BAD SKIN

Dope Mushroomera (BAD SKIN) - The Leader of The Pack

Hola Chicos ! En 2014/2015 Dope Mushroomera, qui en a marre de rester seule dans son coin à Laval (Québec), colle des affiches dans Montréal pour monter un groupe de Punk-Rock. Elle est rejointe par trois Montréalaises, Cloee M (guitare, back vocals ), Lea D (bass, guitare), puis Caro (drums) . C’est la naissance de Bad Skin. Les “Riot Girls” sortent en mai 2017 un album vindicatif au son garage : Pussy Power”. Bad Skin révèle dans ce LP sa hargne et sa présence, des petits “quelque chose” qui vous indiquent tout de suite que la bannière fleurdelisée du Québec pourrait rapidement flotter au dessus de la planète Punk-Rock. Les gros labels ne s’y trompent pas : en juillet 2017, le quartette est signé par les Américains de Cleopatra Entertainment. Il était temps pour notre micro-fanzine d’aller taper à la porte de ce groupe suffisamment armé et dangereux pour exploser à tout instant à la face du monde. C’est la charismatique Dope Mushroomera qui nous a répondu. Assurément, “she don’t need no balls” !

Bad Skin par BLVCKGOLD


 

Les “Barbies” n'ont jamais été de mon intérêt : je préférais jouer à Super Smash Bross en écoutant du Limp Bizkit sur mon lecteur CD !

Nom, prénom, instruments pratiqués ? Mon nom est Dope, et je suis la chanteuse, guitariste et fondatrice du band Bad Skin, groupe féminin de Montréal.

Dope Mushroomera (Guitare + Chant) par BLVCKGOLD

Quel est le premier album que tu as acheté ? Mes premiers albums achetés, à l'âge de 7 ans, furent “Portrait of an American Family”, de Marylin Manson, ainsi que “Nevermind”, de Nirvana, puis “Punk in Drublic”, de NOFX. Déjà, à cet âge, je demandais à mes parents de m'acheter des CD de Rock ainsi que des jeux videos. Les “Barbies” n'ont jamais été de mon intérêt : je préférais jouer à Super Smash Bross en écoutant du Limp Bizkit sur mon lecteur CD !

Le trait de maquillage qui barre ton visage est-il une référence à Adam Ant ? Le chanteur de Adam and the Ants n'est pas celui qui a inspiré ce trait, ni Marylin Manson d'ailleurs... Ce trait est un symbole pour représenter mes descendances inca-chiliennes. Cette ligne était souvent utilisée par les natifs chiliens pour représenter leur culture. Je suis attachée à mes origines et l'histoire chilienne me tient énormément à cœur, car c'est d'où je viens et ce qui me définit .

 

J'ai pensé à L7 en écoutant votre vidéo "All The Drugs". Ais-eu tort, et quelles sont tes références musicales personnelles ? Tout juste ! Le côté femme forte et trash de L7 a certainement inspiré notre groupe. Nous nous sommes également inspirées d'autres bands comme Nirvana, Bikini Kill, Babes in toyland, Holes, NofX... Et beaucoup d'autres groupes des années 90 !

Cloee M (guitare + back ), par BLVCKGOLD

Tu as créé ton groupe en 2015 en posant une affiche à Montreal pour trouver des musiciennes car tu n'avais personne dans ton entourage qui correspondait à ce que tu recherchais. Te souviens-tu encore de ce que ce que tu y avais écrit ? En étant plus jeune, j'étais déterminée à former un groupe. À plusieurs reprises, j'ai essayé sans succès de former un band avec différentes personnes qui m’entouraient, dont peu étaient musiciennes, et la plupart étaient des hommes. J'ai donc décidé d'afficher illégalement des affiches dans les métros de Montréal et dans les CEGEP (NDLR : Collège d'enseignement général et professionnel) qui proposaient une option musique. Cette fois, j'ai spécifié que je recherchais uniquement des femmes. Plusieurs personnes ont répondu à l'affiche qui disait : “Salut mon nom est Dope et je recherche des musiciennes âgées de dix-huit ans et plus pour former un groupe de punk rock, uniquement de filles. Je recherche des personnes sérieuses qui sont disponibles pour pratiquer cinq fois par semaine !”

Avais-tu déjà des compositions en poche avant de rencontrer Cloée, Léa et Caro ? Certainement : plusieurs mélodies et riffs de guitare. Grâce à la créativité des filles, des chansons comme “Punk lives inside me”, “Revolution” et “Riot Girl” sont nés. Nous avons une grande facilité et fluidité à composer ensemble, et nous avons également une très bonne compatibilité.

Caro (drums), par BLVCKGOLD

Je trouve les frontières entre le Punk-Rock et le Metal très perméables. Pourrais-tu m'éclairer sur ce qui qui différencie un groupe Punk-Rock d'un groupe de Rock Metal ? C'est vrai que la barrière est mince, mais le Punk est pour moi beaucoup plus vif et intense. Une tune de métal peut durer facilement sept minutes, alors qu'une chanson punk, on veut que ça soit vite, violent et avec de l'impact ! Le son aussi est, pour ceux qui écoutent, forgé de deux styles assez différents. Le Metal, c'est lourd et avec une basse profonde (l'utilisation des tritons est tellement présente aussi !), alors que le Punk c'est beaucoup plus clair dans l'ensemble avec un son plus aigu. Mais bon, il y a tellement de sortes de Metal, dont beaucoup se rapprochent du punk, et c'est très dur parfois de faire la différence... Mais tout se joue dans l’attitude ! “Live fast, die Punk !” Et il faut que ça paraisse! Avoir une énergie vive et puissante, et une attitude électrique!

Après seulement trois ans d'existence, j'ai l'impression que tout fonctionne bien pour Bad Skin. Quel regard portes-tu sur la scène du Quebec, est-il facile d'accéder aux Médias ou de trouver des salles de concert pour un jeune groupe ? Montréal est vraiment l'endroit parfait pour démarrer un groupe. Si tu réussis à te démarquer un peu et à avoir un style différent, tu vas clairement te trouver des shows ! Par contre, pour pouvoir accéder aux grosses scènes et rentrer vraiment dans le monde de la musique il faut se faire des contacts. Malheureusement la musique est un vrai business, et si tu as le malheur d'avoir une mauvaise expérience avec une personne haut-placée, tu peux voir plusieurs portes se fermer. Mais la scène québécoise est vraiment super ! Beaucoup de nouveaux médias foisonnent et permettent à des bands de se faire connaître. Le truc : il ne faut pas avoir peur de parler ! Se faire des contacts, c'est la clé du succès! Pour notre part, Bad Skin a connu un grand succès dans la scène Québécoise et internationale. Après seulement deux ans, nous étions signées à “Dance Plant Records”, et notre premier album “Pussy Power” est distribué par SONY et Cleopatra Entertainment, le plus grand label indépendant du monde, situé à Los Angeles !

Lea D (bass + guitare), par BLVCKGOLD

Où peut-on se procurer votre album , notamment pour moi qui suis en France ? Vous pouvez vous procurer notre album “Pussy Power” sur tous les magasins digitaux comme iTunes et Google play. (NDLR : “Pussy Power” est effectivement disponible sur la plupart des plateformes, en voici un exemple : https://open.spotify.com/album/1BIIOk5OdVeWoY0mouPRtG)

BAD SKIN, Pussy Power (2017) - de gauche à droite Caro, Dope, Léa et Cloee - Photo Joanne Mae

Un titre du répertoire Rock qui pourrait être ta devise ? “Got so much clit , She don’t need no balls”, de L7. (NDLR : il s’agit de la dernière strophe de la chanson “Fast and Frightening”, issue de l’album “Smell The Magic”.)


 

Merci à Joanne Mae, à Emmanuel Gagné (BLVCKGOLD), pour leur aimable autorisation et leurs magnifiques photos. BLVCKGOLD : https://www.facebook.com/blvckgoldmtl/ Instagram : http://www.instagram.com/blvckgoldmtl Joanne Mae : https://www.facebook.com/joanne.mae.98

Un grand merci à Dope Mushroomera pour son accueil et tout le temps consacré. Merci aux Bad Skin pour leur musique. Keep’on Punk-Rockin’ !