DREAMSLAVE

DREAMSLAVE : La Résurgence du Rêve

  • Le 16/06/2019
Groupe : Dreamslave
Genre : Metal orchestral
Origine : Lyon


La sortie le 21/06/2019 chez MASSACRE RECORDS (Anvil, King Diamond, Liv Kristine, pour ne citer qu’eux) de leur album Rest In Phantasy, initialement paru en autoproduction en 2015, remet Dreamslave sous les feux d’une actualité pleinement méritée. Elle permettra aux talentueux lyonnais d’atteindre un public international plus large.
Elle nous donne enfin le prétexte de finaliser un projet qui nous tenait à cœur depuis longtemps : réaliser l’interview d’une trop rare frontwoman : Elegy Emma.
(article publié sur HARD FRENCH METAL le 17/06/2019)

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Elegy Emma par Philippe Creusot.

"J'ai beaucoup d'émotion
à chaque fois que j'écoute «RIP». 
Il fut une expérience formidable, 
autant humaine que musicale."
Hard French Metal : Bonjour Elegy Emma. D'abord un retour en arrière, si tu le permets. Te souviens-tu du premier album que tu as acheté ?
Elegy Emma : Bonjour Hard French Metal. Allez... Repartons dans les limbes de mon passé de musicienne... Mon tout premier album ? Et bien je crois que c'était «The Freddie Mercury Album», son premier en solo, en 1992, où figurait le fameux «Barcelona», dédié aux jeux olympiques de la même année, en duo avec une grande soprano : Montserra Caballe.
Je n'ai pas eu la chance de connaître Freddie avec Queen... C'est bien dommage, il aurait fallu que je naisse dix ans plus tôt !


Et ton premier concert en tant que spectatrice, tu t’en souviens ?
Elegy Emma :
Oui, très bien. C'était un été à Perpignan, lorsque qu'un ami de ma famille a proposé de m'emmener voir Jean-Jacques Goldman à l'époque Fredericks Goldman Jones et de «Rouge», un concert avec les chœurs de l'Armée Rouge. Une vraie découverte de la scène pour moi, et de l'acoustique des concerts de musiques actuelles. C'est vrai qu'on était alors loin des premiers concerts de Metal, mais j'avais à peine quatorze ans. Peu après, la même année, je faisais partie des milliers de spectateurs du Parc des Prince pour les cinquante ans de Johnny Hallyday... Un public transcendé par un show à couper le souffle ! Même pour moi qui n'était absolument pas fan.

 

Elegy Emma par Philippe Creusot.
Qu'est-ce qui t'a conduit sur les chemins de la musique ?

Elegy Emma : Ah ah... Ça... Je me le demande encore ! Je crois que j'ai toujours eu cela en moi. Née d'une famille où seul mon grand-père avait touché à un violon étant plus jeune, j'ai toujours aimé chanter. A chaque fois qu'il y avait un événement musical, en classe ou ailleurs, on s'arrangeait toujours pour me mettre au premier rang ou en soliste. Vers six ans, j'ai reçu en cadeau de Noël mon premier enregistreur cassette... C'était formidable ! Je pouvais m'enregistrer en chantant et saouler toute ma famille pour écouter la bande ensuite ! A douze ans, un ami de mon grand-père, qui jouait de l'orgue, a décelé chez moi une oreille musicale après m'avoir laissée jouer sur l'instrument. J'ai donc réellement commencé mon cursus musical avec le piano, pendant huit ans, entre cours privés et école de musique. Je suis allée jusqu'au bac avec une option musique et piano. C'est d'ailleurs peut-être grâce à ces points supplémentaires que j'ai eu mon diplôme du premier coup ! Ensuite, c'est la vie et ses chemins de traverses qui m'ont ramenée à mes premières amours : le chant.

En parlant du chant, j'imagine que tu n'as pas commencé avec Dreamslave... Quels styles avaient tes groupes, auparavant ?
Elegy Emma :
Oui, bien sûr, tu t'en doutes... J'ai écumé les mers du Rock et du Metal avant d'arriver chez Dreamslave.
Dans ma période parisienne - Et oui, je ne suis pas lyonnaise d'origine ! - ma toute première expérience de groupe s'appelait Leethiom... D'ailleurs, l'histoire raconte qu'une jeune femme de vingt ans, écoutant principalement Muse et les Cranberries, débarqua un jour en tenue pas tout à fait appropriée, dans un grenier où répétaient de jeunes métalleux. Elle devait s'essayer au chant sur du Metal, après avoir rencontré l'un de ses camarades de fac qui lui avait demandé si elle serait intéressée pour chanter dans son groupe. Et voilà ma première expérience qui démarre : des reprises, de Deftones à Mass Hysteria... Puis quelques temps après, des compos Metal-Electro-Fusion déjantées, nées d'influences diverses, et quelques mémorables concerts pour débuter, où je chantais en duo avec un chanteur «énervé».
Ensuite, je suis retournée vers le Rock avec Arden, groupe avec lequel j'ai pu jouer deux fois au Hard Rock Café Paris, et participer à la réalisation d'un album enregistré dans un studio parisien, en tant que chanteuse principale. (NDLR : il s’agit de l’album “Nocturnes”, aujourd’hui introuvable). Puis, retour au Metal, dans une veine symphonique avec le groupe Arvens, entre 2007 et 2009, avec lequel j'ai eu le privilège de jouer au Trabendo, salle mythique de Paris qui a vu par exemple passer Muse à ses débuts français. Enfin, entre 2009 et 2011, à Paris puis à Lyon, j'ai fait partie de différents projets Metal non aboutis, qui m'ont permis de lier des amitiés durables et m'ont menée jusqu'à Dreamslave.

Ta voix est exceptionnelle, et ton chant particulièrement réjouissant et inspiré. Est-il vrai que tu détestais le lyrique avant de découvrir Nightwish ?
Elegy Emma : Je te remercie pour ce magnifique compliment.
J'ai presque honte de te répondre... Mais oui, c'est vrai que je n'ai pas du tout aimé Nightwish la première fois que je les ai entendus en 96 ! D'abord, je n'étais pas familière du son lourd que j'entendais, même s'il ne me déplaisait pas à l'époque. Mais le chant... Oh ! My God ! Je n'ai pas trouvé ce mélange écoutable... Je n'étais tout simplement pas prête pour l'apprécier. Il faut dire que j'écoutais du Rock et de la Pop anglaise, à l'époque. Et un jour de 2000, j'ai découvert Within Temptation, et ça a été une révélation pour moi. La voix si cristalline de Sharon Del Aden, la sensibilité et la fragilité de sa voix... Je suis tombée amoureuse de cette musique et elle a beaucoup inspiré mon chant dans mes groupes de l'époque.

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WITHIN TEMPTATION - Mother Earth (2001).
J'ai découvert au même moment The Gathering, Lacuna Coil, Rammstein, Type O Negative, pour ne citer qu'eux. Un monde que j'ai exploré à chaque instant et que j'aime toujours autant. Et c'est en 2007, qu'un proche me reparle de Nightwish comme un groupe extraordinaire dans le style Metal Symphonique. Je décide alors de prêter à nouveau une oreille attentive à cette musique qui ne m'avait pas séduite à l'époque. Et là, c'est une deuxième révélation : le chant lyrique ! Je décide alors d'écouter toute leur discographie avec Tarja, dont le chant me transcende cette fois. Quelle tristesse de ne jamais avoir eu ce tilt avant, il m'aurait permis d'assister à l’un de leurs concerts !
D'ailleurs, ce qui est drôle, c'est que plusieurs fois après les concerts de Dreamslave, des chanteuses lyriques diplômées du conservatoire sont venues vers moi pour me féliciter et me demander dans quel conservatoire j'avais fait mes études, puis elles ouvraient de grands yeux étonnés quand je leur répondais que je le pratiquais en autodidacte.

En parlant de cours, j'ai lu que tu avais pris plus tard des cours avec l'étonnante Asphodel ( MVM - Ma Voix et Moi / Penumbra / öOoOoOoOoOo). Quels souvenirs en gardes-tu ?
Elegy Emma :
Effectivement. C'est seulement en 2012 que j'ai décidé de prendre mes premiers cours avec Asphodel pour apprendre surtout à épargner ma voix lors des concerts avec Dreamslave, car le niveau avait grimpé d'un échelon par rapport à mes autres groupes et je ne devais pas forcer sur mes cordes vocales. J'en garde un souvenir chaleureux, ce fut une expérience qui m'a amené beaucoup de bien-être et de confiance en moi et en mes capacités vocales.
Lors de ma première rencontre avec Asphodel, je m’en souviens très bien, elle m'a dit après m'avoir faite chanter quelques instants sur «Somewhere» de Within Temptation : «Alors des fois j'ai des doutes sur la tessiture de mes élèves... Mais toi non ! C'est clair que tu es soprano et que tu as une sacrée voix !». Ma chère Aspho, je t'adresse un grand merci. Merci pour ces heures passées avec toi, ton humour et ton monde intérieur débordant d'idées farfelues. Merci d'avoir cru en moi.


Dreamslave naît en 2011, notamment à l'initiative de Peter, votre keyboardiste. Tu te souviens de votre première rencontre ?
Elegy Emma :
Oh la la oui ! Et j'ai même une anecdote à ce sujet qui te fera certainement sourire. Après avoir répondu à l'annonce internet d'un groupe nommé Dreamslave qui recherchait sa chanteuse, j'ai rencontré Peter et Mike autour d'un verre de jus de fruit dans un café lyonnais, et ils m'ont retenue pour une audition. Cette dernière s'est déroulée chez Peter, dans son appartement une pièce. Les gars jouaient sur des petits amplis, avec basse, guitare et clavier. Comme aucun micro n'était prévu pour moi, ils ont réglé les amplis au minimum de leur volume, en espérant qu'ils allaient réussir à m'entendre quand même. Au programme, deux morceaux d'Epica : une reprise de «Memories», de la comédie musicale Cats, et le morceau «Never Enough».

Dès le premier titre, je voyais les gars échanger des regards comme pour se dire : «Mais en fait, on ne s'entend pas !». Ma voix couvrait tout le reste ! Ils ont alors dû remonter leurs amplis pour que l'instrumental soit audible en me disant : «Ah bah toi, tu en as de la voix ! On ne s'attendait pas à ça... J'espère qu'on ne va pas trop déranger les voisins.»

Elegy Emma par Laurent Moulin.
Ton chant et les compositions de Peter se marient parfaitement. Avez-vous senti tout de suite que ça fonctionnait ?
Elegy Emma :
La première fois que Peter m'a fait écouter ses compositions en devenir, c'était sur un logiciel qui ne traduisait pas forcément au mieux le potentiel qu'elles allaient acquérir. Il fallait beaucoup d'imagination pour entendre les chœurs, les orchestres et les chants de «The Vinland Saga» ou de «The Dark Crusade»... Mais j'ai réussi ! Et je me suis dit en premier lieu que c'était très rapide comme tempi, qu'il me faudrait du travail et de la persévérance pour relever le défi du chant sur ses compos.
Peter a tout de suite pensé que mon chant donnerait vie à ses œuvres, que ce serait une belle harmonie. Il a témoigné, et témoigne aujourd'hui encore, d'une grande confiance en moi et en mes capacités vocales.

"C'est comme une nouvelle ère 
qui commence  pour nous aujourd'hui ! 
RIP n'a pu recevoir l'accueil 
que nous lui souhaitions à l'époque, 
et il en a désormais l'opportunité."
"Rest In Phantasy", votre premier album autoproduit, parait en 2015. Il ressort aujourd’hui sur le label allemand MASSACRE RECORDS. Quel regard portes-tu aujourd'hui sur cet opus ?
Elegy Emma :
J'ai beaucoup d'émotion à chaque fois que j'écoute «RIP». Il fut une expérience formidable, autant humaine que musicale. En premier lieu, ma participation au choeur que l'on peut entendre sur tous les titres. Des moments magiques de partage, des répétitions jusqu'à l'enregistrement. Ensuite, le temps passé en studio pour enregistrer le chant lead. A cette époque, je commençais seulement à maîtriser mon chant lyrique et je me laissais souvent embarquer par mes émotions. Finalement, les morceaux que je pensais être les plus difficiles pour moi - Pirate's Anthem, et surtout Angel Requiem - sont passés comme une lettre à la poste. Le plus difficile a plutôt été de faire ressortir un chant «Rock», plutôt dans les médiums, qui garde une cohérence avec mon chant lyrique.
Quant aux défauts et aux qualités de ce premier opus, je laisse les auditeurs libres de penser ce qu'il veulent de la production, des chants ou bien des paroles. Je n'ai aucun regret sur cet album, je pense que nous avons tous donné le meilleur à l'époque. Si aujourd'hui encore, un label s'y intéresse, c'est bien qu'il a un fort potentiel.


Que s'est-il passé pour Dreamslave après RIP ?
Elegy Emma :
Après la sortie de RIP, nous avons tourné en Europe avec Lyriel, un groupe allemand, en 2016. Une expérience mémorable de plus de deux mille cinq-cents kilomètres en quinze jours, en camping-car. De belles scènes en Belgique et aux Pays-Bas, où l'accueil des organisateurs et du public a été des plus chaleureux. Puis le line-up de Dreamslave a évolué : le départ de notre ancien bassiste JR en 2015, et l'arrivée de Sajih ainsi que le passage de Louis à la guitare en 2016, qui reste une personne que nous affectionnons. 2016 a aussi été marquée par le départ de notre batteur Quent', ce qui n'a pas stoppé Dreamslave dans ses projets. Nous avons alors tourné le clip «Torments», en 2017, avec la collaboration d'une équipe de tournage très sympa et de Martial, que nous avions rencontré lors de notre tournée européenne et qui a accepté d'être notre batteur guest. Et l'année dernière, Mich' est arrivé au manche de la seconde guitare pour soutenir Nils, alors que Massacre Records signait notre premier album. C'est comme une nouvelle ère qui commence pour nous aujourd'hui ! RIP n'a pu recevoir l'accueil que nous lui souhaitions à l'époque, et il en a désormais l'opportunité. Avec le soutien de notre agence Aeon Music Management et la ressortie de RIP cette année, nous envisageons de reparcourir l'Europe - Et pourquoi pas plus ? - sur de belles scènes, pour le promouvoir à sa juste valeur, avec quelques années d'expérience supplémentaires.
DREAMSLAVE - Rest In Phantasy dans sa version 2015.
Le packaging et le livret du RIP version 2019 ont été repensés. A découvrir le 21/006/2019 !
On sait qu'un nouveau DREAMSLAVE est en préparation. Peux-tu en dire un peu plus ?
Elegy Emma :
Ah là... On est dans le secret professionnel... Voilà ce que je peux te dire pour le moment : il va être fidèle à Dreamslave, tant dans la diversité de ses influences musicales que dans l'émotion que dégageront les chants, les orchestres, les chœurs... Il se trouvera quelque part entre le fantasme et la réalité, dans notre monde... Ou plutôt dans celui de notre compositeur Peter. Un album que nos fans trouveront, j'espère, haut en couleurs ! Nous prenons notre temps pour le réaliser, il est vrai... Nous l'avons.
En ce qui concerne mon chant sur cet album, j'espère qu'il en surprendra plus d'un... Il a évolué en cinq ans, heureusement d'ailleurs ! Il faut avancer dans la vie et ne pas rester sur ses acquis. Depuis RIP, j'ai intégré le conservatoire de musique pour travailler mon chant lyrique. J'ai aussi rencontré des personnes exceptionnelles qui m'ont épaulée dans mon développement musical. Je pense notamment à ma chère Annie, que je remercie sincèrement. Je m'égare un peu, mais le nouvel opus de Dreamslave, c'est aussi tout ça ! Un gain en maturité, en réflexion sur soi et sur les autres, des sentiments jusqu'alors inexplorés, qui naissent et transparaissent dans certains titres, un passé révolu et un avenir positif qui se profile.
Comme tu l'as compris, la date de sortie n'est pas encore fixée. Nous voulons présenter à notre public un album dont nous serons aussi fiers que RIP car nous y aurons tous œuvré avec le cœur.

Il y avait de belles collaborations sur RIP, je pense bien sûr au savoureux duo avec Najib, de Stolen Memory, sur Angel Requiem, mais aussi au violon de Thibaut Noizet sur le très réussi Pirate's Anthem. Des contributions sont-elles au menu du futur opus ?
Elegy Emma :
Allez... en exclusivité pour toi, oui ! Il y aura des collaborations, avec des personnes que nous estimons. Et je peux même te dire que l'on va retrouver des gens là où on ne les attend pas...

 

Question toute personnelle du fan que je suis : la vidéo Live de ton duo avec Najib Maftah au Le Blogg de Lyon fonctionne très bien, y compris dans le jeu de scène. On peut le trouver dans une vidéo sur Youtube, mais la qualité sonore n'y est pas. Vous n'avez jamais envisagé de faire de ce titre, très porteur, un clip ?
Elegy Emma :
La vidéo de «Angel Requiem» avec Najib qui est sur Youtube est une vidéo de fan et retranscrit un son de qualité sonore approximative. Nous avons réfléchi à présenter d'autres titres que «Torments» pour un clip, mais il a été jugé comme le plus porteur et représentatif de RIP. Par sa structure aussi, il était plus simple d'en réaliser une version éditée, plus courte que l'original, adaptée à un premier clip.

 
Un artiste que tu aimerais ou aurais aimé rencontrer ?
Elegy Emma :
Difficile comme question... Je dirais que pour sa voix, son charisme et l'état d'esprit que dégagent les titres de QUEEN, j'aurais rêvé de pouvoir rencontrer et pourquoi pas - soyons folle ! - chanter avec Freddie Mercury.

Deux albums à placer sur l'Arche de Noé pour tout reconstruire ?
Elegy Emma :
Deux ça fait bien peu... Mais si je dois me prêter au jeu, je dirais que deux des albums les plus importants de ma vie sont «Showbiz» de Muse et «Mother Earth» de Within Temptation. Ce n'est certainement pas avec ceux là que je reconstruirais le monde, mais ils ont marqué une période de ma vie et représentent bien ma passion pour le chant, les mélodies mélancoliques et sombres, le Rock et le Metal... Mon monde quoi !

Que fait DREAMSLAVE dans les prochains mois ?
Elegy Emma :
Nous préparons l'avenir... Entre la promotion de RIP qui ressort, les interviews et le travail sur le deuxième opus, nous avons de quoi faire ! Nous sommes aussi en réflexion sur un deuxième clip et sur d'autres projets tout aussi ambitieux... Avec une touche acoustique. Nous devrions reprendre la route des concerts à partir de la fin 2019, après une pause estivale bien méritée.

Merci Elegy Emma d'avoir bien voulu répondre à nos questions. On souhaite une longue nouvelle vie à Rest In Phantasy, et on attend le nouveau Dreamslave avec beaucoup de curiosité.
Elegy Emma :
Merci de nous soutenir comme tu le fais, ainsi que toute la scène française du Metal. Cela a été un réel plaisir de répondre à tes questions. Je te dis à bientôt pour la suite de nos aventures !

 
        
 
Elegy Emma par Philippe Creusot.

 

 

Rétrospective 2018 : Du Rififi dans les Line-Up !

  • Le 08/01/2019

La vie d’artiste n’est pas un long fleuve tranquille, et vous avez peut-être raté un épisode parce que vous n’êtes pas toujours devant le poste : voici une séance de rattrapage sur les mouvements de line-up de vos groupes préférés.


 
  • 111 (Rock) : Denis Simon a quitté l’aventure 111 en décembre 2018. Il laisse ses fûts aux bons soins de Julien Jousselme, également batteur de Çub, du groupe de Rock sans guitare Nikopol-band, et de la formation Math Rock Ça, dont je ne puis résister à vous citer le titre du dernier album : “Mon Tout petit Ça à moi S'est dévoilé Au grand jour Quand j'ai su le voir Sans lunettes” (2017).

 


 

Nesrine Mahbouli à Eindhoven avec Cartagena, par le photographe Albert Jolen

  • Cartagena (Metal Orchestral) : Souvent bien mal embouchées, les trompettes de la renommée n’auront d’autre choix en 2019 que de sonner en l’honneur des auteurs du somptueux Roma Delenda Est (2017). Les Tunisiens ont recruté au chant Nesrine Mahbouli, en lieu et place de Sherazade Amous. On vous parie qu’avec un tel apport Cartagena va bousculer la hiérarchie mondiale du Metal Symphonique.

La soprano était auparavant bassiste chez Persona. Un peu comme si Sinatra était cantonné au saxo dans un Big Band !


 
  • Dreamslave (Metal Orchestral) : Si on a bien tout compris, le guitariste rythmique Ragnar Mich, qui officie également chez Inner Torture, a rejoint Dreamslave en décembre 2018. Par contre, on n’est pas en mesure de vous dire si les Lyonnais ont trouvé leur nouveau batteur, malgré qu’on surveille Emma et sa bande comme le lait sur le feu en priant tous les jours pour que nous soit enfin livré le digne successeur de Rest In Phantasy (2015).

 


 
  • Fool's Paradise (Heavy Prog’) : Les Dunkerquois annonçaient en juillet 2018 le départ d’Anthony, leur chanteur. Aux dernières nouvelles, le poste était toujours vacant. L’enregistrement du successeur de Monopoly Society, prévu courant 2019, est tributaire de l’intégration d’un nouveau vocaliste.

 


 
  • GLAMORY (Hard West Coast) : En avril 2018, les Niçois, qui n’ont pas leur pareil pour ciseler des mélodies groovy, annonçaient qu’ils cherchaient leur nouvelle voix Lead. On sait depuis juillet que c’est à l’Américain Kevin Joseph O’Hara qu’il revient de remplacer le très talentueux Alban Sibilia. Les auteurs de Glam Over (2015) ont posté sur leur page Facebook en août 2018 une vidéo de sessions de travail des harmonies à 3 et 4 voix. C’est beau comme un arc-en-ciel ! Aucun doute : avec ce nouveau line-up, Glamory est de retour aux affaires !

 


 
  • Hajiro (Metal alternatif) : Suite au départ de Nelson, qui tenait le micro sur l’album Black Satori, Hajiro évolue désormais en trio. Cela n’a pas empêché les Fécampois de sortir “Dance With My Shadow”, un très bon EP, qui permet à Greg, (dont c’est l’anniversaire aujourd’hui 1er janvier !), guitariste de la formation, de donner la pleine mesure de son talent de chanteur.

 


 
  • Hot Hell RooM (Heavy Rock) : Les géniteurs de l’excellent Architect Of Chaos ont stabilisé leur line-up avec l’arrivée du batteur Alexis Bersot. Le successeur de Morrison sera disponible cette année. C’est pour nous l’une des grosses sorties 2019.

 


 
  • Manigance (Power Metal Mélodique) : Didier Delsaux était la signature de Manigance depuis la fondation du groupe. Contraint de passer le relais, il confie le témoin à Carine Pinto, qui partageait le chant sur “Face Contre Terre”, la seconde piste de Machine Nation, l’un de nos albums 2018 préférés. Nos vœux de réussite accompagnent Carine et Manigance dans ce challenge.

 


 
  • Marie Antoinette the band (Heavy Rock) : C’est vers octobre 2018 que la Reine a changé de tête. Yann était un excellent chanteur de Rock, mais pour l’avoir vue sur scène à Nice, nous croyons que sa remplaçante Loy pourrait bien conduire l’Autrichienne vers les routes plus Heavy d’un succès mérité. Long Live The Queen !

 


 
  • ODC metalband (Metal Alternatif) : Depuis mai 2018 et l’intégration de Yann, leur second guitariste, ODC est un quintette. Why est le troisième titre mis à disposition sur vos plateformes par ces franciliens particulièrement prometteurs. https://fanlink.to/ODC-WHY

ODC par Café Crème Paris


 
  • Porno Graphic Messiah (Metal Indus) : La bande à Scars Summer s’est payée le luxe d’aligner en 2018 un excellent LP (Terrorize Me) et un non moins excellent EP (Black Target). C’est tout simplement énorme ! J’imagine que ces mecs dorment deux heures par nuit pour réaliser tout ça. “Ces mecs”, puisque Marion est désormais remplacée à la guitare par Sol, du groupe Marie Antoinette the band, qu’on aime également beaucoup et qu’on vous invite à découvrir. On souhaite pour 2019 toute la reconnaissance qui lui est due à à Scars Summer et à la bande (et à Marie-Antoinette, of course !).

 


 
  • SEYMINHOL (Metal Orchestral) C’était le cadeau empoisonné du Père Noël : fin décembre, Seyminhol a annoncé que son chanteur Kevin quittait l’aventure. Ceux qui connaissent la formation de Metal Sympho savent que le remplacement de Kevin ne sera pas une mince affaire. Outre ses performances vocales, il prenait en compte l’écriture de leurs ambitieux concept-albums, dont les deux derniers tournaient autour de Shakespeare. Seyminhol sera tout de même au SATAN FEST X le 05/01/2019 à Paris, (jetez un oeil sur le lien de l’évènement, c’est inratable !) grâce à Laurent Fabisz qui va mouiller le maillot en remplaçant Kevin à l’arrachée. On adresse à Seyminhol et à Nico tous nos voeux de réussite dans leurs projets qui semblent déjà sur les rails, car les Seyminhol ont la hargne et semblent plus motivés que jamais !

 


 

  • The Foxy Ladies (Hard/Heavy) : Chloé, qui tenait la basse des Renardes, a quitté leur tanière fin juillet 2018. Les génitrices de l’excellent Blackbone (2017) ont pu assurer leurs concerts notamment avec la complicité de notre (contre)-bassiste et rockeuse préférée, également chanteuse du Power-Trio lyonnais 111, Emma Cordenod. https://open.spotify.com/album/0IXfEeUYwLYWY5k7uGE8Ir

DREAMSLAVE - Rest in Phantasy (2015)

Monsieur le Commissaire de la police
4 avenue des Villes-de-France
88000 EPINAL
(double envoyé à monsieur le préfet au cas où l'on voudrait étouffer l'affaire, comme d'habitude)

Objet : réclamation pour tapage
Lettre recommandée AR et anonyme

Monsieur le commissaire,

Riverains de la rue de Grandrupt à Golbey, ma famille et moi-même subissons depuis octobre 2015 des outrages fréquents, rapides, puissants, entêtants et intenses à toutes les heures de la journée, et parfois même la nuit. Ces bruits provoquent chez les membres de ma famille et moi-même des soubresauts à toute heure qui empêchent de dormir. 
Au départ, ces nuisances étaient causées par monsieur Ahasverus Cornelius, résidant 44 rue de Grandrupt, deuxième étage, appartement 122, individu suspect qui tient toujours ses volets fermés et salue ses voisins en dressant l'index et l'auriculaire. Sous son impulsion, elles se sont peu à peu étendues à l'ensemble du bâtiment.
Elles consistent en un passage en boucle de l'album "Rest In Phantasy", pourtant daté de 2015. Il s'agit du premier album (soit-disant) auto-produit du groupe Dreamslave, au motif qu'il serait l'un des tout meilleurs dans sa catégorie, capable de rivaliser avec des pointures telles que Nightwish et autres Therion, et qui bastonne toujours aujourd'hui, trois ans après sa sortie. 
Cette formation douteuse aurait pour chanteuse une nommée "Emma" à la voix puissante et lyrique, enfin vous voyez le genre... Un prénommé Peter assurerait growls et Keytar. Growls ? vous imaginez les dommages que cela peut causer à un bâtiment construit dans les années 1970, monsieur le commissaire ? Il serait en partie responsable des vocalises de la dite Emma. Mais il serait trop facile d'oublier la responsabilité des Quent (Batterie), Nils (Guitare) , Louis (Guitare) et Sajih (Basse). A la potence, monsieur le commissaire, à la potence !
Enfin ! Comme si tout ça ne suffisait pas, un nommé Najib Maftah, de Stolen Memories, (Stolen... On y vient !) donne la réplique à cette Emma sur Angel Requiem ! A la potence aussi, Najid Maftah ! Haut et court !
Ces gens douteux habiteraient Lyon. Leur "musique" est relayée à travers la France par tout un réseau d'individus tatoués aux cheveux longs et gras qui se complaisent à faire le signe du diable, dont le nommé Ahasverus Cornelius qui prétend même détenir une photo dédicacée d'Emma obtenue lors de l'achat de R. I. P. Une secte ? Comme vous, je m'interroge, monsieur le commissaire.

Avant de vous déranger, mon épouse et moi avons missionné Me Kernarek-Bigouden, huissier de justice à Epinal comme son nom l'indique. Débordant de sa mission, celui-ci nous a assuré que R. I. P. était un grand album, qu'Emma avait une voix exceptionnelle, qu'elle savait varier son chant, que les compos tenaient complètement la route, que cet album n'était jamais lassant, et que des titres comme Pirate's Anthem, The Vinland Saga, Eternitears, Join The Phantasy/The Dark Crusade, Torments, et patati-patata se plaçaient au plus haut niveau du Metal orchestral... Il a souligné l'originalité d'Emma et le potentiel ainsi que le sens de la composition de DREAMSLAVE, qu'il classait parmi les meilleurs mondiaux. Vivement le prochain album, a-t'il ajouté en partant... Je ne vous cache pas que mon épouse et moi avons quelques raisons d'avoir peur et de penser que Me Kernarek-Grosjean s'est trouvé manipulé par le gourou Ahasverus Cornelius, ou pire encore par DREAMSLAVE !!!
A ce jour, aucune solution amiable n'a été trouvée avec monsieur Cornelius. Il ne veut rien entendre (d'autre que cet album). Mon épouse et moi avons appris que le groupe cherche un nouveau batteur, et que le successeur de RIP serait disponible courant 2018. Nous avons donc quelques craintes pour la santé publique, ET POUR CELLE DE MADAME LEBRUN vu la puissance du premier album autoproduit. A ce propos, j'appelle notamment votre attention sur le fait que Madame Lebrun, résidant 44 rue de Grandrupt, appartement 121, deuxième étage, a dû consulter pour des problèmes cervicaux alors que cette personne N'AVAIT JAMAIS EU DE SOUCIS DE SANTE AUPARAVANT !!! 
Espèrant avoir retenu votre attention, et déclinant toute responsabilité notamment quant à la santé de la nuque de madame Lebrun si aucune mesure n'était prise, nous vous assurons, monsieur le commissaire, de toute notre admiration et du bien que nous pensons de votre action.
Signé des bons Français.

https://www.facebook.com/Dreamslave/

France dreamslave