POST METAL

Chronique d'album : NATURE MORTE (Post-Metal), "Messe Basse" (2021)

  • Le 14/06/2021

Groupe : Nature Morte
Album : « Messe Basse » (07/05/2021 - Source Atone Records)
Genre : Post-Metal
Origine : Paris
On aime : l'alternance finesse/saturation, le son, le sens mélodique, l'artwork.

Par Ahasverus

Nature morteNature Morte

Le Groupe :

  • Nature Morte est un trio formé en 2015.
  • Il mélange les univers du black metal et du shoegaze.
    A ce propos, le groupe expliquait au webzine Heretik :
    "Ce qui nous plait, c’est jouer avec les différents extrêmes. Nous avons pensé qu’il serait intéressant d’assimiler les deux genres, à première vue totalement opposées, et de créer une corrélation entre les deux."
    (http://www.heretik-magazine.fr)
  • Après une démo en 2016, Nature Morte sort NM1, son premier album, en 2018.
  • Il est suivi en 2020 d'un split Hegemon / Nature Morte.
  • En 2021, Nature Morte revient avec un nouvel album :

« Messe Basse »

L'Album :

  • « Messe Basse » est un sept titres d'un peu moins de cinquante minutes.
  • L'ensemble des compositions est signé Nature Morte.
  • Il est enregistré, mixé et masterisé par Edgard Chevallier (Demande à la poussière) au Lower Tones Place Studio de Margency (95).
  • « Messe Basse » a été soutenu par le clip « White Goat, Dark Hoof » à propos duquel le groupe expliquait :
    "Ce clip est un patchwork vidéo synthétisant le parcours et la vie des membres du groupe : de leurs précédents projets musicaux à Nature Morte, de la fin des 90's à aujourd'hui. Il s’inscrit dans la continuité de l'artwork de Messe Basse qui, lui, est figé dans les 70-80's. Le montage volontairement anachronique (et nostalgique) montre un florilège d'images de live, de studio, d'avant/après concerts et de tranches de vie. Associée aux enivrantes sonorités du morceau, la vidéo emmène le spectateur dans un voyage temporel introspectif…"

  • Sur le titre de l'album et son artwork, le groupe racontait au webzine Le Scribe du Rock :
    "C’est en studio que l’idée du titre de l’album nous est venue, plus précisément lorsque nous avons enregistré notre morceau instrumental. Quoi de mieux que de donner un titre en français à une chanson qui n’a pas de parole... surtout en l’appelant "Messe basse", avec toutes les définitions que cela implique ! J’avais en ma possession cette photo et je trouvais qu’entre le titre, l’image et les émotions que nous étions sur le point d’essayer de transmettre, cela collait plutôt bien et nous écartait encore un peu des traditionnelles pochettes de métal. Tout le monde a été immédiatement conquis par ce choix, il ne nous restait plus qu’à en acquérir les droits."

    (https://www.webzinelescribedurock.com)

Messe basse artworkArtwork © Chris & Sophie

  • Le titre « T.S.O.C. » fait référence à The Same Old Club, formation au sein de laquelle Chris Richard (chant, basse) et Stevan Vasiljevic (guitare) officiaient au début des années 2010. Le morceau est composé sur la base d'idées initialement écrites pour The Same Old Club. Avec seulement (?) 4:33 minutes, c'est le titre le plus court de l'album.

Les Critiques :

  • "Un album magnifique, qui ne comporte pas un seul moment ennuyeux ou prévisible."
    https://blastpheme.fr
  • "Une usine à sensations, entre onirisme et oppression, vraiment impressionnante."
    https://www.eklektik-rock.com
  • "Un excellent album pour tout amateur de Shoegaze ou même de Black Metal."
    https://chairyoursound.com
  • "Si vous voulez quelque chose d'aérien mais poignant, quelque chose d'éthéré sans tomber dans le mièvre, alors foncez !"
    https://www.pavillon666.fr
  • "La complexité et la beauté de la musique de Messe Basse sont aussi difficiles à décrire que sa pochette est limpide."
    http://www.metalnews.fr
  • "Nature Morte a mis le paquet sur un parti pris fond-forme qui force le respect."
    https://hardforce.com
  • "Un voyage intime, qui sera propre à chacun."
    https://amongtheliving.fr
  • "Pendant cinquante minutes, « Messe Basse » joue un jeu enivrant, celui de ne plus nous faire distinguer la limite entre l’ombre et la lumière."
    https://www.bgpmusiclive.com
  • "L’album ne devrait avoir aucun mal à trouver son public et assurer aux Français une place de choix parmi les pontes de la scène blackgaze."
    http://www.emaginarock.fr

Notre Avis :

Etrange association que ce mélange de shoegaze et de black metal, sur le papier. La mère du premier lui aurait sûrement recommandé  de se méfier. Et pourtant, sous la baguette de Nature Morte, elle tourne  ! La nature nostalgique des deux genres se rejoint dans un  album illustré par un artwork dont l'évidence est un coup de maître et dit toute la nostalgie et le malsain véhiculés par l'opus.
Musicalement, « Messe Basse » développe des mélodies dignes d'un Radiohead. Elles sont vite rattrapées, dépassées, conquises et ensauvagées  par des guitares et une voix saturées. Le calme et la beauté le disputent à l'oppressant. Le son cogne. Le jeu de la batterie est presque impitoyable, mais il sait ménager et la chèvre et le chou pour un rendu profond et moderne de l'ensemble. Les compositions s'enchaînent, leur dosage met en évidence le talent de mélodistes du trio parisien. Pas un moment d'ennui au sein de cette « Messe Basse »,  dont la qualité place Nature Morte parmi les formations qui ont des choses à dire et le talent de conteur qui va avec. Quand le post-metal privilégie la mélodie à la cacophonie, il peut séduire tous les publics. On recommande le voyage.


Nature morte lp

Le Line-Up :

  • Chris Richard : Chant / Basse
  • Stevan Vasiljevic : Guitares
  • Vincent Bemer : Batterie

Tracklist :

01. Only Shallowness
02. White Goat, Dark Hoof
03. Knife
04. T.S.O.C
05. Beautiful Loss
06. Night's Silence
07. Messe Basse

Les Liens :

Chronique d'album : OPPROBE (Post-Metal), "Fragments de Destinées" (2021)

  • Le 20/05/2021

Groupe : Opprobre
Album : "Fragments de Destinées" (14/05/2021 - KLONOSPHERE)
Genre : Post-Black-Metal
Origine : Montpellier
On aime : La personnalité, le son, les arrangements

Par Ahasverus

Le Groupe :

  • Formé en 2015, Opprobre est un sextette de post-metal progressif. (line-up in fine)

Opprobre full band photos

  • Alcest, Fen, God is an Astronaut, Harakiri for the Sky, Lantlos, Numenorean, Opeth, Toundra font partie des influences confessées par le groupe.
  • Le guitariste Olivier Dufresnoy se souvient :
    "Quand on a monté Opprobre en 2014/2015 avec Vincent (Lièvre), on a voulu proposer une vision plus introspective et narrative nourrie de toutes ces influences différentes que nous avions en commun : Une base black metal pour sa rage et sa tonitruance, des éléments de post-rock pour ce côté contemplatif et immersif et enfin une touche progressif pour donner un rendu torturé, imprévisible et évolutif."
    (https://www.webzinelescribedurock.com)
  • En 2017 le groupe son premier opus,  « Le Naufrage ».
  • En 2021, Opprobe revient avec un nouvel album :

« Fragments de Destinées »

L'Album :

  • « Fragments de Destinées » propose neuf pistes pour une durée d'une heure dix.
  • Le mixage a été assuré par des membres du groupe : Clément Roig (Onyx Studios), Olivier Dufresnoy (Dreamweaver) et Baptiste Belot.
  • Pour le mastering, Opprobe a fait confiance (ils peuvent, il a travaillé avec Devin Townsend et Cynic !) à Brett Caldas-Lima (towerstudio.net).
  • L’artwork a été réalisé par l'illustrateur autrichien Irrwisch (Hexvessel, Botanist, Anomalie).

1 opprobeOPPROBE, "Fragments de Destinées" (2021)

  • « Fragments de Destinées » trouve son terreau dans des citations de philosophes et d'écrivains (Victor Hugo, Marguerite Duras, Friedrich Nietzsche).  A propos du concept de l'album, le groupe explique :
    "Les textes dépeignent une vision désabusée du monde contemporain au travers les  yeux de deux personnages. A travers leur évolution au cours de différentes situations,  l’album questionne ainsi sur leurs doutes, errances, blessures etc, mais aussi leurs espoirs et  leurs rêves. Symboliquement, toutes ces expériences, aussi diverses soient-elles, peuvent être ainsi vues  comme des sortes de fragments de vies qui, une fois unie, représentent toute la complexité de  nos propres histoires et également l’histoire de notre monde."
    https://actainfernalis.com
  • La sortie de l'album a été précédée par la mise en ligne du clip-single "Reddition".

Les Critiques :

  • "Fragments de Destinée a su me surprendre sur bien des points."
    Metallian
  • "Un album destiné aux fans de post ayant le goût des mélodies mélancoliques et pour qui le texte joue un aspect central."
    https://mad-breizh.com
  • "Chacune des neuf compositions possède sa propre identité, gravitant autour d'un noyau de mélancolie glaciale."
    https://actainfernalis.com

Notre Avis :

Easy-listeners s'abstenir ! Voici un opus sur lequel, à part l'intro, aucune composition ne descend sous la barre des six minutes. « Fragments de Destinées » est un album dense qui demande du temps et une certaine disponibilité pour l'écouter et s'y installer. Ce postulat posé, Opprobe vous surprendra par sa capacité à garder votre intérêt sur l'ensemble de sa proposition.
Edifiée sur une solide base black, la formule sextette laisse beaucoup de place aux instrumentations. L'apport des piano/violon sur "Steppes" ou "Cendres" est d'un bel effet. L'ensemble est solidement agencé, et on s'étonne de ce que la longueur des compositions ne soit nullement rébarbative, bien au contraire : il semble qu'Opprobe trouve son rythme et sa saveur sur ses plus longs achalandages.  Les amateurs de black/post-metal exigeants trouveront donc une satisfaction particulière dans cet opus confectionné pour eux sur mesure. Quant au son, il est signé Brett Caldas-Lima, autant vous dire qu'il est d'une précision suisse.

Line-up :

  • Olivier Dufresnoy : Guitare, basse, chant scream et clair.
  • Vincent Lievre : Chant scream.
  • Baptiste Belot : Piano et Claviers.
  • Clément Roig : Guitare.
  • François Arbogast : Basse (live).
  • Vincent Causse : Batterie.

Tracklist :

1/ Vertige, Pt.1 (01:16)
2/ Vertige, Pt.2 (07:02)
3/ Renouveau (07:55)
4/ Reddition  (07:31)
5/ Absence (06:38)
6/ Steppes (06:03)
7/ L’Epreuve (08:43)
8/ Indifférence (12:43)
9/ Cendres (12:31)

Les Liens :

Chronique d'album : MUR (Post-Metal), "Truth" (2021)

  • Le 05/05/2021

Groupe : Mur
Album : "Truth" (EP - 26/03/2021)
Genre : Avant-garde Post-Black Metal
Origine : Paris

Par Ahasverus


Le Groupe :

  • Mur est une formation parisienne créée voici dix ans. Elle se compose de six musiciens chevronnés ayant dans leur parcours des groupes tels que Mass Hysteria, Eyes Front North ou Darkness Dynamite. (line-up in fine)

Mur photo alexandra mocanuMUR, par Alexandra Mocanu.

  • Mur produit son premier EP en 2014. Deux albums suivront. (discographie in fine)
  • Mur pratique un black metal d'avant garde teinté de synthwave.
  • En 2021, Mur présente un nouvel opus :

"TRUTH"

L'Album :

  • "Truth" court sur une durée de trente-trois minutes pour cinq pistes.
  • Il est enregistré par Benjamin Leclere, mixé par Yacine Mdarhri Alaoui et masterisé par Francis Caste.
  • L'Artwork est réalisé par Alex Michaan & Jmcg. La sphère bleutée en son centre est issue de clichés du premier essai d'arme atomique réalisé par les Américains en 1945, sous le nom de code de Trinity. Il a semblé intéressant au groupe de le mettre en résonance avec l'effondrement [de l'humanité], thématique de cet opus.

1murMUR, "Truth" (EP - 2021)

  • Quatre titres sont des compositions originales.
  • Le cinquième, "Such A Shame", est une cover du tube international du groupe de pop britannique Talk Talk. Sorti en 1983 sur l'album "It's My Life", il fut écrit par Mark Hollis, chanteur de Talk Talk décédé en 2019 (le choix de la cover n'est pas particulièrement en relation avec le décès de l'artiste). Soulignant la filiation de Mur avec des groupes tels que Joy Division, Bauhaus, Depeche Mode et Talk Talk, Julien Granger expliquait dans un talk show à Loud Tv :
    "On a beaucoup respecté ce morceau. On a beaucoup respecté la marche harmonique, on a respecté sa structure. On s'est laissé une page blanche sur le solo de clavier, sur lequel la rythmique prend vraiment une grande part, ça c'est notre appropriation du morceau, mais pour le reste, on a été vraiment respectueux de sa structure."
    (nous vous recommandons cette interview très intéressante : https://www.facebook.com/loudtv.net/videos/294640358724680)
  • Les compositions originales sont signées Mur, pour la musique, Julien Granger, batteur de la formation, pour les textes.
  • "Truth" représente une évolution synthwave dans l'univers post-black metal de Mur.
    Avec ce disque, Mur est encore plus proche de ce qu’il a à exprimer : Truth est un manifeste d’espoir. Musicalement mais aussi symboliquement puisque cet EP traite de l’effondrement. L’effondrement du monde, et à travers lui, l’effondrement intérieur de l’individu. Or avec Truth, il s’agit bien au contraire de renouer avec la grandeur : celle de l’âme.  (source :Agence Singularités).
  • Sur cette évolution, Mur expliquait dans une interview accordée au webzine Le Scribe du Rock :
    "Nous sommes tous de grands amateurs de la musique des années 80s, de la cold wave, de la new wave, du post punk. C’est donc très naturellement que ces sonorités viennent à présent ponctuer la musique de Mur. Tout autant qu’elles sont, à leur manière, venues structurer les morceaux. Plus qu’une nouvelle inspiration, nous avons l’impression qu’il s’agit ici d’une évolution logique de notre identité sonore. Un équilibre est né avec ce disque, c’est vrai."
  • "Truth" fait l'objet de très belles éditions limitées en vinyle, disponibles sur Bandcamp (lien in fine).
  • Mur vinyle

Les Critiques :

  • "Une œuvre complète et forte, avec des partis pris audacieux et un véritable message."
    https://allrock.fr
  • "Si vous êtes un auditeur en recherche de nouvelles sensations auditives, cet EP devrait largement combler vos attentes."
    http://www.soilchronicles.fr
  • "Cet EP est une pure réussite mais il vise un public bien spécifique, celui qui apprécie pleinement les musiques chaotiques et énervées."
    https://www.unitedrocknations.com
  • "Le mélange sans cesse de styles qui semblent s'opposer rend la chose difficile à intégrer, mais une fois ce cap passé ce n'est que pur bonheur."
    https://www.pavillon666.fr
  • "La réussite de l’album se trouve ici, dans les choix artistiques audacieux, et dans la synchronisation des instruments et des enchaînements harmoniques, aussi différents soient-ils."
    https://seekersofmusic2019.wordpress.com

Notre Avis :

Voici un opus à la musique étrange et touffue, servie dans un packaging en relief d'une grande beauté.
Avec "Truth", Mur vous entraîne dans un monde post-apocalyptique où les néons grésillent, où les éclaircies ne sont que passagères et annonciatrices des malaises à venir. Le sol, à tout moment, peut se mettre à gronder et trembler sous vos pieds.
J'y vois deux parties : une première  faite de trois titres, chaotique, sauvée de l'asphyxie par des traits de musicalité qu'il faut aller chercher soi-même. L'album s'aère cependant au rythme d'un  synthé et fait parfois entendre une mélodie plus accessible, comme une boîte à musique tombée sur un champ de ruines. ("Inner Hole"). Un rayon de soleil perce ainsi parfois la désolation.

La seconde partie que j'entends sur ce "Truth" s'ouvre sur "Such A Shame", vestige d'un passé pris dans la moulinette. Reconnaissable souvent, dissonant parfois, il  est suivi en raccord parfait par "Truth", une longue plage musicale apaisée qui permet de reprendre du souffle et de finir debout.
"Truth" vous l'avez compris, est une maîtresse exigeante, une intello brillante qui connait sa valeur et qui ne transige pas. Sa densité complexe interpelle et se mérite.  Nous conseillerons à ceux qui cherchent  juste une musique pour headbanguer en sifflant des bières de méditer sur le sens de l'expression "se prendre un Mur", et de s'orienter sans attendre vers le rayon d'à côté. Mais pour tous les autres, "Truth" est une perspective fascinante dont ils n'ont pas fini de se gargariser. Unique !


Discographie :

  • Mur (EP - 2014)

  • Brutalism (2019)

  • Black Core (2020)

  • Truth (EP - 2021)

LINE UP :

  • Thomas Zanghellini (basse)
  • Julien Granger (batterie)
  • Benjamin Leclere (guitare)
  • Benjamin Gicquaud (guitare)
  • Jay Moulin (voix)
  • Alex Michaan (claviers)

Les Liens :

Chronique d'album : JUNON, (Post-Harcore), "The Shadows Lenghten" (EP - 2021)

  • Le 22/02/2021

Groupe : JUNON
Album : "The Shadows Lenghten" (EP - 09/02/2021)
Genre : Post Metal
Origine : Béthune

Par Ahasverus

Le Groupe :

Junon est né des cendres de General Lee, formation originaire de Béthune  auteur de sept opus entre 2003 et 2015.
En 2015, General Lee décide de mettre un terme à sa carrière.

General lee

"Knives Out Everybody !" (2015), dernier album de GENERAL LEE.

Arnaud s'en explique dans une interview à https://cacestculte.com :
"C’était en juin 2016 avec notre dernier concert au club de l’Aéronef de Lille. Un split que l’on croyait définitif et qui s’est lentement transformé en pause à durée indéterminée, plus que nécessaire afin de recharger les batteries et retrouver l’envie de cramer de nouveau des amplis après 15 ans d’activité non-stop."
Concernant l'univers de Junon, il explique à http://www.heretik-magazine.fr
"cet EP condense en quatre titres les différentes facettes du groupe : entre explosions Hardcore, envolées post-rock et toujours cette bonne dose de mélodies salvatrices et déchirantes, le tout soutenu par une palette de chants plus variés et aux textes inspirés par la littérature fantastique (Poe, Lovecraft…) et par le combat perpétuel de la planète face aux attaques répétées de ses hôtes."

Le line-up de Junon est constitué de Alex Renaux, Fabien Zwernemann et Martin Catoire (guitares), Arnaud Palmowski (chant), Florian Urbaniak (batterie) et Vincent Perdicaro (basse).
Le nom de Junon est une référence à un morceau de General Lee présent sur le premier EP de la formation, "The Sinister Menace".
En 2021, Junon présente son premier EP :

"The Shadows Lenghten"

L'Album :

« The Shadows Lengthen » est un quatre titres d'environ dix-neuf minutes.

Cover junon 1

JUNON, "The Shadows Lenghten" (EP - 2021)

Enregistré en trois jours "The Shadows Lenghten a été mixé et masterisé au Boss Hog Studio par Clément Decrock, premier batteur de General Lee.

« The Shadows Lengthen » est soutenu par le clip "Carcosa, tourné dans le cadre du FRAC (le Fond Régional d'Art Contemporain, autant dire le musée d'art moderne de Dunkerque).

Les Critiques :

  • "Ces quatre années de pause ont été une bonne chose pour Junon, dont la motivation est désormais aussi intense que le son."
    https://actainfernalis.com
  • "Je le dis HAUT et FORT j'ai pris une claque avec ce premier opus de Junon."
    https://www.bgpmusiclive.com
  • "L’une des plus belles sorties de ce début d’année !"
    https://rstlss.com
  • "Les quatre titres font étalage de tout le savoir-faire du groupe."
    https://amongtheliving.fr
  • "Junon a du talent à revendre, ce EP nous le prouve."
    https://www.auxportesdumetal.com
  • "Un EP tout bonnement magnifique de la première à la dernière note."
    http://www.emaginarock.fr
  • "Un EP excellent qui permettra aux fans de General Lee de se rassurer et aux nouveaux fans d’avoir un avant-goût de ce qui approche : du très très lourd ainsi que du très très planant."
    https://allrock.fr

Notre Avis :

"Rude Awakening", c'est ainsi qu'aurait dû s'appeler cet EP qui botte le cul ! Ce qui est clair, c'est que "The Shadows Lenghten" donne envie de se lacher au niveau du son, histoire d'éduquer ses voisins avec un cours de post-metal. Vous l'aurez compris et tous les zines l'affirment : les quatre titres de "The Shadows Lenghten" envoient du lourd et sont une belle illustration d'un genre de métal à la fois explosif et planant. Les mecs de feu General Lee ont retrouvé la niaque, ils vous la déclinent en quatre leçons.
General Lee s'appelle maintenant Junon, son retour avec cet opus bluffant ne passe pas inaperçu.

La Discographie :

  • Junon : The Shadows Lenghten (EP - 2021)
  • Junon : Carcosa (single - 2020)
  • General Lee : Kinves Out, Everybody ! (2015)
  • General Lee : Split w/ Euglena (Split - 2014)
  • General Lee : Roads (2010)
  • General Lee : Hannibal Ad Partas (2008)
  • General Lee : Split w/ As We Bleed (Split - 2004)
  • General Lee : The Sinister Menace (EP - 2003)

Les Liens :

 

Chronique d’Album : OVTRENOIR (Post Metal), “Fields of fire” (2020)

  • Le 23/10/2020
Groupe : O V T R E N O I R
Album : Fields of fire (disponible le 23 octobre 2020)
Genre : Post Metal / Post Hardcore / Cold Dark (?)
Influences : The God Machine, A Storm Of Light, Breach, Cult Of Luna

Origine : Paris
Par Pépé St@kaTTo

Line-up

  • William Lacalmontie - Guitar, Vocals (Throane)
  • Dehn Sora - Guitar, Backing Vocals, Drones, Theremin (Throane / Treha Sektori)
  • Julien Taubregeas - Drums (The Great Divide / Throane)
  • Angéline Seguelas - Bass, Backing Vocals (Throane)
  • Olivier Dubuc – Guitar Live (Throane / ex The Last Embrace Band)

 

Le Groupe

Ovtrenoir, dont le nom fait initialement penser aux œuvres abstraites du peintre Pierre Soulages* et à son usage des reflets de la couleur noire, « noir-lumière » / « l’outrenoir » est un groupe de Post Metal.
Son nom tout trouvé, le ton général est donné : il sera sombre, atmosphérique, mélancolique et brutal. Tout comme « le contraste violent avec le noir et le blanc sur l'entière surface de la toile *», les morceaux d’Ovtrenoir chercheront en permanence à trouver cet équilibre d’ombre et de lumière.
A son origine trio Post Rock acoustique le line-up du groupe sera finalisé en 2015 avec l’arrivée du 4ème membre le graphiste et musicien Dehn Sora, rejoignant ainsi le photographe William Lacalmontie (guitare et chant), Julien Taubregas (batterie) et Angeline Seguelas (Basse). Ovtrenoir va ainsi se doter d’un son beaucoup plus massif, épais et saturé et s’atteler à la composition de son 1e EP.
C’est chose faite en 2016 avec « Eroded » et son single « Inherit the dust ». L’album à la très belle pochette noire et blanche (Dehn Sora) enregistré et mixé au Studio Sainte-Marthe par Francis Caste (Hangman’s Chair, Regarde Les Hommes Tomber, Comity), sortira sur le label belge Consouling Sounds.
 

 

Ce premier album de cinq titres est massif et homogène, avec des morceaux riches en ambiances multiples et aériennes (tantôt Sludge, Doom, Hardcore voire Dark Ambient). Les guitares omniprésentes sont fortes en distorsions et fuzz, appuyées par une basse sourde et une batterie qui distille des tempi bas et enveloppés, le chant à la voix hurlée légèrement en retrait est quant à lui primaire, puissant et animal.
Le potentiel du groupe parisien est énorme et les compositions riches de par leurs architectures font ainsi de ce 1er album une réussite.

La discographie

  • EP « Eroded » (2016)
  • Single « Inherit the dust » (2018)
  • CD « Fields of fire » (2020)

Quelques faits d’armes …

  • Espace B avec Rosette & North - Paris (2017)
  • OTB Fest au Glazart avec Jaye Jayle / Emma Ruth Rundle / Dälek – Paris (2017)
  • Avec Dirge & Throane : Farmer de Lyon, Ferrailleur de Nantes, Raymond Bar de Clermont Ferrrand, La Machine à Coudre de Marseille, Bifröst de Rouen (2018)
  • Au Point Ephémère avec Rosetta & Wiegedood - Paris (2018)
  • Roadburn Festival de Tilburg - Pays-bas (2019)

Le nouvel album

Le deuxième album du groupe qui sortira le 23 octobre 2020 très attendu par les fans devrait constituer pour Ovtrenoir l’épreuve ultime du feu et j’en suis persuadé sa consécration.

 OTVRENOIR, Files Of Fire - artwork Hideyuki Ishibashi et Dehn Sora.

Ce nouvel opus de sept titres d’une quarantaine de minutes prénommé « Fields of fire » a comme le premier EP également été enregistré et mixé au Studio Sainte-Marthe par Francis Caste et toujours distribué par Consouling Sounds. Artwork de l'album avec des photos de Hideyuki Ishibashi et layout de Dehn Sora.
01. Phantom Pain
02. Wires
03. Echoes
04. Kept Afloat
05. Those Scares are Landmarks
06. I Made My Heart A Field Of Fire
07. Slumber
A la première écoute je retrouve cette ambiance ténébreuse et lourde d’ « Eroded », sensation froide et glaçante que j’ai pu éprouver en découvrant les albums « Seventeen second » et « Pornography » de The Cure dans les ’80, cette impression d’errer seul par une nuit sans lune dans une dimension irréelle, de sombrer en plein brouillard pour finalement se perdre dans un marécage de mélancolie sombre et humide, entouré de sons glauques et enveloppants.
Ovtrenoir c’est tout cela à la fois … de « Phantom Pain » qui démarre son intro par un riff entêtant, à « Wires » qui enchaine le deuxième morceau sur un tempo plus rapide et un début de chant guttural dès la première mesure, les minutes défilent sans être lassantes.
Le troisième morceau de 8’23 « Echoe » commence tout en douceur sur des « drones », marque de fabrique du Post rock et savamment utilisés par Ovtrenoir. Les riffs de guitares se répondent dans une ambiance lourde et pesante, le chant toujours aussi lancinant se veut moins hurlant que sur le précédent album mais reste bien mis en avant. La cassure au milieu du morceau permet de relancer avec plus de puissance la deuxième partie.
Vient ensuite « Kept Afloat » ce morceau acoustique (le plus calme et le plus lent de l’album) semble évoquer un rêve avec une voix détachée posée sur des nappes d’accords de guitares dronés (en open), sorte d’écho d’une conscience libérée … Charon attend votre obole et en échange vous fera traverser le Styx et enchainer sur « Those Scares are Landmarks » véritable hymne aux cicatrices de la vie.
« I made my heart a field of fire » qui donne son titre à l’album est lui aussi bien lourd et oppressant, avec une sensation de « destruction massive » de feu et de cendres.
Le dernier morceau « Slumber » est quant à lui hypnotique avec des paroles qui tournent en boucle et, loin de nous faire basculer dans un sommeil profond nous rappelle juste qu’après le chaos et l’obscurité vient la lumière et la renaissance …
Un excellent second album pour les amateurs de Post Metal (Cold Dark ?), ce style de musique au premier abord déconcertant (tempo bas, gros murs du son, riffs de guitare abrasifs, percutants mais toujours très mélodiques, grosse caisse bien sourde et forte appuyée par une basse percutante, voix rugissante et grave) demande plusieurs écoutes pour en cerner toutes les nuances et en ressentir toutes les subtilités.
Une véritable toile de maître qui m’a permis de découvrir le Post Metal et Ovtrenoir et qui j’espère piquera à votre tour votre curiosité…

Matoscope

  • Guitares : Ibanez AS103BM Exotic Explorer & LTD Eclipse Deluxe EC 1000
  • Basse : Rickenbaker 4003
  • Amplis : Peavey xXx (Cab Marshall) & Orange
  • Effets : pédales BOSS (DD20 - RV6) & ZOOM (G3)…
- Fields Of Fire sera disponible le 23 Octobre 2020 -
Sa release-party, quant à elle, se déroulera le vendredi 06 novembre 2020 au Bus Palladium (Paris).

Ovtrenoir2 Photographie © David Fitt