DEATH

Chronique d'album : NAWATHER (Métal Oriental), "Kenz Illusion" (2021)

  • Le 26/02/2021

Groupe : Nawather
Album : Kenz Illusion (27/02/2021)
Genre : Métal, Prog, Oriental, Death...

Origine : Tunisie

par Dam'Aël 

 

Nawather - le groupe

LE GROUPE :

Nawather est un groupe de Metal oriental tunisien fondé en 2013 par Hichem Ben Amara à la basse ( Melmoth, ex-Out Body Experience), Saif Ouhibi à la batterie (Xtazy, Myrath), Yazid Bouafif (Guitare), Nidhal Jaoua (Qanûn), Raouf J Occulta (Chant) et Ryma Nakkach (Chant), fortement influencé par des formations telles que  Orphaned Land, Opeth ou My Dying Bride. Outail Maaoui et Riadh Sioma rejoignent le groupe avec leur violon pour l'enregistrement de ce nouvel opus, suivi par Nabil Garsi aux percussions.
La chanteuse Ryma foule les planches dès l'âge de cinq ans posant déjà son talent de vocaliste sur des chansons folkloriques tunisiennes. Cet instant marquera à jamais son esprit, imprimera au plus profond de son être cette passion pour la musique et orientera desormais sa vie. Elle fréquente le conservatoire jusqu'à l'âge de douze ans et sera au passage, un an plus tôt, hâpée par la découverte du Metal. Quelques pièces du puzzle sont déjà en place pour la suite. A noter que de surcroît, la jeune Tunisienne joue un peu de violon, une corde supplémentaire à son arc... (https://www.metalmadtv.com/post/nawather-l-interview-avec-saif-ryma)
Saif découvre Sepultura en 1995. Un véritable safari (nooon pas dans le désert !) s'offre à lui et il y adhère au tempo qu'il mène à la baguette comme tout bon drummer metalleux qui se découvre. Nirvana, Metallica (qu'il considère comme une véritable "ère Metallica"  dans l'histoire de la musique Metal), le Black Metal... "...toutes ces sections rythmiques nous ont aidés à créer notre musique..." dixit Saif  (https://www.metalmadtv.com/post/nawather-l-interview-avec-saif-ryma). Le batteur du groupe se défend de faire du Myrath ( Middle Eastern Folk/Progressive Metal - Tunisie) dont il est membre, pas plus que du Orphaned Land (groupe israélien - Doom/Death/Middle Eastern Folk Metal (au début); Middle Eastern Folk/Progressive Metal plus tard). Nous pourrions aussi les rapprocher de Sand Aura (Egypte - Progressive Metal with Middle-Eastern Folk influences), voire  Acyl  (France - Progressive/Middle Eastern Folk Metal).
Le nom Nawather vous intrigue... il s'agit d'une gamme en musique orientale dont s'est inspiré le groupe pour choisir son patronyme.

 

LEUR MUSIQUE : 
La formation tunisienne a cette idée un peu originale issue de ses racines,  d'introduire un instrument à cordes pincées faisant partie de la famille des cythares sur table, le Qanûn. Et cet instrument  joue un rôle à part entière dans leur musique, lui donnant ainsi la saveur orientale d'un métal très identitaire. Aucun doute que cet héritage culturel investit leurs compositions, n'en faisant pas uniquement une toile de fond mais bien une part incontestable dans la construction instrumentale et tout autant vocale ; une fusion culturelle et musicale sur des plages souvent alternées, ne noyant ni l'une, ni l'autre.
On notera que le qanûn est considéré comme l'instrument-roi  des instruments arabes utilisés dans la musique classique tunisienne et que l'on nomme  «malouf».
 Nawather offre ainsi une musique qui se caractérise par une alternance de musique orientale authentique et de Metal  prennent racine dans le Death, le Doom et autres. C’est une sorte de rencontre culturelle  qui pourrait se décrire comme une sublime recette alliant avec beaucoup d'intelligence chant lyrique féminin à la voix claire et au chant lourd d’une voix masculine. Une double dualité donc : l'une musicale, l'autre vocale du plus bel effet,  soigneusement combinées et dressées, tel un plat proposé par un grand restaurant,  grâce au mixage et au mastering de Fredrik Nordström (Dimmu Borgir, Arch Enemy) qui subliment cette galette très exotique. Un voyage réussi sans quitter son sofa largement écrasé depuis des mois par cette sédentarité obligée...

A partir de là, chacun des membres apporte sa touche pour initier les nouvelles compositions puis sous la patte experte du bassiste, l'instrumental émerge pour être ensuite complété par les lignes de chant de Ryma. Les textes sont écrits par Raouf Jelassi, Souhir Jadli et Wajdi Manai

 

 

                                                                                   Kenz Illusion

Nawather - Kenz Illusion - 26/02/2021

L'ALBUM :

  L'album dix titres "Kenz Illusion" nous offre plus de quarante-sept minutes de ce subtile mélange de folklore venu tout droit du Maghreb qui se téléscope avec l'univers du Metal provoquant une véritable magie dont les effets collatéraux  sont une osmose musicale parfaite. Une drôle de révolution qui a sans doute pris ses racines et s'inspire des évènements liés au "Printemps arabe", mouvement inédit de contestation rapidement propagé durant le printemps de 2011 au Maghreb et au Moyen-Orient : les populations protestant à la fois contre la pauvreté et le chômage, contre la tyrannie et la corruption des gouvernements autoritaires installés au pouvoir depuis des décennies. Nawather ayant vécu ces évènements s'engage à travers ses textes  et devient comme un porte-parole de cette jeunesse qui ne veut plus à avoir à lutter contre  une réalité très amère, opressante et tyranique. Ayant gagné en liberté, la formation en profite pour décider de l'orientation de sa musique clamant des paroles d'espoir, exprimant avec douceur ou rage cette liberté conquise sur fond de sang et de hurlements, lâchant chevaux et watts sans chaines aux pieds ni mains, ne conservant que celles qui les lient à ce Metal salvateur. Et si nous voyagions dans ces terres devenues plus calmes... je vous invite à nous engager sur une piste tunisienne, genre tourisme musical.


1. "Treasure Chest"


Une introduction à la flûte de pan invite au voyage sur les mille et un sillons de cette galette nawatherienne, devrais-je plutôt dire sur la mtabga folklométalleuse tunisienne, faisant surgir comme un mirage cette voix claire, douce, ensorcelante. Sors de cette léthargie ! batterie martelante et rythmiques énervées se chargent de ce réveil, bien complétées par le growlement du chanteur. Vous l'avez compris, le ton est donné et ce titre aiguise notre curiosité. On note, en plus de cette alternance voix claire et chant guttural, une alternance de textes chantés en arabe et en anglais.

                                         

2. "Breath Of Jasmin"

Je n'ai pas les paroles mais j'imagine aisément l'allusion qui doit être faite à cet évènement  de 2010/2011 et cette bouffée d'oxygène ainsi générée, saupoudrée du doux parfum du jasmin emblématique. Ce titre est très mélodieux d'autant que les violons (à la Orphaned Land) apportent une note de douceur et une pointe épique et très folklorique.  Cette imbrication metal et folk tunisien est une gourmandise à consommer sans modération.  Un véritable oasis instrumental purement arabe ponctue (1'57) le titre avec un solo des plus judicieux et se plaît à en faire  aussi son outro. Les guitares font monter la température avec intelligence sans passer par la case Guitar Hero.  Poursuivons notre voyage...

3. "Money Slave"

 Money Slave est encore un parfait exemple d'une belle combinaison entre deux voix, une claire et une saturée,  entre les instruments traditionnaux et plus métalleux, entre des techniques de la musique brutale et de celles qui inspirent la tradition tunisienne. Les mélodies sont harmonieuses, les guitares efficaces sans en faire trop s'articulent tantôt en duo, tantôt en dialogue se répondant mutuellement ;  le tout laisse une part belle au folklore, très bien suppléé par le duo basse / une batterie. 

J'aimerais  savoir qui a fait les choeurs gutturaux en support au chant saturé et sombre de Raouf : Lui-même ou Ramy ?

4. "Falleg"

Falleg est le premier titre qui a fait l'oblet d'un video-clip dirigé par Ahmed Khanfir, sorti le 27 janvier dernier et qui, en quatre semaines a généré plus de 21.300 vues sur la seule plateforme YouTube. L'ambiance "arabesque" de départ est completée sur les trente premières secondes par de subtiles percussions en soutien à la rythmique et qui mettent en évidence un souci de recherche dans la composition des morceaux et plus particulièrement dans celui-ci. Je suppose que ces percussions additives ont été jouées par Nabil Garsi, percussions que l'on retrouve dans les toutes dernières secondes de Falleg.  Excellent titre qui vous entraine dans un headbanging dès l'entrée de Raouf, dans lequel la basse vrombissante joue une belle part dans l'instrumental, bien secondée par l'ensemble des percussions dont la batterie qui martèle fort avec sa tonitruante double pédale. Belle prouesse.

 

5. "The Winter Serenade"

Autre très belle prouesse, cette sérénade d'hiver entrainante et dynamique dont le groove vous embarque illico presto, passeport vaccinal ou pas en poche. La voix de Ramy est superbement travaillée et vous embarque, tel le vent du sahara, au-dessus et loin de ces terres nourricières. L'instrumental est une pure merveille résultant d'une imbrication au micron près de ces différents instruments pouvant être si diamétralement opposés. Le Qânum reste l'ami fidèle de cette orchestration des plus réussies. 

6. "Yamira"

ça court, ça groove, tout en ne lâchant rien de son côté folkorique et traditionnel, Yamira (sous la pression du parrain) est très largement plus Metal, associant tel une orfèvrerie suisse les instruments de la pure tradition arabe avec ceux de l'univers incisif du Metal et un clavier très présent : la parfaite alchimie qui aurait pu paraître improbable. Un envol long courrier proposé par la compagnie Nawather .

7. "Khatwa"

Au même titre que les six titres précédents, vous le constaterez, ainsi que les les deux suivants, Khatwa s'introduit avec un instrumental folk vite rattrapé par son acolyte de scène, le metal et ses riffs heavy, ciselés, incisifs, treillis solide pour soutenir la force et la lourdeur des grondements du roi Raouf. Quand l'alchimie investit les murs du studio de Nawather, c'est du solide.

8. "Kings Cards"

J'ai sans doute trop peu parlé des guitares, aussi Kings Cards m'en donne l'occasion. Nawather a voulu ce parfait mélange qui relève d'une mixologie musicale de haut niveau. Les guitares l'ont bien compris ; leurs présences sautent à nos écoutilles plutôt averties en apportant la, disons plutôt, les jolies couleurs musicales des deux six cordes au tableau Kenz Illusion. Elles ont su garder la place optimale nécessaire à l'harmonie de cette fresque musicale qui allie, on le rappelle, le traditionnel folk tunisien et la sévérité du Metal lourd et vénère. Le Metal peut s'exprimer dans la langue germanique, on le sait tous, langue que Rammstein manie évidemment avec perfection. Et bien tenez-vous bien Ramy, qui alterne depuis le début de cet opus, l'arabe et l'anglais, nous envoie un message court ( deux phrases) dans ce langage d'outre-rhin. Nawather est décidé à en découdre avec l'internationnal, vous l'aurez compris. Et pour ceux qui ont envie de faire travailler leur imagination, Kings Cards propose des passages construits façon valse, oui écoutez bien... imaginez une valse à quatre temps sur le sable chaud saharien à la nuit tombante....

9. "The Wind Of Death"

Une petite brise mid-tempo sur délicieuse basse/batterie vient nous lécher... Le Qânum ne s'en prive pas. 

10. "Immortal Greed"

Immortal Greed est le seul morceau de cette galette qui attaque direct dans l'énergie d'un metal.  Les ambiances y sont assez variées, frôlant presque le symphonique si les violons s'étaient invités. La batterie ne lâche rien et sait  marquer la frappe quand il le faut tout en reprenant une rythmique binaire qui laisse l'espace libre aux instruments plus traditionnels.

 

L'album est enregistré par Hichem Ben Amara aux Hawala Studios (Tunisie), "Kenz Illusion" a été mixé et masterisé par Fredrik Nordstrom (Dream Evil) au Studio Fredman (Suède). L'artwork   a été confié à Giannis Stergiou de dtopgraphics. 
Le disque est disponible sur  Believe pour la version numérique, ainsi que sur Season of Mist pour l'édition physique (CD) dès le 27 février 2021 en France et le 28 février dans les pays du Maghreb. Des diffusions à l'internationale sont déjà prévues.

 

Discographie

8 janvier 2016 : "Wasted Years" 9 titres   M & O Music

 

 

LA PRESSE EN PARLE :


"Le metal oriental est bien trop méconnu en France et c’est bien dommage, certaines pépites valant le détour. Nawather en fait partie et la sortie de leur nouvel album, Kenz Illusion, ne devrait pas rester inaperçue bien longtemps..." https://www.emaginarock.fr/2021/chroniques/musique/kenz-illusion-nawather/


"男性デス・ボイス、女性クリーン・ボイスのツイン編成かつ、アラブ音楽で伝統的に使われる撥弦楽器カーヌーン奏者擁するチュニジア産プログレッシブ・デス/オリエンタル・メタル・バンドの21年作2ndアルバム。カーヌーンをメインとしたアラブ音楽独特の音階やメロディ、モダン・テイストあるプログレ・メタル・サウンドなど様々な要素がクロスオーバーをしている。スタイルは違うがTHE HUみたく国有の音楽をこれでもかっというくらい詰め込んだ中毒性ある1枚に仕上がっている。" pour nos amis Japonais, l'album étant diffusé au Japon. https://diskunion.net/metal/ct/detail/HMHR210114-301


"Avec Kenz Illusion Nawather propose un second album surprenant mais qui possède de grandes qualités tant dans la composition que dans sa réalisation. Le metal oriental a de beaux jours devant lui si des groupes comme celui-ci continuent à émerger dans nos contrées !"
 https://www.emaginarock.fr/2021/chroniques/musique/kenz-illusion-nawather/


 "... là ou Myrath ne faisait qu’effleurer les sonorités arabisantes, Nawather, lui, fonce tête baissée, créant un mélange détonnant et inédit, comme si la world music se mettait soudainement à copuler frénétiquement avec le heavy metal..." https://www.soilchronicles.fr/chroniques/nawather-wasted-years

 

NOTRE AVIS :

Avec ce second opus "Kenz Illusion", Nawather a fait un  pari surprenant pour beaucoup d'entre nous en mêlant une musique moderne testostéronée et sonorités traditionnelles du nord de l'Afrique. Un mélange couillu du plus bel effet qui sait aussi y intégrer charme et douceurs grâce aux ambiances exotiques et à la voix ensorcelante de Ramy. La construction des compositions sait faire la part belle aux ambiances alternant des plages plus calmes qui invitent au voyage et des passages beaucoup plus énervés qui participent à tout un chacun à s'engager dans un éventuel headbanging. Nawather sait allier ses deux mondes très différents sans laisser l'un prendre le dessus sur l'autre. Aucun effet belliqueux qui viendrait écraser la tradition ou la modernité. D'ailleurs leur musique est un excellent rendu instrumental moderne et ouvert d'esprit. La production réalisée par Fredrick Nordstrom (Studio Fredman) est un vrai travail d'orfèvrerie suisse, enfin en l'occurence plutôt suédoise d'ailleurs, qui a su maintenir une texture à la fois rugueuse et cotonneuse, sans noyer le tout dans une compression qui rend malheureusement quelquefois les galettes insipides. La qualité du mixage et du mastering s'allie à celle de l'orchestration que nous offre Nawather. Des breaks subtilement placés pour tenir en haleine sans aucune difficulté l'auditeur durant ses quarante-sept minutes. Les mélodies et les lignes de chant sont très agréables à écouter ; elles ne vous perdent pas en cours de route mais vous accompagnent sans aucun ennui jusqu'à la fin de cette Mtabga. D'ailleurs on aurait plutôt envie de se resservir... accompagné de houblon ou de thé à le menthe, ou pourquoi pas les deux dans un cocktail détonnant à la mode de Nawather...

Avec Carthagods, Myrath et Cartagena, Nawather font partie de ces groupes susceptibles d'exporter avec panache le métal tunisien jusqu'au fin fond d'îles qui restent à découvrir car ce folklore oriental se conjugue à merveille avec le Metal. L'alternance de passages chantés en arabe apporte la preuve irréfutable que le métal ne connaît aucune limite.

Nawather

 

LES LIENS :  

https://www.facebook.com/nawather.official
http://nawather.com/
https://nawatherofficial.bandcamp.com/album/kenz-illusion
https://twitter.com/nawatherband
https://shop.season-of-mist.com/nawather-kenz-illusion-cd

 

 


 

Chronique d'album : NaKhArA (Prog/Death), The Procession (2021)

  • Le 17/02/2021

Groupe : NaKhArA
Album : The Procession (07/02/2021)
Genre : Prog/Death
Origine : Rambouillet

Par Ahasverus


"The Procession" est à placer aux côtés des nouveaux Psykup et Loudblast, en se disant que le métal français est en forme et qu'il a de beaux jours devant lui.


Nakhara artwork


Le Groupe :

  • NaKhArA est le nouveau projet de Simon "Saïmon" Thevenet, l'un des fondateurs de Pitbull In The Nursery.
  • "NaKharA défend un métal frais, brut et franc brassant divers ingrédients empruntés aux classiques, tels que le Doom, le Black Metal ou le Tech Death", dit la bio. Il combine également des éléments progressifs et éthniques, n'hésitant pas à truffer son métal de sitar, de guitare classique ou d'accordéon.
  • A propos du nom du groupe, Simon explique :
    "Je cherchais un nom, mais tout était souvent déjà pris ou manquait d’originalité. Je suis donc parti sur le mot « Nacarat », une couleur entre le rouge et le orange. J'ai changé l’orthographe, pour le rendre plus abordable, en  « Nakara » et j'ai dû ajouter un "h" au milieu car le nom était déjà utilisé par un groupe de punk brésilien. Du coup, le final est « NaKhArA », qui est aussi une ville russe. Mais ça n’a aucun rapport avec celle-ci !"

L'Album :

  • "The Procession" est un huit titres d'un peu moins de trente-huit minutes.
  • Son artwork est signé Michal Piotr Wowczuk Augustynowicz (https://www.instagram.com/mwmotion/).
  • Guitare, basse, sitar, tous les instruments présents sur l'album, ainsi que le chant, sont tenus par Simon "Saïmon" Thevenet. "Il y a juste la drum que j’ai programmée car je n’ai pas le niveau", précise-t-il.
  • Djahal et Baloo apportent également leur contribution à l'opus. Simon explique : "Ce sont deux amis de longue dates qui jouent dans un groupe de rock nommé Dirty Species. Je leur avais demandé de poser sur une musique chacun (du moins un passage) en leur laissant carte blanche."
  • La sortie de l'album a été précédée par le clip "Commination" :

  • Enregistré au NaKharA Studio à Rambouillet (78) et masterisé au Dark Wizard Studio par François Ugarte, "The Procession" est une autoproduction.

Notre Avis :

Voici une sortie dont la faible couverture médiatique prouve que médiatisation et talent sont deux choses différentes, bien qu'il serait souhaitable que l'une accompagne l'autre.
Publié en toute discrétion, ce premier
NaKhArA propose un métal prog/death mêlé de sonorités orientales, extrême-orientales ou espagnoles (le côté flamenco de 7th "Sense - Creative Destruction"). Sombre, il laisse pourtant entrevoir le ciel, mais un soleil noir le baigne. Et si "The Procession" est incontestablement cohérent et homogène, il réussit à vous faire lever le sourcil, comme si votre chauffeur n'empruntait pas le chemin habituel pour rentrer à la maison. Au hasard d'une piste, un carousel à la Tim Burton se dévoile au son d'un accordéon qui n'était pas là avant ("All These Voices"). "The Procession"  maintient vos sens en éveil. Il réussit le tour de force de conjuguer diversité et unité à l'intérieur d'une galette à la maturité évidente. Considérons enfin l'étrange pochette. Elle vous plaît ? Elle reflète parfaitement l'album : moderne, inspiré, abouti, sombre, mystérieux et  éthnique, "The Procession" est à placer aux côtés des nouveaux Psykup et Loudblast, en se disant que le métal français est en forme et qu'il a de beaux jours devant lui.


"The Procession" piste par piste, expliqué par Simon "Saïmon" Thevenet :


Chaque piste défend un thème original, s’inscrivant résolument en rupture totale avec les poncifs du genre, partant d’un constat pessimiste sur l’état de notre monde (Commination), pour aller explorer les horreurs du génocide Rwandais (Grey Sky) en passant par les abîmes de la schizophrénie (All these Voices) et la peur viscérale des éléments (Submerged ).

  1. Commination : c’est plutôt le constat d’échec de l’évolution de l’humanité et la manifestation naturelle ou sociétale d’une communauté qui dégénère.
  2. The Procession : une sorte de métaphore du passage de la vie vers la mort en imaginant un individu contemplant une sorte de cortège funeste passant par son chemin.
  3. Until The End : raconte que la tune prévaudra tristement jusqu’à la fin malgré le fait que plein de gens défendent d’autres valeurs.
  4. All These Voices : la schizophrénie à travers un personnage qui raconte ses voix.
  5. 7th sense - Creative Destruction :  met en gloire Shiva, le dieu de la destruction créatrice.
  6. Grey Sky : aborde le génocide rwandais.
  7. No Justice No Peace : traite des injustices en fonction que l’on soit riches ou pauvres.
  8. Submerged : l’histoire d’un gardien de phare en pleine tempête.

Les Liens :

 

Exanimis : Le maître des marionnettes (interview)

  • Le 16/02/2021

Exanimis. Formation du grand-est qui doit autant à la scène death et au prog' qu'aux musiques de films.
En attendant de découvrir "Marionnettiste", un premier album très ambitieux qui sortira en mars 2021, nous vous proposons de faire un peu mieux connaissance avec ses géniteurs, Alexandre Dervieux (chant, guitare), Julien Marzano (Guitare) et Julien Prost (Basse), au travers de cette interview.

Groupe 1


"Nous souhaitons que les gens nous découvrent avec le concept le plus abouti possible, et laisser derrière nous un album qu'on pourra ré-écouter dans quelques années et en être toujours fiers."


Bonjour Exanimis. Ce nom vient du latin. Qu'est-ce qui vous a intéressé dans sa représentation ?
Alexandre (chant / guitare) :
Bonjour Ahasverus et merci de nous consacrer cette petite interview ! Notre nom vient en effet du latin et signifie littéralement "sans vie"... Le but était de trouver un nom qui incarne l'idée d'un être dépourvu de vie ou d'âme, comme peuvent l'être les marionnettes (ce qui rejoint le concept de l'album) et comme le sont les personnages que nous incarnons dans notre premier clip ainsi que lors de nos futurs concerts.

Logo exanimis texture

Le 05/03/2021 sortira "Marionnettiste", votre premier album. Quel public peut-il toucher ?
Alexandre : La plupart des fans de Death Metal ou de musiques extrêmes en général peuvent y trouver leur compte. Bien évidemment, notre musique parlera d'avantage aux fans de groupes comme Fleshgod Apocalypse ou SepticFlesh. Elle pourrait également intéresser les amateurs de musique progressive.
Julien P (Basse) : Je dirais, globalement, les fans de musiques extrêmes, musiques de films et jeux vidéos. Mais il ne faut pas oublier que nous venons du prog et c'est quelque chose qui, je pense, se ressent aussi dans notre musique.

"Notre influence cinématographique vient des films avec lesquels nous avons grandi."


Vous êtes issus de la Music Academy International de Nancy, qui laisse dans son enseignement musical beaucoup d'espace  au cinéma. L'influence de cet établissement a-t-elle été prépondérante sur l'univers d'Exanimis  ?
Julien P :
Sincèrement je ne pense pas, en ce qui me concerne tout du moins. Dans le cursus que nous avons suivi il était surtout question de musiques actuelles ; la musique de film au sens où on l'entend n'y était pas enseignée, ce qui ne nous a pas empêché d'étudier les partitions de compositeurs célèbres comme Elfman ou Shore, qui sont des sources d'inspiration quasiment illimitées. Mes influences dans ce domaine viennent surtout des films, dessins animés et jeux vidéos qui m'ont énormément marqué.
Alexandre : Étant tous les trois sortis diplomés du cursus "musiques actuelles" de l'école, nous n'avons pas eu la chance d'assister aux cours réservés au cursus "musique de film/musique à l'image". Notre influence cinématographique vient plus des films avec lesquels nous avons grandi, les BO de John Williams, Danny Elfman ou Howard Shore.
Julien M (Guitare) : La MAI nous a surtout apporté les clés pour comprendre l'harmonie et nous a inculqué une rigueur technique pour composer et jouer notre musique.

exanimis

Les compositions sont d'une grande richesse, j'ai d'ailleurs imaginé qu'elles étaient le fruit d'un travail collectif et que leur squelette s'était  étoffé avec  le temps. Pouvez-vous revenir sur  votre processus de création ?

Alexandre : Nos morceaux partent en général d'une idée, d'un concept ou d'une histoire à illustrer. Julien Prost et moi-même nous partageons ensuite la majeure partie de la composition, en commençant toujours par la section Metal (Guitare/Basse/Batterie), puis l'arrangement orchestral vient se greffer dessus, même si avec le temps et l'expérience, les deux sections finissent par progresser de concert pendant le processus d'écriture. Vient pour finir l'écriture des paroles et des lignes de chant.
Julien P : Effectivement c'est un travail partagé, Alexandre et moi avons une manière très différente de travailler mais finalement on se complète . Il préfère partir d'un thème, d'une ambiance ou d'un concept alors que moi je préfère démarrer sur quelque chose de plus concret comme par exemple un riff de guitare, une mélodie ou un gimmick orchestral. Une fois que j'ai une vision globale de ce que je veux, j'y associe un concept.

"Les morceaux s'enchaînent comme une série de visions cauchemardesques."


Un mot justement sur le concept de l'album et sur votre état d'esprit lors de son écriture ?
Alexandre : Le concept global de l'album est l'idée de manipulation, de se faire contrôler par quelque chose de plus grand/puissant que soi, telles des marionnettes ! L'idée est que les morceaux s'enchaînent comme une série de visions cauchemardesques où l'on suit des personnages subissant cette idée. 
Dans "Cogs, Gears & Clockworks" par exemple, c'est le temps qui passe, incarnant la mort qui nous guette à chaque instant, et la peur manipulatrice que cela peut entraîner, qui sont mis à l'honneur. 
 
"Cogs, Gears & Clockworks", le clip, est un vrai mini-métrage autour d'une comptine macabre...
Alexandre : C'était exactement l'idée que nous avions en tête pour notre premier clip ! Nous sommes vraiment très fiers du résultat et du travail qu'ont accompli Tom Capron (le réalisateur) et son équipe. Nous n'avons eu pour l'instant que des retours extrêmement positifs, ce qui n'était pas forcément gagné avec un clip de plus de neuf minutes... 


Le sablier de "Cogs, Gears & Clockworks" a tourné aussi pour vous : "Marionnettiste" représente cinq ans de votre vie !
Alexandre :
Et oui, déjà... C'était sûrement le temps nécessaire pour trouver la ligne directrice du groupe et recruter/rencontrer toutes les personnes qui ont contribué au projet !
Julien P : Cinq ans déjà... J'ai l'impression que c'était hier. Le fait est que trouver le bon équilibre et les bonnes personnes ne fut pas un long fleuve tranquille. Il y a eu quelques périodes d'intenses réflexions, ce qui n'a rien arrangé ! (Rires)  Aujourd'hui nous avons trouvé notre vitesse de croisière et nous sommes très motivés.


"Sur des projets passés il y avait toujours un inconfort à l'écoute de l'album qui m'obligeait à justifier les imperfections comme «alors oui, mais tu verras le mix n'est pas dingue» ou «oui mais on  a du faire vite...». Il était absolument hors de question de réitérer cette erreur avec Exanimis."


L'artwork et les illustrations du livret sont de Loïc Muzy. Quelles orientations lui avez-vous donné ?
Julien P :
Honnêtement pas grand chose, nous lui avons juste fait écouter l'album avec une petite liste de mots clefs pour chaque titre et...c'est tout. Ensuite chaque illustration a été un one shot qui était en parfaite adéquation avec les thématiques des morceaux. Très sincèrement je ne pense pas que d'autres illustrations auraient pu fonctionner aussi bien. On le remercie  mille fois pour le travail accompli.
Alexandre :
Etant plus qu'à l'aise dans le domaine de l'horrifique et du surnaturel, il nous a soumis l'idée de lui donner juste des mots clés pour chaque morceau à illustrer, son imagination faisant le reste !

Pochette 1

Vingt mille euros c'est un budget extrêmement ambitieux pour un  premier opus. Il était impératif de ne renoncer à rien ?
Julien M :
C'est exact ! Nous n'avons fait aucun compromis sur la qualité du mixage et du mastering, ni pour les photos, les costumes ou notre premier clip... Même si toutes ces dépenses ont été réparties sur des années, cela représente un sacré coût... Nous souhaitons que les gens nous découvrent avec le concept le plus abouti possible, et laisser derrière nous un album qu'on pourra ré-écouter dans quelques années et en être toujours fiers.
Julien P :
Sur des projets passés il y avait toujours un inconfort à l'écoute de l'album qui m'obligeait à justifier les imperfections comme "alors oui, mais tu verras le mix n'est pas dingue" ou "oui mais on  a du faire vite...". Il était absolument hors de question de réitérer cette erreur avec Exanimis. Ce que je voulais avec ce projet c'était pouvoir faire écouter un album abouti dont je serais fier sans devoir lire la déclaration des droits de l'Homme avant  ! (Rires) C'est pour cela que rien n'a été laissé au hasard.

exanimis2Un mot sur la place des voix dans l'album : outre le chant death et un chant clair, on compte trois narrateurs et un travail quasi-lyrique des chœurs .
Alexandre : Vous l'aurez peut être remarqué, nous sommes très influencés par Opeth pour l'écriture et le traitement des lignes de chant principales. Je pense que les éléments narratifs viennent en grande partie de la scène "Prog" qui nous inspire énormément et qui est très marquée par ce côté "cinématique" ! Quant aux chœurs, le travail d'Elfman ainsi que les BO orchestrales de jeux-vidéos y sont sûrement pour quelque chose.

"Dans nos lives nous voulons aussi intégrer une certaine mise en scène inspirée du théâtre."


Vous transposerez Exanimis sur scène. A quoi faudra-t-il s'attendre ?
Julien M : 
Alors déjà, nous, avec nos costumes et nos masques sur scène, on s'attend à avoir très chaud ! (Rires)
Nous espérons mettre en avant le côté théâtral autant que possible, et faire ressortir toutes les ambiances que présente notre musique à travers les personnages que nous incarnons. Ca sera donc parfois violent, mélancolique, épique, effrayant, fou... On a vraiment hâte de défendre Marionnettiste sur scène, maintenant !
Julien P : L'idée derrière ça est que nous voulons que les personnes qui viendront nous voir sur scène, n'assistent pas simplement à un concert mais  à un vrai spectacle. Dans nos lives nous voulons aussi intégrer une certaine mise en scène inspirée du théâtre.
exanimis3Merci  Exanimis de m'avoir accordé cet entretien.
Merci à vous et à bientôt.

Chronique d'album : SCARRED (Death Metal et autres), "Scarred" (22/01/2021)

  • Le 22/01/2021

Groupe : SCARRED
Album : Scarred (CD - 22/01/2021)
Genre : Death et plus
Origine : Luxembourg

Par Dam'Aël

Artwork

Le Groupe :

Il était une fois en l'an 2000, dans une contrée lointaine nommée Luxembourg, deux saltimbamques prénommés Laurent et Jeff. Le premier tape et frappe, non pas sur Jeff Dieu merci, mais sur des percussions. Le second astique mieux encore que Cendrillon, le manche de sa basse. Une idée fait son chemin et les met sur la longue route du Métal Francophone ; Puissants de leur fantastique décision, ils créent le groupe de Power Metal REQUIEM...Mais... 

 Crash et Trash ne font qu'un puisque des changements de line-up  amènent le groupe à faire évoluer sa musique vers des champs de bataille beaucoup plus agressifs et sombres allant jusqu'au Death. C'est alors qu'ils décident de changer leur nom. Ils seront désormais à partir de l'an 2004 SCARRED...


SCARRED  est né, et la formation attaque d'entrée de jeu avec la sortie d'un EP "Inner Scars" la même année.

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En 2009, le quintet sort son premier album studio "New Filth Order", un onze titres qui les amène à participer et à remporter l’édition luxembourgeoise du Wacken Metal Battle jusqu'à les propulser à la deuxième place en finale internationale du Wacken 2009. Dès lors les portes de certains festivals s'ouvrent sous leurs pas et notamment le Metal Camp en Slovénie, et la proposition encrée noire sur blanc de faire les premières parties de  Lamb of God, Arch Enemy, Devildriver, Black Dahlia Murder
Deux ans plus tard,  malgré les tournées qui occupent leur temps, ils s'affairent à une nouvelle réalisation et concrétisent le second album "Gaia/Medea" qui sort en mai 2009 sous la bannière magistrale de Klonosphère/Season of Mist Production.                                                                                                                  

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"SCARRED"

L'album :


2020 : année démoniaque à bannir sans doute de tous les calendriers... c'est une année de composition et de création pour SCARRED qui peaufine dans son home studio des sons, encore des sons, et surtout de nouveaux sons pour rendre encore plus identitaire l'album qu'ils veulent offrir à l'histoire de la musique luxembourgeoise et  corrélativement à l'histoire de la musique francophone. Et bien leur en a pris ! Car la galette qui tourne sur la platine depuis des heures échauffe non seulement le système de rotation de mon engin mais aussi et surtout mon engouement pour ces treize titres qui font de cette galette une sorte d'album-concept ! Puisque l'idée est de retranscrire à la fois le vécu subi par les membres du groupe pendant la période qui s'est écoulée depuis le dernier album et de faire évoluer cette ambiance musicale plaquée sur cet objet dur et flamboyant qui sillonne dorénavant le territoire de mon lecteur.

Et si je vous présentais le casting actuel justement :

  • Laurent Kessel - Drums
  • Bertrand Pinna - Bass
  • Yann Dalscheid - Lead Vocals
  • Diogo Bastos - Guitar and Backing Vocals
  • Vincent Wilquin - Guitar and Backing Vocals

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Scarred par Lugdivine Unfer
S'il a été scotché sur le front de SCARRED le post-it de Death Metal, je puis vous garantir que cet album est un melting-pot musical aux tendances certes death, trash, mais aussi progressives de façon subtile, symphoniques sans en faire trop, cinématographiques sans en surjouer, gamemusicales pour amuser et fédérer les Geek et les Nerds, atmosphériques pour prendre l'air en oubliant nos masques-tauliers, psychédéliques pour s'envoler via notre imagination dans des terrains utopiques, éclectiques c'est sûr ! Sur fond de modernité ! Et oui les protagonistes de SCARRED sont jeunes.

Et si on allait explorer sans plus tarder ces treize propositions ?

"Sol"

61 secondes qui aiguisent notre curiosité. Où Scarred veut-il nous amener?

"Mirage"

Mirage ou plutôt découverte de leur univers. Ce titre est à la fois puissant et mélodique qui, d'après la formation crée le pont avec les albums précédents. Ma pensée s'en est allée très vite vers le monde des Nerds et des Geeks de jeux video car cette musique pourrait s'inscrire parfaitement dans un de ces jeux qui n'en finissent plus tant les rebondissements sont nombreux. Le ralentissement du tempo à mi-course, donnant même un côté progressif voire cinématographique, pourrait faire divaguer sur un ralenti de cinéma... A noter une double pédale qui dès le début de la composition, mitraille en un flot record, sa horde de projectiles. Belle entrée en matière.

"A.D...Something" 

Ambiance beaucoup plus trash et lourde que la voix rauque de Yann complète à merveille et sans concession afin d'assombrir ce tableau brutal et violent. Un monstre musical qui écrase tout sur son passage et qui confirme l'évolution de la formation. Le duo guitare/basse assène des rythmiques bien pesantes, violemment fouettées par la batterie qui ne reste pas en marge de la scène.

"Chupacabra"

Un pied dans la culture populaire du Mexique, un autre dans le Nu Metal, les scarred boys s'amusent à visiter à la perfection nombre d'univers musicaux du Metal. Maîtrise parfaite de chaque instrument qui livre une rythmique cohérente et particulièrement bien travaillée, sur laquelle la voix plaque à terre et sans merci, des vocalises scalpantes et tranchantes.

"Prisms"

Prisms est un morceau de transition, instrumental. Il y en a quatre au total si l'on compte l'intro. La formation nous propose un voyage plutôt oriental aux sonorités d'un dobro (je laisse le groupe nous confirmer ou infirmer cette information). Ce titre, comme "Mirage" a fait l'objet d'un video-clip, vidéo totalement inspirée par le visuel du CD réalisé par Drazen Medakovic, mettant en animation le travail cérébral qu'amènent confusion mentale, réflexion, interrogation ; un bouillon neuronal qui fait mal mais qui s'ouvre vers une solution, la lumière, savamment illustrée par un passage en noir et blanc à celui à peine coloré (1'23) des images, qui s'amplifie (1'38) pour faire surgir la lumière libératrice timide au départ puis de plus en plus flamboyante, battant au rythme d'un coeur salvateur. 

"Merry Go Round"

Un round à la fois catchy et mélodieux qui génère un headbanging général tant il est fédérateur. Les claviers sont un plus dans ce titre qui dénote la capacité du groupe à diversifier ses compositions et à étendre son panel. Le final est particulièrement doux  (corroborant parfaitement l'information pré-citée)  et manifiquement interprété par des choeurs superbes : "Don't save now" (sauf erreur de ma part). A noter que le chant est presque clair, une alternance de screaming discret et de voix claire bien rauque.

"Nothing Instead"

On confirme les compositions super travaillées et nuancées et un chant plus que maîtrisé. Le jeu de batterie est un martèlement quasi-incessant qui laisse supposer un entrainement de marathonien pour Laurent. Des ponctuations très douces donnent un coup de fraîcheur parmi ce flot de screams et notamment le solo de guitare très délicat dans une structure de brutes ou presque...

"In Silent Darkness"

C'est une nouvelle transition, toujours instrumentale , une orchestration qui s'amorce sur une intro jouée par la six cordes, un écho dans ce noir silencieux, propice à la réflexion, plus encore à une introspection... La batterie interrompt ce moment de calme et martèle en contre temps dans une rythmique hyper bien ciselée. Les guitares et la basse font exploser le titre par des riffs recherchés. Aucun doute, les ambiances et nuances sont au menu de "In Silent Darkness". Excellent morceau qui génère un véritable coup de coeur.

A.H.A.I.A."

SCARRED aurait-il obtenu les trois A longtemps recommandés ? C'est au fond du gouffre, dans un univers plus que sombre, que les cinq gaillards nous attirent dans leur texte. Impressionnant changement de rythme et surtout de style qui embarque dans une sorte de rituel shamanique, capable de nous donner cette capacité à trouver les solutions pour reprendre pied. D'abord psychédélique , ce rituel laisse place à " un véritable rouleau compresseur de graves et de double pédale, symbolisant le caractère à la fois hallucinatoire et intensif de ce genre d’expérience. Une fois le rituel terminé, on se retrouve seul pour réfléchir à ce qu’on vient de vivre en contemplant la lune (LUA) au milieu de la forêt" (dixit Yann dans  SCARRED fait peau neuve - (interview)) 

"Lua"

C'est la basse qui ouvre le bal sur ce nouvel instrumental invitant de somptueuses guitares à entrer dans la dance. On tend à croire et à supposer que  la résolution des problématiques antérieures a été enfin trouvée. Un doux moment aux couleurs musicales encore une fois différentes et variées. SCARRED serait-il le peintre de la musique 2021?

"Dance Of The Giants"

Même si les notes de l'introduction de ce morceau sont une suite évidente de l'instrumental précédent, cette dance de géants amorce le pas vers une lourde,très lourde ambiance dont chaque pas est martelé par la batterie, suppléée par des guitares peu rassurantes qui enfoncent le clou. Mais rassurez-vous la lumière est au bout du tunnel avec ce final rempli d'espoir.

"Pétrichor"

Tout s'éclaircit y compris le chant de Yann. Tout laisse à penser que les problématiques traitées dans les textes de SCARRED ont trouvé leur solution et que la voix claire ouvre sur une même voie très nettement éclaircie au bout de ces quelques cinquante-six minutes. La fin s'installe sur des vibrations positives celles d'une étape gagnée et d'une évolution indéniable pour SCARRED.  

"Yours Truly"

C'est par un joli REQUIEM que SCARRED nous salue, dans des sonorités d'orgue moderne. Je soupçonne SCARRED d'être capable de nous faire un futur final à la mode Gospel...Tant leur talent est évident.

Scarred logo 2020

A savoir :

La musique de SCARRED a été enregistrée par SCARRED et PATRICK DAMIANI.
Le mixage a été aussi confié à PATRICK DAMIANI du TIDALWAVE STUDIO (Karlsruhe, Allemagne ) alors que le mastering a été assuré par ROBIN SCHMIDT du 24-96 MASTERING (Karlsruhe, Allemagne). Le superbe artwork est une réalisation de DRAZEN MEDAKOVIC qui a su mettre en avant la problématique exprimée dans les textes, le cheminement qui a été nécessaire afin d'y apporter des solutions et le sentiment d'une issue salvatrice et positive.
L'album sort sous le label KLONOSPHERE avec une distribution physique prise en mains par SEASON OF MIST
Quant à la distribution numérique, elle a été confiée à THE ORCHARD.


Quelle est la cicatrice laissée par SCARRED après l'écoute attentive de ce nouvel album "Scarred" ?

Je ne vais pas y aller des par quatre chemins et encore moins par des chemins de traverse, ce nouvel opus des Luxembourgeois est une excellente réalisation artistique.

Bien foutu (oui j'me lâche), bien cousu, bien dodu, bien poilu,

Bien chiadé, bien fouillé, bien travaillé,

Très recherché, très varié, très soigné

Bref vous l'avez compris, sans faute il faut écouter! 

Grand succès leur souhaiter car c'est largement mérité.

Et c'est forcément gagné au vu de la qualité délivrée.

Une galette gourmande à déguster !

Laissez-vous gagner, livraison à domicile assurée !

Cet album est une pièce maîtresse qui démontre le talent de ces cinq garçons, leur capacité a trouver des mélodies variées et  d'une efficacité redoutable. Le travail des musiciens est surprenant de qualité qu'il faut saluer au passage. Leurs influences pouvant être très différentes créent cette magie de diversité. Aucune monotonie ni ennui lors de l'écoute de ces treize titres qui avoisinent presque l'heure. On remet le couvert sans aucune hésitation tant pour les fans de Death que ceux qui ne sont pas forcément adeptes. Une belle ouverture d'esprit, un beau voyage aux lueurs d'espoir. C'est évidemment ce qu'il nous faut pour 2021...

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Les liens :

Auré (AKIAVEL) : interview of a warrior

  • Le 14/12/2020

Technical, inspired image, and imagination.
Last February 2020 death metal band Akiavel launched “V”, a first out of norms album. A string of video clips followed, each better than the next.
End of the year just coming in and having understood that Akiavel is already preparing some new sweets, we went to meet Auré, its lead growl singer.

By Ahasverus - English translation by Matthieu Horrent.

 

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Photograph : Mr Cana Photography


“Everybody pulls each other up. It’s an Akiavel’s law!”


Hello Auré. Did your father make you discover metal ?
Auré :
Hi Ahasverus! Yes we can say that this man made me discover metal. I grew up into hard rock, my father made me sang when he played guitar. Afterward, while in metal, I made my way following my instinct! We didn’t have internet access like nowadays, so I collected magazines like “Rock Hard” or “Metallian”, I went to concerts a lot to build me a culture.

You have been quickly fascinated by extreme metal and death metal…
Absolutely! Due to several metal gigs in Amiens, I quickly found which music style made me vibrate: Death metal ! Its spirit, the pit, lyrics, guitars riffs… Singing came later to me because I didn’t think a woman could handle a microphone in such a music style! When I listened to albums with female growl singers I knew it was possible !

With the help of Julien Truchan (Benighted)…
Yes! That’s true ! He made me discover female growl singers bands !

Year 2018. You explain to Nonoise Nogood: “I make music for around 10 years. I went through several projects but they never were mine. Each time I replaced a singer. This time, something new is maturing…” How did you approach this new step ?
Akiavel is my baby. An identity built through the five of us. It’s the most important project in which I’ve been integrated, the most serious and the strongest in friendship. We have each our own role in addition to our instruments. Everything was built naturally, real osmosis !

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Photograph : Mr Cana Photography

Akiavel is very much like a family affair: your buddy Julien Truchan does a featuring on “V”, Cynthia who is the former bassist of the band T.O.Y.S appears in one of your videos, and also Sébastien Camhi and his famous Artmusic’s studio…
That’s it ! We all have our own circle of friends, all have mastered talents. We love this kind of family, we stay close to those who deserve to improve their own art. With some partnerships, we have all positive motions. Everybody pulls each other up. It’s an Akiavel’s law !

I also love Akiavel’s image very much, which is developed by Mr Cana Photography, another faithful people of your bans.
Yes ! Mitch (Mr Cana) used to play with Jay at a time. They are close friends, so are we now the four of us. We immediately have been hooked to his photo style and asked him to make our first video clip. It was a success! Exactly what we were looking for! He’s listening, has the equipment and has great ideas which we don’t think about! Now, Mitch and Mimi can make videos with Mr Cana Productions structure.

They have been able to shoot our last clip “Kind of Requiem” with the help from Geo and William. We wish them great success ! They are truly extraordinary people, humanly, in work, and friendliness !


“We didn’t rest on our laurels! We won’t be ground down by this virus!”


Apart from Clisson’s Off festival, did COVID-19 prevent you to defend the album ? Did the situation affect you ?
We all have been frustrated due to this forced stop… Like all bands, and I also think about gigs promoters and venue which would welcome events… Unfortunately, it’s like that, we have to deal with it. Regarding Akiavel, we have decided to continue with the news. We didn’t come to a halt for once even if lockdown could force us to do so. OK, we could neither play nor rehearse, but we thought about how to make Akiavel continue to live. That’s why we naturally composed a brand new album. When you’re passionate you do not stop. We love our band. Nothing will stop it. During this forced pause, we had the chance to answer to many interviews, taking part in metal video broadcasts. The second album is at its composing end, the recording date is fixed, we have decided what will be the visuals and the subject, set up the next videos’ dates. We also planned a surprise in the news of Akiavel before the end of 2020! We didn’t rest on our laurels! We won’t be ground down by this virus !

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Photograph : Mr Cana Photography

You sing for around 15 years. Can you tell us about your voice and the place it occupies in your life ?
The voice is an everyday job. I do breathing exercises, some vocalizations. I also work on my concentration.
Saturated vocals are for studio, rehearsal, or concerts. About such, there are few more exercises, some days before in order to be ready right in time. Including in diet and lifestyle. For example, I avoid anything that is acidic, too greasy, and I do more meditation to stay focused. Self-confidence, when you’re at the microphone, is paramount. I quit smoking, dramatically reduced alcohol and coffee. You can’t change your vocal cords like you change a string on a guitar. So we have to take care of it every day to keep the voice’s grain and the punch !

You do your own lyrics. In “V”, you’ve been inspired by “Les cinq blessures de l’âme“ (The five wounds of the soul) by Lise Bourbeau. Is writing important to you ?
Totally! This book explains that we all suffer at least one of these five wounds. I proposed to expose those wounds like this: five sides executioner, five sides victim. Next, push to the extreme each story. Some of them are very personal experiences.
Research, reading books, watching videos about the subject covered is my main working part into Akiavel. It’s when I know something at my fingertips that I can let my artistic mind write. And when I listen to Chris’ compositions which are sent by Jay and Mitch, ideas of placing come naturally. I just need to be alone when I have my headphones. While working on lyrics, I’m in the zone.

Growling isn’t the better style to taste the lyrics of a song. Isn’t it frustrating ?
Not at all! Lyrics I write are meant to be screamed. I try to bring out rage, torture, things that make us weird… I also try to find words or sentences which can be repeated in my lyrics. Due to such, I could see the public singing at the same time! That was just awesome ! If people who are listening to us are curious to read my lyrics, they all are written in our album !

I found out that you’re interested in fortune-telling and runic divination ?
Absolutely! It’s very personal. I’ve always been interested in occult sciences, metaphysics. My philosophy of life is governed by the Toltec agreements. Fortune telling is something I wanted to develop, I like it very much. Runic divination is another approach, I am a fan of Nordic mythology, the history of the Vikings fascinates me !
I was interested in runes because of their fabulous mystic and historical side! It talks to the soul a lot.

Your second album is on its way. What can you tell us about it ?
Not many at this time ! (Laughs)
The main subject will be… bloodier! Still a hidden message on the backside of the album, visual is almost done, stories for two next videos have been written…
Release party will take place at La Maison Hantée in Marseille.
We keep some surprises !

A big thank you, Auré, for your welcome and your kindness.
Thanks to you Ahasverus for your support and interview proposal! It was a pleasure to take part in it !
Also thanks to all readers, followers, supporters, and those who are sharing news and things! I still maintain that without all of you, we do not exist! We all have faith to see you on stage !


LINKS :

https://www.facebook.com/Akiavel/
https://open.spotify.com/artist/14M2CyExjuwWrJlJGYvg6T:
https://shop.season-of-mist.com/band/akiavel/
https://twitter.com/AkiaveL?s=09
https://www.instagram.com/akiavel/?hl=fr
https://www.youtube.com/channel/UCY52nn6ZxtfjlxYTPDWjSvA?view_as=subscriber

Photographs & videos : Mr Cana Photography. 
http://www.mrcana-photography.com

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Auré (AKIAVEL) : L'interview d'une guerrière

  • Le 08/12/2020

Technique, inspiration, image et imagination. En février 2020 le groupe de death Akiavel lançait "V", un premier album d'un niveau hors norme.
Une ribambelle de clips, tous plus soignés les uns que les autres, suivait.
La fin de l'année arrivant, ayant cru comprendre qu'Akiavel nous préparait déjà de nouvelles douceurs, nous sommes allés voir Auré, sa growleuse en chef.
Elle nous répondait en deux temps trois mouvements. Une guerrière, Auré, pas le genre à se laisser abattre par un petit confinement.

Par Ahasverus

Mr cana

Auré par Mr Cana Photography

"Tout le monde se tire vers le haut. C'est une des lois d'Akiavel !"

Bonjour Auré. C'est ton père qui te fait découvrir le métal ?
Auré :
Salut Ahasverus ! Oui on va dire que cet homme m'a mis un pied dedans.
J'ai grandi dans le Hard Rock, mon père me faisait chanter quand il prenait sa guitare. Ensuite, dans le metal, j'ai fait mon chemin en suivant mon instinct ! On n'avait pas encore accès à internet comme maintenant, donc je collectionais les magazines style "Rock Hard" ou "Metallian", je sortais beaucoup en concert pour me faire une culture.


Tu es rapidement fascinée par le métal extrême et le chant death...
Auré : Absolument ! Grâce à plusieurs concerts de metal à Amiens j'ai vite trouvé le style qui me faisait vibrer : le Death ! L'esprit, le Pit, les textes, les riffs,...
Le chant est venu un peu plus tard à moi, car je ne pensais pas qu'une femme puisse prendre un micro dans ce style ! C'est quand j'ai écouté des albums avec des growleuses que j'ai vu que c'était possible !


C'est grâce à Julien Truchan (Benighted)...
Auré :
Oui c'est vrai ! C'est lui qui m'a fait découvrir des groupes de growleuses !

2018, Akiavel. Tu expliques à Nonoise Nogood : "Je fais de la musique depuis un peu plus de 10 ans, j'ai traversé plusieurs projets, mais qui ne m'ont jamais appartenu. A chaque fois je reprenais derrière un chanteur. Cette fois quelque chose de nouveau est en train de se mûrir..." Comment abordes-tu cette nouvelle étape ?
Auré :
Akiavel c'est mon bébé. Une identité construite parmi nous cinq. C'est le projet le plus important que j'ai pu intégrer, le plus sérieux, le plus fort en amitié. Nous avons chacun notre rôle à jouer en plus de nos instruments. Tout s'est fait naturellement, une vraie osmose !

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Akiavel par Mr Cana Photography

Akiavel ressemble fort à une affaire de famile : ton pote Julien Truchan qui fait un featuring sur "V", Cynthia l'ex-bassiste de T.O.Y.S. qui apparaît dans vos clips, ou encore Sébastien Camhi et son fameux studio Artmusic...
Auré :
C'est tout à fait ça ! Nous avons chacun notre cercle d'amis, tous ont des talents maîtrisés. Nous aimons ce côté "famille", nous restons proches de ceux qui méritent de grimper dans leur art respectifs. Et en faisant quelques partenariats nous avons respectivement des mouvements positifs. Tout le monde se tire vers le haut. C'est une des lois d'Akiavel !

J'aime aussi beaucoup l'image d'Akiavel développée par Mr Cana Photography, un autre fidèle de la bande.
Auré :
Oui ! Mitch (Mr Cana) jouait avec Jay a une époque. Ils sont très amis, et maintenant nous quatre également. Nous avons de suite accrochés a son style de photos, et nous lui avons demandé de tourner notre premier clip. Ça a été un succès ! Exactement ce qu'on recherchait ! Il est à l'écoute, possède le matériel, a des idées géniales auxquelles on ne pense pas toujours !

Maintenant Mitch et Mimi peuvent tourner des clips sous Mr Cana Production. Ils ont pu tourner notre dernier clip "Kind of Requiem" avec l'aide de Geo et William. On leur souhaite une grande réussite ! Ce sont des personnes vraiment extraordinaires humainement, dans le travail, et amicalement !

"On n'a pas dormi sur nos lauriers ! On ne se laissera pas abattre par ce virus !"

A part le Off de Clissons, le COVID-19 vous a empêché de défendre l'album. Est-ce une situation qui t'a affectée ?
Auré :
Nous avons tous été très frustrés de cet arrêt forcé... Comme tous les groupes, et je pense aussi aux orgas de concerts et lieux qui devaient accueillir des événements... Malheureusement c'est comme ça, on doit faire avec.
En ce qui concerne Akiavel nous avons décidé de continuer l'actualité. On ne s'est pas mis en pause un instant même si le confinement pouvait nous forcer à le faire. Ok, nous ne pouvons pas jouer, ni répéter, mais nous avons réfléchi à comment continuer à faire vivre Akiavel. Et c'est tout naturellement que nous avons composé un deuxième album. Quand on est passionné on ne s'arrête pas. Nous aimons notre groupe. Et rien ne l'arrêtera.
Durant cette pause forcée nous avons eu la chance de répondre à beaucoup d'interviews, a participer a des émissions métal en vidéo. Le deuxième album est en fin de composition, la date d'enregistrement est fixée, nous avons décidé le visuel et le sujet, prévu les dates de prochains clips. Nous avons aussi prévu une surprise dans l'actualité d'Akiavel avant la fin de l'année 2020 ! En gros on n'a pas dormi sur nos lauriers ! On ne se laissera pas abattre par ce virus !

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Auré par Mr Cana Photography
Tu chantes depuis près de quinze ans. Peux-tu me parler de ta voix et de la place qu'elle occupe dans ta vie ?
Auré :
La voix c'est un travail de tous les jours. Je fais des exercices de respiration, quelques vocalises. Je travaille aussi sur ma concentration.
Le chant saturé se passe en studio, en répète ou en concert. Pour ça, il y a quelques préparations à faire en plus, quelques jours avant pour être prête à temps. Y compris dans l'alimentation et  le mode de vie. Par exemple j'évite tout ce qui est acide, trop gras, et je fais plus de méditation pour rester concentrée. La confiance en soi quand on est au micro c'est primordial. J'ai arrêté de fumer, réduit considérablement l'alcool et le café. On ne peut pas changer ses cordes vocales comme on change une corde sur une guitare. Donc on doit en prendre soin au quotidien pour garder le grain et la pêche !

Tu écris tes textes. Dans "V" tu t'es inspirée des cinq blessures de l'âme de Lise Bourbeau. C'est important l'écriture pour toi ?
Auré :
Complètement ! Dans ce livre il est expliqué que nous souffrons tous d'au moins une de ces cinq blessures. J'ai proposé l'idée d'exposer ces blessures comme tel :  cinq côtés bourreau, cinq côtés victime. Ensuite, pousser a l'extrême chaque histoire. Certaines d'entre elles sont des expériences très personnelles.
La recherche, lire des livres, regarder des vidéos sur le sujet qu'on traite, c'est le plus gros de mon boulot au sein d'Akiavel. C'est quand je connais quelque chose sur le bout des doigts que je peux laisser mon esprit artistique écrire. Et quand j'entends les compos que Chris,  Jay et Butch m'envoient, les idées de placements se font très naturellement. Il me faut juste être seule quand j'ai le casque sur les oreilles. Quand je bosse sur l'écriture, je suis dans ma bulle...

Le growl n'est pas le style qui permet le mieux de goûter les paroles d'une chanson. Ce n'est pas frustrant quand tu y songes ?
Auré :
Du tout ! Les textes que j'écris sont faits pour être hurlés ! Haha ! J'essaie d'y faire ressortir la rage, les tortures, les choses qui rendent fou... J'essaie également de trouver des mots ou des phrases qui se répètent dans mes textes, grâce à cela j'ai pu voir un public en face de nous qui chantait en même temps ! C'était juste génial ! Et si les gens qui nous écoutent sont curieux de lire mes textes, ils sont tous affichés sur notre album !

J'ai découvert que tu t'intéressais à la cartomancie et à la divination runique ?
Auré :
Oui complètement ! Cela est très personnel.  J'ai toujours été attirée et fascinée par les sciences occultes, la métaphysique. Ma philosophie de vie est régie par les accords toltèques. La cartomancie, c'est quelque chose que j'ai eu envie de développer, ça me plaît beaucoup. La divination runique est une autre démarche, je suis fan de la mythologie nordique, l'histoire des vikings me fascine !
Je me suis intéressée aux runes car c'est le côté mystique et historique qui est fabuleux ! Cela parle beaucoup à l'âme.

Votre deuxième album est en préparation. Que peux-tu nous en dire ?
Auré :
Peu de choses pour le moment ! (Rire)
Le sujet sera beaucoup plus... sanglant ! Toujours un message caché sur l'arrière de l'album, le visuel est quasiment au point, les histoires des deux prochains clips sont écrits...
La release party se passera à la Maison Hantée à Marseille.
On vous laisse les surprises !

Un grand merci, Auré, pour ton accueil et ta bienveillance.
Auré :
Merci à toi Ahasverus pour ton support et pour m'avoir proposé cette interview ! C'était un plaisir d'y répondre !
Merci également à tous ceux qui la liront, a ceux qui nous suivent, nous soutiennent et qui nous partagent ! je continue à dire que sans vous tous, nous n'existons pas ! On espère bientôt vous voir sur scène !


Les liens :

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Les photographies et vidéos présentées dans cette publication sont signées Mr Cana Photography. Nous le remercions pour son aimable autorisation.
http://www.mrcana-photography.com

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Chronique d’Album : AKIAVEL (Thrash Death), V (2020)

  • Le 16/03/2020
Groupe : Akiavel
Album : V (2020)
Genre : Thrash Death
Origine : Toulon

 

Le Groupe :
  • Akiavel est un groupe de Thrash Death formé en 2018.
  • Ses membres ont traversé différentes formations, essentiellement dans la région PACA :
    - Indust et Antropofago pour Auré (chant),
    - AcoD pour Chris et JB (guitares),
    - Scornless, Positive Agression, In Heaven, Poste 942, Scarlean pour Jay (basse),
    - Witchkraft, Prickly Pear, Inner Disorder pour Butch (batterie).
  • A propos de la formation d’Akiavel, JB expliquait à Metal France :
    “Ça doit faire dix ans qu’on se croise les uns les autres aux concerts et autres rendez-vous de métalleux. Quand Chris et moi nous sommes séparés de notre ancien groupe, on voulait continuer et, surtout, travailler avec des gens qu’on avait appréciés.”
    (
    https://metalfrance.net/akiavel-25-10-2018/)
  • Le nom du groupe s’inspire de celui du penseur italien Machiavel.
  • Akiavel sort son premier EP en 2018. Il est décrit ainsi par Soil Chronicles :
    “Akiavel et son EP éponyme sont déjà au sommet avec trois titres méchamment biens construits.”
    (https://www.soilchronicles.fr/chroniques/akiavel-akiavel)
  • En juin 2019 Akiavel joue au Hellfest Off de Clisson. Il est rejoint pour deux titres par Stéphane Buriez.
  • Début 2020, Akiavel présente son nouvel album. Il s’intitule...

“V”

L’Album :
  • “V” propose neuf titres ainsi qu’un bonus-track (“Cold”, déjà présent sur l’EP) pour une durée de quarante et une minutes.
  • Il a été enregistré par Sebastien Camhi au Studio Artmusic.
  • Le titre “V” s'inspire des cinq blessures de l'âme, la trahison, le rejet, l'abandon, l'humiliation et l'injustice, telles que les définit l'écrivaine Louise Bourbeau, spécialiste du développement personnel. Auré s’expliquait sur cette thématique :
    “J'ai eu l'idée de prendre ces cinq blessures et de les travailler en deux parties : côté bourreau et côté victime. ”
  • L’artwork de “V” est signé Raf The Mighty. Vous retrouverez ses contributions sur TOO MANY SKULLS (by Raf The Might).
  • Julien Truchan, de Benighted, partage le chant avec Auré sur le morceau "I & Me”. Benighted n’est d’ailleurs pas pour rien dans la carrière d’Auré, ainsi qu’elle nous l’expliquait dans une interview :
    “J'avais la vingtaine. Je fréquentais énormément les concerts dans ma région depuis quelques années, et j'étais déjà amie avec les Benighted. Julien (chanteur) m'a demandé un jour si ça me brancherait d'être à mon tour sur une scène, je lui ai répondu que j'adorerais faire du chant, mais je suis une fille, donc c'est impossible. Il m'a ensuite fait découvrir des groupes comme Sinister où une femme était au micro. Ça a fait tilt ! J'ai acheté le micro et le petit ampli dans la foulée !”
  • The Witness” est le premier titre choisi par Akiavel pour illustrer son album.
  • Certains d’entre vous auront reconnu, dans le rôle de la victime d’Akiavel, Cynthia, l’ex-bassiste des TOYS - Take Off Your Shirt. On la retrouve également dans leur clip “My Lazy Doll”.
Ces données objectives énoncées, voici maintenant...

 

Notre Avis :
Après un EP livré façon blitzkieg, Akiavel revient avec un album qui marque le début réel de la conquête.
Fortement armé, “V” enfonce les premières lignes avec dix pélots de Death Mélodique. Il est riche et regorge de détails qu’on découvre au fil des écoutes. Le parcours des musiciens explique la qualité de l’interprétation. Les growls puissants et agressifs d’Auré savent à l’occasion se muer en une voix claire qui dévoile de possibles perspectives. Son duo avec Julien Truchan est une réussite, alors que je n’aurais pas misé un kopeck sur le mariage de deux voix Death dans une même chanson. Avec "V", Akiavel nous en met plein la gueule, et son songwriting inspiré annonce la couleur : il est enfouraillé, déterminé, et a les biscuits pour tenir longtemps.
“V” est un grand premier album, découvrez-le ! Quant à nous, on n’attend plus qu’une chose : que ce p*** de coronavirus retourne dans le cul du pangolin qui l’a vu naître pour qu’on puisse enfin se confronter à la puissance de feu des Toulonnais sur scène.

 

Les Infos Utiles :
Akiavel est sur Facebook :
https://www.facebook.com/Akiavel/
Akiavel sur Spotify :

https://open.spotify.com/artist/14M2CyExjuwWrJlJGYvg6T
Akiavel - merchandising :

https://shop.season-of-mist.com/band/akiavel/

Concerts : Compte tenu du contexte, suivez la page du groupe.


 

AKIAVEL (Thrash Death) : Juste avant le Rush

  • Le 08/02/2020
Formé en 2018, Akiavel fait partie de ces jeunes groupes qu’on découvre avec stupéfaction, tant il est évident dès les premières minutes de la première écoute que leur maîtrise du Metal est nettement supérieure à ce que ne laissait augurer une si jeune existence. Cette formation, dont le niveau était souligné par les critiques dès le premier EP, revient avec “V”, un album en Thrash Death trempé, qu’on trouvera dans les bacs dès le 20/02/2020.
Nous avons eu la chance de pouvoir lui poser quelques questions avant le rush que ne manquera pas d’occasionner à leur portillon la sortie de cet opus. Voici l’interview d’Akiavel...
AKIAVEL par Mr Cana Photography.
 
     "Nous avons eu une chance inouïe de nous trouver 
sur le même chemin au même moment."

Bonjour Akiavel. Commençons par un saut de puce dans le passé : premier album acheté ?
Auré (chant) :
Salut Ahasverus ! Alors, excellente question, impossible de me rappeler le premier album acheté, il me semble que c'était “Inhale/Exhale” de Nasum ou “The Bleeding” de Cannibal Corpse ! Par contre le premier qui m'ait marqué, j'avais quatroze ans, c'est mon père qui me l’a donné : le Black Album de Metallica
Chris (guitare) : Moi c’était “No Prayer for the Dying” de Iron Maiden, une référence !
Jay (basse) : Et moi “Too Fast for Love” de Mötley Crüe, que j’adore toujours autant.

 

Premier concert auquel vous assistez ?
Chris :
Iron Maiden au Bol d’Or, si ma mémoire ne me fait pas défaut.
Jay : Un groupe de Hardcore local dont je ne me souviens plus du nom, mais je me souviens que c’était super... (Rires)
Auré : Dorothée quand j'étais en maternelle ! (Rires) Plus sérieusement dans le Metal c'était un groupe de Grind local d'Amiens (80) qui s'appelait DSK (Disruption of Soul and Kind), et la première grosse scène c'était Napalm Death il me semble...

 

Premier contact avec un instrument de musique ?
Auré :
J'ai essayé de taquiner la guitare étant enfant, mais je voulais faire de la batterie... Haha ! C'est à mes vingt ans que j'ai acheté un micro pour la première fois, les voix Death me fascinaient tant que j'ai voulu m'en sentir capable. J'ai bossé dans mon coin pendant deux ans avant qu'un groupe ne me donne la chance de faire partie de la bande.
Chris : De mon côté, c’est la guitare vers mes quinze ans, chez un pote.
Jay : Moi ce fut à douze ans, chez un ami également.

 

AKIAVEL par Mr Cana Photography.

Qu'est-ce qui ensuite décide votre carrière artistique ?
Auré :
Perso, ma principale influence et ce qui a “déclenché” ma carrière de chanteuse est un souvenir gravé dans ma mémoire comme si c'était hier ! J'avais la vingtaine. Je fréquentais énormément les concerts dans ma région depuis quelques années, et j'étais déjà amie avec les Benighted . Julien (chanteur) m'a demandé un jour si ça me brancherait d'être à mon tour sur une scène, je lui ai répondu que j'adorerais faire du chant, mais je suis une fille, donc c'est impossible. Il m'a ensuite fait découvrir des groupes comme Sinister où une femme était au micro. Ça a fait tilt ! J'ai acheté le micro et le petit ampli dans la foulée !
Chris : Aujourd’hui, ce ne sont que les autres membres du groupe, avec lesquels nous échangeons énormément et avons un fonctionnement très démocratique, qui drive nos choix, donc globalement ce sont nos envies et notre intuition collective qui nous font avancer dans telle ou telle direction !
Jay : Je dirais que la passion conditionne tous nos choix, un tel projet ne peut pas exister sans profonde passion !

 

AcoD, Antropofago, Indust, Scarlean, Inner Disorder... Vous arrivez tous de différents groupes. Qu'est-ce qui vous a réunis sur Akiavel ?
Chris :
L’envie de faire une musique qui nous plait avant de vouloir composer des morceaux qui suivent la “tendance” actuelle… A la réflexion, nous avons eu une chance inouïe de nous trouver sur le même chemin au même moment, tout le monde était en pause de groupe ou en phase de départ. Créer Akiavel s’est vraiment fait de façon naturelle, et l’alchimie a opéré rapidement ! Quand j’y repense, si on m'avait prédit la tournure que prendraient les événements, j’aurais simplement souri et tourné les talons !
Jay : Le bon feeling musical et la sincère amitié qui nous lie. Nous avons la chance, enfin, c’est ce que nous pensions, d’avoir trouvé, l’alchimie nécessaire pour pouvoir s’élever, se dépasser individuellement comme musicien et collectivement comme un groupe ! On vous laisse juger du résultat sur l’album !

 

En juin 2019 Akiavel joue avec Stéphane Buriez lors du Off de Clisson. Comment cette opportunité s'est-elle présentée ?
Chris :
L’orga avait proposée à Stéphane Buriez de choisir un ou deux groupes pour jouer deux reprises parmi les formations qui étaient prévues le vendredi, nous avons eu la chance qu’il nous choisisse, et pour les deux morceaux, encore merci Stéphane !
Jay : Jouer avec le “patron” pour notre premier concert, franchement c'était génial ! Stéphane est un gars adorable.
Auré : Cette histoire est complètement dingue ! (Rires) Je ne m'attendais pas à ce qu'un “jeune” groupe comme nous soit sélectionné pour le Off et la belle opportunité de visibilité que ça représente, et, cerise sur le gâteau, avoir la chance que Stéphane soit sur scène avec nous ! En tout cas, cette expérience a été un souvenir incroyable, et le Off du Hellfest un lieu de rencontres fantastiques !

 

Après un EP, vous présentez "V", votre premier album. Un mot sur l'artwork ?
Chris :
J’étais en contact avec “Raf the Mighty” (une référence en la matière) dans le cadre de mon ancien groupe. J’ai donc naturellement repris contact avec lui, on a longuement échangé et, tout en discutant, je lui ai montré et fait écouter notre projet, il a tout de suite accepté de bosser avec nous.
Pour le cahier des charges, on a demandé des visus axés sur une femme, encapuchonnée, triste, on ne sait pas si c’est une sainte ou l’inverse, on te laisse te faire ton avis !

AKIAVEL, V (2020).
Le duo Julien Truchan (Benighted)/Auré sur le morceau "I & Me" envoie du bois. Qu'est-ce qui vous a donné l'idée de les réunir ?
Auré :
Tout d'abord merci ! Julien est, tu l’auras compris, un grand ami depuis de longues années et je lui ai simplement demandé s’il serait intéressé de faire un duo sur notre album, ce qu'il a de suite accepté avec joie ! On s'est penchés sur une de nos compos qui rendrait bien à deux et j'ai écrit les paroles en fonction de son style si particulier !
Chris : Julien fait partie de ces quelques personnes qui, bien qu’ayant fait leurs preuves (et largement !), savent rester humbles et profondément gentilles et bienveillantes. Beaucoup devraient en tirer leçon !
Jay : Oui c’était une évidence de l’avoir avec nous sur l’album, et le résultat est comme nous l’espérions, direct, brutal et efficace.

 

Le titre "V" s'inspire des cinq blessures de l'âme telles que les définit l'écrivaine Louise Bourbeau, spécialiste du développement personnel. C'est un simple fil rouge idéal pour écrire un album de Death, ou vous aviez un réel intérêt pour le sujet ?
Auré :
Absolument! Je m'intéresse énormément à la physique quantique, et j'ai lu des tonnes de livres de thérapeutes. Celui de Lise Bourbeau sur les cinq blessures de l'âme m'a particulièrement interpellé. Les cinq blessures étant : la trahison, le rejet, l'abandon, l'humiliation et l'injustice.
J'ai eu l'idée de prendre ces cinq blessures et de les travailler en deux parties : côté bourreau et côté victime. J'ai soumis l'idée à mes musiciens, ils ont accroché, donc j'ai amené les textes dans ce concept.
 
 
J'ai noté que vous aviez des partenaires et des sponsors. Ça m'amène une question, pour vous qui comptez quelques années de scène au compteur : comment soutenir les groupes dans une société où le public s'est habitué à écouter les albums gratuitement sur les plateformes ?
Chris :
Niveau sponsors, nous avons des partenariats avec Darius Guitarz et sommes également parrainés par Lalite Drums, ces deux luthiers faisant des instruments absolument magnifiques et sur-mesure.
Jay : De mon côté j’ai un partenariat avec Skull strings, et j’adore sincèrement leur cordes ! Et pour les micro, j’utilise SP Custom, qui sont de super professionnels, et surtout des amis.
Pour soutenir les groupes locaux ou nationaux, la meilleure chose à faire est de se déplacer aux concerts, de partager vos vidéos ou impressions sur les réseaux sociaux ! Et puis, il ne faut pas avoir peur de le dire, en achetant les produits dérivés (essentiellement les t-shirts), c’est la principale source de revenus des groupes comme les nôtres !

 

Vos projets dans les prochains mois ?
Auré :
Des concerts ! Maintenant que notre album est en route nous sommes prêts à jouer ! Un troisième clip arrive aussi, avec un concept assez sympa qui parlera aux fans de vieux films d'horreur...
Jay : Parcourir le monde avec Akiavel ; si le public nous le permet, nous sommes impatients de défendre notre album, en France et à l’étranger ! Et, en parallèle, nous continuons à composer pour préparer le deuxième album (nous sommes déjà en train de trier les idées qui se multiplient...).

 

Merci Akiavel d'avoir répondu à mes questions.
Chris :
Merci à toi de soutenir la scène métal et d‘intéresser de près à notre nouveau groupe !
Jay : Merci, et au plaisir de te croiser lors de l’un de nos prochains concerts, 2020 sera plein de surprises avec Akiavel !
Auré : Merci à toi Ahasverus pour ton invitation à répondre à cette interview ! Merci pour ton intérêt et ton support ! Merci à toute l'équipe d’Ahasverus - Métaux en tous genres ! Et surtout merci à ceux qui nous liront ! Sans vous, nous n'existerions pas !
 
        
Infos Utiles :

Akiavel sur Facebook :

https://www.facebook.com/Akiavel/

L’album “V” sera disponible le 20/02/2020. Il est en précommande ici :

https://shop.season-of-mist.com/akiavel-v-cd-digipak?fbclid=IwAR239MMYFSd-t3BjDVdLG9M9Fp77QUsi42N-1kZWj7iny-7mnjU9FPSXG6Q

Akiavel est en concert :
. le 21/02/2020 à Marseille (
la maison hantée)
. le 04/04/2020 à Toulon (
L'Hélice)
Les photographies d’Akiavel sont de Mr Cana photography. Nous le remercions pour son aimable autorisation. Retrouvez-le sur :
https://www.facebook.com/mrcanaphotography/

HATRED DUSK : Parce qu'ils le valent bien ! (interview)

  • Le 02/02/2020
Trente ans après sa création, Hatred DUSK se décide enfin, en novembre 2019, à nous livrer son premier album. Il était temps ! Et leur musique méritait ce témoignage vinylique. Un opus à l’image des Parisiens, direct, sans fioriture, simplement nommé “Hatred Dusk”, fait avec des vrais morceaux de Thrash Death à l’intérieur.
L’occasion était trop belle. Nous en avons profité pour faire un point avec Phil (chant), membre “historique” du groupe, sur son parcours.

 
           

Bonjour Phil. Je te propose pour commencer un petit retour en arrière... Premier album ?
Phil (chant) :
Mes parents m’avaient offert «Back in black» d’AC/DC et «Répression» de Trust en K7. Ça remonte au début des années 80.

 

Premier concert ?
ADX / SQUEALER, le dix mai quatre-vingt huit.

 
Quels chemins t’ont amené à la musique ?
Depuis tout petit j’avais ça en tête. Début 1990, Alain, un pote que j’avais rencontré à la Fnac, m’a dit «si tu veux, j’ai un groupe et on cherche un chanteur !» C’est à ce moment-là que je suis arrivé dans «Babies Thrash», qui allait devenir Hatred Dusk.


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HATRED DUSK par Harknoia

Certains d'entre vous étaient musiciens dès les années 80. Selon vous, quels effets a eu l'arrivée d'Internet sur la musique ?

Internet et les réseaux sociaux permettent aux groupes de partager leur musique et de se faire connaître assez facilement et davantage qu’au début des années 90.

 

Ce premier album, sorti en 2019, je le vois autant comme l'aboutissement du Hatred Dusk de 1989/1996 qui rend aux compositions d'alors le son qu'elles méritaient que comme un nouveau départ. Qu'en dis-tu ?
Oui, c’est possible, si on prend des titres comme Darkness et RATP qui ont vingt-sept ans au compteur (rires), mais les autres compositions ont été écrites récemment. On propose du neuf le plus possible.

 

Dans le clip "Darkness", justement, j'ai repéré notamment Alan Raoul (Hot Hell RooM) dans les chœurs. J'imagine que ce clip "entre potes" s'accompagne de quelques bons souvenirs ?
Exact, lors de la première session d’enregistrement, Alan Raoul - une vieille connaissance de Nico - est venu faire les chœurs sur les titres «Blinded by hate» et «Darkness». On a vraiment passé une super journée ! En plus, vu que notre nouveau batteur Alexis joue aussi dans Hot Hell Room, cela va renforcer les liens entre nos deux formations.


 
L'album "Hatred Dusk" dégage une impression d'authenticité, comme si vous aviez mis vos tripes sur la table, sans trop vous poser trop de questions, laissant parler le plaisir de jouer avant toute autre chose...
On a fait un album pour se faire plaisir avant tout et il exprime la musique qui nous fait vibrer. Hatred Dusk a toujours été, malgré une prédominance du thrash, un groupe où chacun des membres ramène ses influences, sans que le groupe ne donne dans un style particulier.

 

Les critiques que j'ai pu lire sur votre album sont plutôt sympathiques. J'imagine qu'elles confortent votre envie d'en découdre ?
Oui, les critiques sont sympas, et c’est super vraiment d’avoir autant d’avis positifs ! On est bien contents que l’album plaise et on va tout faire pour proposer une suite encore plus réjouissante.

 

Parlons-en de cette suite : vos projets dans les mois à venir ?

Nous pensons déjà voir pour faire quelques dates, car on a un album à promouvoir. Après, nous allons travailler à la composition du deuxième opus.

 

Merci Phil d'avoir répondu à mes questions.
Merci beaucoup pour ton soutien et l’interview. On espère que l’album vous plaira et rendez-vous sur la route !

 
     
Infos pratiques :
Darkness sur Facebook :
https://www.facebook.com/HatredDusk/
Darkness sur Spotify :
https://open.spotify.com/artist/2v76wR3Kyk627JoNhvxvQA
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Les photographies d’Hatred Dusk sont signées Harknoia, que nous remercions pour son aimable autorisation. Retrouvez-le sur Harknoia - Shoot You :
https://www.facebook.com/harknoiashootyou/

Chronique d'album : MORTUARY (Thrash Death) The Autophagous Reign (2019)

  • Le 21/01/2020
Groupe : MORTUARY
Album : The Autophagous Reign (11/2019)
Genre : Thrash Death
Origine : Nancy

 

Le Groupe :
Mortuary est un quintette de Thrash Death fondé à Nancy en 1989 par Jean-Noël Verbecq (basse) et Patrick Germonville (chant).
Un quatre titres, “The Autophagous Reign”, sort en 1994.
Un premier album, ʺHazards of creationʺ, paraît en 1996.
MORTUARY, Nothingless than nothingness (2016)
Suivent ʺEradicateʺ (1998), ʺAgony in redʺ (2003), ʺG.O.D. (Glorify our destroyers)ʺ (2010) et ʺNothingless than nothingnessʺ (2016).
En 2019 Mortuary livre son sixième album, dont je me propose de vous parler...

“The Autophagous Reign”.

 

L’Album :
“The Autophagous Reign” est un onze pistes d’environ quarante six minutes.
Une version Digipack, en édition limitée à cinq cents exemplaires, est agrémentée de trois titres bonus.
L’album est enregistré, mixé et masterisé en Pologne par Hertz Studio (Behemoth, Vader et Decapitated, bien sûr, mais aussi Mariah Carey et les Ramones !).
L'artwork est signé Łukasz Jaszak Design & Photography (Decapitated, Primal Instinct, Vader ou The Vision Bleak. Retrouvez ses travaux ici : https://www.lukaszjaszak.net/albumcovers).
MORITUARY - The Anthropophagous Reign (2019)
Les titres de l’album vont de 1’49 à 7’12.
Du piano et une voix de femme font leur apparition (“Memorial in Vivon”).
Le chant est en Anglais (majoritairement) ou en Français (Monuments, Recycled, Cheptel).
L’album est soutenu par un clip : Delete/Replace
 
Nous n’avons pas (encore) écouté l’édition limitée de cet album.
Faisons maintenant un tour sur...

 

Les Critiques :

 

Notre Avis :
Vous l’aurez compris en lisant ces critiques : “The Autophagous Reign” fait l’unanimité et obtient le prix d’excellence de l’année 2019 avec mention Thrash Death. Toutes ses chansons, qu’elles fassent moins de deux ou plus de sept minutes, passent aussi largement la barre qu’un Renaud Lavillenie à l’échauffement dans une salle de compet’. C’est violent, puissant, salement accrocheur et bien arrangé. Les fans de Death ou de Thrash ne pourront que louer la qualité de la marchandise. Pour les autres, si vous ne devez ranger qu’un opus de Thrash Death dans votre CDthèque, pensez à celui-là, il fera l’affaire.
Indispensable, et tout autant inaltérable !

 

Les Infos Utiles :
Mortuary est actuellement en tournée :
. le 21/01/2020 à Toulouse
. le 22/02/2020 à Fréjus - Monster'S Art - WMC
. le 23/01/2020 à Lyon - ROCK N EAT official(by céd & mike)
. le 24/01/2020 à Salem Le Haillan.

Mortuary est sur Facebook (N’oubliez pas de liker !) :
https://www.facebook.com/mortuarynancy/
L’album sur Bandcamp :
https://mortuarynancy.bandcamp.com/album/the-autophagous-reign
L’album sur Spotify :
https://open.spotify.com/album/55bq0hxwImrWuvortCUQMT

HATRED DUSK (Heavy Thrash) - Hatred Dusk

  • Le 11/01/2020
Groupe : Hatred DUSK
Album : Hatred Dusk (22/11/2019)
Genre : Thrash Death
Origine : Paris

 

Le Groupe :
HATRED DUSK est un quintette de Thrash Death parisien fondé en 1989.
En 1991 il produit sa première démo quatre titres.
Deux autres suivent : Dreadful Visions of the Unknown, élue démo du mois dans l’édition française du magazine Metal Hammer N° 17 ; Brutal Day en 1993.
Si Dreadful s’écoula à environ 200 exemplaires, Brutal Day ne fut jamais commercialisée.
En 1996, HATRED DUSK met fin à ses activités.
Il se reforme en 2016 et sort un premier EP trois titres en 2018 : Blinded by Hate.

 
HATRED DUSK, Blinded by Hate (2019)

 

Côté line-up, la formation se compose actuellement de Phil Dubreuil (chant), Pascal Aubin et Nicolas Pupilli (guitares), Jean-Louis Ribeiro (basse), rejoints en ce début d’année 2020 par le batteur d’Hot Hell Room, Alexis Bersot.
Trente ans après sa création, en novembre 2019, HATRED DUSK sort son premier album, "Hatred Dusk".

L’Album :
Hatred Dusk comporte huit pistes pour environ vingt-sept minutes.
Il a été enregistré et mixé aux Hybreed Studios (Fontenay-Sous-Bois).
Il est paru chez Mystyk prod.
Son artwork est signé par Pascal Aubin, guitariste du groupe.

 
HATRED DUSK, Hatred Dusk (2019)

 

Pour les choeurs, HATRED DUSK a fait appel à quelques amis musiciens. On relève notamment la présence de Marine Ternon ( THORN IN FLESH ) et du bassiste d’ Hot Hell RooM Alan Raoul.
Quatre des titres présents sur les précédentes productions du groupe ont été réenregistres : Welcome to... (dans une version remasterisée), Darkness, et RATP. Ils étaient à l’origine sur Dreadful Visions of the Unknown (1992) ; Blinded by Hate figurait sur l’EP (2018) du même nom.
Le texte de RATP, seul titre en Français, a été remis au goût du jour. A son propos, Phil déclare :
« RATP », notre morceau punk qui parle des contrôleurs avec amour, mais à la base le morceau était un gros délire plus qu’un morceau critique à l’encontre de cette profession – ce qui est assez drôle, c’est que notre bassiste est machiniste à la RATP et quand il est arrivé dans le groupe, il ne voulait pas jouer le morceau en question. ( rires)
Source : http://www.objectiflive.fr/entretien-groupe-hatred-dusk-paris/

Après ces données objectives, voyons maintenant...

 

Les Critiques :

 

Notre Avis :
HATRED DUSK n’est pas du genre qui s’épile les poils sous les bras et passe deux heures dans sa salle de bains pour cacher ses défauts sous une couche de plâtre. Ici on branche, on monte les potards, on fonce et on flingue à tous riffs. C’est garanti Thrash Death fait avec des vraies tripes de musiciens :  pas de fioritures, pas de samplers ajoutés, zéro tromperie sur la marchandise. Il s’en échappe un fumet particulier, comme celui d’un vieux cuir  qu’on avait oublié dans un placard et qu'on a plaisir à retrouver  : un parfum d’authenticité.

 

Les Liens Utiles :