POST METAL

ALTA ROSSA " VOID OF AN ERA" (Album 2022)

Le 19/05/2022

Groupe : ALTA ROSSA
Origine: Besançon (FR)
Album: VOID OF AN ERA (18/02/2022) - Chronique d'album
Genre: Post-Metal, Sludge, Noise
Label :   Source  Atone Records(Fr)
Par Dam'Aël

 

Alta rossa

 

ALTA ROSSA: LE GROUPE

 

Jeune groupe originaire du Doubt formé en 2020, ces cinq potes n'en sont pas à leur premier exercice. Tous issus de formations précédentes comme HORSKH (Metal, Transe, Electro), ou ASIDEFROMADAY  (Harcore, Noise), mais aussi The Erkonauts ou Slaughters, Prison Life, Flesh et Khynn, ils mettent un point d'honneur à allier leur amitié à leur passion. Si leurs influences sont un peu différentes, elles se retrouvent dans une parfaite osmose de créativité, réglée non pas comme du papier à musique mais plutôt à l'instar du mécanisme d'horlogerie bien connu de cette ville de Franche-Comté qu'est Besançon. Et pas question pour ALTA ROSSA de rester dans sa coquille ou d'avancer à l'allure  d'un escargot de Bourgogne malgré cette pandémie. Jordan Daverio et Thomas Dubois aux guitares, Mathieu Martinazzo à la batterie, David "Dess" Demesmay à la basse et Antoine Lauzel qui tient le micro, entendent bien délivrer leur Post-Metal qu'ils allient au rageux Punk-Hardcore, au ténébreux Sludge s'appuyant sans concession sur de grosses sonorités Noise et Black Metal. Et leur objectif n'est pas uniquement d'investir les scènes de cette première ville verte de France mais bien d'aller clamer haut et fort, et de toute urgence, la ligne rouge que l'humanité est en train d'atteindre, au son des watts poussés dans le rouge vif. Vous aurez dès lors compris la raison de leur patronyme. « C’est dans les moments d’urgence et de violence que le groupe exprime le mieux son talent », et il faut reconnaître que les Bisontins ont de la matière première en excédent au regard de la déroute générale qui s'est mise en place depuis quelques décennies... 

Je vous signifiais un peu plus haut, l'importance de l'amitié dans la vie du combo ; et bien il confirme l'essai en signant sur le label français Source Atone Records lequel devient une référence dans le domaine du Post-Metal, en accordant leur confiance à Christophe Denhez et Arnaud Gillard qui ont "la passion commune pour les aspérités les plus sombres de la musique Metal" ; pour rappel Christophe est le chanteur du groupe français Demande à la poussière  (vous trouverez une chronique de leur album en cliquant sur ce lien: http:// http://www.ahasverus.fr/blog/chronique-d-album-demande-a-la-poussiere-blackened-post-hardcore-quietude-hostile-26-03-2021.html ). Et si le quintet connait déjà une belle visibilité sur la scène locale, cette signature devrait pouvoir hisser le groupe à des niveaux de fréquentation scénique encore plus opportune. Alta Rossa a été amené à donner de beaux concerts notamment au Festival Détonation à Besançon même, à la Rodia, et en première partie de Hangman's Chair au Moloco à Audincourt.  Je vous signifiais aussi le parallèle avec la passion. Et force est de constater que les cinq membres Bisontins sont "jusqu'au boutistes" en faisant appel à d'autres personnes fortement passionnées, Elodie Salicz et Romain Richez de l'agence Singularités ( http://https://agencesingularites.fr/ ).   

 

 

Alta rossa artwork 1

 

ALTA ROSSA: L'ALBUM  "VOID OF AN ERA"

 

Evidemment on connait tous la conjoncture générale dont on nous a fait cadeau à grands coups de virus, de piquouses, de bourrage de crâne et de masques... de quoi énerver le plus grand nombre d'entre nous générant une colère sismique qui a tout intérêt à fuser hors de nos cellules. Alta Rossa fait forcément partie du lot et il y a une véritable urgence à plaquer sur les sillons tout le venin accumulé. Mais ne vous méprisez pas, il ne s'agit pas que d'un exutoire, bien au contraire. Cela reste en priorité une démarche artistique réelle où la sensibilité reste reine, même si celle du groupe se colore de teintes sombres voire très sombres. Et ce seront plus particulièrement les textes qui vont prendre chers écrits pendant cette période, a contrario des compositions musicales déjà largement avancées.  Le groupe s'exprime: « La terre est condamnée à être détruite si aucune action des plus riches et des plus puissants n’est entreprise dans un principe collectif. À contre courant des libéraux type colibris qui prônent des actions individuelles et remettent la responsabilité sur chacun alors que les plus riches polluent le plus ou de ceux qui, au lieu de s’occuper de la terre et des êtres humains, ont comme unique préoccupation d’aller faire du tourisme dans l’espace en toute impunité comme Jeff Bezos ou Elon Musk. »

VOID OF AN ERA est un opus qui livre depuis le 18 février dernier 31 minutes de colère, d'interrogations, de puissance sombre et violente assises sur un socle metal qui se veut noir. Et quand Alta Rossa voit rouge, noir c'est noir et certainement pas dans le registre des 50 nuances de gris. Vous l'avez compris, ça chauffe, ça rugit, ça rougit, ça détonne et ça charbone. Pas de demi-mesure chez ces burineurs car ces metallos de Besac poussent le potard du défi jusqu'à faire appel pour le artwork de la galette, à un artiste au travail surprenant de sinistrose: du Gore en barre que le Bitcoin aurait du mal à détrôner. Alors j'vous l'dis de suite, le travail est stupéfiant de talent et d'une certaine beauté. Sombre, angoissant, voire et même...glauque, l'univers de cet artiste russe Kirill Semenov est torturé mais expressif au possible dans son domaine de noirceur; il tire non pas un trait sur l'aspect sordide de l'humanité mais quantité de lignes superposées pour imager et sublimer l'expression d'une sensibilité à fleur de peau. Alta rossa rentre justement dans ce registre et l'affaire leur sied à merveille. Je vous conseille d'aller jeter un oeil sur le site de cet artiste ( http://Kirill Semenov Art ). Quant au niveau du son! Oh! Oh! Poto est arrivé-é-é! Je le rappelle l'amitié s'allie à la passion mais aussi... à la proximité. En effet, si les voix sont enregistrées chez Jordan dans son studio, toutes les prises sont capturées et travaillées chez un ami de la région Steph Lawansch au Divar studio (Blockheads, Whoresnation, Abyssal ascendant...). En piste!!! 

 

 

ALTA ROSSA : piste par piste

 

 

1. Binary Cell:

introduit les 7 pistes dans un mid-tempo de guitares dissonnantes, oppressantes et inquiétantes, qui donnent un premier aperçu dosé bien gentiment. La suite aura une couleur beaucoup plus ténébreuse et violente. Le chant hurlé reste à un niveau rageux saisissant mais pas encore fracassant. Alta Rossa nous met en condition ; considérez Binary Cell comme un simple échauffement.

2. The Stardrainer:

Les 4 premières mesures de la batterie annonce une toute autre couleur; ça va dépoter sévère. La dynamique monte en puissance au même titre que cette dissonance qui mitraille l'ambiance : la fureur s'installe et le chant devient plus agressif. Fusion de hardcore, de noise sur section ryhtmique bien solide, et des guitares qui proposent un son qui saisit et prend aux tripes. La virulence de Alta Rossa installe une profondeur sonore abyssale, pesante et intense. Ce morceau fait l'objet d'un clip présenté en février dernier, qui met en scène de façon très furtive le personnage symbolique et générique présenté sur le artwork de l'album.

3. Cycle:

On aime les batos de la batterie pour ouvrir les morceaux chez les Bisontins, et personnellemnt j'adore. Les guitares se veulent encore plus dissonantes et saturées, folles et furieuses mais surtout de plus en plus pesantes et angoissantes. Cet univers fait flipper et nous éloigne de plus en plus d'une éventuelle sortie de secours en nous amènant avec lourdeur et fracas vers une sortie de route. En tout cas, ce n'est pas celle du combo qui proposent des compositions travaillées, cohérentes, évoluant jusqu'à présent dans leur logique post-métal bien verrouillée.

4. Dawn With Never rise:

Signant un accord diabolique avec dame la noirceur profonde, il convient de bien comprendre qu'il est nulle question de voir ne serait qu'une once de pénombre et encore moins d'éclaircie; Aube, jour, aude ou nuit, Black is Black et pas question de revenir la-dessus. Les guitares continuent leur trip sauvage, rageur et troublant et la batterie est une véritable merveille de "je te démonte tout, dégage de là, je mouline et tabasse à tom-larigot ( je sais! tire-larigot, mais c'est beaucoup moins drums-style). Si le jour a peu de chance de se lever, l'humanité elle, a encore moins de chance de se relever si nous ne bougeons pas nos popotins au plus vite. Alta Rossa (AR) vous le crie haut et fort et il est loin d'être le seul à vociférer cette urgence. Nos esgourdes saignent tant les gueulantes jouent un rôle de peeling et d'épilateur en mode rouleau compresseur. Continuons à jouer les sourds dingues, qui d'ailleurs ont bien des chances de recouvrir l'audition tant ces cinq loulous font bouillonner les vibrations ( Respect à tous les mal-entendants, il s'agit d'un 3ème degré au minimum).

5. Orbiting:

P*** de B*** qu'elle est bonne cette intro de batterie et ça suit en mode avalanche par la basse, les guitares et la colère hystérique du chant. Les mecs de AR sont loin de l'AOR et ils évitent toutes carabistouilles en mode yoyo: leur véhémence et leur nervosité sont des étalons Or mis sur orbite et pas question de freiner des 2 fers! Noise, Sludge, Black, Hardcore et autres, tout se retrouve sur ce titre que je trouve démentiel. Bravo les gars!

6. The Fall:

Près de 20 minutes de musique portée avec rage et cataclysme mais toujours en vie. Qui parle de vie introduit inévitablement la notion corrélative de mort. Certes on peut s'enfouir la tête dans le sable chaud de l'été ou encore plus approprié dans notre propos, dans l'eau saumâtre et boueuse des riffs et percussions des Bisontins,  la descente vers cette échéance est incontournable. Le quintet aborde le sujet “Humain, oublie tes putains de rêves, la chute est inévitable.” Les guitares savent produire cette résonnance folle et furieuse qui ébranle nos consciences et ce n'est pas le chant d'Antoine qui a la moindre chance de nous rassurer tant l'ulcération est palpante. Un duo basse/batterie toujours au taquet et dans l'excellence.

7. Void Of An Era:

Etrangeté, sonorités inquiétantes, opressantes, sombres, lourdes, voix torturée, basse et batterie qui sonnent le glât, toujours aussi solides, voici le tableau de ce dernier titre qui donne le coup de grâce final et nous engloutit dans les ténèbres de la musique Metal de ces 5 garçons qui ont su faire évoluer leur galette du début jusqu'à la fin dans une cohérence incontestable et une identité bien propre sur sonorités bien sales. 

 

Notre avis:

Je ne connaissais pas ALTA ROSSA; il est fort à parier que désormais, à l'écoute de quelques lignes musicales à l'aveugle, je serais capable d'affirmer l'origine de ces plages sonores tant l'identité du groupe est évidente. Notamment au vu de la nature du son lourd, sombre et particulier des guitares maintenues très organiques par une production qui leur est restée fidèle. Addicte à la batterie et adepte des duo basse/batterie efficaces et très bien construits, je salue Alta rossa qui sait véritablement miser sur des sections rythmiques magistrales, recherchées, travaillées et variées. L'énergie dégagée dans son cet opus, bien que sombre, lourde et rageuse, sur saturation et dissonance à gogo, aboutit à un album dont les 31 minutes s'aborbent d'un coup, d'un seul, y compris quand, et c'est mon cas, on n'est pas forcément fan du genre. C'est révéler l'ingéniosité de ce quintet qui devrait inévitablement faire parler de lui dans ce milieu à part, dit de niche moins suivi par la majorité. Challenge énorme et réussite totale sur Void Of an Era qui place Alta Rossa dans la lignée des groupes à suivre d'assez près.

 

On va plus loin chez Ahasverus.fr:

Revenons sur le label https://sourceatonerecords.bigcartel.com/# qui n'a pas encore fêter ses 2 ans d'existence et qui s'affaire à développer des genres obscurs que sont le post-Rock, le Sludge, le Black Metal et autres assimilés. Ils ont pour devise la fougue de vrais passionnés et l'efficacité de vrais professionnels. Il en résulte déjà de belles signatures avec :

 http://Nature Morte

http://Néfastes

http://JUNON

http://Demande à la poussière

http://PARLOR,

 http://SaaR

http://Korsakov.

 http://PARLOR

http://SaaR,

 http://SunStare,

Membrane, Tassi, Sauvage...

 

 

CLEGANE dans le blanc des yeux

Le 02/05/2022

On se souvient de leur magnifique « Funeral At Sea » qui avait fait nos beaux jours en 2018 : Clegane revient avec un second album,  « White of the Eye », annoncé pour le 20/05/2022.
Son artwork est de Tib Gordon.
Clegane artwork
Une invitation à un sombre voyage dont voici le premier extrait intitulé « Fractured »

« Les phrases sibyllines jettent un voile pudique sur la lâcheté de celui qui observe sans rien faire, de celui qui bafoue une cause honorable et de toutes les victimes impuissantes face à la violence aveugle de l'anonyme en dérive. Une image d'Épinal, déchirée », commente le groupe francilien.
Mixé et masterisé par Andrew Guillotin au Hybreed Studios (Arkhon Infaustus, Temple Of Baal), ce nouvel album se veut encore plus riche, plus profond, plus onirique et plus varié que ne l'était son estimable prédécesseur. A surveiller de près par l'amateur de doom ou de post-metal, compte-tenu de ce que les Franciliens avaient su montrer dès leur premier album.
Clegane sam pillay et olivier guedj

CLEGANE par Sam Pillay et Olivier Guedj


Tracklist :
01. Fractured

02. Cara Muerte

03. White of the Eye (ft. Sam Pillay - Point Mort)

04. Water & Stones

05. Healed in Vain

Précommander « White of the Eye » : bit.ly/wotepo
 

SUNSTARE : nouvel album en mai 2022

Le 25/04/2022

Depuis sa création en 2013, le groupe SunStare propose un mélange de doom et de sludge fortement empreint des mythes et légendes sumériennes. Un univers fait de longues plages rythmiques, de mélodies sombres et dissonantes surplombées par un large registre vocal.
Après Under The Eye Of Utu (2015) et Eroded (2018), SunStare revient avec un troisième album intitulé « Ziusudra ».
Sunstare artwork
Artwork : Elodie Wysocki et Antoine Pohu


Il y a environ 4,800 ans, l'humanité bafouillait ses premiers poèmes et ses premières épopées à travers l'écriture cunéiforme des sumériens, dans le berceau de la basse Mésopotamie. Parmi celles-ci, se trouve la légende de Gilgamesh, roi d'Uruk, injuste et cruel. Dans ce mythe, Gilgamesh rencontre dans le désert, Uta-Napishtim, un homme ayant déjà vécu mille vies. Cet homme, l'Atrahasis, le très sage, l’éternel, SunStare nous raconte son histoire, notre histoire dans « Ziusudra ».
« Ziusudra »  (traduire : « immortel »), c'est l'arche de Noé avant qu'elle ne soit pillée par d'autres religions, plus modernes. Les Dieux, las de l'humanité, de sa décadence, de son bruit incessant, prirent la décision de la détruire à tout prix, afin de retrouver la paix. Épidémies, catastrophes naturelles, guerres, famines... L'être humain vit son ère se terminer dans une grande entropie : un chaos féroce. Seul Uta-Napishtim survécut sur son arche, seul, pendant des siècles.
Ce troisième album des Lillois s'inscrit dans la continuité des deux autres, plus équilibré, plus varié en termes de rythmes et d'approches musicales.
Sunstare emmanuel poteau
SunStare par Emmanuel Poteau.


Pour illustrer son propos, SunStare a présenté « Namlulu Di-Kud », un premier extrait de son futur opus. Ce morceau est illustré par deux clips. En voici la version « Above The Gods » :

Le groupe accompagne la sortie de ce clip d'un commentaire :
« Avec cette chanson, la volonté était claire : instaurer immédiatement une ambiance pesante, la situation initiale de la trame narrative et annoncer d'entrée de jeu le grand péril de l'humanité. Dans les clips, deux visions s'opposent. La version Above The Gods nous soustrait à notre humanité, dans une forme d'élévation spirituelle ou de résilience. Elle nous donne à voir clairement le passé, le présent et le futur cauchemardesque qui s'approche à grand pas. Ces deux visions, bien que différentes, ne sont pourtant que les deux faces d'une même pièce, les deux réalités paradoxales d'une même engeance. »
Chaque pulsation sonore de « Ziusudra » doit marteler l'auditeur, ne pas le laisser indemne, ou en tout cas, le faire sortir différent de cette expérience. Cet album est à considérer comme un monolithe : chaque morceau étant interdépendant des autres, car chacun raconte une partie différente de cette épopée. »
« Ziusudra » sortira le 13/05/2022 chez Source Atone Records.
Tracklist :
01. Ziusudra
02. Namlulu-Di-Kud / The Sentence
03. Abgal / The Very Wise
04. Zi-Šag-Ĝal / Sauve-Vie
05. Uru / The Wrath, The Flood
06. Ganzer / The Abyss
07. Awîlum / L’Homme Libre

Les liens :

WNTRHLTR : Let there be light

Le 24/04/2022

WNTRHLTR (prononcer Winterhalter, c'est à dire le gardien de l'hiver) réunit des musiciens en provenance d'horizons différents dans un projet de post-metal/post hardcore.
Le groupe parisien sortira prochainement, dans un artwork signé Samuel Guigues, son premier album, « Deu.Ils », contraction des mots « deuil » et « deux ils ».
Wntrhltr artwork
Il s'agira d'un six titres avec deux featuring de Laure le Prunenec (ex-Igorrr).
« Deu.Ils » a été enregistré au Studio Sainte Marthe (Paris). Il a été mixé et masterisé par Francis Caste (Hangman's Chair, Bukowski).
WNTRHLTR a présenté un premier extrait de ce nouvel album. Ce morceau s'appelle  « Light ».
Thomas Winterhalter (chant, guitare), explique :
« Light, c'est une lueur d'espoir qui vacille, comme un souvenir, une flamme qui nous protège et nous enferme en même temps. Souffler cette flamme est un symbole fort, car sans lumière de la flamme les démons réapparaissent et on se retrouve seul face à eux, dans le noir. »

« Deu.Ils »sera disponible le 04/05/2022.
Tracklist :
01. Prologue (ft. Laure le Prunenec) 
02. Sonar
03. Caught
04. Light
05. Adored
06. Deuil (ft. Laure le Prunenec)

Le Lien :

POINT MORT passe la troisième

Le 06/04/2022

Après deux EP, POINT MORT sortira le 29/04/2022 « Pointless », son premier long format, dans un artwork signé CHATOUILLE.
Point mort artwork chatouille
Le quintette parisien de post-hardcore en a déjà dévoilé deux extraits : « In Cold Blood : A Warmer Heart » est la première piste de l'album.

Point Mort explique : « Le thème de ce morceau est une métaphore qui met en scène un sociopathe. La figure incarnée est abjecte et n’éprouve pas de remords. Mais elle est paradoxalement tiraillée par le besoin d’appartenance, d’obtenir une âme. Elle se nourrit de cœurs purs pour devenir une meilleure personne. Elle n’a pas conscience que le sacrifice même va à l’encontre de son but. Une façon imagée de représenter les travers de la société, l’égocentrisme dont on fait preuve et qu’on ne soupçonne pas, les dommages collatéraux sous couvert d’altruisme, dont on ne sent pas responsables. »
Le second extrait dévoilé par Point Mort, « Corners... », est un morceau nostalgique, acoustique et exclusivement en chant clair, ce qui en fait un titre atypique dans la discographie du groupe.

Point Mort précise :
« Corners... dispose d’une atmosphère très particulière, sûrement due à son écriture pendant le confinement. C’est un morceau, intimiste, nostalgique, presque une balade. Une façon d’enlacer un peu l’auditeur dans le tumulte de l’album. Mais c’est aussi un morceau faussement simple, car le groupe ne voulait pas compromettre son idée de la composition pour autant. Il traite du confinement, de la solitude liée à l’enfermement. On imagine une personne enfermée dans une boite de verre, qui voit l’extérieur sans pouvoir le toucher, qui étouffe sous le poids du vide et du silence. Dans la thématique plus générale de l’album, c’est aussi une représentation du temps qui passe, de sa perception qui semble parfois durer un instant, et qui parfois s’étire inlassablement. La difficulté de s’inscrire dans ce temps alors que nous sommes éphémères à l’échelle du monde, de se trouver un but et un sens quand on nous contraint à ne plus échanger. »

S'étant déjà produit sur la Mainstage du Motocultor Open Air et sur la tournée du Brutal Fest 2018, Point Mort est à l'affiche du Hellfest Open Air 2022.
Point mort par jessica salitra
Photographie : Jessica Salitra


Tracklist :
01. In Cold Blood: A Warmer Heart
02. Every Good Song Is a Fight Song
03. Olympe
04. Les Corps Flottants   
05. Corners
06. La Bienveillance des Faux
07. Pretoria
08. Ash to Ashes

Discographie :

  • Look At The Sky (EP - 2017)
  • R(h)ope (EP - 2019)
  • Pointless (29/04/2022)

Lien :

Déjà sorti : ALTA ROSSA, Void Of An Era

Le 11/03/2022

« Void Of An Era », le premier album de ALTA ROSSA, est disponible depuis le 18/02/2022 chez Source Atone Records.
Alta rossa artwork 1
Le groupe a déjà présenté deux clips extraits de cet opus, le premier étant « The Fall ».
Alta Rossa précisait :
« Ce titre fait référence au thème récurrent de la vanité, “Memento mori”. Nous sommes tous faibles face à la mort. Dans ce texte, il n’y a pas d'espoir. Il s’adresse à l’être humain, bon ou mauvais, qui avec un certain déni n’est pas prêt à affronter son destin, la mort. Pour résumer : “Humain, oublie tes putains de rêves, la chute est inévitable.” »


Le second, « The Stardrainer », fait écho au personnage trônant sur l’artwork mais aussi aux conséquences de l'ultra-libéralisme à travers la métaphore de l’espace.
Alta rossa artwork
Alta Rossa précise sa pensée :
« La terre est condamnée à être détruite si aucune action des plus riches et des plus puissants n’est entreprise dans un principe collectif. À contre courant des libéraux type colibris qui prônent des actions individuelles et remettent la responsabilité sur chacun alors que les plus riches polluent le plus ou de ceux qui, au lieu de s’occuper de la terre et des êtres humains, ont comme unique préoccupation d’aller faire du tourisme dans l’espace en toute impunité comme Jeff Bezos ou Elon Musk. »

Alta Rossa poursuit :
«  The Stardrainer, c’est nous, c’est vous, c’est nos voisins ou notre famille. Nous sommes en train d’être aspirés par un trou noir qui est notre système économico-financier et nous rêvons de devenir nous même ce trou noir qui absorbe et détruit tout, malgré nous. Personne ne sait s’il est mort ou vivant. Tout ce que l’on sait, c’est qu’il y encore moyen d’agir ou d'inspirer moralement, philosophiquement, spirituellement et politiquement. Mais pour cela, il doit d’abord sortir de son individualité, comprendre au mieux la complexité qui l'entoure et surtout faire comme il peut. Personne n’a envie d'être ce personnage, pourtant nous le sommes déjà peut-être tous malgré nous. »
Alta Rossa a été fondé en 2020 par des membres de HORSKH et de ASIDEFROMADAY. Son post-metal allie l’énergie et la rage du punk-hardcore à des atmosphères plus sombres, plus sludge, en s'appuyant sur des sonorités noise et black metal.
« Void Of An Era » a été enregistré en compagnie de Steph Lawansch au Disvlar Studio (Blockheads, Whoresnation, Abyssal Ascendant). Son artwork est de Kirill Semenov & the dead art.
 « Void Of An Era » est disponible sur vos plateformes habituelles et il peut être commandé ICI.
Alta rossa band 1
Alta Rossa par Samuel Coulon


Ce qu'en disent les critiques :

  • Alta Rossa navigue avec malice entre ambiances de fin du monde, embardées sauvages et habiles montées en puissance où la tension règne en maître.
    HARD FORCE
  • Le groupe capture et dompte la dissonance, et il nous montre qu’elle lui obéit au doigt et à l’œil.
    Acta Infernalis
  • Void Of An Era est abrupt, lourd, et c’est finalement un bon refuge pour un reset salvateur.
    Among The Living
  • Alors que Alta Rossa se montre particulièrement convaincant au volant d'un rouleau compresseur, la formation n'est pas en reste quand il s'agit de revenir dans les clous du Post-Metal avec sa plage titulaire.
    Shoot Me Again webzine
  • Un premier album massif et très abouti.
    Rock'n Force
  • Pas un seul temps mort. Pas un seul compromis.
    La Légion Underground webzine

  • Un petit bijou de complexité.
    eMaginarock


Tracklist :

01. Binary Cell
02.The Stardrainer
03. Cycle
04. Dawn Will Never Rise
05. Orbiting
06. The Fall
07. Void Of An Era
Durée totale : env. 30mn

Line-Up :

  • Jordan Daverio : Guitare
  • Mathieu Martinazzo : Batterie
  • Thomas Dubois : Guitare
  • Antoine Lauzel : Chant
  • David « Dess » Demesmay : Basse

MEMBRANE : nouveau single

Le 10/03/2022

Le sixième album de MEMBRANE s'appelle « Beyond Your Beliefs ». Il a été enregistré au Indie Ear Studio de Belfort et voit la participation de Stephane Azam (Crown) sur « Lightning Skies » et de Mütterlein sur le titre « Heart ».
Ce dernier morceau, long de plus de onze minutes, avait été mis en ligne en ce mois de janvier 2022. Membrane commentait alors :
« Heart est le titre le plus emblématique de Beyond Your Beliefs. Sur près de onze minutes, l’auditeur passe d’une noise hardcore incisive à une plage ambiante et malsaine renforcée par le featuring de Mütterlein : reculer pour mieux sauter. La noirceur de ce titre est sans équivoque. »

Membrane dévoilait en février une nouvelle pièce de son futur opus, intitulée « The Height of a Life ».
Le groupe spécifiait :
« The Height of a Life est le deuxième single de Beyond Your Beliefs. Long titre de neuf minutes, commençant de manière très Rock Noisy / Post Hardcore, le morceau prend ensuite une tournure atmosphérique, post Rock voire Doom dans sa deuxième partie. Comme un voyage où l'auditeur passe sans cesse de l'ombre à la lumière. »

« Beyond Your Beliefs » est disponible depuis le 04/03/2022 chez Source Atone Records.
Les précommandes sont ouvertes ICI.

Menbrane par lucile volpei

Membrane par Lucile Volpei


Tracklist :
01. In The Crowd
02. Heart
03. Eyes Wide Open
04. Lightning Skies
05. The Height of a Life
06. You’ll Wander

 

 

Chronique d'album : NATURE MORTE (Post-Metal), "Messe Basse" (2021)

Le 14/06/2021

Groupe : Nature Morte
Album : « Messe Basse » (07/05/2021 - Source Atone Records)
Genre : Post-Metal
Origine : Paris
On aime : l'alternance finesse/saturation, le son, le sens mélodique, l'artwork.

Par Ahasverus

Nature morteNature Morte

Le Groupe :

  • Nature Morte est un trio formé en 2015.
  • Il mélange les univers du black metal et du shoegaze.
    A ce propos, le groupe expliquait au webzine Heretik :
    "Ce qui nous plait, c’est jouer avec les différents extrêmes. Nous avons pensé qu’il serait intéressant d’assimiler les deux genres, à première vue totalement opposées, et de créer une corrélation entre les deux."
    (http://www.heretik-magazine.fr)
  • Après une démo en 2016, Nature Morte sort NM1, son premier album, en 2018.
  • Il est suivi en 2020 d'un split Hegemon / Nature Morte.
  • En 2021, Nature Morte revient avec un nouvel album :

« Messe Basse »

L'Album :

  • « Messe Basse » est un sept titres d'un peu moins de cinquante minutes.
  • L'ensemble des compositions est signé Nature Morte.
  • Il est enregistré, mixé et masterisé par Edgard Chevallier (Demande à la poussière) au Lower Tones Place Studio de Margency (95).
  • « Messe Basse » a été soutenu par le clip « White Goat, Dark Hoof » à propos duquel le groupe expliquait :
    "Ce clip est un patchwork vidéo synthétisant le parcours et la vie des membres du groupe : de leurs précédents projets musicaux à Nature Morte, de la fin des 90's à aujourd'hui. Il s’inscrit dans la continuité de l'artwork de Messe Basse qui, lui, est figé dans les 70-80's. Le montage volontairement anachronique (et nostalgique) montre un florilège d'images de live, de studio, d'avant/après concerts et de tranches de vie. Associée aux enivrantes sonorités du morceau, la vidéo emmène le spectateur dans un voyage temporel introspectif…"

  • Sur le titre de l'album et son artwork, le groupe racontait au webzine Le Scribe du Rock :
    "C’est en studio que l’idée du titre de l’album nous est venue, plus précisément lorsque nous avons enregistré notre morceau instrumental. Quoi de mieux que de donner un titre en français à une chanson qui n’a pas de parole... surtout en l’appelant "Messe basse", avec toutes les définitions que cela implique ! J’avais en ma possession cette photo et je trouvais qu’entre le titre, l’image et les émotions que nous étions sur le point d’essayer de transmettre, cela collait plutôt bien et nous écartait encore un peu des traditionnelles pochettes de métal. Tout le monde a été immédiatement conquis par ce choix, il ne nous restait plus qu’à en acquérir les droits."

    (https://www.webzinelescribedurock.com)

Messe basse artworkArtwork © Chris & Sophie

  • Le titre « T.S.O.C. » fait référence à The Same Old Club, formation au sein de laquelle Chris Richard (chant, basse) et Stevan Vasiljevic (guitare) officiaient au début des années 2010. Le morceau est composé sur la base d'idées initialement écrites pour The Same Old Club. Avec seulement (?) 4:33 minutes, c'est le titre le plus court de l'album.

Les Critiques :

  • "Un album magnifique, qui ne comporte pas un seul moment ennuyeux ou prévisible."
    https://blastpheme.fr
  • "Une usine à sensations, entre onirisme et oppression, vraiment impressionnante."
    https://www.eklektik-rock.com
  • "Un excellent album pour tout amateur de Shoegaze ou même de Black Metal."
    https://chairyoursound.com
  • "Si vous voulez quelque chose d'aérien mais poignant, quelque chose d'éthéré sans tomber dans le mièvre, alors foncez !"
    https://www.pavillon666.fr
  • "La complexité et la beauté de la musique de Messe Basse sont aussi difficiles à décrire que sa pochette est limpide."
    http://www.metalnews.fr
  • "Nature Morte a mis le paquet sur un parti pris fond-forme qui force le respect."
    https://hardforce.com
  • "Un voyage intime, qui sera propre à chacun."
    https://amongtheliving.fr
  • "Pendant cinquante minutes, « Messe Basse » joue un jeu enivrant, celui de ne plus nous faire distinguer la limite entre l’ombre et la lumière."
    https://www.bgpmusiclive.com
  • "L’album ne devrait avoir aucun mal à trouver son public et assurer aux Français une place de choix parmi les pontes de la scène blackgaze."
    http://www.emaginarock.fr

Notre Avis :

Etrange association que ce mélange de shoegaze et de black metal, sur le papier. La mère du premier lui aurait sûrement recommandé  de se méfier. Et pourtant, sous la baguette de Nature Morte, elle tourne  ! La nature nostalgique des deux genres se rejoint dans un  album illustré par un artwork dont l'évidence est un coup de maître et dit toute la nostalgie et le malsain véhiculés par l'opus.
Musicalement, « Messe Basse » développe des mélodies dignes d'un Radiohead. Elles sont vite rattrapées, dépassées, conquises et ensauvagées  par des guitares et une voix saturées. Le calme et la beauté le disputent à l'oppressant. Le son cogne. Le jeu de la batterie est presque impitoyable, mais il sait ménager et la chèvre et le chou pour un rendu profond et moderne de l'ensemble. Les compositions s'enchaînent, leur dosage met en évidence le talent de mélodistes du trio parisien. Pas un moment d'ennui au sein de cette « Messe Basse »,  dont la qualité place Nature Morte parmi les formations qui ont des choses à dire et le talent de conteur qui va avec. Quand le post-metal privilégie la mélodie à la cacophonie, il peut séduire tous les publics. On recommande le voyage.


Nature morte lp

Le Line-Up :

  • Chris Richard : Chant / Basse
  • Stevan Vasiljevic : Guitares
  • Vincent Bemer : Batterie

Tracklist :

01. Only Shallowness
02. White Goat, Dark Hoof
03. Knife
04. T.S.O.C
05. Beautiful Loss
06. Night's Silence
07. Messe Basse

Les Liens :

Chronique d'album : OPPROBE (Post-Metal), "Fragments de Destinées" (2021)

Le 20/05/2021

Groupe : Opprobre
Album : "Fragments de Destinées" (14/05/2021 - KLONOSPHERE)
Genre : Post-Black-Metal
Origine : Montpellier
On aime : La personnalité, le son, les arrangements

Par Ahasverus

Le Groupe :

  • Formé en 2015, Opprobre est un sextette de post-metal progressif. (line-up in fine)

Opprobre full band photos

  • Alcest, Fen, God is an Astronaut, Harakiri for the Sky, Lantlos, Numenorean, Opeth, Toundra font partie des influences confessées par le groupe.
  • Le guitariste Olivier Dufresnoy se souvient :
    "Quand on a monté Opprobre en 2014/2015 avec Vincent (Lièvre), on a voulu proposer une vision plus introspective et narrative nourrie de toutes ces influences différentes que nous avions en commun : Une base black metal pour sa rage et sa tonitruance, des éléments de post-rock pour ce côté contemplatif et immersif et enfin une touche progressif pour donner un rendu torturé, imprévisible et évolutif."
    (https://www.webzinelescribedurock.com)
  • En 2017 le groupe son premier opus,  « Le Naufrage ».
  • En 2021, Opprobe revient avec un nouvel album :

« Fragments de Destinées »

L'Album :

  • « Fragments de Destinées » propose neuf pistes pour une durée d'une heure dix.
  • Le mixage a été assuré par des membres du groupe : Clément Roig (Onyx Studios), Olivier Dufresnoy (Dreamweaver) et Baptiste Belot.
  • Pour le mastering, Opprobe a fait confiance (ils peuvent, il a travaillé avec Devin Townsend et Cynic !) à Brett Caldas-Lima (towerstudio.net).
  • L’artwork a été réalisé par l'illustrateur autrichien Irrwisch (Hexvessel, Botanist, Anomalie).

1 opprobeOPPROBE, "Fragments de Destinées" (2021)

  • « Fragments de Destinées » trouve son terreau dans des citations de philosophes et d'écrivains (Victor Hugo, Marguerite Duras, Friedrich Nietzsche).  A propos du concept de l'album, le groupe explique :
    "Les textes dépeignent une vision désabusée du monde contemporain au travers les  yeux de deux personnages. A travers leur évolution au cours de différentes situations,  l’album questionne ainsi sur leurs doutes, errances, blessures etc, mais aussi leurs espoirs et  leurs rêves. Symboliquement, toutes ces expériences, aussi diverses soient-elles, peuvent être ainsi vues  comme des sortes de fragments de vies qui, une fois unie, représentent toute la complexité de  nos propres histoires et également l’histoire de notre monde."
    https://actainfernalis.com
  • La sortie de l'album a été précédée par la mise en ligne du clip-single "Reddition".

Les Critiques :

  • "Fragments de Destinée a su me surprendre sur bien des points."
    Metallian
  • "Un album destiné aux fans de post ayant le goût des mélodies mélancoliques et pour qui le texte joue un aspect central."
    https://mad-breizh.com
  • "Chacune des neuf compositions possède sa propre identité, gravitant autour d'un noyau de mélancolie glaciale."
    https://actainfernalis.com

Notre Avis :

Easy-listeners s'abstenir ! Voici un opus sur lequel, à part l'intro, aucune composition ne descend sous la barre des six minutes. « Fragments de Destinées » est un album dense qui demande du temps et une certaine disponibilité pour l'écouter et s'y installer. Ce postulat posé, Opprobe vous surprendra par sa capacité à garder votre intérêt sur l'ensemble de sa proposition.
Edifiée sur une solide base black, la formule sextette laisse beaucoup de place aux instrumentations. L'apport des piano/violon sur "Steppes" ou "Cendres" est d'un bel effet. L'ensemble est solidement agencé, et on s'étonne de ce que la longueur des compositions ne soit nullement rébarbative, bien au contraire : il semble qu'Opprobe trouve son rythme et sa saveur sur ses plus longs achalandages.  Les amateurs de black/post-metal exigeants trouveront donc une satisfaction particulière dans cet opus confectionné pour eux sur mesure. Quant au son, il est signé Brett Caldas-Lima, autant vous dire qu'il est d'une précision suisse.

Line-up :

  • Olivier Dufresnoy : Guitare, basse, chant scream et clair.
  • Vincent Lievre : Chant scream.
  • Baptiste Belot : Piano et Claviers.
  • Clément Roig : Guitare.
  • François Arbogast : Basse (live).
  • Vincent Causse : Batterie.

Tracklist :

1/ Vertige, Pt.1 (01:16)
2/ Vertige, Pt.2 (07:02)
3/ Renouveau (07:55)
4/ Reddition  (07:31)
5/ Absence (06:38)
6/ Steppes (06:03)
7/ L’Epreuve (08:43)
8/ Indifférence (12:43)
9/ Cendres (12:31)

Les Liens :

Chronique d'album : MUR (Post-Metal), "Truth" (2021)

Le 05/05/2021

Groupe : Mur
Album : "Truth" (EP - 26/03/2021)
Genre : Avant-garde Post-Black Metal
Origine : Paris

Par Ahasverus


Le Groupe :

  • Mur est une formation parisienne créée voici dix ans. Elle se compose de six musiciens chevronnés ayant dans leur parcours des groupes tels que Mass Hysteria, Eyes Front North ou Darkness Dynamite. (line-up in fine)

Mur photo alexandra mocanuMUR, par Alexandra Mocanu.

  • Mur produit son premier EP en 2014. Deux albums suivront. (discographie in fine)
  • Mur pratique un black metal d'avant garde teinté de synthwave.
  • En 2021, Mur présente un nouvel opus :

"TRUTH"

L'Album :

  • "Truth" court sur une durée de trente-trois minutes pour cinq pistes.
  • Il est enregistré par Benjamin Leclere, mixé par Yacine Mdarhri Alaoui et masterisé par Francis Caste.
  • L'Artwork est réalisé par Alex Michaan & Jmcg. La sphère bleutée en son centre est issue de clichés du premier essai d'arme atomique réalisé par les Américains en 1945, sous le nom de code de Trinity. Il a semblé intéressant au groupe de le mettre en résonance avec l'effondrement [de l'humanité], thématique de cet opus.

1murMUR, "Truth" (EP - 2021)

  • Quatre titres sont des compositions originales.
  • Le cinquième, "Such A Shame", est une cover du tube international du groupe de pop britannique Talk Talk. Sorti en 1983 sur l'album "It's My Life", il fut écrit par Mark Hollis, chanteur de Talk Talk décédé en 2019 (le choix de la cover n'est pas particulièrement en relation avec le décès de l'artiste). Soulignant la filiation de Mur avec des groupes tels que Joy Division, Bauhaus, Depeche Mode et Talk Talk, Julien Granger expliquait dans un talk show à Loud Tv :
    "On a beaucoup respecté ce morceau. On a beaucoup respecté la marche harmonique, on a respecté sa structure. On s'est laissé une page blanche sur le solo de clavier, sur lequel la rythmique prend vraiment une grande part, ça c'est notre appropriation du morceau, mais pour le reste, on a été vraiment respectueux de sa structure."
    (nous vous recommandons cette interview très intéressante : https://www.facebook.com/loudtv.net/videos/294640358724680)
  • Les compositions originales sont signées Mur, pour la musique, Julien Granger, batteur de la formation, pour les textes.
  • "Truth" représente une évolution synthwave dans l'univers post-black metal de Mur.
    Avec ce disque, Mur est encore plus proche de ce qu’il a à exprimer : Truth est un manifeste d’espoir. Musicalement mais aussi symboliquement puisque cet EP traite de l’effondrement. L’effondrement du monde, et à travers lui, l’effondrement intérieur de l’individu. Or avec Truth, il s’agit bien au contraire de renouer avec la grandeur : celle de l’âme.  (source :Agence Singularités).
  • Sur cette évolution, Mur expliquait dans une interview accordée au webzine Le Scribe du Rock :
    "Nous sommes tous de grands amateurs de la musique des années 80s, de la cold wave, de la new wave, du post punk. C’est donc très naturellement que ces sonorités viennent à présent ponctuer la musique de Mur. Tout autant qu’elles sont, à leur manière, venues structurer les morceaux. Plus qu’une nouvelle inspiration, nous avons l’impression qu’il s’agit ici d’une évolution logique de notre identité sonore. Un équilibre est né avec ce disque, c’est vrai."
  • "Truth" fait l'objet de très belles éditions limitées en vinyle, disponibles sur Bandcamp (lien in fine).
  • Mur vinyle

Les Critiques :

  • "Une œuvre complète et forte, avec des partis pris audacieux et un véritable message."
    https://allrock.fr
  • "Si vous êtes un auditeur en recherche de nouvelles sensations auditives, cet EP devrait largement combler vos attentes."
    http://www.soilchronicles.fr
  • "Cet EP est une pure réussite mais il vise un public bien spécifique, celui qui apprécie pleinement les musiques chaotiques et énervées."
    https://www.unitedrocknations.com
  • "Le mélange sans cesse de styles qui semblent s'opposer rend la chose difficile à intégrer, mais une fois ce cap passé ce n'est que pur bonheur."
    https://www.pavillon666.fr
  • "La réussite de l’album se trouve ici, dans les choix artistiques audacieux, et dans la synchronisation des instruments et des enchaînements harmoniques, aussi différents soient-ils."
    https://seekersofmusic2019.wordpress.com

Notre Avis :

Voici un opus à la musique étrange et touffue, servie dans un packaging en relief d'une grande beauté.
Avec "Truth", Mur vous entraîne dans un monde post-apocalyptique où les néons grésillent, où les éclaircies ne sont que passagères et annonciatrices des malaises à venir. Le sol, à tout moment, peut se mettre à gronder et trembler sous vos pieds.
J'y vois deux parties : une première  faite de trois titres, chaotique, sauvée de l'asphyxie par des traits de musicalité qu'il faut aller chercher soi-même. L'album s'aère cependant au rythme d'un  synthé et fait parfois entendre une mélodie plus accessible, comme une boîte à musique tombée sur un champ de ruines. ("Inner Hole"). Un rayon de soleil perce ainsi parfois la désolation.

La seconde partie que j'entends sur ce "Truth" s'ouvre sur "Such A Shame", vestige d'un passé pris dans la moulinette. Reconnaissable souvent, dissonant parfois, il  est suivi en raccord parfait par "Truth", une longue plage musicale apaisée qui permet de reprendre du souffle et de finir debout.
"Truth" vous l'avez compris, est une maîtresse exigeante, une intello brillante qui connait sa valeur et qui ne transige pas. Sa densité complexe interpelle et se mérite.  Nous conseillerons à ceux qui cherchent  juste une musique pour headbanguer en sifflant des bières de méditer sur le sens de l'expression "se prendre un Mur", et de s'orienter sans attendre vers le rayon d'à côté. Mais pour tous les autres, "Truth" est une perspective fascinante dont ils n'ont pas fini de se gargariser. Unique !


Discographie :

  • Mur (EP - 2014)

  • Brutalism (2019)

  • Black Core (2020)

  • Truth (EP - 2021)

LINE UP :

  • Thomas Zanghellini (basse)
  • Julien Granger (batterie)
  • Benjamin Leclere (guitare)
  • Benjamin Gicquaud (guitare)
  • Jay Moulin (voix)
  • Alex Michaan (claviers)

Les Liens :

Chronique d'album : JUNON, (Post-Harcore), "The Shadows Lenghten" (EP - 2021)

Le 22/02/2021

Groupe : JUNON
Album : "The Shadows Lenghten" (EP - 09/02/2021)
Genre : Post Metal
Origine : Béthune

Par Ahasverus

Le Groupe :

Junon est né des cendres de General Lee, formation originaire de Béthune  auteur de sept opus entre 2003 et 2015.
En 2015, General Lee décide de mettre un terme à sa carrière.

General lee

"Knives Out Everybody !" (2015), dernier album de GENERAL LEE.

Arnaud s'en explique dans une interview à https://cacestculte.com :
"C’était en juin 2016 avec notre dernier concert au club de l’Aéronef de Lille. Un split que l’on croyait définitif et qui s’est lentement transformé en pause à durée indéterminée, plus que nécessaire afin de recharger les batteries et retrouver l’envie de cramer de nouveau des amplis après 15 ans d’activité non-stop."
Concernant l'univers de Junon, il explique à http://www.heretik-magazine.fr
"cet EP condense en quatre titres les différentes facettes du groupe : entre explosions Hardcore, envolées post-rock et toujours cette bonne dose de mélodies salvatrices et déchirantes, le tout soutenu par une palette de chants plus variés et aux textes inspirés par la littérature fantastique (Poe, Lovecraft…) et par le combat perpétuel de la planète face aux attaques répétées de ses hôtes."

Le line-up de Junon est constitué de Alex Renaux, Fabien Zwernemann et Martin Catoire (guitares), Arnaud Palmowski (chant), Florian Urbaniak (batterie) et Vincent Perdicaro (basse).
Le nom de Junon est une référence à un morceau de General Lee présent sur le premier EP de la formation, "The Sinister Menace".
En 2021, Junon présente son premier EP :

"The Shadows Lenghten"

L'Album :

« The Shadows Lengthen » est un quatre titres d'environ dix-neuf minutes.

Cover junon 1

JUNON, "The Shadows Lenghten" (EP - 2021)

Enregistré en trois jours "The Shadows Lenghten a été mixé et masterisé au Boss Hog Studio par Clément Decrock, premier batteur de General Lee.

« The Shadows Lengthen » est soutenu par le clip "Carcosa, tourné dans le cadre du FRAC (le Fond Régional d'Art Contemporain, autant dire le musée d'art moderne de Dunkerque).

Les Critiques :

  • "Ces quatre années de pause ont été une bonne chose pour Junon, dont la motivation est désormais aussi intense que le son."
    https://actainfernalis.com
  • "Je le dis HAUT et FORT j'ai pris une claque avec ce premier opus de Junon."
    https://www.bgpmusiclive.com
  • "L’une des plus belles sorties de ce début d’année !"
    https://rstlss.com
  • "Les quatre titres font étalage de tout le savoir-faire du groupe."
    https://amongtheliving.fr
  • "Junon a du talent à revendre, ce EP nous le prouve."
    https://www.auxportesdumetal.com
  • "Un EP tout bonnement magnifique de la première à la dernière note."
    http://www.emaginarock.fr
  • "Un EP excellent qui permettra aux fans de General Lee de se rassurer et aux nouveaux fans d’avoir un avant-goût de ce qui approche : du très très lourd ainsi que du très très planant."
    https://allrock.fr

Notre Avis :

"Rude Awakening", c'est ainsi qu'aurait dû s'appeler cet EP qui botte le cul ! Ce qui est clair, c'est que "The Shadows Lenghten" donne envie de se lacher au niveau du son, histoire d'éduquer ses voisins avec un cours de post-metal. Vous l'aurez compris et tous les zines l'affirment : les quatre titres de "The Shadows Lenghten" envoient du lourd et sont une belle illustration d'un genre de métal à la fois explosif et planant. Les mecs de feu General Lee ont retrouvé la niaque, ils vous la déclinent en quatre leçons.
General Lee s'appelle maintenant Junon, son retour avec cet opus bluffant ne passe pas inaperçu.

La Discographie :

  • Junon : The Shadows Lenghten (EP - 2021)
  • Junon : Carcosa (single - 2020)
  • General Lee : Kinves Out, Everybody ! (2015)
  • General Lee : Split w/ Euglena (Split - 2014)
  • General Lee : Roads (2010)
  • General Lee : Hannibal Ad Partas (2008)
  • General Lee : Split w/ As We Bleed (Split - 2004)
  • General Lee : The Sinister Menace (EP - 2003)

Les Liens :

 

Chronique d’Album : OVTRENOIR (Post Metal), “Fields of fire” (2020)

Le 23/10/2020

Groupe : O V T R E N O I R
Album : Fields of fire (disponible le 23 octobre 2020)
Genre : Post Metal / Post Hardcore / Cold Dark (?)
Influences : The God Machine, A Storm Of Light, Breach, Cult Of Luna

Origine : Paris
Par Pépé St@kaTTo

Line-up

  • William Lacalmontie - Guitar, Vocals (Throane)
  • Dehn Sora - Guitar, Backing Vocals, Drones, Theremin (Throane / Treha Sektori)
  • Julien Taubregeas - Drums (The Great Divide / Throane)
  • Angéline Seguelas - Bass, Backing Vocals (Throane)
  • Olivier Dubuc – Guitar Live (Throane / ex The Last Embrace Band)

 

Le Groupe

Ovtrenoir, dont le nom fait initialement penser aux œuvres abstraites du peintre Pierre Soulages* et à son usage des reflets de la couleur noire, « noir-lumière » / « l’outrenoir » est un groupe de Post Metal.
Son nom tout trouvé, le ton général est donné : il sera sombre, atmosphérique, mélancolique et brutal. Tout comme « le contraste violent avec le noir et le blanc sur l'entière surface de la toile *», les morceaux d’Ovtrenoir chercheront en permanence à trouver cet équilibre d’ombre et de lumière.
A son origine trio Post Rock acoustique le line-up du groupe sera finalisé en 2015 avec l’arrivée du 4ème membre le graphiste et musicien Dehn Sora, rejoignant ainsi le photographe William Lacalmontie (guitare et chant), Julien Taubregas (batterie) et Angeline Seguelas (Basse). Ovtrenoir va ainsi se doter d’un son beaucoup plus massif, épais et saturé et s’atteler à la composition de son 1e EP.
C’est chose faite en 2016 avec « Eroded » et son single « Inherit the dust ». L’album à la très belle pochette noire et blanche (Dehn Sora) enregistré et mixé au Studio Sainte-Marthe par Francis Caste (Hangman’s Chair, Regarde Les Hommes Tomber, Comity), sortira sur le label belge Consouling Sounds.
 

 

Ce premier album de cinq titres est massif et homogène, avec des morceaux riches en ambiances multiples et aériennes (tantôt Sludge, Doom, Hardcore voire Dark Ambient). Les guitares omniprésentes sont fortes en distorsions et fuzz, appuyées par une basse sourde et une batterie qui distille des tempi bas et enveloppés, le chant à la voix hurlée légèrement en retrait est quant à lui primaire, puissant et animal.
Le potentiel du groupe parisien est énorme et les compositions riches de par leurs architectures font ainsi de ce 1er album une réussite.

La discographie

  • EP « Eroded » (2016)
  • Single « Inherit the dust » (2018)
  • CD « Fields of fire » (2020)

Quelques faits d’armes …

  • Espace B avec Rosette & North - Paris (2017)
  • OTB Fest au Glazart avec Jaye Jayle / Emma Ruth Rundle / Dälek – Paris (2017)
  • Avec Dirge & Throane : Farmer de Lyon, Ferrailleur de Nantes, Raymond Bar de Clermont Ferrrand, La Machine à Coudre de Marseille, Bifröst de Rouen (2018)
  • Au Point Ephémère avec Rosetta & Wiegedood - Paris (2018)
  • Roadburn Festival de Tilburg - Pays-bas (2019)

Le nouvel album

Le deuxième album du groupe qui sortira le 23 octobre 2020 très attendu par les fans devrait constituer pour Ovtrenoir l’épreuve ultime du feu et j’en suis persuadé sa consécration.

 OTVRENOIR, Files Of Fire - artwork Hideyuki Ishibashi et Dehn Sora.

Ce nouvel opus de sept titres d’une quarantaine de minutes prénommé « Fields of fire » a comme le premier EP également été enregistré et mixé au Studio Sainte-Marthe par Francis Caste et toujours distribué par Consouling Sounds. Artwork de l'album avec des photos de Hideyuki Ishibashi et layout de Dehn Sora.
01. Phantom Pain
02. Wires
03. Echoes
04. Kept Afloat
05. Those Scares are Landmarks
06. I Made My Heart A Field Of Fire
07. Slumber
A la première écoute je retrouve cette ambiance ténébreuse et lourde d’ « Eroded », sensation froide et glaçante que j’ai pu éprouver en découvrant les albums « Seventeen second » et « Pornography » de The Cure dans les ’80, cette impression d’errer seul par une nuit sans lune dans une dimension irréelle, de sombrer en plein brouillard pour finalement se perdre dans un marécage de mélancolie sombre et humide, entouré de sons glauques et enveloppants.
Ovtrenoir c’est tout cela à la fois … de « Phantom Pain » qui démarre son intro par un riff entêtant, à « Wires » qui enchaine le deuxième morceau sur un tempo plus rapide et un début de chant guttural dès la première mesure, les minutes défilent sans être lassantes.
Le troisième morceau de 8’23 « Echoe » commence tout en douceur sur des « drones », marque de fabrique du Post rock et savamment utilisés par Ovtrenoir. Les riffs de guitares se répondent dans une ambiance lourde et pesante, le chant toujours aussi lancinant se veut moins hurlant que sur le précédent album mais reste bien mis en avant. La cassure au milieu du morceau permet de relancer avec plus de puissance la deuxième partie.
Vient ensuite « Kept Afloat » ce morceau acoustique (le plus calme et le plus lent de l’album) semble évoquer un rêve avec une voix détachée posée sur des nappes d’accords de guitares dronés (en open), sorte d’écho d’une conscience libérée … Charon attend votre obole et en échange vous fera traverser le Styx et enchainer sur « Those Scares are Landmarks » véritable hymne aux cicatrices de la vie.
« I made my heart a field of fire » qui donne son titre à l’album est lui aussi bien lourd et oppressant, avec une sensation de « destruction massive » de feu et de cendres.
Le dernier morceau « Slumber » est quant à lui hypnotique avec des paroles qui tournent en boucle et, loin de nous faire basculer dans un sommeil profond nous rappelle juste qu’après le chaos et l’obscurité vient la lumière et la renaissance …
Un excellent second album pour les amateurs de Post Metal (Cold Dark ?), ce style de musique au premier abord déconcertant (tempo bas, gros murs du son, riffs de guitare abrasifs, percutants mais toujours très mélodiques, grosse caisse bien sourde et forte appuyée par une basse percutante, voix rugissante et grave) demande plusieurs écoutes pour en cerner toutes les nuances et en ressentir toutes les subtilités.
Une véritable toile de maître qui m’a permis de découvrir le Post Metal et Ovtrenoir et qui j’espère piquera à votre tour votre curiosité…

Matoscope

  • Guitares : Ibanez AS103BM Exotic Explorer & LTD Eclipse Deluxe EC 1000
  • Basse : Rickenbaker 4003
  • Amplis : Peavey xXx (Cab Marshall) & Orange
  • Effets : pédales BOSS (DD20 - RV6) & ZOOM (G3)…
- Fields Of Fire sera disponible le 23 Octobre 2020 -
Sa release-party, quant à elle, se déroulera le vendredi 06 novembre 2020 au Bus Palladium (Paris).

Ovtrenoir2 Photographie © David Fitt