté jusqu'au détail le plus microscopique, alliant émotion et inspiration. "Radiations" joue l'explosion des nuances, des énergies, de la diversité. L'inspiration irradie ses 7 titres et le talent rayonne tout au long de ses 40 minutes. Contamination totale et absolue avec un pronostic des plus sains et vivifiants. Le traitement aux résultats garantis est assuré. Quant aux effets secondaires, ils sont imparables et irréductibles: l'achat instantané de l'objet et la course folle aux lives proposés par le groupe. La dose de rappel est quotidienne et acceptée à une très large majorité.

A noter que si sur l'album les screams sont exécutés par Alan Dufrêne, Julien a travaillé et continue son travail vocal. Pour avoir vu le groupe en concert, Julien assure avec panache les envolées vocales, les tessitures de basse sans support technique annexe et les quelques screams qui jonchent cette fresque vocale. 

La structure des morceaux est complexe, parfois réalisée en 7/8, 5/4, en contre-temps et aux débits différents sur des tempi qui peuvent fluctuer au gré des émotions dégagées. Alexandre a mis en évidence un excellent travail d'interprétation et d'exécution sur les toms, la grosse caisse et ses deux caisses claires. Aurélie manie les 5 cordes de sa basse avec beaucoup de talent, excellant dans le slapping sur certains des titres. En plus du chant, on reconnaît la technique sur les 7 cordes de Julien qui sait donner l'intensité et les émotions aux soli de chaque morceau. Et pour finir, on constate une énorme capacité de la part de Laurent à composer, à imaginer, à transcrire, à créer avec aisance et beaucoup de subtilité du Prog de grande qualité ; l'étoffe d'un grand compositeur. 

Le talent de Wyvern est un véritable Talent qui mérite une exposition médiatique de plus grande envergure, qui devrait les amener jusqu'aux scènes internationales du Progressif, tant le niveau de ces jeunes est incontestable. En plus d'une grande générosité doublée d'une certaine humilité, une maturité grandissante ressort de ce nouvel opus, maturité qui est très loin d'avoir atteint le high level car "les petits étalons" en ont encore beaucoup sous leurs sabots.

Ceci n'engage que moi mais j'imaginerais très volontiers un concert de belle envergure proposant Wyvern et LAG I RUN: vague de talent dans la rade de Toulon.

 

 

Les liens :

https://www.facebook.com/20wyvern14/

https://www.youtube.com/channel/UCzDdXr-Lz_KAqjcaraFnP_w

https://0wyvern0.bandcamp.com/

 

Logo wyvern

 

 

SOLACE SUPPLICE : album en juin 2022

Le 03/05/2022

Solace Supplice a présenté un premier extrait de son futur album « Liturgies Contemporaines » qui sortira le 15/06/2022 via FTF - MUSIC.
Solace supplice
Formé en 2020, Solace Supplice est un groupe de rock en français formé par deux membres du groupe de rock progressif  Nine Skies, Eric Bouillette et Anne-Claire Rallo. Son premier EP éponyme est sorti en juillet 2020.
Le nouvel opus de Solace Supplice sera un onze titre. Le line-up du groupe est complété par la bassiste Willow Beggs et le batteur Jimmy Pallagrosi.
Le premier des morceaux dévoilé s'appelle « Le tartuffe exemplaire ».

Anne-Claire Rallo signe les paroles sur une musique d'Eric Bouillette :
« Éloquence inclusive / De réseaux virtuels / Cherche ardeur intuitive / Ou pensée sans séquelle / Tisse ta toile avec soin / Et bientôt ils croiront / Tes mensonges cartésiens / Le Tartuffe exemplaire / Au venin volte-face / Courbe l’échine en face / Puis chicane sur l'envers / Parangon de vertus / A la vie de scandales / Fourberie maladive / Simagrée compulsive / Catalepsie cérébrale / Bonimenteur asocial / Ce royaume illusoire / Est ta jouissance d’un soir / Déconvenues en séries / Ton palais est bâti / Sur des cendres forgées / D’affres et de calamités / Éloquence inclusive / De réseaux virtuels / Cherche ardeur intuitive / Ou pensée sans séquelle / Tisse ta toile avec soin / Et bientôt ils croiront / Tes mensonges cartésiens / Le Tartuffe exemplaire / Au venin volte-face / Courbe l’échine en face / Puis chicane sur l'envers / Parangon de vertus / A la vie de scandales, / Fourberie maladive / Simagrée compulsive / Le Tartuffe exemplaire / Au venin volte-face / Courbe l’échine en face / Puis chicane sur l'envers / Parangon de vertus / A la vie de scandales / Fourberie maladive / Simagrée compulsive. »
Solace supplice band
Line-Up :

  • Eric Bouillette : : guitares, chant, arrangements, composition
  • Anne-Claire Rallo : claviers, paroles
  • Willow Beggs: basse
  • Jimmy Pallagrosi : batterie

Les Liens :

 

 

 

 

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CARAVELLUS : Nouvel album en juin 2022

Le 26/04/2022

Le groupe de power metal progressif Caravellus sortira « Inter Mundos », son nouvel album, le 17/06/2022 via Rockshots Records.
Caravellus artwork
Caravellus a été formé en  2002 par le guitariste Glauber Oliveira.
Son power metal progressif hautement technique incorpore des éléments de rock, de jazz, de classique, des rythmes folkloriques brésiliens, des solos ainsi que des riffs de guitares imparables et des claviers intenses. Caravellus émerge ainsi comme un nouveau bastion du métal progressif brésilien.
La formation a tourné notamment en support d'Angra et de Shaman.
L'écriture de son nouvel opus, « Inter Mundos », a commencé en 2018.
Explorant leurs racines brésiliennes et les combinant avec du heavy metal, du rock progressif et du jazz, Caravellus a imaginé un album conceptuel, technique et dense.
« Inter Mundos » est un album concept racontant une histoire d'amour entre les personnages Arteiro et Aurora. L'histoire se déroule au nord-est du Brésil, dans un village sans nom, sans localisation précise. C'est une sorte de lieu mythique où l'intrigue évoque des problèmes universels, tels que les conflits de classe, la corruption, l'intolérance religieuse, la vie et la mort. Toute l'intrigue est imprégnée d'une atmosphère métaphysique, où la réalité et la fantaisie se confondent.
Caravellus a invité sur son album des membres d'Angra, de Shaman, de Sons of Apollo, et d'autres encore qui nous seront dévoilés prochainement.
Line-Up :

  • Glauber Oliveira - Guitare
  • Leandro Caçoilo - Chant
  • Daniel Felix - Clavier
  • Rafael Ferreira - Batterie
  • Emerson Dácio - Basse

Caravellus band
Le Lien :

SOLEDAD, XIII (2022)

Le 22/04/2022

Soledad est une formation française initiée à Metz en 2016.
Soledad band2
Le groupe a présenté son nouvel album, « XIII », le 15/04/2022.
« XIII » est un onze pistes d'environ cinquante cinq minutes.
Hassan Hajdi (Ange), Jérémy Bares et Suzie Lou (Archætype) sont les invités de cet opus dont le mastering est assuré par Lucas De La Rosa (Archætype).
L'artwork est signé par la chanteuse et principale compositrice, Lola Damblant-Soler.
Soledad artwork
« XIII » manifeste un soin particulier dans les harmonies, les arrangements et les choeurs qui ont pu nous rappeler Queen sur quelques titres (« Shelter II », « XIII »). L'ensemble sait être heavy et présente beaucoup de variété et de liberté de ton. L'indépendance et l'originalité sont au coeur des compositions, domaine sur lequel le groupe manifeste un talent plein de promesses.
La sortie de « XIII » est soutenue par le clip  « Migraine ».

L'album est à découvrir sans faute, et le groupe est à suivre.
Line-Up :

  • Lola Damblant-Soler : chant, guitare
  • Théo Pinte : guitare
  • Matthieu Colas : guitare
  • Emmanuel Abdul : basse
  • Julien Giet : batterie

Invités :
« Hex » : Suzie Lou
« Migraine » : Hassan Hajdi
« Shelter I » : Jeremy Bares

Les Liens :

HETEROCHROME, From The Ashes (2022)

Le 18/04/2022

Le Metal est parfois comme ces herbes folles qui s'accrochent aux endroits les plus improbables. Ainsi en est-il de Heterochrome, groupe progressif originaire d'Iran. Ce n'est d'ailleurs pas le premier représentant de la scène iranienne que nous accueillons dans nos pages, le pays était déjà représenté par la voix lyrique de Behnaz Ghavidel tandis qu'elle participait avec le titre « Limbo » au projet Chaos Rising initié par la Française Stéphanie Nolf (UNSAFE).
Mais je m'égare ! Revenons à nos moutons. Ainsi Heterochrome est un groupe de métal progressif originaire d'Iran. Il est né de la rencontre de Mida Malek (c'est elle) et de Mohammadreza Arash Rezaei (c'est lui) à l'université. Ils citent pour influences Opeth, Porcupine Tree, Gojira, Draconian et Lacuna Coil, ainsi que la scène alternative et gothique des années 1990 et 2000. Leur premier opus, « Melancholia », point en 2017. Le 13/05/2022 Heterochrome revient avec un nouvel album :

« From The Ashes »

Heterochrom artwork
A propos de ce nouvel album, le groupe déclare :
« Cet opus a été écrit comme un album concept, chaque piste constituant une petite partie d'une image plus grande. Bien que chaque morceau recèle une histoire unique et puisse être apprécié individuellement, l'album a été monté avec des transitions fluides pour relier les titres. »
Il ajoute qu'il s'agit d'une « plongée beaucoup plus profonde dans les expériences personnelles des membres du groupe qu'à nos débuts. Nous espérons que les fans apprécieront le chemin que nous prenons et se connecteront aux chansons avec nous. »
Avec « From The Ashes », Heterochrome introduit pour la première fois le Farsi dans sa musique. Il nous éclaire sur ses intentions :
« Les paroles et la musique de notre deuxième album soulignent les problèmes sociaux et politiques de notre pays d'origine, l'Iran, tels que l'incarcération et la criminalisation du Metal, de l'homosexualité et du chant féminin, et à plus grande échelle les problèmes du monde, comme le dilemme du changement climatique. »
L'écriture et la production de  « From The Ashes » ont pris quatre ans, et il a été enregistré dans plusieurs pays : Iran, Finlande, Canada, Espagne et Corée du Sud, tandis que le mastering avait lieu en Russie. Contrairement au premier album, celui-ci contient de nombreux instruments acoustiques enregistrés en direct, notamment une batterie acoustique et un violoncelle.
Faisons maintenant un tour de pistes. Les commentaires en italiques sont donnés par le groupe :

  1. « For Tomorrow » ouvre l'album d'un rythme décidé, un chant féminin en Farsi succède aux vocaux death, accompagné par le violoncelle. « L'une des dernières chansons que nous avons mises sur l'album. Cette piste a commencé tandis qu'Arash réfléchissait au changement et au réchauffement climatique ainsi qu'à l'état général de danger dans lequel se trouve notre monde et notre planète. Après avoir écrit le premier couplet et le refrain, il l'a envoyé à Mida, qui en est immédiatement tombée amoureuse avant même d'avoir entendu ce qu'elle signifiait pour Arash. Mida s'est immédiatement mise à écrire le deuxième couplet, s'inspirant de l'environnement sociopolitique de l'Iran, faisant savoir à Arash qu'ils avaient besoin de cette chanson dans leur album. C'est l'un de leurs morceaux préférés, il peut être compris différemment par chaque auditeur. »
  2. « Badbadak » poursuit toujours avec un chant alterné Anglais/Farsi d'un bel effet, et des rythmiques presque death. Le groupe explique la génèse du morceau : « Janvier 2020 a été marqué par la tragédie de l'avion de ligne ukrainien abattu par le gouvernement iranien , tuant nombre de nos proches, dont l'un des anciens camarades de classe de Mida. Dans le chagrin qui a suivi, Mida s'est inspirée d'une vieille chanson  appelée Badbadak et a écrit ce titre.»
  3. Malgré son titre, « Rage Against The People » joue sur les harmonies. « L'une des chansons les plus agressives de l'album, traitant des problèmes de chagrin et de confiance et de la lutte intérieure causée par ces sentiments. »
  4. L'instrumental « WOTB » commence très doucement. Le clavier se fait plus présent. Il s'agit du « seul morceau instrumental de l'album qu'Arash a commencé à écrire peu de temps après avoir quitté l'Iran, se confrontant à une pléthore de nouveaux défis. »
  5. « The Bearing » voit sa structure bousculée, ses guitares torturées, entre des phases puissantes assez agressives. Il s'agit d'un morceau sur la discrimination et l'oppression à l'égard de l'homosexualité féminine.
  6. Comme son titre l'indique, « Transition » est « une intro pour la face B de l'album. Essayer de créer l'ambiance adéquate à la prochaine piste. »
  7. Sur « Time’s Up » le chant masculin se fait clair. On oublie un instant qu'on écoute un album de Metal. « Cette chanson développe deux histoires distinctes sur les difficultés amoureuses et la dévastation émotionnelle qui peut en découler. La première partie traite d'un profond chagrin dans la vie d'Arash, et la deuxième partie évoque un souvenir de Mida. »
  8. « Through Evil Within » rebranche les guitares mais conserve des plages athmosphériques entre des phases death. « C'est probablement le titre le plus travaillé de l'album ! Quel voyage sauvage ça a été ! Presque tout le monde a ces discussions introspectives. Asseyez-vous avec vos démons intérieurs, votre côté le plus sombre, nommez-le comme vous voulez. Cette bataille pour essayer de reprendre le contrôle de votre cerveau et gérer votre mental. Anxiété, dépression, crises de panique, presque tout le monde a dû faire face à au moins un de ces problèmes et pourtant, on en parle rarement. »
  9. « Sargardan » démarre sur un tempo heavy qui lui donne un côté catchy. Les choeurs et l'ambiance persane en font l'un des titres les plus originaux de l'album. « L'une des premières et des plus amusantes chansons que Mida et Arash ont écrites pour cet album ! Ils voulaient tous les deux jouer avec des thèmes persans plus classiques et vous pouvez entendre ces éléments à la fois dans les paroles et dans les mélodies. Cette chanson tente de capturer l'essence du métal alternatif dans le son du groupe. »
  10. L'enchaînement avec « Outlaw » est si bien amené qu'on a l'impression d'avoir affaire à une longue pièce de dix minutes. C'est l'un des morceaux les plus Metal Prog' de l'album. Sur les lyrics, Heterocrome explique : « En 2017, Mida avait prévu de rejoindre son fiancé aux États-Unis, mais une décision de Donald Trump lui interdit d'entrer aux USA. Une fois de plus, Mida voyait sa vie partir en vrille à cause des décisions stupides de politiciens ignorants qui n'ont jamais à payer le prix de leurs propres choix. » C'est donc la colère et la frustration qui prédominent sur ce  morceau qui clôture l'album.

Notre Avis :
Engagé et loin d'être anecdotique, le métal progressif de Heterochrome est aussi à l'aise quand il s'agit de charmer vos oreilles par des mélodies caressantes que lorsqu'il faut aller les chatouiller au son dudeath metal. Le chant à deux voix est varié : la voix féminine présente de solides possibilités dans les notes hautes tandis que la voix masculine  s'exprime plutôt en chant saturé mais se défend tout de même en clair. L'utilisation de la langue persane est un véritable atout qui donne du cachet aux compositions, elle se marie agréablement aux sonorités anglaises. L'adjoinction du violoncelle est bienvenue. Heterochrome est donc un groupe de métal progressif fiable, déjà expérimenté, et « From The Ashes » pourra vous séduire par ses ambiances variées et ses touches originales. A découvrir.

Track Listing :
1. ب رای ف ردا (Baraye Farda, For Tomorrow) - 3:39
2. ب ادب ادک (Badbadak, The Flight) - 3:28
3. Rage Against The People - 4:34
4. WOTB - 4:10
5. The Bearing - 4:29
6. Transition - 2:22
7. Time’s Up - 3:06
8. Through Evil Within - 5:03
9. سرگ ردان (Sargardan, Wanderer) - 3:20
10. The Outlaw - 7:20
Durée totale : 41:21

Line-Up :

Discographie :

  • Melancholia (2017)
  • From The Ashes (2022)

Le Lien :

JPL : Sapiens, chapitre 3​/​3 : Actum (2022)

Le 11/04/2022

Retour de JPL,   avec le troisième volet de la trilogie progressive Sapiens, qui revisite l'histoire de l'humanité.
L'écriture de la saga était initiée en 2019, pour une sortie du «  Chapitre 1 / 3: Exordium » en mars 2020, puis d'un « Chapitre 2 / 3: Deus ex Machina » en mars 2021, ce qui conduisait en toute logique à une livraison de « Sapiens, Chapitre 3/3: Actum » pour mars 2022.
Jpl sapiens 4
Echéance respectée. Cela n'empêchait pas l'hyperactif et prolifique Jean-Pierre Louveton (Nemo, Wolfspring), maître d'oeuvre du projet, d'apporter sa contribution dans le même temps à d'autres albums (Grandval).
C'est via Quadrifonic et dans un artwork toujours signé par le maître de l'illustration Stan W Decker, assorti d'un livret de douze pages comprenant les paroles des morceaux et des photos signées Christian Mandrin, qu'arrive ce chapitre 3.
« J’ai fait du paradis une sorte d’enfer »... « Paradis Perdu » donne le ton d'un album aux textes sombres tandis que l'humanité se retranche et s'effondre dans une sorte de parabole covidienne (« Mon Cercueil »).
« La Machine », en suivant, a fait l'objet d'un clip de Gabriel et Darío Mekler, tandis que « Dansez Maintenant », avec JB "Isula Rossa" Itier à la batterie et Marguerite Miallier à la vielle à roue, renvoie à l'épidémie dansante de 1518.

Ce chapitre 3 et la saga Sapiens trouve sa conclusion avec une pièce maîtresse de vingt-trois minutes très bien agencée, « Memento Mori ».
A la fois futuriste et traditionnel,  « Sapiens, Chapitre 3/3: Actum » s'inscrit donc dans une fresque musicale d'une densité et d'une diversité remarquables.
Yes, King Crimson, Dream Theater pour les parties métalliques, mais aussi la musique classique (« Marche Vers L'Inconnu », « Tempus Fugit ») ou le jazz (« Paria ») sont des références que l'on voit surgir au détour d'une phrase musicale de ce nouveau chapitre.
Vaste saga auditive, projet incroyablement ambitieux bouclé dans des délais admirables, servi par une production irréprochable, « Sapiens », c'est incontestable, fait date et se pose en référence du prog français. Ce troisième volet conclut brillamment une série présentée sans aucune faiblesse, dans laquelle rien (musique, paroles, production, packaging) n'a été négligé. Il y en a là pour tout fan de prog, et c'est la trilogie toute entière, d'ores et déjà incontournable, qui devra impérativement rejoindre la CDthèque de tout amateur sérieux.

Les critiques :

  • Jean-Pierre Louveton maîtrise son sujet de bout en bout.
    Prog Critique
  • Les trois volets de Sapiens méritent donc d’avoir une place privilégiée dans l’histoire du rock progressif français.
    Webzine Albumrock
  • Probablement l'un des meilleurs albums de rock progressif symphonique que vous entendrez cette année.
    Progressive Rock Central
  • La mise en musique est exceptionnelle et ce chapitre mérite une rencontre attentive avec les auditeurs. Soyez-y !
    profilprog.com Web & Radio

Tracklist :

01. Paradis perdu - 5.53
02. Mon cercueil - 6.08
03. Alias (la Machine²) - 4.50
04. Dansez maintenant - 5.12
05. Memento mori - 23.01: a) Marche vers l’inconnu / b) Tempus fugit / c) La mort du roi / d) Paria / e) Acta fabula est
Durée totale : env. 46mn

Line-Up :

  • Jean Pierre Louveton : Chant, Guitares, Basse
  • Didier Vernet : Basse
  • Florent Ville : Batterie
  • Guillaume Fontaine : Claviers
  • Marguerite Miallier : Vielle à roue
  • Stéphanie Vouillot : Chant,  Piano
  • Syvain Haon: Saxophone

Disponible depuis le 25/03/2022, « Sapiens, Chapitre 3/3: Actum » vous attend sur ces liens : 

BARON CRÂNE en tournée

Le 06/04/2022

Le trio parisien de heavy progressif Baron Crâne est dès maintenant en tournée sur les routes de France, d'Allemagne et de Suisse.
Il présentera à cette occasion son album « Les Beaux Jours », sorti en octobre 2021 chez Mrs Red Sound dans un bel artwork signé Histoires Doubles Nora Simon.
Baron crane cover
Le groupe expliquait lors de la parution de l'album :
« Composé en grande partie durant le confinement, Les Beaux Jours est un album marqué par notre besoin de vibrations, d’altérité et de liberté. Son écriture a en quelque sorte bénéficié du temps long de cette période suspendue. C’est un album moins urgent et plus murît que nos précédents opus, dans lequel nous avons voulu chacun des morceaux au service de l’émotion, de la sensation ou d’une certaine forme de spiritualité.
Nous avons continué à explorer d’autres formes, à tisser des passerelles entre différents styles, à creuser notre singularité, tout en nous évertuant à faire coïncider notre refus de nous conformer à l’envie de parler au plus grand nombre. Le titre de l’album et du dernier morceau, Les Beaux Jours, renvoie bien sûr à un monde libéré des crises actuelles, sanitaires ou climatiques par exemple, mais plus globalement, il fait écho à l’idéal que nous portons en chacun de nous et à la révolte permanente qu’il nous faut mener pour nous en approcher. »
Le batteur Simon Lemonnier (PATRÓN), le chanteur Cyril Bodin (AMEN BIRDMEN), le saxophoniste Guillaume Perret et le flûtiste Robby Marshall apportent leur contribution à ce nouvel opus.

Principalement instrumental (« Quarantine » et « Les Beaux Jours » sont chantés), il fusionne dans une grande densité le métal, le jazz, allant s'encanailler jusqu'au noise (la fin de « Merinos ») dans une vision toujours progressive.

« Les Beaux Jours » est disponible en CD digisleeve, double LP et digital.


Tournée 2022 :

  • 06.04.22    Tours (FR)     Le Bateau Ivre
  • 07.04.22    Rabastens (FR)     La Mobilig
  • 08.04.22    Castres (FR)    Les Ateliers
  • 14.04.22    Blois (FR)    Le Saint-Lubin
  • 15.04.22    Angers (FR)    Le Garage
  • 17.04.22    Besançon (FR)    L'Antonnoir
  • 29.04.22    Bordeaux (FR)    Le Fiacre
  • 30.04.22    Angouleme (FR)    Le Point Carré
  • 18.05.22    Genève (CH)    La Mahkno
  • 19.05.22    Lyon (FR)     Le Groom
  • 20.05.22    Dijon (FR)    L'Univers
  • 25.05.22    Munster (FR)    Rare Guitar
  • 28.05.22    Marburg (DE)    Trauma Cafe
  • 02.06.22    Hamburg (DE)     MS Stubnitz
  • 03.06.22    Karlsruhe (DE)    P8
  • 22.06.22    Chambery (FR)    Le Brin De Zinc
  • 24.06.22    Marcellaz (FR)    648 Café

Retrouvez ici toutes les informations et réservations.

Line-Up :

  • Léo Pinon-Chaby : guitare
  • Léo Goizet : batterie
  • Olivier Pain : basse

Discographie :

  • Baron Crâne (2015)
  • Electric Shades (2016)
  • Commotions (2020)
  • Les Beaux Jours (2022)

Tracklist « Les Beaux Jours » :

  1. Danjouer (03:07)
  2. Larry's Journey (08:59)
  3. Quarantine (04:27)
  4. Mercury (09:23)
  5. Inner Chasm (07:13)
  6. Merinos (06:23)
  7. Les Beaux Jours (09:49)
    Durée totale : env. 49mn

Les Liens :

ENNEADE : nouvel album en avril

Le 05/04/2022

Vallis Lupi annonce la sortie de « Withered Flowers and Cinnamon », le nouvel album du groupe lyonnais  ENNEADE.
Enneade artwork
Depuis l’album « Teardrops in Morning Dew » (2011), l'univers d'Enneade a évolué. Le Mellotron et les synthétiseurs analogiques prennent désormais une place plus importante que dans les précédents albums qui étaient un peu plus orientés vers le rock, voire parfois le metal progressif. Désormais, enneade digère ses infuences multiples et profondément variées. Les teintes prédominantes sont, bien sûr, associées à King Crimson ou Genesis, et plus généralement à des groupes infuents de la scène des Seventies. Néanmoins, le groupe se laisse aller à de la fantaisie. Bien que la musique apparaisse comme riche et complexe dès la première écoute (ce qui était déjà le cas pour les deux précédents albums), Enneade semble ici plus accessible et plus aérien.

La production musicale et l’enregistrement de l’album ont été assurés par Thibault Bernard (Convulsound Productions). « Withered Flowers and Cinnamon » se veut l’album de la maturité pour un
Enneade plus expérimenté, toujours aussi énergique, inspiré et sensible.
« Withered Flowers and Cinnamon » sera disponible le 09/04/2022.
Enneade maao photos
Enneade par Maao-photos

 

 

DEAD VENUS, Flowers & Pain

Le 25/03/2022

Dead Venus est un trio de metal à tendance progressive formé en 2015 par Seraina Telli.
Dead venus
En 2019 la Suissesse met fin à son parcours au sein de Burning Witches pour se concentrer sur ce projet.
Dead Venus sort la même année l'album Bird Of Paradise.
En 2022 le trio revient avec un nouvel opus :

« Flowers & Pain »

Dead venus cover
Nombre de singles de ce deuxième album ont été déjà dévoilés, à commencer par « Flowers & Pain », qui lui donne son titre.

Seraina Telli développe sur ce morceau un scat  très libre, dans le style des vocaux présents sur la fin de « The Beauty » dans Bird Of Paradise.
La power ballade « Lily Of The Valley » prend la suite. Elle a donné lieu à un clip très original qui a la particularité d'être tourné en une seule prise.

En suivant, l'album se parsème de compositions fleuves d'un format de sept à huit minutes, souvent articulées en deux parties aux enchaînements surprenants (« Plaything Doll » « Anna Moll », « The Release »).
Seraina Telli injecte dans son chant beaucoup de diversité. Créative, elle ne manque ni de puissance, ni de profondeur, ni d'émotion, ni d'originalité et son songwriting complexe fait de cette galette une boîte au Pandore sans cesse renouvelé.
Construit sur des fondations véritablement métalliques, progressif dans sa charpente,  d'une finition exemplaire et doté d'un son qui vous permettra de pousser le volume à fond, « Flowers & Pain » est en conclusion un album foisonnant qui défend farouchement sa liberté de création. Il est la juste suite à « Bird Of Paradise » et ne contredira pas ceux qui pensent que l'appellation « Made In Switzerland » est la garantie d'une certaine qualité.

La sortie de « Flowers & Pain » a été précédée par la publication de quatre CD collectors de deux titres chacun (single, cover, live ou inédit) dont l'envoi était accompagné de goodies (photo dédicacée, objets en relation avec le single, etc).
Dead venus 001
L'un des goodies qui accompagnait les CD collector


André Gaertner a quitté Dead Venus en décembre 2021. C'est désormais  Merlin Mattheeuws qui occupe le poste de bassiste.

Les Critiques :

  • Un album qui nous montre les diverses facettes de Dead Venus qui semble encore chercher son identité musicale.
    Metal Eyes
  • La singularité de cette façon de faire mérite votre attention.
    Pavillon Webzine
  • Seraina Telli se dévoile comme une chanteuse, musicienne et compositrice étonnante et sans limite.
    Rock'n Force

Tracklist :
01. The Cognition
02. Flowers & Pain
03. Lily of the Valley
04. Plaything Doll
05. The Haunting Palace
06. That Creation
07. Revelation of Hate
08. Little King
09. Anna Moll
10. The Release
11. Keeps you Alive
Durée totale env. 54mn

Line Up :

  • Seraina Telli : chant, claviers, guitare
  • André Gaertner : basse
  • Mike Malloth : batterie

Seraina telli portrait

Le Lien :

Seraina Telli prépare actuellement son premier album solo. Elle a lancé pour le financer un crowdfunding dont voici le lien :

 

 

GRANDVAL, Eau | Feu (2022)

Le 13/03/2022

Grandval est un groupe de rock progressif d'expression française porté par le songwriter/chanteur/multi-instrumentiste Henri Vaugrand.
Il tire ses influences de groupes tels que Pink Floyd, Mona Lisa et Ange.
En 2016, il initie avec « A Ciel Ouvert » sa Trilogie des Eléments, dont le second volet, « Descendu Sur Terre », paraît en 2020.
Moins d'un an après, Grandval conclut son propos avec un nouvel album :

« EAU | FEU »

Grandval
L'arwork est l'oeuvre de Henri Vaugrand d'après son acrylique sur toile intitulée « Désir orange – Le grand incendie ». Le logo est de Stan W Decker, l'un des fleurons français de l'illustration (Blue Oyster Cült).
Henri Vaugrand a écrit les paroles de l'album, à l'exception de l'introduction latine « Ferimur » (et sa traduction) empruntée à Virgile.
Il signe la musique de cinq des sept titres, les deux autres (« Les jours innocents » et « Érables et chênes ») étant composés par Olivier Bonneau.
Henri Vaugrand est accompagné par deux musiciens de Nemo : Jean-Baptiste Iter à la batterie et l'incontournable Jean Pierre Louveton, alias JPL, aux guitares, mais également au mixage et au mastering de l'album.
Olivier Bonneau au clavier et Élodie Saugues aux harmonies vocales complètent la formation.

On vous emmène faire un petit tour de pistes...

1. « Ferimur » reprend un passage de l'Enéide le temps d'une courte introduction : « Nous traversons des endroits obscurs, et moi, qui naguère ne m'émouvais ni de traits lancés contre moi, ni d'un groupe de Grecs surgissant d'un bataillon hostile, maintenant, un souffle me terrifie, un bruit me tient en éveil, angoissé pour mon  compagnon et aussi pour celui que je porte. »
2. « Les jours innocents » est bien servi par les percussions, des guitares floydiennes et un final guitare/ clavier très emporté.
3. « Il neige encore » pose la question « mais pour combien de temps ? »
Le chant est soutenu par Élodie Saugues  qui a réalisé le clip de ce morceau.

4. « Heinrich (Un monde bien étrange) » est un assemblage agréable d'une dizaine de minutes, un format long dans lequel Grandval est particulièrement efficace.
5. « Érables et chênes » tire sur la pop mais reste progressif, avec une bonne utilisation des choeurs en soutien.
6. « Aqua et igni » parle des migrants et confirme la qualité des longues pièces de l'album.
7. « Fin de partie » alterne guitare acoustique et passages très rapides. L'utilisation de la voix et du son sur les dernières minutes rappelle un peu le Christophe de la période « Bevilacqua »/« Comme Si La Terre Penchait ».


Chanteur, conteur, artisan, architecte,  Henri Vaugrand revient bien entouré pour un nouvel album poético-pessimiste de musique progressive habillée d'éléments pop, psychédélique, folk ou électro et aux textes en Français : Grandval.
Fluide, la collaboration Vaugrand/Bonneau se lit comme une continuité dans le rythme de la trilogie qu'elle vient conclure. Les mélodies accrocheuses se font inventives sur des formats longs dont l'instrumentation et les revirements mélodiques éveillent la curiosité.
Côté chant, Henri Vaugrand explore son domaine du possible avec intelligence, bien soutenu par les harmonies vocales des musiciens qui l'accompagnent. L'ensemble est efficace, son rendu authentique et intéressant, dans la lignée d'un Ange.
On soulignera, parce qu'elle est d'une réelle plus-value, que le son de « Eau | Feu » a fait l'objet d'un traitement particulier dans une version numérique haute-résolution. C'est celle que nous vous recommandons si vous optez pour une version numérique de l'album car elle apporte une qualité d'écoute sans comparaison avec les plateformes usuelles ; elle est à découvrir ICI.

« Eau | Feu » est disponible aux formats CD et digital depuis le 25/02/2022 chez Vallis Lupi.

Les Critiques :

  • «  Eau/Feau n’abandonne en rien le rock progressif qui fait le cœur de l’œuvre de Grandval. »
    Webzine Albumrock
  • Une musique à écouter au coin du feu en attendant que la nuit s'installe.
    Progarchives.com
  • Les Français de Grandval referment leur trilogie avec un excellent  Eau | Feu qui montre tout le talent de cette formation qui continue de nous offrir des ambiances recherchées et imaginatives.
    Myprogmusic
  • « Eau | Feu confirme tout le bien que l’on pensait de Grandval, un combo qui sait se renouveler sans lasser. »
    Clair & Obscur

Tracklist :

1. Ferimur (1:40)
2. Les jours innocents (5:18)
3. Il neige encore (5:34)
4. Heinrich (Un monde bien étrange) (9:55)
5. Érables et chênes (8:31)
6. Aqua et igni (7:42)
7. Fin de partie (6:35)
Durée totale : 45:15

Line-Up :

  • Henri Vaugrand : chant, basse, guitares acoustiques et électriques, e-bow, claviers, programmation et sampling, harmonies vocales
  • Jean Pierre Louveton : guitares acoustiques et électriques (2, 4, 6), harmonies vocales (6)
  • Olivier Bonneau : claviers, bass pedals, guitare électrique, harmonies vocales
  • Élodie Saugues : harmonies vocales (3, 5)
  • Jean-Baptiste Itier : batterie

Discographie :

  • A Ciel Ouvert (2016)
  • Descendu Sur Terre (2020)
  • Eau | Feu (2022)

Les Liens :

 

AMOTH, The Hour Of The Wolf (2022)

Le 17/02/2022

Amoth est un groupe de heavy metal basé à Helsinki. Il pratique un heavy mélodique teinté d'éléments progressifs et trouve ses racines dans le métal des années 80, mais aussi dans le thrash et le jazz.
Amoth 004 photo mervi tikkanen
Photographie Mervi Tikkanen
Ces Finlandais comptent déjà deux albums, sortis en 2011 et 2016.
Il reviennent le 28/01/2022 via Rockshots Records pour un nouvel opus avec, au chant, Pekka Montin (Ensiferum).

L'album s'appelle :

« THE HOUR OF THE WOLF »

Amoth coverart

The Hour Of The Wolf, c'est « l'heure entre la nuit et l'aube. L'heure où la plupart des gens meurent, où le sommeil est le plus profond, où les cauchemars sont les plus réels. C'est l'heure où les insomniaques sont hantés par leurs peurs les plus profondes, où les fantômes et les démons sont les plus puissants », explique le groupe.
Passons à la musique (les caractères en italiques sont des citations de commentaires de Tomi Ihanamäki, guitariste et songwriter principal d'Amoth) :

  1. L'album s'ouvre avec « Alice », un morceau au riff inspiré par un rêve... d'Alice Cooper ! « Le couplet de cette chanson m'a été montré par Alice Cooper dans mon rêve ! Je me suis réveillé et j'ai immédiatement écrit le riff. » Cette chanson heavy tourne autour d'un dialogue entre deux personnages principaux :  une strip-teaseuse et un proxénète.

  2. Vaguement inspiré par le personnage du Joker (Batman), « The Man Who Watches The World Burn » accélère la cadence et finit en un super moment heavy mélodique. «  La seule chanson down-tuned de tout l'album. Oh, et elle a un solo de basse ! »

  3. « Wounded Faith » est selon  Tomi Ihanamäki « l'une des chansons les plus thrash de l'album. Très rapide avec des solos complexes. Aussi très sombre au niveau des paroles. Il est question d'épuisement et de pensées suicidaires. » C'est aussi un titre progressif et imprévisible.

  4. « Wind Serenade (part I)  » est un court instrumental néoclassique guitare/clavier. 

  5. L'ensemble des instruments revient sur « Wind Serenade (part II) ». « Les fans de Steve Vai et Joe Satriani vont adorer ça. C'est aussi pour les fans de titres de guitare instrumentale en général. »

  6. Plus agressif, « We Own The Night »  change d'approche par sa complexité. « Ce qui rend cette chanson spéciale, c'est le contraste entre le groupe et la voix. La musique est rapide et heavy, avec des rythmes explosifs, mais la voix reste calme et obsédante. »

  7. « It Ain’t Over Yet » est un morceau très heavy mélodique, avec de grosses touches de thrash et de prog. La voix de Pekka Montin part toucher les cimes. Ce titre traite du harcèlement, qui peut se retourner contre le harceleur.

  8. « Traces In The Snow » est la ballade de l'album.

  9. « The Hour of The Wolf » donne son titre et sa conclusion à l'album. Heavy dans un premier temps, il affiche une structure assez complexe et progressive. « C'est une chanson très très personnelle au niveau des paroles. Il fut un temps où je ne pouvais même pas écouter ce morceau sans être ému. Je pense que beaucoup de gens peuvent apprécier ses paroles et y trouver un reflet de leur propre vie. »

Capable de tenter un public très large, réunissant les fans de Helloween, d'Iron Maiden et des grands guitaristes façon Vai, Malmsteen ou Satriani, Amoth ouvre les portes du métal mélodique pour y faire entrer le heavy, le thrash, le néoclassique ou le métal progressif. Il propose avec « The Hour of The Wolf » un album varié qui met en évidence le talent de son vocaliste et de son guitariste, appuyés par une section rythmique particulièrement solide et par une production impeccable.

Les Critiques :

  • Entre épique à l’italienne et solidité à l’américaine, The Hour of the Wolf donne une belle leçon old-school à la concurrence.
    Metal News
  • The Hour of The Wolf plaira à coup sûr aux fans de heavy mélodique et progressif.
    Metal Storm

Tracklist :

  1. Alice
  2. The Man Who Watches The World Burn
  3. Wounded Faith
  4. Wind Serenade Part I
  5. Wind Serenade Part II
  6. We Own The Night
  7. It Ain’t Over Yet
  8. Traces In The Snow
  9. The Hour Of The Wolf
    Durée : env. 46 mn

Amoth 001 photo mervi tikkanen

Line-Up :

  • Tomi Ihanamäki : guitare
  • Mikael Rauhala : guitare
  • Oskari Viljanen : batterie
  • Anne Lanttola : basse
  • Pekka Montin : chant, clavier

Discographie :

  • Crossing Over (2011)
  • Revenge (2016)
  • The Hour Of The Wolf (2022)

Le lien :

 

Le deuxième album de BLINDED BY HOPE sort le 18/02/2022

Le 17/02/2022

Après « Chapter 1: Awakening » (2021), le groupe de metal australien Blinded By Hope revient via Wormholedeath avec « We Are », son second album.
Blinded by hope artwork
Il s'agira d'un un album fortement conceptuel et cohérent, offrant un mélange distinctif et magnétique de rock mélodique lourd et progressif et de métal.
Blinded By Hope a déjà présenté un premier single intitulé « Messiah Liar ».

« We Are » sera disponible dès le 18/02/2022.

JPL sortira SAPIENS 3 en mars 2022

Le 07/02/2022

Le dernier volet de la trilogie « Sapiens » de JPL est en cours de finalisation. Jean-Pierre Louveton annonçait récemment que l'album était en phase de duplication. Il indiquait également que l'artwork de ce « Sapiens, chapitre 3​/​3 : Actum » était signé  Stan W Decker, et qu'il contenait un livret de douze pages avec les paroles des morceaux et des photos signées Christian Mandrin.
Jpl sapiens 3
JPL dévoilait enfin un premier titre de « Sapiens, chapitre 3​/​3 : Actum », un morceau intitulé « Mon Cercueil », sous-titré, sur la page du groupe, « ou comment s'habituer à notre dernière demeure en restant enfermé chez soi. Les raisons peuvent en être multiples, nous venons d'en vivre un bon exemple ».

Annoncé pour le 25/03/2022, l'album est disponible à la précommande sur ces liens : 

OROB, Aube Noire (2021)

Le 25/01/2022

Orob est un quatuor de métal extrême progressif. Ce groupe de Toulouse s'est constitué en 2010.
Il compte deux EP : « Departure » en 2011 ;  « Into the Room of Perpetual Echoes » en 2013.
Orob revient en 2021 pour un premier long format intitulé...

« Aube Noire »

Orob cover

« Aube Noire » est livré dans un artwork de Romane "Lucilledraws" Garcia, qui illustrait déjà les précédents opus du groupe.
Il s'agit d'un concept album, expliquait Orob à France, Black, Death, Grind, « une fresque allégorique sur notre rapport à la nature, au progrès technologique et aux histoires que les humains inventent pour trouver une place entre les deux. »
Ecrit et enregistré entre 2014 et 2016 au  Dismalsound studio d'Albi, « Aube Noire » fut mixé et masterisé par Laurent Bringer. Prêt à sortir en 2017, il devait paraître sur un label international avec lequel le groupe avait signé pour deux albums, mais diverses mésaventures retardèrent sa sortie. «  Malgré les efforts de chacun pour y parvenir, explique Orob, cela n'a finalement pas fonctionné. » Il naît donc sous la forme d'une autoproduction le 14/12/2021.

Passons maintenant à l'écoute de l'album. Vous y accéderez en cliquant ICI.
Vous le trouverez également sur Bandcamp.
Et il est en intégralité sur Youtube :

01. « Spektraal » nous reçoit sur un son post metal porté par une production très propre. Plage atmosphérique, guitare sidérale... Les changements d'ambiances sont marqués par des coupures franches. Le chant est varié, la fin se fait féroce, presque Black'N'Roll, pour redevenir atmosphérique avec des choeurs.
02. « Astral » est sombre. Les basses roulent, bien appuyées. Le chant mi-parlé se fait grave. Les arrangements et le son donnent beaucoup de poids à l'ensemble.
03. « Breaking of the Bonds » a une entame Black'N'Roll puis part sur tout autre chose, avec une belle partie de guitare et une phase ambiante, pour revenir en chant/guitares saturés. La basse cingle. 
04. « Betula » passe du black au post-metal avec des guitares presque celtiques. Le pont offre des sonorités inattendues et des choeurs liturgiques refont surface.
05. « The Wanderer » propose des notes aériennes contrebalancées par un chant black exagérément malsain.
06. « Noir » est une sorte de huis-clos entre des instruments aux sonorités étranges . Il arrive pourtant comme une respiration sur l'album.
07. « Aube »  est un post métal violent qui balance des sons indus. Le travail et la captation des voix sont saisissants.
08. « Ethereal » a une rythmique qui roule. Le chant, d'abord mécanique, devient épique
09. « The Great Fall » se permet des fractures surprenantes et des sonorités qui rappellent la world music. Les lignes de chant semblent parfois chercher la dissonance. Le contraste voix féminine/chant masculin est d'un bel effet.

S'il y a quelque chose d'extrême chez Orob, c'est d'abord son talent, son actualité et sa capacité à utiliser les ingrédients du métal moderne pour les arranger à sa façon. « Aube Noire » est virevoltant, et l'on ne s'y ennuie pas une seconde. La richesse d'un chant souvent renouvelé, les instrumentations, la profondeur des compositions, prouvent que le long format est un rythme qui convient au mieux à cette formation inspirée. Sa fresque musicale est virevoltante, à placer entre un SUP et un GOJIRA, bref, sur l'étagère où l'on range ces albums qu'on écoute d'une traite sans s'ennuyer jamais.

Les Critiques :

  • « Chaque idée est pertinente, chaque développement a sa place, et chaque intervention se justifie d’une créativité bluffante, et d’oppositions patentes. »
    Metalnews

Pour plus d'informations sur le groupe et la réalisation de l'album, nous vous recommandons cette interview réalisée par France, Black, Death, Grind.

Line-up :

  • Thomas Luke Garcia (guitare/chant)
  • Pierre-Henry Boivert (basse)
  • Yoan Tameriout (batterie)
  • Andrea Tanzi-Albi (guitare lead)
    Le guitariste Andrea Tanzi-Albi  quittait le groupe (et la France) à la fin de l'enregistrement de l'album. Il est aujourd'hui remplacé par Olivier Molina.

Guest :

  • Julie Docteur (voix additionnelles sur « Ethereal » et « The Great Fall »)

Tracklist :

01. Spektraal
02. Astral
03. Breaking of the Bonds
04. Betula
05. The Wanderer
06. Noir
07. Aube
08. Ethereal
09. The Great Fall
Durée totale : 58:00 env.

RAIBARD, Dark Realm of the Daylight (2021)

Le 04/12/2021

Groupe : Raibard
Album : « Dark Realm of the Daylight » (03/12/2021)
Genre : Rock progressif
Origine : USA

Par Ahasverus

Raibard groupeBasé à Boston, dans le Massachusetts, Raibard brasse un éventail d'influences, de genres et de styles pour produire un son progressif aux limites de l'expérimental. Le groupe a été fondé en décembre 2015 par Daniel Gil (chant, guitare) et s'inspire musicalement de groupes de rock et de métal tels que Led Zeppelin, The Beatles et Opeth. Daniel Gil y apporte également son intérêt pour la mystique moderne, expérimentant les réalités cachées et étudiant des textes anciens sur le mysticisme.

Le 03/12/2021, Raibard présente son nouvel album, successeur de « The queen of the night » (2017), agrémenté d'un très bel artwork :

«Dark Realm of the Daylight»

Raibard albumIl est précisé que la chanson titre du nouvel album est inspirée par le psychologue Tony Buzan, auteur de la carte heuristique qui représente le schéma de la pensée.

Le groupe explique :
« Nous avons fait ce disque pour tous ceux qui ne rentrent pas dans une petite case. Nous n'y rentrons pas non plus. Dark Realm of the Daylight traite de la non-conformité. Il s'agit d'explorer ce que vous êtes sans aucun jugement ; d'abandonner la pensée rigide et les visions archaïques. Dark Realm s’ouvre pour découvrir le monde tel qu’il est. »

Du paysage sonore psychédélique de « Eternal Rise » aux guitares torturées de « Forever After », « Dark Realm of the Daylight » explore la lumière et l'obscurité à travers une instrumentation progressive, une composition complexe et des thèmes lyriques significatifs. La voix de Daniel Gil, plus esthétique que démonstrative, se fait délicate dans les notes hautes. Les compositions prennent le temps de la narration (« Dark Realm of the Daylight ») et enchaînent les situations pour composer des pièces originales (« Forever After »).

Les ruptures dans le rythme et la spontanéité de l'écriture (« Walkin On ») peuvent faire la différence et séduire dans un album autoproduit qui penche plus du côté rock que du côté métal.
A découvrir.

Line-up :

  • Daniel Gil - chant, guitare
  • Phil MacKay – batterie, percussions
  • Greg Dellaria - basse

Liens utiles :

 
 

LEO MARGARIT annoncé sur THE RAGING PROJECT

Le 08/11/2021

Leo Margarit , le batteur de Pain Of Salvation, est annoncé sur The Raging Project , le nouveau bébé d'Ivan Jacquin, chanteur/clavier du groupe de prog' Psychanoïa et concepteur du triptyque Foreign Rock Opera .

The raging project leo margaritC'est la seconde fois que les deux artistes collaborent puisque Léo Margarit était déjà l'invité d'Ivan sur l'album « Foreign - The Simphony Of The Wandering Jew Part. II ». Il officiait alors aux côtés d'Amanda Lehmann (Steve Hacket Band), d'Andy Kuntz (Vanden Plas), de Zak Stevens (Circle II Circle, Savatage) et de Tom S. Englund (Evergrey), pour ne citer que quelques chanteurs de cet opéra métallique.

OLD MAN WIZARD, "Kill Your Servants Quietly" (2021)

Le 02/11/2021

Groupe : Old Man Wizard
Album : « Kill Your Servants Quietly » (05/11/2021)
Genre : Metal Progressif
Origine : USA

Par Ahasverus

Old Man Wizard est un trio californien de heavy rock progressif formé en 2011. Il sort « Unfavorable », un premier album en 2013, puis «  Blame It All On Sorcery », un second, en 2018.

En 2021 il revient avec un troisième album studio :

«Kill Your Servants Quietly»

Old man wizard artworkLe chanteur/guitariste Francis Roberts précise à propos de ce nouvel opus :

« De tous ceux que j'ai enregistré, c'est mon album préféré. J'adore les chansons que j'ai écrites, j'ai adoré travailler dessus et j'ai vraiment hâte de les partager avec tout le monde. Le plan était de l'enregistrer d'une manière très ancienne : guitare/basse/batterie en direct dans la même pièce avec seulement huit entrées pour le groupe, édité et mixé jusqu'aux pistes d'accompagnement, et en ajoutant des voix et d'autres trucs en superpositions. Nous avons terminé la partie enregistrement en direct avec huit des chansons juste avant le début de la pandémie, nous avons donc dû suivre à distance les voix, les superpositions et deux des chansons ("Live Forever" et "Your Life"). Nous avons tous les trois de bonnes capacités d'enregistrement à domicile, donc je pense que cela s'est avéré vraiment cool. J'espère que vous l'aimerez autant que j'ai eu plaisir à le faire. »


« Kill Your Servants Quietly » est un voyage plein de fantaisie avec un mélange de morceaux énergiques et de performances intimistes.
Le tonnerre théâtral et les envolées mélodiques de « I Prayed  » ouvrent l'album sur une note légèrement dramatique à l'intensité croissante. Les belles parties de guitare saturée de la chanson titre ou des morceaux tels que « Soldier's Winter » fournissent une base rythmique solide aux voix et aux harmonies montantes, tandis que le récit explore des idées sombres tout en s'adaptant parfaitement à l'arrangement musical.

De l'alambiqué « God Is Your Friend » au plus classique « I Wanna Know », du serein « Your Life » au dynamique « Live Forever », « Kill Your Servants Quietly » est un album bien pensé par une formation qui cultive sa différence. Offrant à chaque morceau la possibilité d'un drame épique, il  présente de belles qualités et saura séduire l'amateur de prog' au sens large.

Line-up :

  • Francis Roberts - Lead Vocals, Guitare, Synthé, Samplers
  • Andre Beller - Background Vocals, Basse, Violon
  • Kris Calabio - Background Vocals, Batterie, Percussions

Old man wizard groupe

Credits :

  • Paroles et musique : Francis Roberts
  • Produit par Francis Roberts
  • Artwork  Valin Mattheis
  • Voix additionnelles :  Mark Calabio, Drew Peters, Reece Miller
  • Voix off : Bill Roper

Les Liens :

 
 

Black Sites (Prog, USA), "Untrue" (2021)

Le 10/10/2021

Groupe : Black Sites
Album : « Untrue » (08/10/2021)
Genre : Prog Mélodique
Origine : Chicago (USA)

Par Ahasverus

Formé en 2016 à Chicago, Black Sites est un groupe de métal qui fait quelques emprunts au progressif et au mélodique et qui s'inspire d'éléments old school ainsi que d'un large éventail d'artistes tels que Voivod, Thin Lizzy et Black Sabbath.
Dans la suite de ses albums « In Monochrome » (2017) et « Exile » (2019), Black Sites revient avec un long format huit pistes intitulé « Untrue ».

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Black Sites a traversé la pandémie qui nous frappait l'année dernière en s'attelant à ce nouvel album avec le producteur Sanford Parker, (Eyehategod, Voivod, Darkthrone). Dans cette circonstance, à l'exception d'une piste, tous les membres ont enregistré leurs parties séparément.

« Untrue » offre des lignes de guitare complexes qui raviront les amateurs de prog', tout en parvenant à garder de la fluidité dans ses compositions. Le mélodique est un maître mot, même si c'est le prog' qui sert à tisser  un album qui sait se parer de choeurs épiques.
Le chant est assez haut. On pensera par comparaison au timbre d'un Paul Stanley.


« Untrue » garde l'équilibre entre le sophistiqué et l'abordable. Naviguant sur de larges courants, il pourra attirer dans ses filets les amateurs de prog' tout autant que les fans de hard ou de mélodique.
On vous recommande l'écoute de cet album vivifiant et bien calibré.

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Line-Up:

Mark Sugar – Chant, guitare
Ryan Bruchert – Guitare, chant
Garry Naples – Batterie

Les Liens :

Chronique d'album : BlackBeard (Résolument Rock aux multiples influences), "New Horizon" (08/10/2021)

Le 06/10/2021

Groupe : BlackBeard
Album : New Horizon (08/10/2021 - M&O Music)
Genre : Rock / Stoner / Alternatif / Groove / Metal / Progressif / Punk / Electro
Origine : Alpes françaises ( Annemasse, 74)
par Dam'Aël

 

Attention, le retour de Barbe Noire s'annonce en grande pompe, chaussé de ses bottes de sept lieues sur un nouvel horizon ! Après avoir ouvert pour Jinjer en décembre 2019 à Annemasse, il continue son périple et n'hésite pas à gravir les montagnes françaises du Metal très diversifié. On aime les changements de paysage chez ce quartette : la voie du Stoner, le chemin du Progressif, la route du Metal, la piste de l'Electro, l'itinéraire du Groove, le sentier du Punk, toute randonnée sonore est explorée pour créer le paysage du Metal alternatif blackbeardien.

Groupe blackbeard

 

LE GROUPE ET SON ANTERIORITE:

BlackBeard est actif depuis le 26 mai 2018 et se forme grâce à l'association des 3 J et du A. Non il ne s'agit pas d'une devinette, encore que. Voici pourquoi : Jérémie Vailloud à la guitare et au chant (Zval), Julien Doucin à la guitare et au chant (Ex-Deer Blood / Ex-Red Mourning), Jeremy "Ziggy" Bochart  à la basse (Ex Krawl) et Antoine Marmoux derrière la batterie (Ex-Victori4). Imaginez si Antoine s'était appelé Jason ( non pas Bittner...), on aurait eu le groupe des 4 J, genre la semaine des 4 jeudis. Difficile d'avancer à grands pas dans ces conditions. Bon sortons de ce n'importe quoi, je vous l'accorde. Tout a commencé sur l'initiative des deux guitaristes vocalistes et amis. Bien évidemment le duo ne se suffit pas et c'est Ziggy qui les rejoint suivi d' Antoine. Si la formation est récente, il n'en découle pas moins une certaine expérience pour chacun d'entre eux ; et je vous garantis que nous allons pouvoir le confirmer en écoutant leurs compositions. Je suppose que le nom du groupe n'est pas lié à l'histoire de ce pirate anglais Edward Teach alias Blackbeard né en 1680 et mort le 22 novembre 1718, qui a opéré dans les Antilles et sur la côte Est des colonnies britaniques en Amérique, mais plus sans doute au fait de la présence de leurs deux frontmen barbus et étonnamment très ressemblants, genre Dupont et Dupond.

Sept mois après, la formation décide de se faire entendre avec une première vidéo officielle "Silence, Please", dont une animation vidéo sera relayée le 2 septembre 2020. Ouvrons donc nos oreilles et surtout évitons de trop la ramener ! S'en suivront une vidéo live "Unknown" enregistrée lors de leur premier concert à La Microbrasserie (AMANCY) le 30/08/18, postée le 07 septembre suivant, puis "The Rope" en mai 2019". C'est le 1er septembre 2019 que la formation dévoile son tout premier EP 6 titres de 25'47 pour être précise, EP #1,  disponible en Vinyle, Cd et sur les plateformes de téléchargement, en rouge et noir.

Il faut dire que Julien et Jérémie avaient déjà, avant la version définitive de leur line-up, suffisamment de matériel pour coucher sur sillons et autres supports quelques compositions, impatientes de pouvoir prendre l'air au grand jour.

La musique de BlackBeard est fortement inspirée des années 90's, de celle de la côte ouest américaine, du Grunge de Seattle, du Postcore, du post Hardcore, du Proto Metal Indus... et sait donner un côté déshumanisé inquiétant, très sombre voire malsain. Une noirceur aux 101 "Touch" de noir obscur annemassien, largement relayée par les voix sombres, rageuses des deux frontmen. D'ailleurs, en live, nous découvrons deux schizophrènes surprenants qui se considèrent chacun comme le leader du power-trio. Un bicéphale Dupondt émergent sur la scène Metal savoyarde, ça promet!

Une nouvelle version, officielle, de "The Unknown" paraît en octobre 2019 sur les plateformes de téléchargement et une très belle première partie est proposée aux Alpins, celle de Jinjer au Château Rouge le 07 septembre de la même année à Annemasse. Un tremplin de taille, évidemment, pour ce groupe BlackBeard qui décide de continuer à dévaler les pistes de Savoie comme des fondus (elle est facile...) et essayer de s'attirer l'intérêt de quelqu'uns dont celui du label M&O Music. Jolie grimpette dans l'escalade de la formation qui s'adresse à ses fans en ces termes : "Nous sommes fiers de vous annoncer notre signature avec le label M&O Music et l'agence de promotion M&O Office qui s’occupent à présent de la promotion du groupe ainsi que la distribution en partenariat avec Season of Mist !" (https://www.facebook.com/BlackBeardMusic/)

 

L'ALBUM: NEW HORIZON

Pochette new horizon blackbeard 1

"NEW HORIZON" s'ouvre à nous tous, le 8 octobre prochain sur toutes les plateformes et dans les bacs. Il s'agit d'un huit pistes de 35'50 comprenant "Vultures", "Helpless", "Beautiful", "The Unknoun Part 2", "Addicted To", "Another Face", "Sorry" et le titre éponyme de fin de tracklist "New Horizon". Un véritable condensé de différentes influences qui joue la mélodie, la rage, l'énergie, la mélancolie et bien d'autres émotions. Si leur premier EP se voulait quelque peu "bordélique" (dixit le groupe lui-même), BlackBeard se veut plus structuré et canalise leur nouvelle galette vers un Progressif plus évident. Non pas dans la durée de ses titres car seule la piste 4 "The unknown Part II" dépasse les cinq minutes, mais plus dans la structure des morceaux. Mais attention, ne nous attendons pas à une prévisibilité : le quatuor retient les codes mais adore les renverser, et si l'alternance couplet/refrain est une référence musicale, BlackBeard l'accommode à la sauce savoyarde maison, avec nonobstant une véritable culture du refrain.

Ce qui est certain c'est que la rage s'exprime à temps plein dans cette galette parfaitement sonorisée par les voix - l'une éraillée, l'autre claire - de ses interprètes capables de chanter la variation sur une même tonalité. Duo ou duel, difficile à déterminer, en tous les cas les mélodies sont agréables à écouter, sans succomber à un certain lâcher-prise durant ces quelques trente-six minutes de Rock énervé, et même très énervé qui scande la fin du monde en musique. 

A la version un peu plus canalisée mais au son dur et brut de décoffrage, la bande de rockeurs s'attelle à un autre processus de composition : si la musique suggérait les paroles sur la précédente production, c'est l'émotion de l'instant qui construit l'instrumental sur lequel viendront se lover des paroles pas toujours très langoureuses. On veut de l'émotion au pays de la neige, de la gnôle et du vin chaud. Et cela marche très bien car ces grands gaillards de BlackBeard baignent dans une telle fluidité instinctive musicale que tout s'enchaîne de façon évidente, même si une partie du travail est au préalable initiée par Julien, le dictateur en culotte courte de la formation. La machine de guerre qu'est Antoine vient se greffer pour une rythmique et un groove des plus catchy et la basse se livre au ronronnement jouissif en symphonie râleuse. SVP, reprenons nos esprits ! Ces bourlingueurs de son aime envoyer du bois et adorent causer des dégâts sonores à faire sauter les planches des scènes hexagonales. Oui, prévoyez les clous pour réparation. L'harmonique proviendra donc des voix justes parfaites, inspirées du Nu-Metal et de la New Wave parfois : duo ou duel, toujours pas la réponse mais c'est vachem*** bien foutu.

Tout comme les vautours, BlackBeard s'accorde, pour se mettre en place, un petit tour d'horizon relativement calme et serein, puis accélère sa course à en devenir beaucoup plus agressif, avec cette attaque soudaine des guitares, sauvages, lourdes et rageuses tout autant que le duo hurleur complice de ce "Vultures". La rythmique rugissante est suffisamment énervée pour nous attirer dans un groove fédérateur qui nous embarque sans réticence vers un headbanging instinctif et irrésistible... sans espoir d'y échapper.

"Helpless" s'introduit sur de l'électro teinté d'un alternatif qui s'aventure sur quelques ambiances orientales discrètes. L'excellente ligne de basse ronde et chaude s'oppose à la richesse des guitares plus agressives de part leurs aigus caustiques. Beauté, malgré tout ce râle colérique que nous assène le quatuor de la vallée verte. 

 

"Beautiful" s'annonce en douceur sur cette troisième piste, aux notes de guitares acoustiques et une voix claire douce et chaude, sur des images reposantes tournées à Saint-Cast-le-Guildo pour illustrer le clip de ce titre diffusé le 25 décembre 2020.  Mais très vite, les vocaux jouent l'alternance screams et chant clair qui s'articulent avec aisance sur le flow des paroles exprimées et sur les ambiances du morceau très alternatif où stoner, sludge et autre se mélangent allègrement. Une dualité vocale qui se pacse à merveille dans ce New Horizon, où l'inconnu reste encore d'actualité sur le devenir du monde vu par nos musiciens si dépités. "The Unknown Part II" est sans doute une suite à "The Unknown" plaqué sur le premier EP. Cette suite plonge l'auditeur dans une atmosphère presque planante, reposante mais vite troublée par une session guitares / basse acérée et agressive, faisant grimper les watts et les tensions associées jusqu'à l'épisode salvateur d'une guitare acoustique simple, tremplin d'une séquence hypnotique que Julien et Jérémie subliment par un chant mené en choeur sur une tonalité identique et dans une unicité vocale très bien interprétée. Addicts pourrions-nous devenir à cette musique multi-facette et à ces vocaux à géométrie variable, vocaux qui sur "Addicted to" pourraient craindre une fracture des cordes vocales tant la puissance prend place dans les starting-blocks d'une course effrénée de rage, de colère, de furie et surtout de souffrance et d'exaspération, le tout sur un instrumental qui se tient les coudes, dans une syntonie exemplaire. La sixième piste nous offre un "Another Face" au faciès rouge vif très énervé, tableau dressé par de grosses guitares qui envoient les scuds explosifs, une rafale de toms furibonde, une grosse caisse qui mitraille non stop. On note une très belle démonstration de batterie qui martèle avec précision et talent."Another Face" fait péter les watts du début jusqu'à la fin, dans une dynamique qui n'épuise aucunement mais qui serait, bien au contraire, très salvatrice pour notre corps et notre âme. C'est sur des sonorités plus doom que "Sorry" s'exprime. L'électro s'y invite, tranchant de façon incisive avec le reste de l'instrumental, lui offrant ainsi une sauvagerie maximale.  La version video officielle est sortie le 11 septembre dernier. BlackBeard Music finit sa galette sur le titre éponyme "New Horizon" aux guitares plus colorées et mélodiques, une approche un peu plus pop sur lesquelles les voix claires, l'une en voix pleine et l'autre en voix de tête, traduisent l'espérance et l'ouverture sur un nouvel horizon. On entend même une basse chanter les choeurs derrière ce duo vocal magnifique.

 

"New Horizon est  enregistré par Jérémie Vailloud et Julien Doucin à  122 Productions, par Jérôme Acquier et Clément Champigny  au Studio 123. Le mastering est réalisé par Jérémie Vailloud.

NOTRE AVIS :

Cet album "New Horizon" est une excellente sortie en ce début d'automne. Difficile de lui coller une étiquette tant la fusion des genres est évidente ; le groupe se targue d'ailleurs de cette singularité. Chacun y taguera la couleur musicale qu'il sentira à l'écoute de ce huit pistes. Une chose est certaine est que nous avons affaire à une formation qui s'applique à composer avec originalité et précision. Leur musique est recherchée, travaillée, inspirée. Les voix sont, dans chacun de leur registre, en opposition ou en harmonie mais offrent tout au long de cet album des mélodies cohérentes et agréables à écouter malgré la rage et la colère exprimées. Un très bon compromis d'émotions, émotions  qui oscillent sur le rhéostat de l'ire à intensité variable. Personnellement, j'ai pris énormément de plaisir à écouter et ré-écouter plusieurs fois cet album, avec parfois a contrario quelques difficultés à coucher les mots pour raconter leur musique. Nonobstant, il s'agit bien d'un Rock alternatif aux influences stoner tentaculaire, genre octopus à la barbe noire, au bon gros son à décoiffer les permanentes et à faire vire-volter les perruques et casquettes des auditeurs. Du groove, du peps, un véritable cocktail détonnant. 

 

NOUS ALLONS PLUS LOIN CHEZ AHASVERUS :

 BlackBeard Music faite partie du Label & Le Mouton qui est une association du genre collectif, regroupant trois groupes dans des styles différents, où l'idée est de mutualiser les compétences afin de créer différents projets. Le sens de cette initiative est de partager scènes, technique, clips, et autres... dans un but d'entraide ( les barbecues font aussi partie de ces objectifs!!!). 

 

PETITE INDISCRETION :

il ne serait pas exclu que BlackBeard Music invite un guest sur une prochaine galette. Si on vous pose la question, vous pouvez suggérer : Lazareffmusic 

 

les liens :

https://www.facebook.com/BlackBeardMusic/

http://71https://www.youtube.com/channel/UCwfsVTvQAhbqzf7t-Kn1ylw

http://spotify:album:0LH9dMkOENIp7Rua36rb4P

http://www.m-o-music.com

https://www.facebook.com/LabelEtLeMouton/

https://www.digitalnativeassociated.fr/2019/03/09/decouvrez-blackbeard-en-10-questions-interview/

https://rockenfolie.com/artist/blackbeard/

 

BlackBeard Music

Logo blackbeart

 

 

 

 

OSCIL (Prog), First Step On My Moon (2021)

Le 19/09/2021

Groupe : OSCIL
Album : « First Step On My Moon » (03/09/2021)
Genre : Rock/Metal progressif
Origine : Paris
On aime : le chant, le songwriting, la diversité, le son

Par Ahasverus

Oscil existe depuis 2013 et son principal compositeur, Vincent Mouge, nous décrivait ainsi son univers dans une interview en 2019 :
« La base de notre musique est Rock-Metal tout simplement ! Ingrid apporte ses influences indés à la PJ Harvey, Aubry celles du Rock authentique comme les Beatles, Florent et moi le côté Rock Metal Prog... Le but est simplement de faire des compositions qui nous ressemblent, le son vient après. »

Cinq ans presque jour pour jour après l'EP « Never Ending Road​(​s) » qui leur avait servi de carte de visite, les Parisiens reviennent avec une formation inchangée pour un huit titres d'environ quarante-huit minutes...

« First Step On My Moon »

OscilSon artwork est l'oeuvre du talentueux Above Chaos (www.abovechaos.org), l'un des meilleurs illustrateurs français, qui habille notamment les opus de Mobius.

Si la musique est signée Vincent Mouge, les textes sont de Vincent Mouge et Ingrid Denis, dont la voix est l'un des atouts de cette formation progressive. 

Le chant est donc assuré par Ingrid Denis, rejointe sur un titre par le Champenois Ludo Desa (« The Heart Of A Woman »), pièce déjà sortie sous la forme d'un single-clip.

S'ouvrant par sa composition la plus courte à la manière d'un classic rock, « First Step On My Moon » emprunte rapidement un pont progressif pour nous emmener dans un florilège de compositions où sa liberté de ton donne à son pas quelque chose de jazzy.
Il se peut qu'il vous impose  quelques écoutes pour se laisser apprivoiser, car l'étendue de son territoire est trop vaste pour être embrassée en un seul regard. Mais alors sa production impeccable vous permettra de vous glisser dans ses mélodies comme dans du velours et d'apprécier jusqu'aux détails les plus subtils de son jeu (les cymbales sur « Romance »).


Parfois métallique (« A Shropshire Lad »), d'une richesse sonore assez jubilatoire (« First Step On My Moon »), à laquelle s'ajoute encore un saxophone et une belle partie de clavier (« Romance »), Oscil nous promet la lune avec un opus d'un niveau supérieur à un prédécesseur déjà fort estimable. On est admiratif devant la finesse du songwriting, et on s'incline devant cette voix qu'on savait délicieuse, et qui parvient à se  faufiler à la suite d'un compositeur qui adore les alambics ! Et c'est orchestré avec une telle fluidité qu'on entreprend ce voyage sur la lune dans une atmosphère des plus agréables. Oscil a réalisé un opus d'une sacrée qualité, et non convenu, qui ne ressemble qu'à lui-même. On vous le recommande bien vivement.

Les Critiques :

  • « Chaque pièce possède une identité propre et développe son propre climat. »
    Plus PROG de Vous

Line-up :

  • Ingrid Denis - chant
  • Florent Jeannel - batterie
  • Aubry German - basse
  • Vincent Mouge - guitares, claviers

Oscil bandOscil par Lourdes Eiras Photographie.

Invités :

  • Bastien Brenot - saxophone sur «  Romance »
  • Jean-Philippe Massicot - piano et clavier sur  «  Romance »
  • Ludo Desa - chant sur  «  The Heart Of A Woman »

Technique :

  • Musique : Vincent Mouge
  • Textes : VincentMouge / Ingrid Denis
  • Arrangements: Oscil
  • Mixage: Andrew Guillotin - Hybreed Studios (Fontenay-Sous-Bois).

Tracklist :

1. Harlem Shadows (3'43)
2. The Pact (7'28)
3. A Shropshire Lad (5'08)
4. You (5'41)
5. Romance (7'05)
6. The Heart Of A Woman (6'41)
7. First Step On My Moon (6'59)
8. Enter The Haze (6'03)

Le Lien :