HEADLESS CROWN

L'interview de Manu Froelicher (HEADLESS CROWN)

Les Francophonies d’HFM : HEADLESS CROWN (SUISSE)

HARD FRENCH METAL·LUNDI 21 MAI 201858 lectures

Des envies de voyage à l’approche de l’été ? Vous êtes sur la bonne page ! Hard French Metal a décidé de vous emmener à la rencontre de nos voisins francophones. Alors attachez votre ceinture, et attention au décollage ! Après la Tunisie, c’est en Suisse qu’HFM vous transporte aujourd’hui. Actif depuis 2011, Headless Crown a sorti le 31 mars 2018 son deuxième LP, “Century Of Decay”, un excellent album de Heavy dont nous vous présentons ici une vidéo qui vous accrochera très efficacement dès les trente premières secondes. La couronne sans tête a également inauguré les planches lyonnaises de la première édition du festival Metal Thunder Jackets en compagnie de Tygers Of Pan Tang, et vient de recruter Chris Richards (Rated X, Motherockers, Krokus) à la batterie. Ceci dit, il est temps de faire connaissance avec notre hôte...

C’est à 11 heures 27 que nous amorçons notre descente sur Genève ce 21 mai 2018. La température est de 22°, le ciel est légèrement couvert. Manu Froelicher, le guitariste rythmique de Headless Crown, nous accueille. Nous espérons, que dis-je, nous sommes certains, que vous allez passer un agréable voyage en notre compagnie !

Hard French Metal : Quel est le premier album que tu as acheté ? Manu Froelicher : On ne rigole pas : “Dynasty”, de KISS, en 1980 ! Mais je me suis rattrapé droit derrière avec le “Destroyer”, également de KISS.

Hard French Metal : Comment est née ta vocation pour la guitare ? Dans les années 80, avec les copains de l’époque, on voulait monter un groupe comme KISS. On a fait quelques concerts de KISS en playback, avec maquillage et costumes, et on s’est dit que ce serait sympa si on jouait vraiment et qu’on faisait nos propres compos… Ainsi est né Horn Rock…

Hard French Metal : Avant de fonder Headless Crown en 2011, tu fais donc tes armes dans Horn Rock et Triple X. Quel souvenir en conserves-tu ?  J’en garde de très bons souvenirs. On était loin d’être parfaits musicalement et techniquement, mais il y avait un truc de fou qui se passait avec le public, qu’on ne peut pas oublier !

Hard French Metal : Après “Time for Revolution” en 2015, Headless Crown vient de sortir, en mars 2018, “Century of Decay”. Comment s'est passée l'élaboration des compositions ? Je suis le compositeur principal. Je propose à Steff, le chanteur, mes morceaux, avec les riffs de base, et selon son inspiration et son écoute extérieure, il me demande de modifier certains passages. Une fois ses lignes vocales posées, on donne les morceaux aux autres membres du groupe, qui amènent leurs parties et leurs idées qu’on intègre aux compos.

Hard French Metal : J'ai lu que “Century of Decay” s'inspire d'auteurs comme Philip K. Dick (Blade Runner, Total Recall). De quoi l'album traite-t'il ?  En très gros, ça raconte l’histoire d’un travailleur esclave dans une société dictatoriale qui contrôle tout et tout le monde. Le personnage principal essaye d’élaborer un plan pour s’échapper du système via les rêves. Y arrivera-t’il ?

Hard French Metal : Tu fréquentes aussi bien les scènes suisses que les scènes françaises. Le sort d'un musicien de Metal est-il le même des deux côtés de la frontière ?  Headless Crown a toujours été très bien accueilli partout où nous avons joué. En même temps, on n’a pas joué des millions de concerts hors Suisse…

Hard French Metal : Headless Crown bénéficie d'un beau succès et d'un following enviable (plus de 4000 abonnés sur Facebook). Cette situation permet-elle de vivre de sa musique ?  Malheureusement le monde de la musique à beaucoup évolué depuis les années 80/90, et pas forcement pour le mieux. Il est très difficile de vivre de la musique actuellement. On a tous un job à côté, qui nous permet de financer le studio, les concerts, la promo etc. Rien n’est gratuit… Sauf certains de nos concerts !

Hard French Metal : Quel est ton musicien préféré ?  Je n’en ai pas, je les aime tous ! Et cela tous styles confondus, car chacun, avec sa personnalité, va me toucher différemment, l’un avec sa technique, l’autre par son feeling, et celui-là avec son sens de la mélodie, etc. Et ça, c’est quelque chose de magique…

Hard French Metal : Tout métalleux français connaît des groupes helvétiques à stature internationale, tels GOTTHARD ou KROKUS pour n'en citer que deux. A l'inverse, des groupes français ont-ils réussi à percer en Suisse ?  Personnellement, je ne sais pas. Je ne m’arrête pas à la nationalité des groupes, et je ne pourrais pas te dire si tel groupe est anglais, américain, français, allemand, portugais… Ce qui compte pour moi, c’est que la musique me touche aux tripes quelque soit sa nationalité…

Hard French Metal : Y a t'il des concerts en vue pour applaudir Headless Crown prochainement ?   Suite au changement de batteur, on a dû se mettre quelque peu en stand-by en attendant d’avoir quelqu’un de fixe, pour être sûr de pouvoir assurer les prochains concerts. C’est chose faite ! On attend encore des réponses et des confirmations. Nous avons tout récemment signé avec l’agence “Red Lion”, ça devrait nous permettre de trouver plus de dates, mais pour le moment, nous n’avons que le 1er décembre à Zürich, en Suisse.

Hard French Metal : De toute la discographie métallique, ne gardons qu'un album, le meilleur de tous. C'est lequel ?  Pas évident, car chaque album, chaque morceau, a son histoire et son importance dans l’évolution du monde musical ou dans la vie d’une personne… Je dirais que l’album qui me fait vibrer maintenant c’est le premier album de Rawhead Rexx, et demain le Methods Of Madness de Obsession, et encore le jour suivant le Digital Dictator de Vicious Rumors, et le jour suivant du suivant, Francis Cabrel… Ha ! Merde ! On a dit «Metal» ?

Hard French Metal : Quel titre du répertoire Rock pourrait être ta devise ?  You can’t stop Rock and Roll !

Hard French Metal : Merci beaucoup, Manu Froelicher, pour ton accueil et ta disponibilité.  Mais avec plaisir ! Et merci à toi pour l’intérêt que tu nous portes, et pour ton soutien.

Headless Crow, album "Century of Decay" (2018)

Pour prolonger le séjour avec Headless Crown : https://www.facebook.com/headlesscrown.official/ http://www.headlesscrown.com/Home.htm https://open.spotify.com/album/0fr3qEzm0QxQQ07tcOBLkk

Les francophonies d'HFM - Manu Froelicher (HEADLESS CROWN)

Des envies de voyage à l’approche de l’été ? Vous êtes sur la bonne page ! “Hard French Metal - le Zine qui vous régale” a décidé de vous emmener à la rencontre de nos voisins francophones. Alors attachez votre ceinture, et attention au décollage ! Après la Tunisie, c’est en Suisse que HFM vous emmène aujourd’hui. Actif depuis 2011, Headless Crown a sorti le 31 mars 2018 son deuxième LP, “Century Of Decay”, un excellent album de Heavy dont nous vous présentons ici une vidéo qui vous accrochera très efficacement dès les trente premières secondes. La couronne sans tête a également inauguré les planches lyonnaises de la première édition du festival Metal Thunder Jackets en compagnie de Tygers Of Pan Tang, et vient de recruter Chris Richards (Rated X, Motherockers, Krokus) à la batterie. Ceci dit, il est temps de faire connaissance avec notre hôte...

C’est à 11 heures 27 que nous amorçons notre descente sur Genève ce 21 mai 2018. La température est de 22°, le ciel est légèrement couvert, et Manu Froelicher, le guitariste rythmique de Headless Crown, nous accueille. Nous espérons, que dis-je, nous sommes certains, que vous allez passer un agréable voyage en notre compagnie !

 

Manu headless crown solo

Hard French Metal : Quel est le premier album que tu as acheté ?
Manu Froelicher : On ne rigole pas : “Dynasty”, de KISS, en 1980 ! Mais je me suis rattrapé droit derrière avec le “Destroyer”, également de KISS.

Hard French Metal : Comment est née ta vocation pour la guitare ?
Manu Froelicher : Dans les années 80, avec les copains de l’époque, on voulait monter un groupe comme KISS. On a fait quelques concerts de KISS en playback, avec maquillage et costumes, et on s’est dit que ce serait sympa si on jouait vraiment et qu’on faisait nos propres compos… Ainsi est né Horn Rock…

Hard French Metal : Avant de fonder Headless Crown en 2011, tu fais donc tes armes dans Horn Rock et Triple X. Quel souvenir en conserves-tu ?
Manu Froelicher : J’en garde de très bons souvenirs. On était loin d’être parfaits musicalement et techniquement, mais il y avait un truc de fou qui se passait avec le public, qu’on ne peut pas oublier !

Hard French Metal : Après “Time for Revolution” en 2015, Headless Crown vient de sortir, en mars 2018, “Century of Decay”. Comment s'est passée l'élaboration des compositions ?
Manu Froelicher : Je suis le compositeur principal. Je propose à Steff, le chanteur, mes morceaux, avec les riffs de base, et selon son inspiration et son écoute extérieure, il me demande de modifier certains passages. Une fois ses lignes vocales posées, on donne les morceaux aux autres membres du groupe, qui amènent leurs parties et leurs idées qu’on intègre aux compos.

 

 

Hard French Metal : J'ai lu que “Century of Decay” s'inspire d'auteurs comme Philip K. Dick (Blade Runner, Total Recall). De quoi l'album traite-t'il ?
Manu Froelicher : En très gros, ça raconte l’histoire d’un travailleur esclave dans une société dictatoriale qui contrôle tout et tout le monde. Le personnage principal essaye d’élaborer un plan pour s’échapper du système via les rêves. Y arrivera-t’il ?

Hard French Metal : Tu fréquentes aussi bien les scènes suisses que les scènes françaises. Le sort d'un musicien de Metal est-il le même des deux côtés de la frontière ?
Manu Froelicher : Headless Crown a toujours été très bien accueilli partout où nous avons joué. En même temps, on n’a pas joué des millions de concerts hors Suisse…

Hard French Metal : Headless Crown bénéficie d'un beau succès et d'un following enviable (plus de 4000 abonnés sur Facebook). Cette situation permet-elle de vivre de sa musique ?
Manu Froelicher : Malheureusement le monde de la musique à beaucoup évolué depuis les années 80/90, et pas forcement pour le mieux. Il est très difficile de vivre de la musique actuellement. On a tous un job à côté, qui nous permet de financer le studio, les concerts, la promo etc. Rien n’est gratuit… Sauf certains de nos concerts !

Headless 1

Hard French Metal : Quel est ton musicien préféré ?
Manu Froelicher : Je n’en ai pas, je les aime tous ! Et cela tous styles confondus, car chacun, avec sa personnalité, va me toucher différemment, l’un avec sa technique, l’autre par son feeling, et celui-là avec son sens de la mélodie, etc. Et ça, c’est quelque chose de magique…

Hard French Metal : Tout métalleux français connaît des groupes helvétiques à stature internationale, tels GOTTHARD ou KROKUS pour n'en citer que deux. A l'inverse, des groupes français ont-ils réussi à percer en Suisse ?
Manu Froelicher : Personnellement, je ne sais pas. Je ne m’arrête pas à la nationalité des groupes, et je ne pourrais pas te dire si tel groupe est anglais, américain, français, allemand, portugais… Ce qui compte pour moi, c’est que la musique me touche aux tripes quelque soit sa nationalité…

Hard French Metal : Y a t'il des concerts en vue pour applaudir Headless Crown prochainement ?
Manu Froelicher : Suite au changement de batteur, on a dû se mettre quelque peu en stand-by en attendant d’avoir quelqu’un de fixe, pour être sûr de pouvoir assurer les prochains concerts. C’est chose faite ! On attend encore des réponses et des confirmations. Nous avons tout récemment signé avec l’agence “Red Lion”, ça devrait nous permettre de trouver plus de dates, mais pour le moment, nous n’avons que le 1er décembre à Zürich, en Suisse.

Hard French Metal : De toute la discographie métallique, ne gardons qu'un album, le meilleur de tous. C'est lequel ?
Manu Froelicher : Pas évident, car chaque album, chaque morceau, a son histoire et son importance dans l’évolution du monde musical ou dans la vie d’une personne… Je dirais que l’album qui me fait vibrer maintenant c’est le premier album de Rawhead Rexx, et demain le Methods Of Madness de Obsession, et encore le jour suivant le Digital Dictator de Vicious Rumors, et le jour suivant du suivant, Francis Cabrel… Ha ! Merde ! On a dit «Metal» ?

Hard French Metal : Quel titre du répertoire Rock pourrait être ta devise ?
Manu Froelicher : You can’t stop Rock and Roll !

Hard French Metal : Merci beaucoup, Manu Froelicher, pour ton accueil et ta disponibilité.
Manu Froelicher : Mais avec plaisir ! Et merci à toi pour l’intérêt que tu nous portes, et pour ton soutien.

Pour prolonger le séjour avec Headless Crown :
https://www.facebook.com/headlesscrown.official/
http://www.headlesscrown.com/Home.htm
https://open.spotify.com/album/0fr3qEzm0QxQQ07tcOBLkk

 

Headless 2