JIRFIYA

Chronique d'album : JIRFIYA (Metal), "Still Waiting" (2020)

  • Le 05/04/2021

Groupe    :   Jirfiya
Album    :   Still Waiting (disponible depuis le 25 novembre 2020)
Genre    :   Metal Mélodique (et moderne !) / Heavy Prog’
Influences    :   Within Temptation, The Gathering, Iron Maiden, Megadeth
Origine    :   Paris

Par Pépé St@kaTTo


Line-up :

  • Ingrid Denis-Payet : Chant (OSCIL)
  • Jérôme Thellier : Guitares / Growls (Ex-Born From Lie)
  • Nicolas Dumant : Batterie (Ex-Toxic Lily)
  • Pascal Davoury : Basse (Ex-Born From Lie)
  • Thomas H. : Batterie (Invité “Still Waiting” - tracks 7 & 8)

Le Groupe :

C’est de façon fulgurante à l’instar d’un fragment de météorite martienne que Jirfiya fait son entrée en 2019 dans la stratosphère métal hexagonale.
C’est après le split de Born From Lie (également ex Anna’s Birth) que Jérôme Thellier et Pascal Davoury rencontrent Ingrid Denis-Payet dont la voix proche de celle d’Anneke Van Giersbergen (The Gathering) les subjuguent. C’est de ce mélange atypique et complémentaire de leurs voix (douce et hurlée, claire et saturée), que cette alchimie magique va donner naissance au groupe.
Très vite, après seulement quelques mois, leur premier EP de cinq titres   « Wait For Dawn » voit le jour.

Jirfiya coverAvec le mélange des voix et des riffs acérés, se matérialisent des morceaux aux compositions originales, dépeignant le monde d’aujourd’hui, sombre et glauque, baignant et collant à une actualité toujours aussi insipide.
Avec une telle identité, cet EP ne pouvait qu’être bien accueilli par les critiques.
 

C’est donc avec impatience que les fans du groupe attendaient leur second opus, sorti le 25 novembre 2020, après plusieurs mois de confinement.


"STILL WAITING"

Comme pour l’ EP "Wait For Dawn", "Still Waiting" a été enregistré et mixé au Hybreed Studios (de Fontenay-sous-Bois) par le génialissime ingé-son Andrew Guillotin (qui a également travaillé avec Forest In Blood, Furies, et mes potos d’Onirik Illusion, d’Hot Hell RooM et d’Hatred Dusk). A noter l’arrivée de leur batteur Nicolas Dumant (Ex Toxic Lily, une référence !).

Jirfiya 1

L’album (en italique des explications apportées par le groupe sur les morceaux) :

  • L’album débute avec « Silently » et sa superbe intro acoustique (très Maidenienne), le chant screamé de Jérôme est vite rejoint par la voix lyrique et suave d’Ingrid, pour un mélange explosif aux tonalités opposées mais si fusionnelles. Puissance et douceur donc dans ce duel de voix pour aborder à travers ses paroles la condition des femmes au Salvador. Le morceau se termine après un peu plus de six minutes sur un magnifique solo. Belle entrée en matière.
  • “The Right Side of the Border” démarre sans préambule avec le chant d’Ingrid, sur un riff guitare martelé tout au long du morceau. La batterie est sèche et claquante à souhait, la basse bien enroulée. Ici encore l’alchimie se veut parfaite entre les deux chanteurs. L’intermède/pont en son clair, de toute beauté, sert de rampe de lancement aux soli percutants qui viendront clôturer le morceau. Cette hargne dans le chant que l’on peut ressentir tout au long des 5’17 sert à dénoncer le sort que les pays européens réservent aux migrants.
  • Avec son intro chantée a capella, et ses parties guitares rythmiques implacables « House of poison » alterne rage, douceur et violence. Les variations dans le chant d’Ingrid résonnent inlassablement comme un « mantra ». Le poison se trouve partout : dans les sectes qui harcellent et abusent des personnes fragiles et faibles, et jusque dans les mouvements religieux extrémistes !

  • La quatrième piste “The Farewell” est un morceau ultra-punchy tant au niveau des guitares que de la batterie qui pilonne à la double pédale d’entrée de morceau ! Le growl puissant de Jérôme appuyé par les rafales de riffs se relaye en permanence avec la douceur de la voix d’Ingrid. On retrouve dans ce morceau tous les ingrédients qui font l’identité de JIRFIYA : du gros Rock bien Heavy, une touche de Prog’ et un Death Metal mélodique à souhait. Pour le fan de SF qu’est Jérôme “The Farewell”» est l’occasion d’aborder le thème de l’écologie au travers de cette dystopie où les hommes ne peuvent plus vivre en extérieur car la couche d’ozone est définitivement altérée et la pollution présente sur toute la planète.
  • Après un titre rugueux et puissant, « The Hill of Shame» vient apporter un peu de calme et de douceur avec cette ballade Heavy Pop/Rock. Une intro électro-acoustique arpégée de toute beauté amène progressivement le chant d’Ingrid, vite rejoint par une section rythmique basse/batterie millimétrée. Le refrain se veut puissant et précis. A noter le pont acoustique très « hispanisant » (inspiration que l’on retrouve également dans d’autres morceaux de l’album). Enormément d’émotion dans ces parties vocales pour un sujet pourtant difficile qui aborde le thème de la drogue avec l’évocation de « la colline du crack » où les migrants parisiens sont parqués et laissés à la merci des dealers.
  • "This is my home", piste 6, est le premier morceau qu’Ingrid a chanté lors de son « audition » et que le groupe a comme un clin d’œil tenu à réenregistrer. Plutôt Rock dans sa structure et ses sonorités, ce titre évolue ensuite vers un Heavy plus pêchu où les voix vont se superposer tout naturellement. Encore un magnifique pont en son clair au milieu du morceau avant une déferlante de growls et un solo explosif de fin. Ce titre est une histoire autour des vices du système financier.
  • "We’ll Spill Some Blood"(*), reprise énergique, beaucoup plus Métal de Born For Lie de l’album « The promise land », débute sur un riff de basse bien appuyé avant de laisser le chant chuchoté prendre son envol et se transformer en hurlements puis se confondre avec la voix d’Ingrid. Les voix gutturales omniprésentes vont ainsi apporter de l’épaisseur au morceau. La guitare n’est pas en reste avec un riff ensorcelant tout au long du morceau et des soli majestueux en clôture.

  • "Live with That Voice" (*) seconde reprise de Born For Lie vient conclure de façon magistrale cet album. Son intro comme pour le premier morceau débute sur de superbes arpèges joué sur électro-acoustique. Les plans « folks » sont ainsi présents tout le long du morceau. Les parties chants alternent brutalité et douceur. En milieu de morceau on retrouve encore un magnifique plan « hispanisant », auquel vient répondre une sublissime rythmique basse/batterie ! Un final en feu d’artifice pour un titre envoûtant et riche en émotions, et qui je l’avoue est mon morceau préféré … Pour info ce titre traite des guerres engendrées par l’ego de leaders politiques qui cachent leur soif de pouvoir derrière, entre autres, la religion.

(*) A noter que ces deux derniers morceaux qui font office de bonus tracks avaient été enregistrés durant les sessions de l’EP mais ne figuraient pas sur celui-ci (ce sont en fait à l’origine des morceaux de Born From Lie). Les parties batterie ont ainsi été enregistrées par le batteur de studio Thomas H.


Après leur premier EP de cinq titres « Wait For Dawn » JIRFIYA, confirme avec « Still Waiting » qu’il était indispensable d’attendre de pied ferme ce second album et ces huit brûlots incandescents qui mettront assurément le feu à votre platine. Un concentré d’émotions, de rage, de douceur, de colère mais aussi de sensibilité.
Une identité musicale unique et variée, un univers si particulier avec ses thèmes engagés, JIRFIYA mérite bien toute votre attention ! Hâte de les découvrir (dès que cela sera possible) en concert, car je suis sûr que leur énergie sera alors multipliée par cent en condition live …


MATOSCOPE :

  • Guitares électriques : Charvel Pro-Mod DK24 HH.HT.M Mahogany - Dean Dave Mustaine Signature - ESP Viper - Caparison C2
  • Guitare électro acoustique: Norman
  • Ampli guitare : Tête ENGL Screamer 50 & cab’s Marshall 2*12’’
  • Pedalboard/effets : Didital Delay Boss DD3 - Boost MXR – Wha wha Dunlop CryBaby 5350 - Overdrive Friedman BE-OD
  • Basse : Vigier Passion IV Fretless - Fender US Jazzbass
  • Ampli basse : Mark Bass II & Cab’s 4*10’’
  • Batteries : Double Tama noire Granstar II (des années 80) - Ludwig Vistalite (rouge transparent)
  • Caisse claire Tama 14"x6,5" en bronze (modèle des années 90 toujours utilisé par Nicolas) - Peau de frappe Remo Controlled Sound sablée
  • Cymbales Paiste Signature : Power HiHat 14" - Power Ride 22" - Power Crashes  16", 18", 19", 20" - Splashes 8", 10" - Heavy China 22" - Thin China 18"
  • Double pédale Tama Iron Cobra Black Edition
  • Baguettes Vic Firth Extreme 5B
  • Micro chant : Neumann Kms 105

Les Liens :

https://www.facebook.com/jirfiya
http://jirfiya.bandcamp.com/album/wait-for-dawn
https://open.spotify.com/artist/1GSXGNOyrO55B2kLnH3XrU?autoplay=true
https://www.deezer.com/fr/artist/66608572/radio?autoplay=true
https://youtu.be/heAW0XrYtu4
https://youtu.be/ATV9ksmqn6g
https://youtu.be/eeQhh6kliVA

Egalement un peu de pub (gratuite) pour l’Hybreed Studios et « son sorcier » de la console, Andrew Guillotin :
https://www.facebook.com/hybreedstudios
http://www.hybreedstudios.fr/
contact@hybreedstudios.fr

 

L'album préféré d'Ingrid (JIRFIYA)

  • Le 22/11/2020

Alors que se profile "Still Waiting", le nouvel opus de Jirfiya qui sortira le 25/11/2020, nous avons demandé à Ingrid, sa chanteuse, également vocaliste d'Oscil, de nous présenter son album préféré.
Voici sa réponse.
On connaissait Ingrid pour sa jolie voix, elle nous donne l'occasion de découvrir sa plume. Et donc un album qu'elle aime particulièrement... et qu'elle dépeint remarquablement.


L'album préféré d'Ingrid (Jirfiya, Oscil)

"Un cygne au long cou enlaçant le sien, la langoureuse Björk s'abandonne, presque nue sur des galets.
Après les pochettes sophistiquées et mythiques, comme celle du précédent album “Homogenic”, la sobriété en noir et blanc de “Vespertine” rappelle la photo de Mondino de “Début”, le détail kitch en plus.

Bjork debut

BJORK - Début (1993)

On l’a reconnue ! Elle avait enfilé cette robe-tutu blanc à tête de cygne sur le tapis rouge des Oscars, en pastiche du chic hollywoodien, et les tabloïds en gloussent encore. Nommée alors pour son duo émouvant “I've Seen It All”, sur la B.O. de “Dancer In The Dark”, elle y fait une prestation magique, quoiqu’un peu expédiée par le timing certainement. Et Thom Yorke, sa moitié de ciné, n’y est pas. Et puis c’est Dylan et sa voix de canard qui gagnent. Couac.
A cette époque-là, elle sort du triomphe palmétaire de “Dancer In The Dark”, et l’on saitmaintenant qu’elle s’en est pris plein les plumes de la part du libidineux von Trier sur letournage, Her Too . Avec cette robe espiègle, elle est déjà en promo pour son futur album,dont le cygne blanc sera l’emblème, décliné même en logo kawaï sur une série de T-Shirts (j’ai !).

Ingrid bjork

VESPERTINE donc.
Une oeuvre apaisée que Björk a voulu comme un retour à soi. Un conte de glace et de feu, célébrant son amour pour son compagnon d’alors, et leurs ébats qu’on imagine torrides dans un sanctuaire feutré, un cocon secret couvé par les aurores boréales et réchauffé par les étincelles des chairs.
Au coeur de l’album, une boîte à musique obsédante qui me hante encore, et qu’on entend dès l'intro de “Pagan Poetry”, dans l’instrumental “Frosti” et la céleste “Aurora”. Cette boîte à musique en cristal qu’on retrouve en ouverture de la tournée suivante, posée sur ses genoux, égrenant une mélodie introspective. Un concert inoubliable où le duo Matmos marchait dans un petit carré de glace, dont le son était repris en direct. Où le choeur de chanteuses Inuit résonne encore dans les hauteurs du plafond doré. Où la harpe de Zeena Parkins et la voix déchirante de Björk vous coupaient le souffle sur “Generous Palmstroke”.
Les crépitements de “Cocoon”, les choeurs majestueux de “Undo”, les ornements de harpe de “An Echo A Stain” : à chaque plongée renouvelée dans ce palais aux recoins intimistes, depuis tant d’années, autant de fins détails à débusquer que sur les parois d’une galerie deminéraux.
Et cette voix, une des plus marquantes de ces trois dernières décennies musicales. A rebours de tous les standards, et ici encore magnifiée du moindre souffle court à l'envolée la plus pure d’émotion.
Quelques mots enfin sur l’écrin visuel, comme toujours hyper maîtrisé chez Björk. D’abord, une police de caractères spécialement créée pour l’album et les sorties DVD, et donc ce cygne énigmatique décliné en goodies.
Puis les clips, dont celui de “Hidden Place”, sorti en premier, où un fluide animé en 3D lui passe par tous les pores et muqueuses du visage. Celui de “Cocoon”, dirigé par Eiko Ishioka, où nue comme un ver luisant, elle joue avec un fil rouge tentaculaire qui finira par l’étreindre entièrement. Et mon clip et morceau préféré, “Pagan Poetry”, dirigé par Nick Knight, aux images X subliminales et pas que, et qui s’achève dans un climax masochiste.
“Vespertine” est une ode à l'érotisme et aux jeux amoureux, l’oeuvre d’une femme épanouie, et peut-être un des derniers albums accessibles de Björk, avant qu’elle ne s’enferme quelque peu dans sa tour d’expérimentations geek. C’est en tout cas un album majeur, qui offrait un refuge de volupté musicale quand le monde de cette fin d’année 2001 allait s’écrouler pour longtemps."

 

Retrouvez Ingrid dans Jirfiya sur Bandcamp :
https://jirfiya.bandcamp.com/album/still-waiting
Ou sur Facebook :
https://www.facebook.com/jirfiya

JIRFIYA L'ETINCELANTE

  • Le 19/09/2019
Jirfiya est né de la rencontre de deux univers qui s’entrechoquent à la manière de blocs de silex : d’un côté des musiciens porteurs d’un Metal agressif, de l’autre une très belle voix. Il en est surgit, après quelques mois d’existence, un premier EP cinq titres particulièrement réussi, titré “Wait For Dawn”.
Hard French Metal a eu envie d’en savoir plus.
Voici l’interview de Jirfiya.

(interview publiée sur Hard French Metal le 19/09/2019)
            
Bonjour Jirfiya. Pourriez-vous présenter votre groupe aux lecteurs qui ne vous connaîtraient pas ?
Ingrid ​:
Nous sommes un groupe de Metal Progressif, formé par deux anciens de Born from lie, Jérôme et Pascal, et une chanteuse, Ingrid, qui vient du groupe OSCIL .
Nous sommes sur Paris.
Jirfiya
JIRFIYA
 
Quelles sont les racines musicales de chacun d'entre vous ?
Jérôme​ :
J’ai été initié au gros Rock et Metal avec Iron Maiden, Nirvana et les Guns N’ Roses, mais le plus grand amour musical de ma vie est Megadeth ! J’écoute aujourd’hui aussi bien du Rock que du Prog ou même du Metal plus extrême.
Pascal​ : En ce qui me concerne, mon influence principale au niveau de la basse était, à mes débuts, Steve Harris (Iron Maiden). Je fais partie de ces fans qui n’ont jamais loupé un concert !
Mais la musique que j’écoutais le plus, étant ado, c’est le Thrash-Metal, et mon tout premier groupe était un groupe de Thrash du nom d’Exhauster, avec Jean Suire qui est maintenant dans Inhepsie . J'écoute désormais beaucoup de Prog.
Ingrid ​: Pas du tout Metal à la base, même si cela m’a toujours attirée, la preuve !
J’ai plutôt une culture Rock Indé, et j’ai plongé dedans quand j’ai découvert Jeff Buckley. Le jour où j’ai écouté l’album Grace, il a changé ma vie.
Mes autres artistes cultes sont Led Zep, Radiohead, Björk, Tori Amos, PJ Harvey... Mes derniers concerts étaient Big Thief, Sharon Van Etten, Patti Smith, et les prochains seront Rival Sons, Devin Townsend, The Gathering, Jinjer... The Breath, duo folk anglais avec une chanteuse à la voix magnifique. Oh, puis il faut que j’écoute le nouveau Tool, aussi...

Né en 2019 - votre page Facebook voyait le jour en avril - Jirfiya compte déjà un EP, disponible sur Bandcamp depuis mai. D'où viennent les cinq compositions présentes sur Wait for Dawn ?
Jérôme​ :
Under Control et To Be Saved ont été intégralement composés pour cet Ep.
The Report Card est un mélange de riffs que j’avais en« stock » et de nouvelles parties.
La première partie de Waiting For Your Fall a été composée à la base par Pascal comme interlude dans le dernier album de Born From lie, mais nous n’avons pas eu le temps, à l’époque, de l’utiliser. Nous avons bâti un morceau autour de cette intro.
Pour A Part of Light, l’arpège est assez ancien. Je l’avais composé il y a longtemps, et j’ai toujours voulu le réutiliser mais je ne voyais pas comment l’intégrer dans un album de «Hard Rock/Metal». Il a fallu que je rencontre Ingrid pour que le morceau puisse reprendre vie comme je le désirais ! Le résultat actuel est très différent de l’original, mais l’arpège d’intro est quasi identique.
A ce propos, qui compose, qui écrit, et quelles sont les thématiques que vous aimez aborder ?
Jérôme​ :
C’est moi qui écris majoritairement, en tout cas pour le moment.
Pour Waiting for your Fall , c’est Pascal qui a apporté toute l’intro et le riff principal ; je l’ai complété par la suite.
J’aime aborder des thématiques qui me touchent ou qui me révoltent, les textes de l’Ep sont très inspirés par l’actualité. Chacun fait de la musique pour ses propres raisons, moi j’ai besoins de me sentir impliqué par ce que j’écris et de vivre les textes et la musique.
 
Ingrid
Ingrid

"Je ne veux surtout pas gueuler pour gueuler."

La nature de vos compositions amène Ingrid à un chant plus agressif que dans ses précédentes formations, notamment sur Waiting for Fall...
Ingrid ​:
J’ai travaillé le chant saturé ponctuellement ces dernières années, sans avoir la possibilité de le tester, de l’exploiter dans mes projets. Même en rencontrant Jérôme et Pascal, je ne savais pas si on irait dans ce registre, et effectivement le ton de ce morceau, son propos s’y prêtaient. Je ne veux surtout pas gueuler pour gueuler, ou faire un exercice de style, d’ailleurs je ne suis pas encore experte du truc ! Il faut que ça parte d’une intention, et que je trouve une façon à moi de l’exprimer.

De nouveaux morceaux sont-ils déjà en préparation ?
Jérôme​ :
On commence à avoir pas mal de riffs et d’idées de paroles en stock. Le processus d’écriture est doucement en cours mais on doit déjà défendre notre EP ! J’adorerais que le processus d’écriture soit plus collectif, et puis maintenant on se connaît beaucoup mieux que lors de l’écriture de Wait For Dawn, fait quelque peu dans l’urgence... Mais ce n’est pas toujours évident de se réunir et d’échanger des idées, chacun d’entre nous a son travail, sa famille...

 
Jirfiya cover
JIRFIYA - Wait for Dawn
La pochette de Wait for Dawn est signée Patrick Zoroddu . Pourquoi avez-vous choisi cet artiste, et quelles étaient vos indications pour réaliser cet artwork ?
Ingrid​ :
J’ai rencontré Patrick il y a quelques mois, précisément au moment où on cherchait un visuel. Un heureux hasard m’a amené à découvrir son univers mystérieux, très inspiré par la SF et le Fantastique. En fait ce n’est pas une commande : on a choisi une illustration parmi ses œuvres. J’ai accroché à ces femmes énigmatiques qui se cachent le visage, qui font évidemment penser aux trois singes de la Sagesse. Étant donnée la thématique assez sombre des morceaux, leur actualité effrayante, en voyant ces femmes dont on ne sait si elles pleurent, si elles crient, ou si c’est la peur ou la colère qui les submerge, je me suis un peu identifiée. J’ajoute que Patrick a autant de talent que d’élégance, et qu’on est ravis de contribuer à faire découvrir son travail !

Jirfiya pascal
Pascal
Quels sont les projets de Jirfiya à court terme ?
Pascal :
​Le court terme c’est de faire un clip extrait de notre EP, quand on aura trouvé un batteur, ce qui est un objectif a très court terme !
Jérôme : Oui, trouver un batteur pour pouvoir jouer en live !
Ingrid​ : Qui ? Quoi ? On cherche un batteur ? Viiiiiite !

Et vos ambitions sur le long terme ?
Pascal : ​
Concert, concert, concert, album, tournée, album... Etc !
Jérôme​ : Tourner, puis faire un second EP ou un album !
Ingrid ​: Premières parties, festivals, avant le Hellfest ? Et bien sûr enregistrer la suite !

Merci Jirfiya d'avoir répondu à nos questions.
Pascal :
​Merci beaucoup pour votre dévouement à faire découvrir au public les multiples talents qui se cachent dans l’underground.
Jérôme : Merci à toi de donner de la visibilité à des jeunes groupes comme nous !
Ingrid​ : Merci personnel pour ton soutien, et merci de donner foi et valeur à tous ces artistes et groupes qui se démènent pour faire vivre leur univers, partout en France et ailleurs.
       
Liens utiles :

Écouter “Wait For Dawn” :

https://jirfiya.bandcamp.com/releases

Liker Jirfiya :

https://www.facebook.com/jirfiya/
Les photographies de Jirfiya sont signées Jérôme Thellier.

Sortie d'EP : Jirfiya (Metal) Wait for Dawn (2019)

  • Le 19/05/2019
Groupe : Jirfiya
Album    : Wait for Dawn (2019)
Genre : Metal
Origine : Île de France

Jirfyia

Jirfiya, Wait For Dawn (EP - 2019).
Le Groupe :
 
Né en 2019, Jirfiya est composé d’Ingrid Denis-Payet au chant (OSCIL , Mercibo) et de deux membres de Born from lie, Pascal Davoury (basse) et Jérôme Thellier (guitare, chant).

Wait For Dawn est leur premier opus sous le nom de Jirfiya.

 

L’album :

Wait For Dawn est un EP cinq titres d’une durée de vingt-quatre minutes.

L’artwork est signé Patrick Zoroddu, artiste autodidacte parisien inspiré par des auteurs tels que Philippe Druillet, Moebius ou Enki Bilal. Vous pouvez admirer ses œuvres ici : http://patrickzoroddu.fr/index.html.

 

Jirfiya propose un Metal technique et moderne à deux voix.
On connaissait Ingrid Denis-Payet par Oscil et Mercibo. Dans ses formations précédentes, ses jolies vocalises rappelaient parfois celles d’ Anneke van Giersbergen (The Gathering).
Le chant d’Ingrid se fait ici parfois agressif, et elle s’arrache même le gosier sur le dernier titre (Waiting For Your Fall).
Elle est soutenue  en clair et en growls par Jérôme Thellier, chanteur/guitariste de Born From Lie. Sa voix claire se marie remarquablement à celle d’Ingrid (The Report Card).

 

Musicalement, Wait For dawn est un album de Metal moderne, agressif, à tendance Prog’ et technique.
Les titres sont généralement forts, rapides et puissants. Seul The Part of Light, en piste 4, ralentit le tempo.
Les compositions sont signées Jérome Thellier (tout) et Thellier/Davoury (Waiting For Your Fall). Elles laissent du champ à Ingrid pour dérouler son registre vocal.
L’ensemble est parfaitement réussi et maîtrisé, et étonnant de précision lorsqu’on pense que le groupe n’existe que depuis quelques mois.

 

Une vidéo est déjà sortie sur Youtube pour vous permettre de découvrir un morceau :

 

 

L’album est disponible en écoute et à la vente (5€) sur Bandcamp :
https://jirfiya.bandcamp.com/releases

 

Notre avis :

On connaissait Ingrid Denis-Payet avec Oscil et Mercibo, elle revient ici dans un registre beaucoup plus métallique qui lui sied à merveille. Les compositions de ses camarades ouvrent un nouveau boulevard à sa voix.
L’EP de Jirfiya est un opus technique et intéressant, déjà fort d’une personnalité, servi par des morceaux solides et originaux (The Report Card en tête).
Une carte de visite totalement impressionnante pour un groupe qui n’a que quelques mois mais qui semble déjà à maturité.
En un mot, remarquable !
 
Les liens :