DEATH

1914 : 1er single du futur album

  • Le 21/09/2021

« Nous ne chantons pas les chansons, nous racontons les histoires ! »

Le groupe ukrainien 1914 sortira « Where Fear and Weapons Meet », son nouvel album, le 22 octobre 2021 chez Napalm Records.

Comme  « Eschatology of War » (2015) et « The Blind Leading the Blind »  (2018), le nouvel album du groupe de black death nous immerge dans les noirceurs de la première guerre mondiale, le destin de ses soldats, leurs peurs, leurs exploits, leur mort.

1914 band1914 par May Lee

« Where Fear and Weapons Meet poursuit la thèmatique que nous avons commencé sur The Blind Leading the Blind, explique le groupe - avec une différence majeure : ce sont les histoires d'espoir où la plupart de nos personnages restent en vie, deviennent des héros et retournent chez eux. Oui, il s'agit toujours de la peur, de la mort et de l'absurdité de la guerre, mais l'espoir est la seule chose à laquelle le soldat s'accroche. Et une bonne part de chance aussi. Même la pochette de l'album le reflète - l'homme est blessé, saignant dans la tranchée, tendant la main à la mort en suppliant de le soulager, et la mort refuse de le prendre. Il mérite de vivre.
L'album commence par l'assassinat de Sarajevo, vous emmène à travers les moments les plus sanglants de la Grande Guerre et se termine par le monologue sur la tombe d'un jeune homme tué lors de sa première bataille. Cette fois, nous avons été creuser encore plus loin dans le contexte historique en créant les morceaux. Nous ne chantons pas les chansons, nous racontons les histoires ! »

L'album est superbement devancé et représenté par « ...And a Cross Now Marks His Place », un premier single-clip de plus de huit minutes sur lequel est invité le chanteur de Paradise Lost, Nick Holmes.

A propos de ce premier morceau, le frontman de 1914 confie :

« L'histoire derrière “...And A Cross Now Marks His Place” m'a totalement captivée : il s'agit d'une vraie lettre, écrite à la main par un officier britannique et adressée à la mère d'un soldat décédé au combat. Ce n'était pas un formulaire standard envoyé en masse, mais plutôt un message personnel. Il décrit la mort de son fils, ajoute des mots pour la consoler et souligne à quel point la Couronne est fière de lui, une autre victime du massacre entre les Empires. »

« Where Fear and Weapons Meet » est disponible à la précommande dès maintenant sur ce lien.

1914 artworkTracklist :

1. War In    
2. FN .380 ACP#19074    
3. Vimy Ridge (In Memory of Filip Konowal)    
4. Pillars of Fire (The Battle of Messines)    
5. Don't Tread on Me (Harlem Hellfighters)    
6. Coward (feat. Sasha Boole)
7. ...And a Cross Now Marks His Place (feat. Nick Holmes)
8. Corps d'autos-canons-mitrailleuses (A.C.M)    
9. Mit Gott für König und Vaterland    
10. The Green Fields of France    
11. War Out   
 
L'album sera disponible aux formats :

  • CD Digipack
  • Double Vinyle Noir incluant un livret 12"
  • Double Vinyle Vert sombre incluant un livret 12" - édition limitée à 400 exemplaires
  • Triple Vinyle marbré Rouge transparent et Noir (incluant le double-vinyle de l'album, un livret 12", un vinyle bonus, un poster et un patch) - édition limitée à 400 exemplaires
  • Album digital 

Notez que la tournée européenne de 1914 passera par Toulouse (Le Rex) le 22/03/2022, Lyon (Rock'N Eat) le 31/03/2022, Colmar (Grillen) le 18/04/2022 et Paris (Le Gibus) le 19/04/2022.

 

 

DECAY SORT SON PREMIER ALBUM

  • Le 19/09/2021

Le label Loud Rage Music a présenté le 14/09/2021 « ThORnMENThORn », le premier album de DECAY, un vétéran du Metal extrême roumain.

Decay artwork

L'album contient une intro et huit titres, il est décrit comme mix de Thrash, de Death et de Black Metal avec des passages Doom et psychédéliques.

Un clip a été réalisé pour annoncer l'événement :

Découvrez « ThORnMENThORn » ici :
https://loudragemusic.bandcamp.com/album/decay-thornmenthorn

Tracklist :

1. Mork Skog (intro)
2. To survive the time
3. Evilution
4. For a seizable reality
5. Baalanar
6. Concentrated incarnation of brutal aggression
7. Vortex of thoughts
8. Decay
9. Eat your rights

Line-up :

  • Goat (Chant)
  • Franky (Basse)
  • Robi (Guitares) 
  • Anti (Guitares)
  • Zoli (Batterie, Guitares)

EXISTENTIA, "Calculating Failure" (EP - 2021)

  • Le 17/09/2021

Groupe : Existentia
Album : « Calculating Failure » (EP - 17/09/2021)
Genre : Death Metal
Origine : USA
On aime : la brutalité, la technique

Par Ahasverus

Nouvelle sortie d'un nouveau venu en ce mois de septembre 2021, avec le EP quatre titres « Calculating Failure », du groupe de death metal américain Existentia.

007045Existentia est né à Philadelphie durant la pandémie. Il regroupe d'anciens membres de formations du Nord-Est des Etats-Unis (Polemecist, Young Graves) qui n'ont clairement pas envisagé de faire de la figuration avec leur nouveau projet et qui vous menacent déjà de toutes leurs dents. C'est donc sans période d'observation que le trio ouvre les hostilités par un EP de death très agressif et brutal au long duquel vous n'espérerez aucun répit puisqu'il saura vous engloutir dans ses  structures alambiquées.

Ainsi ce « Calculating Failure », pour court qu'il soit, est-il une carte de visite qui ne laisse aucun doute sur le potentiel et les intentions de ses géniteurs : ils viennent percuter de plein fouet les amateurs de metal extrême avec leur opus de quatorze minutes, ramassé, puissant et ambitieux, en tous cas suffisamment teigneux pour revendiquer et défendre une place au soleil.

Pour la production des quatre titres, Existentia fait dans la dentelle en recourant au savoir faire de l'Atrium Audio (August Burns Red).

Une première sortie réussie qui n'a aucune intention de respercter la préséance ou de passer inaperçue, et un groupe qui pourrait s'inscrire durablement dans votre paysage musical extrême, il en a les moyens.                                      

Les Liens :

AKIAVEL - Lady Of Death (clip)

  • Le 15/09/2021

 Akiavel a dévoilé aujourd'hui son tout nouveau clip, « Lady Of Death ».

Auré (chant) explique :

« Lady Of Death » est une chanson sur Aileen Wuornos. Je voulais absolument la mettre sur notre album car je la trouve fascinante. J'ai beaucoup étudié son histoire, j'ai beaucoup de compassion pour elle malgré le fait qu'elle ait assassiné des gens. C'est pourquoi le texte n'est pas très violent ou sanglant, il est plus basé sur ce qu'elle ressent. Elle avait beaucoup de souffrance en elle. Pour le clip vidéo, nous nous sommes rapprochés de son état psychologique. C'est pourquoi nous avons choisi l'actrice qui incarnait clairement sa conscience et son combat intérieur. »

Aileen Wuornos était une tueuse en série américaine. Après une enfance chaotique, elle se livre à la prostitution et assassine par balles au moins six hommes. Condamnée à mort, elle est exécutée par injection létale le 09/10/2002 à l'âge de quarante-cinq ans.


« Lady Of Death » est un single extrait de « Vae Victis », le deuxième album d'Akiavel. Pour ce clip, le groupe fait à nouveau appel à Mr cana production, auquel il fait confiance pour la mise en images depuis ses débuts.

Akiavel band 2048x1535 408dAKIAVEL par Mr Cana
Formé en 2018 par des musiciens expérimentés issus des scènes extrêmes, Akiavel (nom inspiré de Machiavel) est un groupe de death metal originaire du Sud-Est de la France. Après un EP éponyme,  il se produit en 2019 au Hellfest Off de Clisson  où il joue deux titres avec Stéphane Buriez (Loudblast, Sinsaenum, Les Tambours du Bronx) puis sort l'album « V », basé sur les cinq blessures de l'âme définies par l'écrivaine Lise Bourbeau. En 2021, Akiavel revient avec « Vae Victis » qui a pour thématique les tueurs en série.

Akiavel 2

Line-Up :

  • Auré : chant
  • Chris : guitare
  • Jay : basse
  • Butch : batterie

Discographie :

  • Akiavel (EP 3 titres - 2018)
  • V
  • Vae Victis

Les Liens :

NERVOCHAOS FÊTE SES 25 ANS

  • Le 28/08/2021

Le label français XENOKORP nous annonce la sortie d'un nouvel album des poids lourds du Death Metal brésilien NervoChaos pour la célébration de leur vingt-cinquième anniversaire. Il s'agira de titres exhumés de leurs premières apparitions discographiques et entièrement réécrits et réenregistrés.

Avec de toutes nouvelles versions de morceaux apparaissant à l'origine sur les quatre premiers albums du groupe (Payback Time - 1998 / Legion of Spirits Infernal - 2002 / Quarrel in Hell - 2006 / Battalions of Hate - 2010), et en bonus une chanson du sixième album « The Art of Vengeance » (2014), ce neuvième album studio se présentera, dans sa version Xenokorp exclusive nord-américaine et européenne, sous la forme d'un premier tirage CD DigiPak deluxe en édition limitée à cinq cents exemplaires.

Intitulé « Dug Up (Diabolical Reincarnations) », il sera disponible le 19/11/2021 sur CD et en numérique, avec des précommandes possibles dès le 24/08/2021.

NervochaosPoursuivant les célébrations, NervoChaos entreprendra une tournée mondiale en 2022 avec une étape européenne en avril aux côtés des death metalleux français de Mercyless .

Tracklist « Dug Up (Diabolical Reincarnations » :

01-I Hate Your God
02-Envy
03-Putrid Pleasures
04-Pazuzu Is Here
05-Mighty Justice
06-Upside Down Crosses
07-The Urge To Feel Pain
08-Dark Chaotic Destruction
09-NervoChaos
10-Pure Hemp
11-Scavengers Of The Underworld
12-Perish Slowly
13-The Devil’s Work

LUTHARO (Death Metal, Canada), "Hiraeth" (2021)

  • Le 27/08/2021

Groupe : Lutharo
Album :« Iraeth » (15/10/2021)
Genre : Death Metal
Origine : Hamilton (Canada)
On aime : les guitares mélodiques ; le chant, aussi efficace en clair qu'en saturé.

Par Ahasverus

Après l'EP « Wings of Agony » sorti en  EP 2020 , le groupe de death metal mélodique Lutharo s'apprête à sortir son nouvel album : 

« Hiraeth »

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Si vous étiez en quête d'une nouvelle sensation death mélodique, ne cherchez plus, la voici !
Originaire de Hamilton, au Canada, dans cette bonne province de l'Ontario chère au capitaine Swing, Lutharo s'est formé en 2013 et n'a cessé de croître depuis. Aujourd'hui, ces Canadiens s'efforcent de sculpter un son épique qui voit les aspects du pouvoir et de la mort se heurter. Ils s'expliquent quant à la direction du nouvel album :

« Nous sommes extrêmement ravis de sortir notre nouvel album "Hiraeth" dans le monde ! Cet album est plein à craquer d'un peu de tout pour les vrais amateurs de métal ! Nous avons travaillé incroyablement dur l'année dernière et nous avons poussé l'expérimentation à un niveau encore supérieur. Par rapport à notre dernière sortie "Wings of Agony", "Hiraeth" prend beaucoup plus de risques et c'est un grand pas dans la bonne direction pour nous en tant que groupe. »

Après une courte mais angoissante introduction au voyage, Lutharo met en route sa machine à riffs dans une fulgurante accélération (« To Kill Or To Crave »). Krista Shipperbottom alterne avec superbe ses phases chant clair / chant saturé. La rythmique est  nerveuse et oppressante, contrebalancée par une lead guitare généreuse qui emmène les compositions vers le mélodique.

Un premier single (Lost In A Soul) a été révélé le 23/07/2021.
Percutant, agressif et attirant, ce bel album de death mélodique est d'ores et déjà accessible à la précommande (liens in fine).

Line-Up:

  • Krista Shipperbottom – Chant
  •  Victor Bucur – Guitare, choeurs
  • John Raposo – Guitare
  • Chris Pacey – Basse
  • Duval Gabraiel – Batterie

Précommander l'album :

Les Liens :

 

VRIESS (Thrash Death), "Vriess" (2021)

  • Le 07/08/2021

La pandémie a de drôles d'effets secondaires : Elle a étrangement enfanté Vriess.
Le petit démon, né en 2020, se porte bien, il a fait son premier EP hier, 06/08/2021.
Ce forfait s'appelle tout simplement...

« VRIESS »

VriessVriess est un projet thash/death de Chris (chant) et Greg (gutare), deux membres du groupe lillois Project For Bastards.

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Pour l'occasion ils ont fait appel au bassiste d'Alkaloid, Linus Klausenitzer, ainsi qu'au batteur de Benighted, Kevin Paradis.
« Vriess » est un cinq pistes. Certaines de ses compositions ont été initiées voici une dizaine d'années.
Le guitariste suédois Christofer Malmström (Darkane) pose un solo sur « Chapter IV - The Reborn », quatrième piste de l'EP.

L'univers est celui d'un thrash/death très moderne, dense et agressif, capable d'unevitesse d'exécution impressionnante.
La production confère une belle puissance d'ensemble.

« Vriess » saura séduire les amateurs de thras/death moderne en quête de sensations. Il est disponible depuis le 06/08/2021 chez nos amis de XENOKORP (si vous êtes amateurs de bon métal extrême, on vous recommande leur catalogue, très bien fourni et à des tarifs très abordables).


Attention : si vous souhaitez disposer d'un support physique, « Vriess » fait l'objet d'une édition limitée à cinq cents CD dans le cadre de l'opération Xenokorp Militia Series, qui s'attache à aider de nouvelles formations à se faire connaître. Il en reste, à l'heure où nous mettons en ligne moins de trois cents copies disponibles :
https://www.xenokorp.com/product-category/vriess/


Données Techniques  :

  • Paroles et musiques : VRIESS
  • Mixage, mastering : Greg au studio DIA
  • Produit par VRIESS
  • Producteur exécutif : Nicolas WILLIART pour Xenokorp
  • Photos, illustrations et mise en page par Laura Primot

Line-Up :

  • Chris - Chant
  • Grég "Grégorovitch" - Guitares
  • Linus Klausenitzer - Basse
  • Kévin Paradis - Batterie

Tracklist :

  1. Chapter I - The Fight
  2. Chapter II - The Curse
  3. Chapter III - The Reality
  4. Chapter IV - The Reborn (guest : Christofer Malmström)
  5. Chapter V - The Father

Les Liens :

 

Chronique d'album : DEVOLUTION (black death), "Consumer" (2021)

  • Le 03/08/2021

Groupe : Devolution
Album : « Consumer » (02/07/2021)
Genre Black Metal/Death Metal

Origine : Toulouse
Par Ahasverus

Le Groupe :

  • Devolution est un projet fondé par Clément Roig (Antropofago).

Photo livret gaucheClément Roig par Laura Kaczmarek - Graphisme/Photo/Web

  • Il cite pour influences Death, Windir, Dissection, Amon Amarth, Dark Funeral, Deicide et Behemoth.
  • Le groupe  définit son univers ainsi : Devolution combine la violence et l'intensité du death metal avec les envolées grandioses du black metal mélodique afin de dépeindre les failles et les perspectives de l'humanité.
  • En 2021 Devolution présente son premier album :

« Consumer »

L'Album :

  • « Consumer » est un album de huit pistes d'une durée d'environ quarante-deux minutes.
  • Le chant et tous les instruments sont assurés par Clément Roig.
  • « Consumer », explique Clément Roig, « dépeint les difficultés qu’a l’humanité avec son environnement (écologie, civilisation, effondrement) mais également avec elle-même, en tant que société ( jugement des autres, conformisme, anxiété sociale) ».
  • L'album est enregistré, mixé et masterisé au Onyx Studio de Toulouse.
  • Son artwork est signé DOC'.

Artwork final consumer carreDEVOLUTION, « Consumer » (2021)

  • « Déliquescence » est le premier single tiré de « Consumer ».
    Il traite de l’effondrement actuel (et à venir) de notre société et de la manière dont les rapports de pouvoir changent dans cette situation.

  • Le second single présenté par Devolution est « Aux Portes du Vide ».
    Il parle de la difficulté à se laisser aller, à méditer dans un espace vide quand on est habitué à constamment réagir à des informations nous arrivant de toutes parts.

Notre Avis :

« Consumer », c'est quarante-deux minutes d'un black/death agressif et dense  sur lequel les lignes de guitares retiennent l'attention et amènent un  relief bienvenu. La production est à la hauteur et d'ailleurs rien n'a été négligé sur cet opus monté quasiment seul (il n'a délégué que l'aspect visuel) par Clément Roig dont il faut saluer le travail.  Le résultat tient la route (des enfers), de l'artwork à la prod'. Il a de quoi nourrir la curiosité des fans de black/death, auxquels « Consumer » est clairement destiné. A découvrir.

Tracklist :

01 - Aux Portes du Vide
02 - Le Poids du Jugement
03 - De l’Étincelle à la Conflagration
04 - Au Crépuscule de l’Humanité
05 - Déliquescence
06 - Vestiges
07 - Écimer l’Âme
08 - Chaos Cérébral

Line-up sur scène :

  • Clément - Vocals & Guitar
  • Antoine - Guitar
  • MAD - Drums
  • Lunel - Bass

Les Liens :

Crédits photographiques :

INFERN : Premier assaut

  • Le 02/08/2021

Ils s'étaient fait connaître par une vidéo de présentation qui les voyait découvrir dans l'océan un vieux vinyle de death metal recouvert d'algues, ils reviennent maintenant pour les choses sérieuses.

Infern

Le groupe de death old school breton INFERN présente son premier enregistrement, deux titres de pure Death Metal dont le mix et le master ont été réalisés par C. Elliot (Abysmal Dawn) au Tastemaker studio Los Angeles.

En mai 2021, le groupe avait déjà révélé « Victim Of The Doom », l'un des deux titres, dans un clip.

Un deux pistes furieux, d'une efficacité tranchante. Le premier titre, hargneux et rapide, vous travaille au corps ; le second, dense et lourd, termine le job.
« Ecocide », qui ouvre l'EP, fait l'objet d'une lyric video :

A découvrir dès maintenant sur toute les plateformes de streaming : 

Line-up :

  • Julien Tanguy - Vocals (Gengis, ex Anthares)
  • Pierre-Loup Corvez - Guitars / Vocals (ex The dying Seed)
  • Sylvain Collas - Bass / Vocals (Stonebirds, ex The dying Seed)
  • Simon Beux - Drums (Gengis, ex Taliandörögd)

 

Chronique d'album : Mirizøn "Shrinking Violet" (Metalcore différent et nouveau, mêlant violon et Metal)

  • Le 05/07/2021

Groupe : Mirizøn
Album : « Shrinking Violet » (26/02/2021 M&O Music)
Genre :  Metalcore différent et nouveau, mêlant violon et Metal
Origine : Nantes (Fr-44)
On aime : la virtuosité, l'énergie, les ambiances 

Par Dam'Aël

 

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LE GROUPE :


Très connus dans la région , La rigolette, Le berlingot, La biguenée, La bardatte, L'anguille, Le bottereau, Le petit mouzillon... Ce sont quelques spécialités nantaises certainement déjà dégustées par nos cinq gaillards  qui, vous allez le constater par vous-même, nous proposent une de leurs spécialités bien à eux... Mais commençons par le commencement.
Martin Rambaud, Matthieu Baudiment et Jules Tijou font de la musique.
Martin Rambaud, Matthieu Baudiment et Jules Tijou se rencontrent.
Martin Rambaud (chant+guitare+synthétiseur), Matthieu Baudiment (chant+chœurs) et Jules Tijou décident alors de constituer un groupe. Pas vraiment un scoop me direz-vous !  Sauf que Jules joue du violon et qu'ils vont avoir une idée très luminueuse en décidant de l'intégrer dans une musique Metalcore, pour lui apporter un côté plus planant. Louis Chamballu (basse), Antoine Daniel (batterie) rejoignent le trio et dès lors Mirizøn  voit le jour ; nous sommes en mars 2019. 
(Mirizøn est une contraction des noms des anciens groupes auxquels les membres ont appartenu).


L'ALBUM : "SRINKING VIOLET"

Mirizon

Mirizøn  fait poindre sur notre horizon, leur premier  album " Shrinking Violet " le 26/02/2021. ll s'agit d'un onze titres de Metal Alternatif, au rythme intense, mêlant avec  un savoir-faire notoire, mélodie, ambiance plus ou moins aérienne, mélancolie, émotion sans manquer d'y rajouter une certaine agressivité qui donne toute l'énergie à cet opus. C'est Martin qui, plus à l'aise en métaphores, se charge de l'écriture des textes, aux sujets toujours très engagés, et c'est Matthieu qui construit la ligne de chant dans un second temps. Ce chant est assuré par un duel chant clean (Martin), chant growlé et screamé (Matthieu).
L'album a été enregistré, mixé et masterisé par HK Krauss au Vamacara Studio, arrangé par Frédéric Leclercq (ex-Dragonforce, Kreator, Loudblast, Sinsaenum, Amahiru…) 
L'artwork et le logo sont délégués à Juliette Ménant qui avait pour critères le paradoxe, le côté novateur et la couleur.
La rencontre avec Alexandre Saba de M&O Music qui avait aimé le concept lors de la réalisation du projet, s'est concrétisée en novembre 2020 par la signature du groupe sur le label avec une distribution via Season of Mist, dans certains points de vente locaux, nationaux et et internationaux, puisque Mirizøn est vendu en Allemagne, au Royaume-uni et en Belgique.
C'est Krist'hell Mirizon qui assure le management de Mirizøn.


CE QUE DIT LA PRESSE :


"Porté par un chanteur à l'immense potentiel, un violoniste inspiré, des riffs et une batterie acérés et un « screamer » qui, ..., en a gros sur la patate et apporte le mordant nécessaire". 
http://www.leseternels.net/chronique.aspx?id=18597


"Les morceaux sont d'une bonne durée et assemblés avec une part de génie, c'est très fluide, varié et équilibré." 
https://www.unitedrocknations.com/chronique-shrinking-violet-mirizon-3615


"Shrinking Violet est un remarquable premier jet pour les nantais de MIRIZON, qui laisse augurer une suite intéressante pour peu qu’ils affinent leur sujet et gardent leur identité séduisante. Bravo." 
https://amongtheliving.fr/chronique-album/mirizon-shrinking-violet/


"Shrinking Violet est le premier album de Mirizøn, et ça fait un bien fou ! Un groupe français intelligent, qui joue et nous embarque dans sa puissance poétique. " 
https://metalalliancemag.ch/2021/06/mirizon-shrinking-violet/


"Un metalcore puissamment ambitieux mélodique et mélancolique, aux arrangements musicaux et vocaux excellents, qui devrait trouver un public bien plus large que les seuls fans de metalcore compte-tenu que chaque titre apporte une nouvelle dimension et originalité." 
http://https://odymetal.blogspot.com/2021/03/mirizon-shrinking-violet.html


"On sent un vrai souci du détail et des arrangements" 
https://www.lagrosseradio.com/metal/webzine-metal/chronique-metal/p29440-les-gros-emergents-du-mois-de-mars-2021.html


 LE TITRE PAR TITRE :


1. "AWARENESS"   4'27
Et v'lan, Mirizøn réveille notre conscience quelquefois qu'elle serait endormie. La couleur est jetée sur la toile avec véhémence, avec une prod qui nous amène le son d'arrière plan vers l'avant, pour nous jeter en pleine figure les screams de Matthieu. Rapidement les choeurs ont un rôle modérateur, efficaces pour ramener un peu de tendresse dans cet univers bousculé.

Single sorti le 15/12/2020


2. "NOTHING LEFT TO SEE"   4'31
Plus rien à voir, peut-être, mais encore beaucoup à découvrir avec cet album de Metalcore hybride. De quoi se recharger les batteries jusque dans le rouge/violet. Vous voulez des ambiances, vous en aurez ! Entre ces screams énervés et colériques, ce violon douceureux qui apaise, la batterie qui martèle en duo avec basse/guitares, ce chant clair aérien et planant en duel avec les screams de Matthieu évoluant en growls agressifs sur une montée en puissance du violon bien complice, on ne s'ennuie pas, je vous le garantis!


3. "ATLANTIS"  4'26
Bien loin de l'instrumental composé par Jerry Lordan et enregistré par Les Shadows en 1963, ou même de l'album jazz de Sun Ra sorti en 1969, Mirizøn nous plaque au sol comme l'aurait très bien fait Atlantis sur le ring (pour les plus curieux : cf  Alfonso Vega Lopez). A contrario la rythmique instrumentale est implaccable et génère une énergie monumentale dans ce titre, violon et basse enfonçant le clou de cette envolée musicale. A noter des tonalités d'un violon moderne qui s'adapte au climat musical sans broncher, ravi d'y rajouter une plus-value incontestable.


4. "REQUIEM FOR AN END"  3'50
Une lithurgie sombre, énervée, en colère qui pourrait bien nous faire prendre la tête entre nos mains tant le désespoir est palpable. Les lignes de violon bousculent avec force comme le chant de Matthieu d'abord screamé puis évoluant vers des growls rugueux que la double pédale crédite en compagnie d'une basse vrombissante et sombre. On s'exprime haut et fort chez Mirizøn avec beaucoup de conviction musicale.


5. "SMALL WAR"  5'16
Une petite transition, un moment de calme dans ce monde de brutes, de folie, d'incohérence, proposée par Martin en chant clair... Oups pas vraiment très long ce répit, Mirizøn  aime surprendre et rester dans son univers en passant le relai à cette marche combattante jouée par une batterie belliqueuse suivie par ces acolytes de scène. Une montée en puissance, crescendo magnifiquement ornée de lignes de violon bien choisies : un virtuose ce Jules.


6. "FIGHT FOR DESTINY"  4'04
Emboîtant le pas à Small War, le quintet est bien décidé à en découdre et livré le combat pour lequel il s'est engagé. Quitte à me répéter, je souligne encore une fois le choix des lignes de violon, stridentes qui ajoutent la charge de violence que dégage ce titre très agressif, vindicatif. Des plages différentes  ne quittant pas cette véhémence,offrent une variation ponctuelle au cours de ce morceau. Technique, recherche sont évidentes dans les compositions de Mirizøn.


7. "ETERNAL DISILLUSION"  5'50
Une totale désillusion soufflée par les notes d'un violon plus celtique dans l'univers des Nantais, soutenu par la basse et par des envolées vocale et instrumentale qui confirment la volonté qu'a la formation, de donner du relief et du corps à cette galette. On peut goûter au petit vibrato de Martin dans ce titre, lorsqu'il va chercher des tonalités en voix de tête. Mention spéciale à la basse pour son côté plus encore dramaturge vers les trois minutes ouvrant sur le break du morceau et son côté tout autant dramatique.


8. "CRYSTAL CRANE"   3'33
A l'instar de Fight For Destinity, Crystal Crane très Metalcore dans son introduction, screame haut et fort, et toujours à l'instar de ce qui a déjà été précisé, on aime les ambiances chez Mirizon, allant même y rajouter des samples d'électro rappelant certains jeux video. La construction reste égale dans sa qualité ainsi que la production qui s'y colle, donnant perspective, profondeur au sein d'un même titre.


9. "SWANS AND SHADOWS"  5'54
Un peu plus classique avec une approche power balade dans sa seconde partie ( à 2'35), le violon se taille une belle part du lion, justifiée et magnifique. Un passage calme accompagné par une guitare acoustique lui rendant  un stamp mélancolique appuyé par le chant de Martin tout aussi mélancolique. Une atmosphère propice à la réflexion que l' "INTERLUDE" (track 10) d'une durée d'1 minute 13 continue à nourrir pour plus de poids.


11. "A LA CENDRE ET A LA NEIGE"  5'38
Clavier, basse, guitare acoustique violon puis rejoints par la batterie, un univers plaintif qui s'ouvre sur une plage émotionnelle très, très, très forte qui m'a valu, personnellement une montée des larmes et le dressage incontrôlable des poils tout aussi haut et fort que le chant, façon Grand Coeur Malade (si vous me le permettez) beaucoup plus véhément, sur nappe d'ambiance très urbaine, extrêmement en colère. Une ambiance explosive, farouche, perçante, poignante, féroce, pénétrante... Je vous laisse le choix des adjectifs à exprimer à la lueur de votre émotion...

 

NOTRE AVIS :

Si Mirizøn est un jeune groupe, il montre avec cette première galette qui certes, passée au microscope, peut révéler des détails à améliorer, un véritable potentiel de composition - textes et musique. Il s'agit d'un opus cohérent, varié, équilibré, coloré, au relief et à la profondeur incontestables. L'émotion y est de mise notamment sur la dernière piste "A LA CENDRE ET A LA NEIGE" chanté en partie en français. Mirizøn fait preuve d'une maîtrise musicale évidente ; on signale au passage que :

  • Jules est au Conservatoire de Nantes, en parcours préparatoire (parcours académique)
  • Louis a fait sept ans de violon (tiens, tiens) avant de passer à la basse qu'il continue de perfectionner en école de musique dans un parcours de musique actuelle.
  • Martin a fait dix années de guitare classique en école de musique et qu'il est, à l'heure actuelle, en chant lyrique au Conservtoire de Nantes.

Mirizon se situe dans un registre Metalcore aux portes de Death et à l'orée du Djent quand le pas n'est pas franchi, des influences variées mais une grosse imprégnation d'Architects, de Muse - petite indiscrétion si la voix de Martin est rapprochée dans les chroniques à celle de Mathieu Belamy, il en a adopté la coupe de cheveux au collège pendant quelques années.
"Shrinking Violet" est un concentré de rythmes, d'ambiances réfléchies, de riffs sauvages, de lignes de violon subtiles et maîtrisées dans ses choix, un choc frontal avec des vocaux véhéments et des plages instrumentales qui décoiffent très sérieusement mais, qui sait allier la mélodie à la fureur de l'instrumental. Le chant clean en duel ou en complémentarité avec les screams/growls, bien connus dans le genre font leur part dans cette réalisation qui mérite toute attention et sa place sur notre platine ou dans le lecteur assoiffé de bonne musique. 

Mirizøn a été sélectionné dans la liste des finalistes de The Voice of Hell 2022. Malheureusement, ils ne fouleront pas la scène du Altar ni du Temple mais ce n'est que partie remise. En attendant, la formation est saluée pour son fair-play :" Félicitations à Shade And Dust & Mortis Mutilati, gagnants de The Voice Of Hell 2022".

Mirizon the voice of hell 2022


Petit prolongement : 

"Tout est musique. Un tableau, un paysage, un livre, un voyage ne valent que si l'on entend leur musique".
Jacques de Bourbon Busset.


Entendez donc le monde de Mirizøn

Logo mirizon

Chronique d'album : FERADUR (Death Melodique), "Parakosm" (2021)

  • Le 26/05/2021

Groupe :Feradur
Album : Parakosm (EP - 30/04/2021)
Genre : Death Mélodique
Origine : Luxembourg
On aime : Le sens du mélodique, la diversité des growls

Par Ahasverus

Le Groupe :

  • Feradur est un quintette de Death Metal mélodique formé au Luxembourg en 2006.

Feradur band 2019

  • Inspiré de la scène de Gothembourg, il mêle à sa musique des influences Black Metal, Thrash Metal, voire Rock classique.
  • Feradur compte un MCD et deux albums. (Discographie in fine)
  • En 2021, Feradur revient avec l'EP...

« PARAKOSM »

L'Album :

  • « Parakosm » est un EP de cinq titres pour environ vingt-six minutes.
  • Son artwork est signé Mosaeye Art&design.
    "Nous avions pensé, raconte  le bassiste Fridtjof Kielgast, avoir un artwork signé Mosaeye avant, et quand il a annoncé une grande vente de quelques pièces, Mich T. a dressé une liste et nous avons voté pour cette image. Vu qu'une grande partie des textes sur Parakosm est inspirée des films japonais, ce démon, qui nous rappelle un Oni  (NDLR : créature du folklore japonais de forme humanoïde), semble adéquat."

1feradurFERADUR, "Parakosm" (2021)

  • Interrogé sur le format de cet opus, il précise :
    "On avait rassemblé de nouvelles idées mais nous avons eu l'impression que les chansons sur Parakosm sont nées en même temps et qu'elles transportent une idée similaire par rapport à Legion. La musique que nous créons est un produit de la musique que nous écoutons en ce moment, et nous n'avons pas voulu écrire de nouvelles chansons juste pour avoir un album plus long qui, à la fin, risquerait de ne pas tenir debout..."
  • L'album est soutenu par le clip « Tetsuo ».
  • L'enregistrement et le mixage ont été pris en compte par Mario (chant, guitare) et Michel (guitare, chant). Le mastering a été confié à Jens Bogren (Opeth, Dimmu Borgir).
  • « Parakosm » est disponible en version dématérialisée, en CD, vinyle et cassette.

Les Critiques :

  • "Un EP vraiment cool."
    https://www.metal-archives.com
  • "Magnifiquement conçu."
    https://uber-rock.co.uk
  • "A la fois violent et mélodique."
    https://actainfernalis.com

Notre Avis :

Après deux albums longs formats, Feradur revient pour un cinq titres, désireux de ne pas affaiblir son propos. L'excursion commence doucement, avec une longue phase introductive qui trouve son rythme peu à peu, et qui ne le lâchera plus.
Les morceaux proposés dans « Parakosm »
 sont éminemment mélodiques, mais les lignes bien senties des guitares ne sont pas le seul point fort de cet opus. Les growls, parfaitement maîtrisés, se conjuguent d'une manière impressionnante en plusieurs tonalités. Le son, signé Jens Bogren, finira de mettre tout le monde d'accord. Le songwriting, d'une efficacité avérée, atteint son paroxysme avec « Tetsuo », notre friandise à nous. Le paracosme proposé par Feradur est donc particulièrement savoureux et reste dense malgré son format court. On le recommandera non seulement aux amateurs de Death, mais à tous ceux qui aiment les belles lignes mélodiques. A découvrir.

Le Line-up :

  • Mario Hann : Chant, guitare
  • Michel Strock : Guitare, chant
  • Daniel Gloden : Guitare
  • Fridtjof Kielgast : Basse
  • Michel Weber : Batterie

La Tracklist :

  1. Midas (Materia Prima)
  2. Crest Of Betrayal
  3. Saviours
  4. Tetsuo
  5. Host Of The Nightmare

La Discographie :

  • Demoncracy (MCD - 2010)
  • Epimetheus (LP - 2015)
  • Legion (LP - 2019)
  • Parakosm (EP - 2021)

Les Liens :

Chronique d'album : AKIAVEL (Death Metal), "Vae Victis" (2021)

  • Le 02/05/2021

Groupe : Akiavel
Album : Vae Victis (23/04/2021)
Genre : Death Metal
Origine : Toulon

Par Ahasverus

Le Groupe :

  • Akiavel est un groupe de death metal originaire du Var.
  • Il se compose d'Auré (chant), Chris (guitare), Jay (basse) et de Butch (batterie).

Akiavel mr canaAKIAVEL par Mr Cana photography (http://www.mrcana-photography.com/)

  • Son nom s'inspire du penseur florentin Nicolas Machiavel.
  • Le quatuor - initialement quintette - se constitue à partir en 2017, mais les quatre musiciens sont déjà très expérimentés, ayant fourbi leurs armes dans plusieurs formations du Sud-Est.
  • Dans une interview récente accordée au webzine hollandais Metal Maniac, Auré définit ainsi l'univers du groupe :
    "La musique d'Akiavel est un mélange de tous les styles de métal que nous aimons tous les quatre : thrash, death metal et même hardcore. Nous venons tous d'horizons musicaux très différents, tous liés au métal à un moment donné, nous avons donc beaucoup de références différentes en tête quand il s'agit d'écrire de nouvelles chansons. C'est pourquoi notre musique est difficile à étiqueter, c'est une sorte de mélange de beaucoup d'influences qui apporte, au moins à notre avis, notre propre style. Disons que c'est un mélange entre Arch Enemy et Hatebreed, avec quelques notes de Testament et de Benighted."
  • En 2018 Akiavel sort un EP trois titres sur lequel Soil Chronicles écrit :
    “Akiavel et son EP éponyme sont déjà au sommet avec trois titres méchamment biens construits.”
    (https://www.soilchronicles.fr/chroniques/akiavel-akiavel)
  • En 2019, Akiavel joue au Hellfest Off de Clisson et partage quelques morceaux avec avec Stéphane Buriez (Loudblast).
  • En 2020 sort un premier album, "V", un concept-album tournant autour des cinq blessures de l'âme définies par l'écrivaine Lise Bourbeau. Il constitue pour le webzine Nightfall In Metal Heart,  "l'une des plus belles découvertes de 2020".l’une des plus belles découvertes de 2020."
  • Ce premier album sera illustré par de nombreux cips brillamment mis en image par Mr cana production, dans lequels le groupe se forgera une image particulièrement stylée.

  • En 2021, Akiavel revient avec un nouvel album :

"VAE VICTIS"

L'Album :

Akiavel 2

  • A l'instar de son prédécesseur, "Vae Victis" est un concept-album. Sa thématique est la suivante :
    "Væ Victis - « Malheur aux vaincus ». Cet album concept plonge dans les parties les plus sombres de la psyché humaine et explore les profondeurs de la dépravation des humains les plus monstrueux : les tueurs en série." (source Bandcamp)
  • Pour enregistrer et mixer ce nouvel opus, Akiavel fait à nouveau confiance à Sebastien Camhi et à son Studio Artmusic.
  • "Vae Victis" a fait l'objet de très belles éditions vinyles colorées en séries limitées. La plupart sont épuisées.

Akiavel lp

  • Mimi Canavaggia prête sa voix claire sur le titre "Lady Of Death".
  • Un choeur d'enfants à deux voix se fait entendre sur le titre "Comrade". Ce titre parle du tueur en série ukrainien anthropophage Andreï Tchikatilo, surnommé le tueur de Rostov, auteur d'une cinquantaine de meutres de femmes et d'enfants. Auré voit dans ce titre un hommage à ces enfants disparus.
  • L'album est soutenu par le clip "Frozen Beauties", réalisé par Mr cana production. Ce titre évoque Ivanova Tamarin et sa fille de dix-sept ans, Olga. Ces tueuses en série estoniennes du début du vingtième siècle, chez qui l'on découvrit vingt-sept cadavres et des instruments de torture, furent convaincues de cannibalisme. Et oui, cet album d'Akiavel, c'est un peu "La Grande Bouffe" en version métal !

Les Critiques :

  • "« Malheur aux vaincus », ce qui signifie que ceux qui sont vaincus au combat sont entièrement à la merci de leurs vainqueurs et ne doivent pas attendre ni demander la clémence. Il en va de même pour l'auditeur."
    https://www.metaltalk.net
  • "Malgré son aura noire profonde, cet album est toujours très mélodique."
    https://www.stormbringer.at
  • "Avec son deuxième album, Akiavel devient une force sérieuse de la scène Death Metal des années à venir et « Vae Victis » devrait faire partie de la collection de tous les fans de Metal."
    http://www.metal-temple.com

Notre Avis :

Akiavel aurait pu jouer la facilité et surfer en douceur deux ou trois ans sur la vague "V" ; il a choisi de battre le fer métal tant qu'il est chaud et ranime les braises pour un nouvel album (et il parle même déjà du suivant !) servi par le même trio gagnant (Raf The Might sur l'artwork, Mr Cana sur l'image, Sébastien Camhi sur le son) pour un opus conceptuel au sujet sulfureux : les tueurs en série.
Akiavel annonce donc la couleur : sa dominante sera rouge. Vitesse d'exécution, ambiances de plomb, il enfonce le clou planté dans VOTRE chair par son prédécesseur. Cependant il y a quelque chose de plus musical ("Blind Torture Kill", "Zombie") dans cet album qui pourtant emprunte aussi au brutal death.
La sauce prend, les structures bousculent l'auditeur et le tiennent en haleine, les titres sont calibrés au millimètre, faits d'accélérations, de ruptures... Le son est toujours aussi puissant, mais il s'ouvre à d'autres voies. L'impressionnante Auré, cette furie grècque, varie ses growls ("Zombie") avec talent. L'adjonction du choeur d'enfants  sur "Comrade" et de la voix claire sur "Lady Of Death" sont des petites cerises sur notre forêt noire. Tout cela amène un album très dense, oppressant, mais brillant et qui ne s'essouffle pas. Purée ! On frémit d'avance à l'idée  de ce qu'on va prendre dans la gueule quand Akiavel montera sur scène !
Un son puissant et sombre, une image soignée, une écriture documentée et intelligente, une dextérité dans l'interprétation, une attitude, une "gueule", tout concourt à  faire d'Akiavel LE groupe qu'on aime aimer et LA révélation de l'année 2020 qui, enfin, transforme l'essai. Akiavel poursuit donc son ascension, et il porte en son sein et dans son entourage une telle conjugaison de talents qu'on ne voit pas ce qui pourrait l'arrêter. Autant vous dire la vérité : Akiavel a déboulé, il veut tout bouffer, et vous n'avez déjà plus aucune chance de lui échapper !

Akiavel band 2048x1535 408dAKIAVEL par Mr Cana photography (http://www.mrcana-photography.com/)


La Tracklist :

  1. Frozen Beauties
  2. Bind Torture Kill
  3. Zombie
  4. Needles From Hell
  5. Comrade
  6. Medium
  7. The Lady of Death
  8. Pentagram Tattoo
  9. Mommy I'm Capable
  10. Matrimonial Advertisements

 

Les Liens :

Chronique d'album : NAWATHER (Métal Oriental), "Kenz Illusion" (2021)

  • Le 26/02/2021

Groupe : Nawather
Album : Kenz Illusion (27/02/2021)
Genre : Métal, Prog, Oriental, Death...

Origine : Tunisie

par Dam'Aël 

 

Nawather - le groupe

LE GROUPE :

Nawather est un groupe de Metal oriental tunisien fondé en 2013 par Hichem Ben Amara à la basse ( Melmoth, ex-Out Body Experience), Saif Ouhibi à la batterie (Xtazy, Myrath), Yazid Bouafif (Guitare), Nidhal Jaoua (Qanûn), Raouf J Occulta (Chant) et Ryma Nakkach (Chant), fortement influencé par des formations telles que  Orphaned Land, Opeth ou My Dying Bride. Outail Maaoui et Riadh Sioma rejoignent le groupe avec leur violon pour l'enregistrement de ce nouvel opus, suivi par Nabil Garsi aux percussions.
La chanteuse Ryma foule les planches dès l'âge de cinq ans posant déjà son talent de vocaliste sur des chansons folkloriques tunisiennes. Cet instant marquera à jamais son esprit, imprimera au plus profond de son être cette passion pour la musique et orientera desormais sa vie. Elle fréquente le conservatoire jusqu'à l'âge de douze ans et sera au passage, un an plus tôt, hâpée par la découverte du Metal. Quelques pièces du puzzle sont déjà en place pour la suite. A noter que de surcroît, la jeune Tunisienne joue un peu de violon, une corde supplémentaire à son arc... (https://www.metalmadtv.com/post/nawather-l-interview-avec-saif-ryma)
Saif découvre Sepultura en 1995. Un véritable safari (nooon pas dans le désert !) s'offre à lui et il y adhère au tempo qu'il mène à la baguette comme tout bon drummer metalleux qui se découvre. Nirvana, Metallica (qu'il considère comme une véritable "ère Metallica"  dans l'histoire de la musique Metal), le Black Metal... "...toutes ces sections rythmiques nous ont aidés à créer notre musique..." dixit Saif  (https://www.metalmadtv.com/post/nawather-l-interview-avec-saif-ryma). Le batteur du groupe se défend de faire du Myrath ( Middle Eastern Folk/Progressive Metal - Tunisie) dont il est membre, pas plus que du Orphaned Land (groupe israélien - Doom/Death/Middle Eastern Folk Metal (au début); Middle Eastern Folk/Progressive Metal plus tard). Nous pourrions aussi les rapprocher de Sand Aura (Egypte - Progressive Metal with Middle-Eastern Folk influences), voire  Acyl  (France - Progressive/Middle Eastern Folk Metal).
Le nom Nawather vous intrigue... il s'agit d'une gamme en musique orientale dont s'est inspiré le groupe pour choisir son patronyme.

 

LEUR MUSIQUE : 
La formation tunisienne a cette idée un peu originale issue de ses racines,  d'introduire un instrument à cordes pincées faisant partie de la famille des cythares sur table, le Qanûn. Et cet instrument  joue un rôle à part entière dans leur musique, lui donnant ainsi la saveur orientale d'un métal très identitaire. Aucun doute que cet héritage culturel investit leurs compositions, n'en faisant pas uniquement une toile de fond mais bien une part incontestable dans la construction instrumentale et tout autant vocale ; une fusion culturelle et musicale sur des plages souvent alternées, ne noyant ni l'une, ni l'autre.
On notera que le qanûn est considéré comme l'instrument-roi  des instruments arabes utilisés dans la musique classique tunisienne et que l'on nomme  «malouf».
 Nawather offre ainsi une musique qui se caractérise par une alternance de musique orientale authentique et de Metal  prennent racine dans le Death, le Doom et autres. C’est une sorte de rencontre culturelle  qui pourrait se décrire comme une sublime recette alliant avec beaucoup d'intelligence chant lyrique féminin à la voix claire et au chant lourd d’une voix masculine. Une double dualité donc : l'une musicale, l'autre vocale du plus bel effet,  soigneusement combinées et dressées, tel un plat proposé par un grand restaurant,  grâce au mixage et au mastering de Fredrik Nordström (Dimmu Borgir, Arch Enemy) qui subliment cette galette très exotique. Un voyage réussi sans quitter son sofa largement écrasé depuis des mois par cette sédentarité obligée...

A partir de là, chacun des membres apporte sa touche pour initier les nouvelles compositions puis sous la patte experte du bassiste, l'instrumental émerge pour être ensuite complété par les lignes de chant de Ryma. Les textes sont écrits par Raouf Jelassi, Souhir Jadli et Wajdi Manai

 

 

                                                                                   Kenz Illusion

Nawather - Kenz Illusion - 26/02/2021

L'ALBUM :

  L'album dix titres "Kenz Illusion" nous offre plus de quarante-sept minutes de ce subtile mélange de folklore venu tout droit du Maghreb qui se téléscope avec l'univers du Metal provoquant une véritable magie dont les effets collatéraux  sont une osmose musicale parfaite. Une drôle de révolution qui a sans doute pris ses racines et s'inspire des évènements liés au "Printemps arabe", mouvement inédit de contestation rapidement propagé durant le printemps de 2011 au Maghreb et au Moyen-Orient : les populations protestant à la fois contre la pauvreté et le chômage, contre la tyrannie et la corruption des gouvernements autoritaires installés au pouvoir depuis des décennies. Nawather ayant vécu ces évènements s'engage à travers ses textes  et devient comme un porte-parole de cette jeunesse qui ne veut plus à avoir à lutter contre  une réalité très amère, opressante et tyranique. Ayant gagné en liberté, la formation en profite pour décider de l'orientation de sa musique clamant des paroles d'espoir, exprimant avec douceur ou rage cette liberté conquise sur fond de sang et de hurlements, lâchant chevaux et watts sans chaines aux pieds ni mains, ne conservant que celles qui les lient à ce Metal salvateur. Et si nous voyagions dans ces terres devenues plus calmes... je vous invite à nous engager sur une piste tunisienne, genre tourisme musical.


1. "Treasure Chest"


Une introduction à la flûte de pan invite au voyage sur les mille et un sillons de cette galette nawatherienne, devrais-je plutôt dire sur la mtabga folklométalleuse tunisienne, faisant surgir comme un mirage cette voix claire, douce, ensorcelante. Sors de cette léthargie ! batterie martelante et rythmiques énervées se chargent de ce réveil, bien complétées par le growlement du chanteur. Vous l'avez compris, le ton est donné et ce titre aiguise notre curiosité. On note, en plus de cette alternance voix claire et chant guttural, une alternance de textes chantés en arabe et en anglais.

                                         

2. "Breath Of Jasmin"

Je n'ai pas les paroles mais j'imagine aisément l'allusion qui doit être faite à cet évènement  de 2010/2011 et cette bouffée d'oxygène ainsi générée, saupoudrée du doux parfum du jasmin emblématique. Ce titre est très mélodieux d'autant que les violons (à la Orphaned Land) apportent une note de douceur et une pointe épique et très folklorique.  Cette imbrication metal et folk tunisien est une gourmandise à consommer sans modération.  Un véritable oasis instrumental purement arabe ponctue (1'57) le titre avec un solo des plus judicieux et se plaît à en faire  aussi son outro. Les guitares font monter la température avec intelligence sans passer par la case Guitar Hero.  Poursuivons notre voyage...

3. "Money Slave"

 Money Slave est encore un parfait exemple d'une belle combinaison entre deux voix, une claire et une saturée,  entre les instruments traditionnaux et plus métalleux, entre des techniques de la musique brutale et de celles qui inspirent la tradition tunisienne. Les mélodies sont harmonieuses, les guitares efficaces sans en faire trop s'articulent tantôt en duo, tantôt en dialogue se répondant mutuellement ;  le tout laisse une part belle au folklore, très bien suppléé par le duo basse / une batterie. 

J'aimerais  savoir qui a fait les choeurs gutturaux en support au chant saturé et sombre de Raouf : Lui-même ou Ryma ?

4. "Falleg"

Falleg est le premier titre qui a fait l'oblet d'un video-clip dirigé par Ahmed Khanfir, sorti le 27 janvier dernier et qui, en quatre semaines a généré plus de 21.300 vues sur la seule plateforme YouTube. L'ambiance "arabesque" de départ est completée sur les trente premières secondes par de subtiles percussions en soutien à la rythmique et qui mettent en évidence un souci de recherche dans la composition des morceaux et plus particulièrement dans celui-ci. Je suppose que ces percussions additives ont été jouées par Nabil Garsi, percussions que l'on retrouve dans les toutes dernières secondes de Falleg.  Excellent titre qui vous entraine dans un headbanging dès l'entrée de Raouf, dans lequel la basse vrombissante joue une belle part dans l'instrumental, bien secondée par l'ensemble des percussions dont la batterie qui martèle fort avec sa tonitruante double pédale. Belle prouesse.

 

5. "The Winter Serenade"

Autre très belle prouesse, cette sérénade d'hiver entrainante et dynamique dont le groove vous embarque illico presto, passeport vaccinal ou pas en poche. La voix de Ryma est superbement travaillée et vous embarque, tel le vent du sahara, au-dessus et loin de ces terres nourricières. L'instrumental est une pure merveille résultant d'une imbrication au micron près de ces différents instruments pouvant être si diamétralement opposés. Le Qânum reste l'ami fidèle de cette orchestration des plus réussies. 

6. "Yamira"

ça court, ça groove, tout en ne lâchant rien de son côté folkorique et traditionnel, Yamira (sous la pression du parrain) est très largement plus Metal, associant tel une orfèvrerie suisse les instruments de la pure tradition arabe avec ceux de l'univers incisif du Metal et un clavier très présent : la parfaite alchimie qui aurait pu paraître improbable. Un envol long courrier proposé par la compagnie Nawather .

7. "Khatwa"

Au même titre que les six titres précédents, vous le constaterez, ainsi que les les deux suivants, Khatwa s'introduit avec un instrumental folk vite rattrapé par son acolyte de scène, le metal et ses riffs heavy, ciselés, incisifs, treillis solide pour soutenir la force et la lourdeur des grondements du roi Raouf. Quand l'alchimie investit les murs du studio de Nawather, c'est du solide.

8. "Kings Cards"

J'ai sans doute trop peu parlé des guitares, aussi Kings Cards m'en donne l'occasion. Nawather a voulu ce parfait mélange qui relève d'une mixologie musicale de haut niveau. Les guitares l'ont bien compris ; leurs présences sautent à nos écoutilles plutôt averties en apportant la, disons plutôt, les jolies couleurs musicales des deux six cordes au tableau Kenz Illusion. Elles ont su garder la place optimale nécessaire à l'harmonie de cette fresque musicale qui allie, on le rappelle, le traditionnel folk tunisien et la sévérité du Metal lourd et vénère. Le Metal peut s'exprimer dans la langue germanique, on le sait tous, langue que Rammstein manie évidemment avec perfection. Et bien tenez-vous bien Ryma, qui alterne depuis le début de cet opus, l'arabe et l'anglais, nous envoie un message court ( deux phrases) dans ce langage d'outre-rhin. Nawather est décidé à en découdre avec l'internationnal, vous l'aurez compris. Et pour ceux qui ont envie de faire travailler leur imagination, Kings Cards propose des passages construits façon valse, oui écoutez bien... imaginez une valse à quatre temps sur le sable chaud saharien à la nuit tombante....

9. "The Wind Of Death"

Une petite brise mid-tempo sur délicieuse basse/batterie vient nous lécher... Le Qânum ne s'en prive pas. 

10. "Immortal Greed"

Immortal Greed est le seul morceau de cette galette qui attaque direct dans l'énergie d'un metal.  Les ambiances y sont assez variées, frôlant presque le symphonique si les violons s'étaient invités. La batterie ne lâche rien et sait  marquer la frappe quand il le faut tout en reprenant une rythmique binaire qui laisse l'espace libre aux instruments plus traditionnels.

 

L'album est enregistré par Hichem Ben Amara aux Hawala Studios (Tunisie), "Kenz Illusion" a été mixé et masterisé par Fredrik Nordstrom (Dream Evil) au Studio Fredman (Suède). L'artwork   a été confié à Giannis Stergiou de dtopgraphics. 
Le disque est disponible sur  Believe pour la version numérique, ainsi que sur Season of Mist pour l'édition physique (CD) dès le 27 février 2021 en France et le 28 février dans les pays du Maghreb. Des diffusions à l'internationale sont déjà prévues.

 

Discographie

8 janvier 2016 : "Wasted Years" 9 titres   M & O Music

 

 

LA PRESSE EN PARLE :


"Le metal oriental est bien trop méconnu en France et c’est bien dommage, certaines pépites valant le détour. Nawather en fait partie et la sortie de leur nouvel album, Kenz Illusion, ne devrait pas rester inaperçue bien longtemps..." https://www.emaginarock.fr/2021/chroniques/musique/kenz-illusion-nawather/


"男性デス・ボイス、女性クリーン・ボイスのツイン編成かつ、アラブ音楽で伝統的に使われる撥弦楽器カーヌーン奏者擁するチュニジア産プログレッシブ・デス/オリエンタル・メタル・バンドの21年作2ndアルバム。カーヌーンをメインとしたアラブ音楽独特の音階やメロディ、モダン・テイストあるプログレ・メタル・サウンドなど様々な要素がクロスオーバーをしている。スタイルは違うがTHE HUみたく国有の音楽をこれでもかっというくらい詰め込んだ中毒性ある1枚に仕上がっている。" pour nos amis Japonais, l'album étant diffusé au Japon. https://diskunion.net/metal/ct/detail/HMHR210114-301


"Avec Kenz Illusion Nawather propose un second album surprenant mais qui possède de grandes qualités tant dans la composition que dans sa réalisation. Le metal oriental a de beaux jours devant lui si des groupes comme celui-ci continuent à émerger dans nos contrées !"
 https://www.emaginarock.fr/2021/chroniques/musique/kenz-illusion-nawather/


 "... là ou Myrath ne faisait qu’effleurer les sonorités arabisantes, Nawather, lui, fonce tête baissée, créant un mélange détonnant et inédit, comme si la world music se mettait soudainement à copuler frénétiquement avec le heavy metal..." https://www.soilchronicles.fr/chroniques/nawather-wasted-years

 

NOTRE AVIS :

Avec ce second opus "Kenz Illusion", Nawather a fait un  pari surprenant pour beaucoup d'entre nous en mêlant une musique moderne testostéronée et sonorités traditionnelles du nord de l'Afrique. Un mélange couillu du plus bel effet qui sait aussi y intégrer charme et douceurs grâce aux ambiances exotiques et à la voix ensorcelante de Ryma. La construction des compositions sait faire la part belle aux ambiances alternant des plages plus calmes qui invitent au voyage et des passages beaucoup plus énervés qui participent à tout un chacun à s'engager dans un éventuel headbanging. Nawather sait allier ses deux mondes très différents sans laisser l'un prendre le dessus sur l'autre. Aucun effet belliqueux qui viendrait écraser la tradition ou la modernité. D'ailleurs leur musique est un excellent rendu instrumental moderne et ouvert d'esprit. La production réalisée par Fredrick Nordstrom (Studio Fredman) est un vrai travail d'orfèvrerie suisse, enfin en l'occurence plutôt suédoise d'ailleurs, qui a su maintenir une texture à la fois rugueuse et cotonneuse, sans noyer le tout dans une compression qui rend malheureusement quelquefois les galettes insipides. La qualité du mixage et du mastering s'allie à celle de l'orchestration que nous offre Nawather. Des breaks subtilement placés pour tenir en haleine sans aucune difficulté l'auditeur durant ses quarante-sept minutes. Les mélodies et les lignes de chant sont très agréables à écouter ; elles ne vous perdent pas en cours de route mais vous accompagnent sans aucun ennui jusqu'à la fin de cette Mtabga. D'ailleurs on aurait plutôt envie de se resservir... accompagné de houblon ou de thé à le menthe, ou pourquoi pas les deux dans un cocktail détonnant à la mode de Nawather...

Avec Carthagods, Myrath et Cartagena, Nawather font partie de ces groupes susceptibles d'exporter avec panache le métal tunisien jusqu'au fin fond d'îles qui restent à découvrir car ce folklore oriental se conjugue à merveille avec le Metal. L'alternance de passages chantés en arabe apporte la preuve irréfutable que le métal ne connaît aucune limite.

Nawather

 

LES LIENS :  

https://www.facebook.com/nawather.official
http://nawather.com/
https://nawatherofficial.bandcamp.com/album/kenz-illusion
https://twitter.com/nawatherband
https://shop.season-of-mist.com/nawather-kenz-illusion-cd

 

 


 

Chronique d'album : NaKhArA (Prog/Death), The Procession (2021)

  • Le 17/02/2021

Groupe : NaKhArA
Album : The Procession (07/02/2021)
Genre : Prog/Death
Origine : Rambouillet

Par Ahasverus


"The Procession" est à placer aux côtés des nouveaux Psykup et Loudblast, en se disant que le métal français est en forme et qu'il a de beaux jours devant lui.


Nakhara artwork


Le Groupe :

  • NaKhArA est le nouveau projet de Simon "Saïmon" Thevenet, l'un des fondateurs de Pitbull In The Nursery.
  • "NaKharA défend un métal frais, brut et franc brassant divers ingrédients empruntés aux classiques, tels que le Doom, le Black Metal ou le Tech Death", dit la bio. Il combine également des éléments progressifs et éthniques, n'hésitant pas à truffer son métal de sitar, de guitare classique ou d'accordéon.
  • A propos du nom du groupe, Simon explique :
    "Je cherchais un nom, mais tout était souvent déjà pris ou manquait d’originalité. Je suis donc parti sur le mot « Nacarat », une couleur entre le rouge et le orange. J'ai changé l’orthographe, pour le rendre plus abordable, en  « Nakara » et j'ai dû ajouter un "h" au milieu car le nom était déjà utilisé par un groupe de punk brésilien. Du coup, le final est « NaKhArA », qui est aussi une ville russe. Mais ça n’a aucun rapport avec celle-ci !"

L'Album :

  • "The Procession" est un huit titres d'un peu moins de trente-huit minutes.
  • Son artwork est signé Michal Piotr Wowczuk Augustynowicz (https://www.instagram.com/mwmotion/).
  • Guitare, basse, sitar, tous les instruments présents sur l'album, ainsi que le chant, sont tenus par Simon "Saïmon" Thevenet. "Il y a juste la drum que j’ai programmée car je n’ai pas le niveau", précise-t-il.
  • Djahal et Baloo apportent également leur contribution à l'opus. Simon explique : "Ce sont deux amis de longue dates qui jouent dans un groupe de rock nommé Dirty Species. Je leur avais demandé de poser sur une musique chacun (du moins un passage) en leur laissant carte blanche."
  • La sortie de l'album a été précédée par le clip "Commination" :

  • Enregistré au NaKharA Studio à Rambouillet (78) et masterisé au Dark Wizard Studio par François Ugarte, "The Procession" est une autoproduction.

Notre Avis :

Voici une sortie dont la faible couverture médiatique prouve que médiatisation et talent sont deux choses différentes, bien qu'il serait souhaitable que l'une accompagne l'autre.
Publié en toute discrétion, ce premier
NaKhArA propose un métal prog/death mêlé de sonorités orientales, extrême-orientales ou espagnoles (le côté flamenco de 7th "Sense - Creative Destruction"). Sombre, il laisse pourtant entrevoir le ciel, mais un soleil noir le baigne. Et si "The Procession" est incontestablement cohérent et homogène, il réussit à vous faire lever le sourcil, comme si votre chauffeur n'empruntait pas le chemin habituel pour rentrer à la maison. Au hasard d'une piste, un carousel à la Tim Burton se dévoile au son d'un accordéon qui n'était pas là avant ("All These Voices"). "The Procession"  maintient vos sens en éveil. Il réussit le tour de force de conjuguer diversité et unité à l'intérieur d'une galette à la maturité évidente. Considérons enfin l'étrange pochette. Elle vous plaît ? Elle reflète parfaitement l'album : moderne, inspiré, abouti, sombre, mystérieux et  éthnique, "The Procession" est à placer aux côtés des nouveaux Psykup et Loudblast, en se disant que le métal français est en forme et qu'il a de beaux jours devant lui.


"The Procession" piste par piste, expliqué par Simon "Saïmon" Thevenet :


Chaque piste défend un thème original, s’inscrivant résolument en rupture totale avec les poncifs du genre, partant d’un constat pessimiste sur l’état de notre monde (Commination), pour aller explorer les horreurs du génocide Rwandais (Grey Sky) en passant par les abîmes de la schizophrénie (All these Voices) et la peur viscérale des éléments (Submerged ).

  1. Commination : c’est plutôt le constat d’échec de l’évolution de l’humanité et la manifestation naturelle ou sociétale d’une communauté qui dégénère.
  2. The Procession : une sorte de métaphore du passage de la vie vers la mort en imaginant un individu contemplant une sorte de cortège funeste passant par son chemin.
  3. Until The End : raconte que la tune prévaudra tristement jusqu’à la fin malgré le fait que plein de gens défendent d’autres valeurs.
  4. All These Voices : la schizophrénie à travers un personnage qui raconte ses voix.
  5. 7th sense - Creative Destruction :  met en gloire Shiva, le dieu de la destruction créatrice.
  6. Grey Sky : aborde le génocide rwandais.
  7. No Justice No Peace : traite des injustices en fonction que l’on soit riches ou pauvres.
  8. Submerged : l’histoire d’un gardien de phare en pleine tempête.

Les Liens :

 

Exanimis : Le maître des marionnettes (interview)

  • Le 16/02/2021

Exanimis. Formation du grand-est qui doit autant à la scène death et au prog' qu'aux musiques de films.
En attendant de découvrir "Marionnettiste", un premier album très ambitieux qui sortira en mars 2021, nous vous proposons de faire un peu mieux connaissance avec ses géniteurs, Alexandre Dervieux (chant, guitare), Julien Marzano (Guitare) et Julien Prost (Basse), au travers de cette interview.

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"Nous souhaitons que les gens nous découvrent avec le concept le plus abouti possible, et laisser derrière nous un album qu'on pourra ré-écouter dans quelques années et en être toujours fiers."


Bonjour Exanimis. Ce nom vient du latin. Qu'est-ce qui vous a intéressé dans sa représentation ?
Alexandre (chant / guitare) :
Bonjour Ahasverus et merci de nous consacrer cette petite interview ! Notre nom vient en effet du latin et signifie littéralement "sans vie"... Le but était de trouver un nom qui incarne l'idée d'un être dépourvu de vie ou d'âme, comme peuvent l'être les marionnettes (ce qui rejoint le concept de l'album) et comme le sont les personnages que nous incarnons dans notre premier clip ainsi que lors de nos futurs concerts.

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Le 05/03/2021 sortira "Marionnettiste", votre premier album. Quel public peut-il toucher ?
Alexandre : La plupart des fans de Death Metal ou de musiques extrêmes en général peuvent y trouver leur compte. Bien évidemment, notre musique parlera d'avantage aux fans de groupes comme Fleshgod Apocalypse ou SepticFlesh. Elle pourrait également intéresser les amateurs de musique progressive.
Julien P (Basse) : Je dirais, globalement, les fans de musiques extrêmes, musiques de films et jeux vidéos. Mais il ne faut pas oublier que nous venons du prog et c'est quelque chose qui, je pense, se ressent aussi dans notre musique.

"Notre influence cinématographique vient des films avec lesquels nous avons grandi."


Vous êtes issus de la Music Academy International de Nancy, qui laisse dans son enseignement musical beaucoup d'espace  au cinéma. L'influence de cet établissement a-t-elle été prépondérante sur l'univers d'Exanimis  ?
Julien P :
Sincèrement je ne pense pas, en ce qui me concerne tout du moins. Dans le cursus que nous avons suivi il était surtout question de musiques actuelles ; la musique de film au sens où on l'entend n'y était pas enseignée, ce qui ne nous a pas empêché d'étudier les partitions de compositeurs célèbres comme Elfman ou Shore, qui sont des sources d'inspiration quasiment illimitées. Mes influences dans ce domaine viennent surtout des films, dessins animés et jeux vidéos qui m'ont énormément marqué.
Alexandre : Étant tous les trois sortis diplomés du cursus "musiques actuelles" de l'école, nous n'avons pas eu la chance d'assister aux cours réservés au cursus "musique de film/musique à l'image". Notre influence cinématographique vient plus des films avec lesquels nous avons grandi, les BO de John Williams, Danny Elfman ou Howard Shore.
Julien M (Guitare) : La MAI nous a surtout apporté les clés pour comprendre l'harmonie et nous a inculqué une rigueur technique pour composer et jouer notre musique.

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Les compositions sont d'une grande richesse, j'ai d'ailleurs imaginé qu'elles étaient le fruit d'un travail collectif et que leur squelette s'était  étoffé avec  le temps. Pouvez-vous revenir sur  votre processus de création ?

Alexandre : Nos morceaux partent en général d'une idée, d'un concept ou d'une histoire à illustrer. Julien Prost et moi-même nous partageons ensuite la majeure partie de la composition, en commençant toujours par la section Metal (Guitare/Basse/Batterie), puis l'arrangement orchestral vient se greffer dessus, même si avec le temps et l'expérience, les deux sections finissent par progresser de concert pendant le processus d'écriture. Vient pour finir l'écriture des paroles et des lignes de chant.
Julien P : Effectivement c'est un travail partagé, Alexandre et moi avons une manière très différente de travailler mais finalement on se complète . Il préfère partir d'un thème, d'une ambiance ou d'un concept alors que moi je préfère démarrer sur quelque chose de plus concret comme par exemple un riff de guitare, une mélodie ou un gimmick orchestral. Une fois que j'ai une vision globale de ce que je veux, j'y associe un concept.

"Les morceaux s'enchaînent comme une série de visions cauchemardesques."


Un mot justement sur le concept de l'album et sur votre état d'esprit lors de son écriture ?
Alexandre : Le concept global de l'album est l'idée de manipulation, de se faire contrôler par quelque chose de plus grand/puissant que soi, telles des marionnettes ! L'idée est que les morceaux s'enchaînent comme une série de visions cauchemardesques où l'on suit des personnages subissant cette idée. 
Dans "Cogs, Gears & Clockworks" par exemple, c'est le temps qui passe, incarnant la mort qui nous guette à chaque instant, et la peur manipulatrice que cela peut entraîner, qui sont mis à l'honneur. 
 
"Cogs, Gears & Clockworks", le clip, est un vrai mini-métrage autour d'une comptine macabre...
Alexandre : C'était exactement l'idée que nous avions en tête pour notre premier clip ! Nous sommes vraiment très fiers du résultat et du travail qu'ont accompli Tom Capron (le réalisateur) et son équipe. Nous n'avons eu pour l'instant que des retours extrêmement positifs, ce qui n'était pas forcément gagné avec un clip de plus de neuf minutes... 


Le sablier de "Cogs, Gears & Clockworks" a tourné aussi pour vous : "Marionnettiste" représente cinq ans de votre vie !
Alexandre :
Et oui, déjà... C'était sûrement le temps nécessaire pour trouver la ligne directrice du groupe et recruter/rencontrer toutes les personnes qui ont contribué au projet !
Julien P : Cinq ans déjà... J'ai l'impression que c'était hier. Le fait est que trouver le bon équilibre et les bonnes personnes ne fut pas un long fleuve tranquille. Il y a eu quelques périodes d'intenses réflexions, ce qui n'a rien arrangé ! (Rires)  Aujourd'hui nous avons trouvé notre vitesse de croisière et nous sommes très motivés.


"Sur des projets passés il y avait toujours un inconfort à l'écoute de l'album qui m'obligeait à justifier les imperfections comme «alors oui, mais tu verras le mix n'est pas dingue» ou «oui mais on  a du faire vite...». Il était absolument hors de question de réitérer cette erreur avec Exanimis."


L'artwork et les illustrations du livret sont de Loïc Muzy. Quelles orientations lui avez-vous donné ?
Julien P :
Honnêtement pas grand chose, nous lui avons juste fait écouter l'album avec une petite liste de mots clefs pour chaque titre et...c'est tout. Ensuite chaque illustration a été un one shot qui était en parfaite adéquation avec les thématiques des morceaux. Très sincèrement je ne pense pas que d'autres illustrations auraient pu fonctionner aussi bien. On le remercie  mille fois pour le travail accompli.
Alexandre :
Etant plus qu'à l'aise dans le domaine de l'horrifique et du surnaturel, il nous a soumis l'idée de lui donner juste des mots clés pour chaque morceau à illustrer, son imagination faisant le reste !

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Vingt mille euros c'est un budget extrêmement ambitieux pour un  premier opus. Il était impératif de ne renoncer à rien ?
Julien M :
C'est exact ! Nous n'avons fait aucun compromis sur la qualité du mixage et du mastering, ni pour les photos, les costumes ou notre premier clip... Même si toutes ces dépenses ont été réparties sur des années, cela représente un sacré coût... Nous souhaitons que les gens nous découvrent avec le concept le plus abouti possible, et laisser derrière nous un album qu'on pourra ré-écouter dans quelques années et en être toujours fiers.
Julien P :
Sur des projets passés il y avait toujours un inconfort à l'écoute de l'album qui m'obligeait à justifier les imperfections comme "alors oui, mais tu verras le mix n'est pas dingue" ou "oui mais on  a du faire vite...". Il était absolument hors de question de réitérer cette erreur avec Exanimis. Ce que je voulais avec ce projet c'était pouvoir faire écouter un album abouti dont je serais fier sans devoir lire la déclaration des droits de l'Homme avant  ! (Rires) C'est pour cela que rien n'a été laissé au hasard.

exanimis2Un mot sur la place des voix dans l'album : outre le chant death et un chant clair, on compte trois narrateurs et un travail quasi-lyrique des chœurs .
Alexandre : Vous l'aurez peut être remarqué, nous sommes très influencés par Opeth pour l'écriture et le traitement des lignes de chant principales. Je pense que les éléments narratifs viennent en grande partie de la scène "Prog" qui nous inspire énormément et qui est très marquée par ce côté "cinématique" ! Quant aux chœurs, le travail d'Elfman ainsi que les BO orchestrales de jeux-vidéos y sont sûrement pour quelque chose.

"Dans nos lives nous voulons aussi intégrer une certaine mise en scène inspirée du théâtre."


Vous transposerez Exanimis sur scène. A quoi faudra-t-il s'attendre ?
Julien M : 
Alors déjà, nous, avec nos costumes et nos masques sur scène, on s'attend à avoir très chaud ! (Rires)
Nous espérons mettre en avant le côté théâtral autant que possible, et faire ressortir toutes les ambiances que présente notre musique à travers les personnages que nous incarnons. Ca sera donc parfois violent, mélancolique, épique, effrayant, fou... On a vraiment hâte de défendre Marionnettiste sur scène, maintenant !
Julien P : L'idée derrière ça est que nous voulons que les personnes qui viendront nous voir sur scène, n'assistent pas simplement à un concert mais  à un vrai spectacle. Dans nos lives nous voulons aussi intégrer une certaine mise en scène inspirée du théâtre.
exanimis3Merci  Exanimis de m'avoir accordé cet entretien.
Merci à vous et à bientôt.

Chronique d'album : SCARRED (Death Metal et autres), "Scarred" (22/01/2021)

  • Le 22/01/2021

Groupe : SCARRED
Album : Scarred (CD - 22/01/2021)
Genre : Death et plus
Origine : Luxembourg

Par Dam'Aël

Artwork

Le Groupe :

Il était une fois en l'an 2000, dans une contrée lointaine nommée Luxembourg, deux saltimbamques prénommés Laurent et Jeff. Le premier tape et frappe, non pas sur Jeff Dieu merci, mais sur des percussions. Le second astique mieux encore que Cendrillon, le manche de sa basse. Une idée fait son chemin et les met sur la longue route du Métal Francophone ; Puissants de leur fantastique décision, ils créent le groupe de Power Metal REQUIEM...Mais... 

 Crash et Trash ne font qu'un puisque des changements de line-up  amènent le groupe à faire évoluer sa musique vers des champs de bataille beaucoup plus agressifs et sombres allant jusqu'au Death. C'est alors qu'ils décident de changer leur nom. Ils seront désormais à partir de l'an 2004 SCARRED...


SCARRED  est né, et la formation attaque d'entrée de jeu avec la sortie d'un EP "Inner Scars" la même année.

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En 2009, le quintet sort son premier album studio "New Filth Order", un onze titres qui les amène à participer et à remporter l’édition luxembourgeoise du Wacken Metal Battle jusqu'à les propulser à la deuxième place en finale internationale du Wacken 2009. Dès lors les portes de certains festivals s'ouvrent sous leurs pas et notamment le Metal Camp en Slovénie, et la proposition encrée noire sur blanc de faire les premières parties de  Lamb of God, Arch Enemy, Devildriver, Black Dahlia Murder
Deux ans plus tard,  malgré les tournées qui occupent leur temps, ils s'affairent à une nouvelle réalisation et concrétisent le second album "Gaia/Medea" qui sort en mai 2009 sous la bannière magistrale de Klonosphère/Season of Mist Production.                                                                                                                  

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"SCARRED"

L'album :


2020 : année démoniaque à bannir sans doute de tous les calendriers... c'est une année de composition et de création pour SCARRED qui peaufine dans son home studio des sons, encore des sons, et surtout de nouveaux sons pour rendre encore plus identitaire l'album qu'ils veulent offrir à l'histoire de la musique luxembourgeoise et  corrélativement à l'histoire de la musique francophone. Et bien leur en a pris ! Car la galette qui tourne sur la platine depuis des heures échauffe non seulement le système de rotation de mon engin mais aussi et surtout mon engouement pour ces treize titres qui font de cette galette une sorte d'album-concept ! Puisque l'idée est de retranscrire à la fois le vécu subi par les membres du groupe pendant la période qui s'est écoulée depuis le dernier album et de faire évoluer cette ambiance musicale plaquée sur cet objet dur et flamboyant qui sillonne dorénavant le territoire de mon lecteur.

Et si je vous présentais le casting actuel justement :

  • Laurent Kessel - Drums
  • Bertrand Pinna - Bass
  • Yann Dalscheid - Lead Vocals
  • Diogo Bastos - Guitar and Backing Vocals
  • Vincent Wilquin - Guitar and Backing Vocals

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Scarred par Lugdivine Unfer
S'il a été scotché sur le front de SCARRED le post-it de Death Metal, je puis vous garantir que cet album est un melting-pot musical aux tendances certes death, trash, mais aussi progressives de façon subtile, symphoniques sans en faire trop, cinématographiques sans en surjouer, gamemusicales pour amuser et fédérer les Geek et les Nerds, atmosphériques pour prendre l'air en oubliant nos masques-tauliers, psychédéliques pour s'envoler via notre imagination dans des terrains utopiques, éclectiques c'est sûr ! Sur fond de modernité ! Et oui les protagonistes de SCARRED sont jeunes.

Et si on allait explorer sans plus tarder ces treize propositions ?

"Sol"

61 secondes qui aiguisent notre curiosité. Où Scarred veut-il nous amener?

"Mirage"

Mirage ou plutôt découverte de leur univers. Ce titre est à la fois puissant et mélodique qui, d'après la formation crée le pont avec les albums précédents. Ma pensée s'en est allée très vite vers le monde des Nerds et des Geeks de jeux video car cette musique pourrait s'inscrire parfaitement dans un de ces jeux qui n'en finissent plus tant les rebondissements sont nombreux. Le ralentissement du tempo à mi-course, donnant même un côté progressif voire cinématographique, pourrait faire divaguer sur un ralenti de cinéma... A noter une double pédale qui dès le début de la composition, mitraille en un flot record, sa horde de projectiles. Belle entrée en matière.

"A.D...Something" 

Ambiance beaucoup plus trash et lourde que la voix rauque de Yann complète à merveille et sans concession afin d'assombrir ce tableau brutal et violent. Un monstre musical qui écrase tout sur son passage et qui confirme l'évolution de la formation. Le duo guitare/basse assène des rythmiques bien pesantes, violemment fouettées par la batterie qui ne reste pas en marge de la scène.

"Chupacabra"

Un pied dans la culture populaire du Mexique, un autre dans le Nu Metal, les scarred boys s'amusent à visiter à la perfection nombre d'univers musicaux du Metal. Maîtrise parfaite de chaque instrument qui livre une rythmique cohérente et particulièrement bien travaillée, sur laquelle la voix plaque à terre et sans merci, des vocalises scalpantes et tranchantes.

"Prisms"

Prisms est un morceau de transition, instrumental. Il y en a quatre au total si l'on compte l'intro. La formation nous propose un voyage plutôt oriental aux sonorités d'un dobro (je laisse le groupe nous confirmer ou infirmer cette information). Ce titre, comme "Mirage" a fait l'objet d'un video-clip, vidéo totalement inspirée par le visuel du CD réalisé par Drazen Medakovic, mettant en animation le travail cérébral qu'amènent confusion mentale, réflexion, interrogation ; un bouillon neuronal qui fait mal mais qui s'ouvre vers une solution, la lumière, savamment illustrée par un passage en noir et blanc à celui à peine coloré (1'23) des images, qui s'amplifie (1'38) pour faire surgir la lumière libératrice timide au départ puis de plus en plus flamboyante, battant au rythme d'un coeur salvateur. 

"Merry Go Round"

Un round à la fois catchy et mélodieux qui génère un headbanging général tant il est fédérateur. Les claviers sont un plus dans ce titre qui dénote la capacité du groupe à diversifier ses compositions et à étendre son panel. Le final est particulièrement doux  (corroborant parfaitement l'information pré-citée)  et manifiquement interprété par des choeurs superbes : "Don't save now" (sauf erreur de ma part). A noter que le chant est presque clair, une alternance de screaming discret et de voix claire bien rauque.

"Nothing Instead"

On confirme les compositions super travaillées et nuancées et un chant plus que maîtrisé. Le jeu de batterie est un martèlement quasi-incessant qui laisse supposer un entrainement de marathonien pour Laurent. Des ponctuations très douces donnent un coup de fraîcheur parmi ce flot de screams et notamment le solo de guitare très délicat dans une structure de brutes ou presque...

"In Silent Darkness"

C'est une nouvelle transition, toujours instrumentale , une orchestration qui s'amorce sur une intro jouée par la six cordes, un écho dans ce noir silencieux, propice à la réflexion, plus encore à une introspection... La batterie interrompt ce moment de calme et martèle en contre temps dans une rythmique hyper bien ciselée. Les guitares et la basse font exploser le titre par des riffs recherchés. Aucun doute, les ambiances et nuances sont au menu de "In Silent Darkness". Excellent morceau qui génère un véritable coup de coeur.

A.H.A.I.A."

SCARRED aurait-il obtenu les trois A longtemps recommandés ? C'est au fond du gouffre, dans un univers plus que sombre, que les cinq gaillards nous attirent dans leur texte. Impressionnant changement de rythme et surtout de style qui embarque dans une sorte de rituel shamanique, capable de nous donner cette capacité à trouver les solutions pour reprendre pied. D'abord psychédélique , ce rituel laisse place à " un véritable rouleau compresseur de graves et de double pédale, symbolisant le caractère à la fois hallucinatoire et intensif de ce genre d’expérience. Une fois le rituel terminé, on se retrouve seul pour réfléchir à ce qu’on vient de vivre en contemplant la lune (LUA) au milieu de la forêt" (dixit Yann dans  SCARRED fait peau neuve - (interview)) 

"Lua"

C'est la basse qui ouvre le bal sur ce nouvel instrumental invitant de somptueuses guitares à entrer dans la dance. On tend à croire et à supposer que  la résolution des problématiques antérieures a été enfin trouvée. Un doux moment aux couleurs musicales encore une fois différentes et variées. SCARRED serait-il le peintre de la musique 2021?

"Dance Of The Giants"

Même si les notes de l'introduction de ce morceau sont une suite évidente de l'instrumental précédent, cette dance de géants amorce le pas vers une lourde,très lourde ambiance dont chaque pas est martelé par la batterie, suppléée par des guitares peu rassurantes qui enfoncent le clou. Mais rassurez-vous la lumière est au bout du tunnel avec ce final rempli d'espoir.

"Pétrichor"

Tout s'éclaircit y compris le chant de Yann. Tout laisse à penser que les problématiques traitées dans les textes de SCARRED ont trouvé leur solution et que la voix claire ouvre sur une même voie très nettement éclaircie au bout de ces quelques cinquante-six minutes. La fin s'installe sur des vibrations positives celles d'une étape gagnée et d'une évolution indéniable pour SCARRED.  

"Yours Truly"

C'est par un joli REQUIEM que SCARRED nous salue, dans des sonorités d'orgue moderne. Je soupçonne SCARRED d'être capable de nous faire un futur final à la mode Gospel...Tant leur talent est évident.

Scarred logo 2020

A savoir :

La musique de SCARRED a été enregistrée par SCARRED et PATRICK DAMIANI.
Le mixage a été aussi confié à PATRICK DAMIANI du TIDALWAVE STUDIO (Karlsruhe, Allemagne ) alors que le mastering a été assuré par ROBIN SCHMIDT du 24-96 MASTERING (Karlsruhe, Allemagne). Le superbe artwork est une réalisation de DRAZEN MEDAKOVIC qui a su mettre en avant la problématique exprimée dans les textes, le cheminement qui a été nécessaire afin d'y apporter des solutions et le sentiment d'une issue salvatrice et positive.
L'album sort sous le label KLONOSPHERE avec une distribution physique prise en mains par SEASON OF MIST
Quant à la distribution numérique, elle a été confiée à THE ORCHARD.


Quelle est la cicatrice laissée par SCARRED après l'écoute attentive de ce nouvel album "Scarred" ?

Je ne vais pas y aller des par quatre chemins et encore moins par des chemins de traverse, ce nouvel opus des Luxembourgeois est une excellente réalisation artistique.

Bien foutu (oui j'me lâche), bien cousu, bien dodu, bien poilu,

Bien chiadé, bien fouillé, bien travaillé,

Très recherché, très varié, très soigné

Bref vous l'avez compris, sans faute il faut écouter! 

Grand succès leur souhaiter car c'est largement mérité.

Et c'est forcément gagné au vu de la qualité délivrée.

Une galette gourmande à déguster !

Laissez-vous gagner, livraison à domicile assurée !

Cet album est une pièce maîtresse qui démontre le talent de ces cinq garçons, leur capacité a trouver des mélodies variées et  d'une efficacité redoutable. Le travail des musiciens est surprenant de qualité qu'il faut saluer au passage. Leurs influences pouvant être très différentes créent cette magie de diversité. Aucune monotonie ni ennui lors de l'écoute de ces treize titres qui avoisinent presque l'heure. On remet le couvert sans aucune hésitation tant pour les fans de Death que ceux qui ne sont pas forcément adeptes. Une belle ouverture d'esprit, un beau voyage aux lueurs d'espoir. C'est évidemment ce qu'il nous faut pour 2021...

Scarred photoshoot metz fr 02062019 by lugdivine unfer 8860 copieScarred par Lugdivine Unfer

Les liens :

Auré (AKIAVEL) : interview of a warrior

  • Le 14/12/2020

Technical, inspired image, and imagination.
Last February 2020 death metal band Akiavel launched “V”, a first out of norms album. A string of video clips followed, each better than the next.
End of the year just coming in and having understood that Akiavel is already preparing some new sweets, we went to meet Auré, its lead growl singer.

By Ahasverus - English translation by Matthieu Horrent.

 

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Photograph : Mr Cana Photography


“Everybody pulls each other up. It’s an Akiavel’s law!”


Hello Auré. Did your father make you discover metal ?
Auré :
Hi Ahasverus! Yes we can say that this man made me discover metal. I grew up into hard rock, my father made me sang when he played guitar. Afterward, while in metal, I made my way following my instinct! We didn’t have internet access like nowadays, so I collected magazines like “Rock Hard” or “Metallian”, I went to concerts a lot to build me a culture.

You have been quickly fascinated by extreme metal and death metal…
Absolutely! Due to several metal gigs in Amiens, I quickly found which music style made me vibrate: Death metal ! Its spirit, the pit, lyrics, guitars riffs… Singing came later to me because I didn’t think a woman could handle a microphone in such a music style! When I listened to albums with female growl singers I knew it was possible !

With the help of Julien Truchan (Benighted)…
Yes! That’s true ! He made me discover female growl singers bands !

Year 2018. You explain to Nonoise Nogood: “I make music for around 10 years. I went through several projects but they never were mine. Each time I replaced a singer. This time, something new is maturing…” How did you approach this new step ?
Akiavel is my baby. An identity built through the five of us. It’s the most important project in which I’ve been integrated, the most serious and the strongest in friendship. We have each our own role in addition to our instruments. Everything was built naturally, real osmosis !

Mr cana5

Photograph : Mr Cana Photography

Akiavel is very much like a family affair: your buddy Julien Truchan does a featuring on “V”, Cynthia who is the former bassist of the band T.O.Y.S appears in one of your videos, and also Sébastien Camhi and his famous Artmusic’s studio…
That’s it ! We all have our own circle of friends, all have mastered talents. We love this kind of family, we stay close to those who deserve to improve their own art. With some partnerships, we have all positive motions. Everybody pulls each other up. It’s an Akiavel’s law !

I also love Akiavel’s image very much, which is developed by Mr Cana Photography, another faithful people of your bans.
Yes ! Mitch (Mr Cana) used to play with Jay at a time. They are close friends, so are we now the four of us. We immediately have been hooked to his photo style and asked him to make our first video clip. It was a success! Exactly what we were looking for! He’s listening, has the equipment and has great ideas which we don’t think about! Now, Mitch and Mimi can make videos with Mr Cana Productions structure.

They have been able to shoot our last clip “Kind of Requiem” with the help from Geo and William. We wish them great success ! They are truly extraordinary people, humanly, in work, and friendliness !


“We didn’t rest on our laurels! We won’t be ground down by this virus!”


Apart from Clisson’s Off festival, did COVID-19 prevent you to defend the album ? Did the situation affect you ?
We all have been frustrated due to this forced stop… Like all bands, and I also think about gigs promoters and venue which would welcome events… Unfortunately, it’s like that, we have to deal with it. Regarding Akiavel, we have decided to continue with the news. We didn’t come to a halt for once even if lockdown could force us to do so. OK, we could neither play nor rehearse, but we thought about how to make Akiavel continue to live. That’s why we naturally composed a brand new album. When you’re passionate you do not stop. We love our band. Nothing will stop it. During this forced pause, we had the chance to answer to many interviews, taking part in metal video broadcasts. The second album is at its composing end, the recording date is fixed, we have decided what will be the visuals and the subject, set up the next videos’ dates. We also planned a surprise in the news of Akiavel before the end of 2020! We didn’t rest on our laurels! We won’t be ground down by this virus !

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Photograph : Mr Cana Photography

You sing for around 15 years. Can you tell us about your voice and the place it occupies in your life ?
The voice is an everyday job. I do breathing exercises, some vocalizations. I also work on my concentration.
Saturated vocals are for studio, rehearsal, or concerts. About such, there are few more exercises, some days before in order to be ready right in time. Including in diet and lifestyle. For example, I avoid anything that is acidic, too greasy, and I do more meditation to stay focused. Self-confidence, when you’re at the microphone, is paramount. I quit smoking, dramatically reduced alcohol and coffee. You can’t change your vocal cords like you change a string on a guitar. So we have to take care of it every day to keep the voice’s grain and the punch !

You do your own lyrics. In “V”, you’ve been inspired by “Les cinq blessures de l’âme“ (The five wounds of the soul) by Lise Bourbeau. Is writing important to you ?
Totally! This book explains that we all suffer at least one of these five wounds. I proposed to expose those wounds like this: five sides executioner, five sides victim. Next, push to the extreme each story. Some of them are very personal experiences.
Research, reading books, watching videos about the subject covered is my main working part into Akiavel. It’s when I know something at my fingertips that I can let my artistic mind write. And when I listen to Chris’ compositions which are sent by Jay and Mitch, ideas of placing come naturally. I just need to be alone when I have my headphones. While working on lyrics, I’m in the zone.

Growling isn’t the better style to taste the lyrics of a song. Isn’t it frustrating ?
Not at all! Lyrics I write are meant to be screamed. I try to bring out rage, torture, things that make us weird… I also try to find words or sentences which can be repeated in my lyrics. Due to such, I could see the public singing at the same time! That was just awesome ! If people who are listening to us are curious to read my lyrics, they all are written in our album !

I found out that you’re interested in fortune-telling and runic divination ?
Absolutely! It’s very personal. I’ve always been interested in occult sciences, metaphysics. My philosophy of life is governed by the Toltec agreements. Fortune telling is something I wanted to develop, I like it very much. Runic divination is another approach, I am a fan of Nordic mythology, the history of the Vikings fascinates me !
I was interested in runes because of their fabulous mystic and historical side! It talks to the soul a lot.

Your second album is on its way. What can you tell us about it ?
Not many at this time ! (Laughs)
The main subject will be… bloodier! Still a hidden message on the backside of the album, visual is almost done, stories for two next videos have been written…
Release party will take place at La Maison Hantée in Marseille.
We keep some surprises !

A big thank you, Auré, for your welcome and your kindness.
Thanks to you Ahasverus for your support and interview proposal! It was a pleasure to take part in it !
Also thanks to all readers, followers, supporters, and those who are sharing news and things! I still maintain that without all of you, we do not exist! We all have faith to see you on stage !


LINKS :

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Photographs & videos : Mr Cana Photography. 
http://www.mrcana-photography.com

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Auré (AKIAVEL) : L'interview d'une guerrière

  • Le 08/12/2020

Technique, inspiration, image et imagination. En février 2020 le groupe de death Akiavel lançait "V", un premier album d'un niveau hors norme.
Une ribambelle de clips, tous plus soignés les uns que les autres, suivait.
La fin de l'année arrivant, ayant cru comprendre qu'Akiavel nous préparait déjà de nouvelles douceurs, nous sommes allés voir Auré, sa growleuse en chef.
Elle nous répondait en deux temps trois mouvements. Une guerrière, Auré, pas le genre à se laisser abattre par un petit confinement.

Par Ahasverus

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Auré par Mr Cana Photography

"Tout le monde se tire vers le haut. C'est une des lois d'Akiavel !"

Bonjour Auré. C'est ton père qui te fait découvrir le métal ?
Auré :
Salut Ahasverus ! Oui on va dire que cet homme m'a mis un pied dedans.
J'ai grandi dans le Hard Rock, mon père me faisait chanter quand il prenait sa guitare. Ensuite, dans le metal, j'ai fait mon chemin en suivant mon instinct ! On n'avait pas encore accès à internet comme maintenant, donc je collectionais les magazines style "Rock Hard" ou "Metallian", je sortais beaucoup en concert pour me faire une culture.


Tu es rapidement fascinée par le métal extrême et le chant death...
Auré : Absolument ! Grâce à plusieurs concerts de metal à Amiens j'ai vite trouvé le style qui me faisait vibrer : le Death ! L'esprit, le Pit, les textes, les riffs,...
Le chant est venu un peu plus tard à moi, car je ne pensais pas qu'une femme puisse prendre un micro dans ce style ! C'est quand j'ai écouté des albums avec des growleuses que j'ai vu que c'était possible !


C'est grâce à Julien Truchan (Benighted)...
Auré :
Oui c'est vrai ! C'est lui qui m'a fait découvrir des groupes de growleuses !

2018, Akiavel. Tu expliques à Nonoise Nogood : "Je fais de la musique depuis un peu plus de 10 ans, j'ai traversé plusieurs projets, mais qui ne m'ont jamais appartenu. A chaque fois je reprenais derrière un chanteur. Cette fois quelque chose de nouveau est en train de se mûrir..." Comment abordes-tu cette nouvelle étape ?
Auré :
Akiavel c'est mon bébé. Une identité construite parmi nous cinq. C'est le projet le plus important que j'ai pu intégrer, le plus sérieux, le plus fort en amitié. Nous avons chacun notre rôle à jouer en plus de nos instruments. Tout s'est fait naturellement, une vraie osmose !

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Akiavel par Mr Cana Photography

Akiavel ressemble fort à une affaire de famile : ton pote Julien Truchan qui fait un featuring sur "V", Cynthia l'ex-bassiste de T.O.Y.S. qui apparaît dans vos clips, ou encore Sébastien Camhi et son fameux studio Artmusic...
Auré :
C'est tout à fait ça ! Nous avons chacun notre cercle d'amis, tous ont des talents maîtrisés. Nous aimons ce côté "famille", nous restons proches de ceux qui méritent de grimper dans leur art respectifs. Et en faisant quelques partenariats nous avons respectivement des mouvements positifs. Tout le monde se tire vers le haut. C'est une des lois d'Akiavel !

J'aime aussi beaucoup l'image d'Akiavel développée par Mr Cana Photography, un autre fidèle de la bande.
Auré :
Oui ! Mitch (Mr Cana) jouait avec Jay a une époque. Ils sont très amis, et maintenant nous quatre également. Nous avons de suite accrochés a son style de photos, et nous lui avons demandé de tourner notre premier clip. Ça a été un succès ! Exactement ce qu'on recherchait ! Il est à l'écoute, possède le matériel, a des idées géniales auxquelles on ne pense pas toujours !

Maintenant Mitch et Mimi peuvent tourner des clips sous Mr Cana Production. Ils ont pu tourner notre dernier clip "Kind of Requiem" avec l'aide de Geo et William. On leur souhaite une grande réussite ! Ce sont des personnes vraiment extraordinaires humainement, dans le travail, et amicalement !

"On n'a pas dormi sur nos lauriers ! On ne se laissera pas abattre par ce virus !"

A part le Off de Clissons, le COVID-19 vous a empêché de défendre l'album. Est-ce une situation qui t'a affectée ?
Auré :
Nous avons tous été très frustrés de cet arrêt forcé... Comme tous les groupes, et je pense aussi aux orgas de concerts et lieux qui devaient accueillir des événements... Malheureusement c'est comme ça, on doit faire avec.
En ce qui concerne Akiavel nous avons décidé de continuer l'actualité. On ne s'est pas mis en pause un instant même si le confinement pouvait nous forcer à le faire. Ok, nous ne pouvons pas jouer, ni répéter, mais nous avons réfléchi à comment continuer à faire vivre Akiavel. Et c'est tout naturellement que nous avons composé un deuxième album. Quand on est passionné on ne s'arrête pas. Nous aimons notre groupe. Et rien ne l'arrêtera.
Durant cette pause forcée nous avons eu la chance de répondre à beaucoup d'interviews, a participer a des émissions métal en vidéo. Le deuxième album est en fin de composition, la date d'enregistrement est fixée, nous avons décidé le visuel et le sujet, prévu les dates de prochains clips. Nous avons aussi prévu une surprise dans l'actualité d'Akiavel avant la fin de l'année 2020 ! En gros on n'a pas dormi sur nos lauriers ! On ne se laissera pas abattre par ce virus !

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Auré par Mr Cana Photography
Tu chantes depuis près de quinze ans. Peux-tu me parler de ta voix et de la place qu'elle occupe dans ta vie ?
Auré :
La voix c'est un travail de tous les jours. Je fais des exercices de respiration, quelques vocalises. Je travaille aussi sur ma concentration.
Le chant saturé se passe en studio, en répète ou en concert. Pour ça, il y a quelques préparations à faire en plus, quelques jours avant pour être prête à temps. Y compris dans l'alimentation et  le mode de vie. Par exemple j'évite tout ce qui est acide, trop gras, et je fais plus de méditation pour rester concentrée. La confiance en soi quand on est au micro c'est primordial. J'ai arrêté de fumer, réduit considérablement l'alcool et le café. On ne peut pas changer ses cordes vocales comme on change une corde sur une guitare. Donc on doit en prendre soin au quotidien pour garder le grain et la pêche !

Tu écris tes textes. Dans "V" tu t'es inspirée des cinq blessures de l'âme de Lise Bourbeau. C'est important l'écriture pour toi ?
Auré :
Complètement ! Dans ce livre il est expliqué que nous souffrons tous d'au moins une de ces cinq blessures. J'ai proposé l'idée d'exposer ces blessures comme tel :  cinq côtés bourreau, cinq côtés victime. Ensuite, pousser a l'extrême chaque histoire. Certaines d'entre elles sont des expériences très personnelles.
La recherche, lire des livres, regarder des vidéos sur le sujet qu'on traite, c'est le plus gros de mon boulot au sein d'Akiavel. C'est quand je connais quelque chose sur le bout des doigts que je peux laisser mon esprit artistique écrire. Et quand j'entends les compos que Chris,  Jay et Butch m'envoient, les idées de placements se font très naturellement. Il me faut juste être seule quand j'ai le casque sur les oreilles. Quand je bosse sur l'écriture, je suis dans ma bulle...

Le growl n'est pas le style qui permet le mieux de goûter les paroles d'une chanson. Ce n'est pas frustrant quand tu y songes ?
Auré :
Du tout ! Les textes que j'écris sont faits pour être hurlés ! Haha ! J'essaie d'y faire ressortir la rage, les tortures, les choses qui rendent fou... J'essaie également de trouver des mots ou des phrases qui se répètent dans mes textes, grâce à cela j'ai pu voir un public en face de nous qui chantait en même temps ! C'était juste génial ! Et si les gens qui nous écoutent sont curieux de lire mes textes, ils sont tous affichés sur notre album !

J'ai découvert que tu t'intéressais à la cartomancie et à la divination runique ?
Auré :
Oui complètement ! Cela est très personnel.  J'ai toujours été attirée et fascinée par les sciences occultes, la métaphysique. Ma philosophie de vie est régie par les accords toltèques. La cartomancie, c'est quelque chose que j'ai eu envie de développer, ça me plaît beaucoup. La divination runique est une autre démarche, je suis fan de la mythologie nordique, l'histoire des vikings me fascine !
Je me suis intéressée aux runes car c'est le côté mystique et historique qui est fabuleux ! Cela parle beaucoup à l'âme.

Votre deuxième album est en préparation. Que peux-tu nous en dire ?
Auré :
Peu de choses pour le moment ! (Rire)
Le sujet sera beaucoup plus... sanglant ! Toujours un message caché sur l'arrière de l'album, le visuel est quasiment au point, les histoires des deux prochains clips sont écrits...
La release party se passera à la Maison Hantée à Marseille.
On vous laisse les surprises !

Un grand merci, Auré, pour ton accueil et ta bienveillance.
Auré :
Merci à toi Ahasverus pour ton support et pour m'avoir proposé cette interview ! C'était un plaisir d'y répondre !
Merci également à tous ceux qui la liront, a ceux qui nous suivent, nous soutiennent et qui nous partagent ! je continue à dire que sans vous tous, nous n'existons pas ! On espère bientôt vous voir sur scène !


Les liens :

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Les photographies et vidéos présentées dans cette publication sont signées Mr Cana Photography. Nous le remercions pour son aimable autorisation.
http://www.mrcana-photography.com

Mr cana2

 

Chronique d’Album : AKIAVEL (Thrash Death), V (2020)

  • Le 16/03/2020
Groupe : Akiavel
Album : V (2020)
Genre : Thrash Death
Origine : Toulon

 

Le Groupe :
  • Akiavel est un groupe de Thrash Death formé en 2018.
  • Ses membres ont traversé différentes formations, essentiellement dans la région PACA :
    - Indust et Antropofago pour Auré (chant),
    - AcoD pour Chris et JB (guitares),
    - Scornless, Positive Agression, In Heaven, Poste 942, Scarlean pour Jay (basse),
    - Witchkraft, Prickly Pear, Inner Disorder pour Butch (batterie).
  • A propos de la formation d’Akiavel, JB expliquait à Metal France :
    “Ça doit faire dix ans qu’on se croise les uns les autres aux concerts et autres rendez-vous de métalleux. Quand Chris et moi nous sommes séparés de notre ancien groupe, on voulait continuer et, surtout, travailler avec des gens qu’on avait appréciés.”
    (
    https://metalfrance.net/akiavel-25-10-2018/)
  • Le nom du groupe s’inspire de celui du penseur italien Machiavel.
  • Akiavel sort son premier EP en 2018. Il est décrit ainsi par Soil Chronicles :
    “Akiavel et son EP éponyme sont déjà au sommet avec trois titres méchamment biens construits.”
    (https://www.soilchronicles.fr/chroniques/akiavel-akiavel)
  • En juin 2019 Akiavel joue au Hellfest Off de Clisson. Il est rejoint pour deux titres par Stéphane Buriez.
  • Début 2020, Akiavel présente son nouvel album. Il s’intitule...

“V”

L’Album :
  • “V” propose neuf titres ainsi qu’un bonus-track (“Cold”, déjà présent sur l’EP) pour une durée de quarante et une minutes.
  • Il a été enregistré par Sebastien Camhi au Studio Artmusic.
  • Le titre “V” s'inspire des cinq blessures de l'âme, la trahison, le rejet, l'abandon, l'humiliation et l'injustice, telles que les définit l'écrivaine Louise Bourbeau, spécialiste du développement personnel. Auré s’expliquait sur cette thématique :
    “J'ai eu l'idée de prendre ces cinq blessures et de les travailler en deux parties : côté bourreau et côté victime. ”
  • L’artwork de “V” est signé Raf The Mighty. Vous retrouverez ses contributions sur TOO MANY SKULLS (by Raf The Might).
  • Julien Truchan, de Benighted, partage le chant avec Auré sur le morceau "I & Me”. Benighted n’est d’ailleurs pas pour rien dans la carrière d’Auré, ainsi qu’elle nous l’expliquait dans une interview :
    “J'avais la vingtaine. Je fréquentais énormément les concerts dans ma région depuis quelques années, et j'étais déjà amie avec les Benighted. Julien (chanteur) m'a demandé un jour si ça me brancherait d'être à mon tour sur une scène, je lui ai répondu que j'adorerais faire du chant, mais je suis une fille, donc c'est impossible. Il m'a ensuite fait découvrir des groupes comme Sinister où une femme était au micro. Ça a fait tilt ! J'ai acheté le micro et le petit ampli dans la foulée !”
  • The Witness” est le premier titre choisi par Akiavel pour illustrer son album.
  • Certains d’entre vous auront reconnu, dans le rôle de la victime d’Akiavel, Cynthia, l’ex-bassiste des TOYS - Take Off Your Shirt. On la retrouve également dans leur clip “My Lazy Doll”.
Ces données objectives énoncées, voici maintenant...

 

Notre Avis :
Après un EP livré façon blitzkieg, Akiavel revient avec un album qui marque le début réel de la conquête.
Fortement armé, “V” enfonce les premières lignes avec dix pélots de Death Mélodique. Il est riche et regorge de détails qu’on découvre au fil des écoutes. Le parcours des musiciens explique la qualité de l’interprétation. Les growls puissants et agressifs d’Auré savent à l’occasion se muer en une voix claire qui dévoile de possibles perspectives. Son duo avec Julien Truchan est une réussite, alors que je n’aurais pas misé un kopeck sur le mariage de deux voix Death dans une même chanson. Avec "V", Akiavel nous en met plein la gueule, et son songwriting inspiré annonce la couleur : il est enfouraillé, déterminé, et a les biscuits pour tenir longtemps.
“V” est un grand premier album, découvrez-le ! Quant à nous, on n’attend plus qu’une chose : que ce p*** de coronavirus retourne dans le cul du pangolin qui l’a vu naître pour qu’on puisse enfin se confronter à la puissance de feu des Toulonnais sur scène.

 

Les Infos Utiles :
Akiavel est sur Facebook :
https://www.facebook.com/Akiavel/
Akiavel sur Spotify :

https://open.spotify.com/artist/14M2CyExjuwWrJlJGYvg6T
Akiavel - merchandising :

https://shop.season-of-mist.com/band/akiavel/

Concerts : Compte tenu du contexte, suivez la page du groupe.


 

HATRED DUSK : Parce qu'ils le valent bien ! (interview)

  • Le 02/02/2020
Trente ans après sa création, Hatred DUSK se décide enfin, en novembre 2019, à nous livrer son premier album. Il était temps ! Et leur musique méritait ce témoignage vinylique. Un opus à l’image des Parisiens, direct, sans fioriture, simplement nommé “Hatred Dusk”, fait avec des vrais morceaux de Thrash Death à l’intérieur.
L’occasion était trop belle. Nous en avons profité pour faire un point avec Phil (chant), membre “historique” du groupe, sur son parcours.

 
           

Bonjour Phil. Je te propose pour commencer un petit retour en arrière... Premier album ?
Phil (chant) :
Mes parents m’avaient offert «Back in black» d’AC/DC et «Répression» de Trust en K7. Ça remonte au début des années 80.

 

Premier concert ?
ADX / SQUEALER, le dix mai quatre-vingt huit.

 
Quels chemins t’ont amené à la musique ?
Depuis tout petit j’avais ça en tête. Début 1990, Alain, un pote que j’avais rencontré à la Fnac, m’a dit «si tu veux, j’ai un groupe et on cherche un chanteur !» C’est à ce moment-là que je suis arrivé dans «Babies Thrash», qui allait devenir Hatred Dusk.


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HATRED DUSK par Harknoia

Certains d'entre vous étaient musiciens dès les années 80. Selon vous, quels effets a eu l'arrivée d'Internet sur la musique ?

Internet et les réseaux sociaux permettent aux groupes de partager leur musique et de se faire connaître assez facilement et davantage qu’au début des années 90.

 

Ce premier album, sorti en 2019, je le vois autant comme l'aboutissement du Hatred Dusk de 1989/1996 qui rend aux compositions d'alors le son qu'elles méritaient que comme un nouveau départ. Qu'en dis-tu ?
Oui, c’est possible, si on prend des titres comme Darkness et RATP qui ont vingt-sept ans au compteur (rires), mais les autres compositions ont été écrites récemment. On propose du neuf le plus possible.

 

Dans le clip "Darkness", justement, j'ai repéré notamment Alan Raoul (Hot Hell RooM) dans les chœurs. J'imagine que ce clip "entre potes" s'accompagne de quelques bons souvenirs ?
Exact, lors de la première session d’enregistrement, Alan Raoul - une vieille connaissance de Nico - est venu faire les chœurs sur les titres «Blinded by hate» et «Darkness». On a vraiment passé une super journée ! En plus, vu que notre nouveau batteur Alexis joue aussi dans Hot Hell Room, cela va renforcer les liens entre nos deux formations.


 
L'album "Hatred Dusk" dégage une impression d'authenticité, comme si vous aviez mis vos tripes sur la table, sans trop vous poser trop de questions, laissant parler le plaisir de jouer avant toute autre chose...
On a fait un album pour se faire plaisir avant tout et il exprime la musique qui nous fait vibrer. Hatred Dusk a toujours été, malgré une prédominance du thrash, un groupe où chacun des membres ramène ses influences, sans que le groupe ne donne dans un style particulier.

 

Les critiques que j'ai pu lire sur votre album sont plutôt sympathiques. J'imagine qu'elles confortent votre envie d'en découdre ?
Oui, les critiques sont sympas, et c’est super vraiment d’avoir autant d’avis positifs ! On est bien contents que l’album plaise et on va tout faire pour proposer une suite encore plus réjouissante.

 

Parlons-en de cette suite : vos projets dans les mois à venir ?

Nous pensons déjà voir pour faire quelques dates, car on a un album à promouvoir. Après, nous allons travailler à la composition du deuxième opus.

 

Merci Phil d'avoir répondu à mes questions.
Merci beaucoup pour ton soutien et l’interview. On espère que l’album vous plaira et rendez-vous sur la route !

 
     
Infos pratiques :
Darkness sur Facebook :
https://www.facebook.com/HatredDusk/
Darkness sur Spotify :
https://open.spotify.com/artist/2v76wR3Kyk627JoNhvxvQA
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Les photographies d’Hatred Dusk sont signées Harknoia, que nous remercions pour son aimable autorisation. Retrouvez-le sur Harknoia - Shoot You :
https://www.facebook.com/harknoiashootyou/