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Chronique d'album : NO TERROR IN THE BANG (Métal Cinématographique), "Eclosion" (2021)

  • Le 05/03/2021

Groupe : No Terror In The Bang

Album : Eclosion (05/03/2021)

Genre : Métal Cinématographique

Origine : Rouen (france)

Label : M&O Music  (distribué par Season Of Mist)

 

Par Dam'Aël

 

LE GROUPE :

No Terror In The Bang est un sextet rouennais formé en mars 2019, dont les membres sont loin d'être des novis. Je vous laisse en juger par vous-même.
 Alexis Damien a fait partie de plusieurs groupes : "Pour Carnival in coal, j’étais uniquement batteur live sur une courte période, Void paradigm est un projet studio, Pin-up went down était quasiment un projet studio aussi. Je me suis produit dans de multiples autres contextes jazz.  Mais No Terror in the bang est un groupe très personnel, à vocation scénique, ça c’est sûr."   Alexis  a aussi collaboré avec Asphodel   https://www.musicwaves.fr/frmArticle.aspx?ID=2560  
 En cherchant un peu plus on rajoute les groupes WORMFOOD, SUPERSCREAM et les années  à  composer pour la musique à l'image.
Sofia Bortoluzzi,  jeune femme de 21 ans, née au Havre et  vivant actuellement à Rouen pour ses études,  joue aussi dans un projet hip-hop-jazz au sein du collectif La Charbonnerie avec son acolyte Mine Sale. Toute petite, la demoiselle chantait pour s'endormir...déjà tombée dans la potion magique ! Elle prend des cours de piano à l'âge de 8 ans, et remarquée par Baptiste Famery, elle plonge dans l'univers de la chanson et enchaine des études musicales au Conservatoire du Havre Arthur Honegger, puis intégre un Cycle d’Orientation Professionnelle (COP) au Conservatoire Max Pinchard de Grand-Couronne et Petit-Couronne en chant et Musiques Actuelles, en vue de l’obtention du Diplôme d’Etudes Musicales (DEM), tout en poursuivant également une formation complémentaire au Conservatoire de Rouen. Ah, petit détail ,  depuis peu Sofia donne des cours de technique vocale à l’école de musiques de Quicampoix.  Heu... Oyé Oyé ! Si quelqu'un a quelque chose d'autre à lui proposer à la p'tite dame...
Romain Greffe a composé la musique de "Au Fond d'un Trou Vivait un Hobbit", lecture musicale créée avec Olivier Saladin. Il a sorti plusieurs albums avec son ex-groupe JOAD et a co-remporté le César de la meilleure musique de film en 2019 pour "Guy" d'Alex Lutz.
Brice Bouchard a joué dans un groupe de rock de Rouen NO RECORDS et il joue régulièrement en orchestre classique. 
Etienne Cochin joue dans un groupe electro-rock revival des années 80 AELESYA.
Clément Bernard a joué dans plusieurs groupes normands de rock et blues comme MBB CREW, STO KO WE, CGM et le RED MOON ORCHESTRA...

 

Chronique d'album : NO TERROR IN THE BANG (Métal Cinématographique), "Eclosion" (2021)

  • Le 04/03/2021

Groupe : No Terror In The Bang
Album : Eclosion (05/03/2021)
Genre : Métal Cinématographique
Origine : Rouen (France)
Label : M&O Music
(distribué par Season Of Mist)

Par Dam'Aël

 

No Terror In The Bang


LE GROUPE :


No Terror In The Bang est un sextet rouennais formé en mars 2019, dont les membres sont loin d'être des novices. Je vous laisse en juger par vous-mêmes.

  • Alexis Damien (Composition, Batterie & Orchestration) a commencé la batterie à l'âge de dix ans et a fait partie de plusieurs groupes : "Pour Carnival in coal, j’étais uniquement batteur live sur une courte période, Void paradigm est un projet studio, Pin-up went down était quasiment un projet studio aussi. Je me suis produit dans de multiples autres contextes jazz.  Mais No Terror in the bang est un groupe très personnel, à vocation scénique, ça c’est sûr."   Alexis  a aussi collaboré avec Asphodel. En cherchant un peu plus on peut y rajouter les groupes WORMFOOD, SUPERSCREAM et les années  à  composer pour la musique à l'image.

  • Sofia Bortoluzzi (chant, composition),  jeune femme de 21 ans, née au Havre et  vivant actuellement à Rouen pour ses études,  joue en parallèle dans un projet hip-hop-jazz au sein du collectif La Charbonnerie avec son acolyte Mine Sale. Toute petite, la demoiselle chantait pour s'endormir... déjà tombée dans la potion magique ! Elle prend des cours de piano à l'âge de huit ans, et remarquée par Baptiste Famery à l'âge de treize ans, elle plonge dans l'univers de la chanson et enchaine des études musicales au Conservatoire du Havre Arthur Honegger, puis intégre un Cycle d’Orientation Professionnelle (COP) au Conservatoire Max Pinchard de Grand-Couronne et Petit-Couronne en chant et Musiques Actuelles, en vue de l’obtention du Diplôme d’Etudes Musicales (DEM), tout en poursuivant également une formation complémentaire au Conservatoire de Rouen. Ah, petit détail,  depuis peu Sofia donne des cours de technique vocale à l’école de musiques de Quicampoix.  Heu... Oyez, oyez ! Si quelqu'un a quelque chose d'autre à lui proposer à la p'tite dame...

  • Romain Greffe (claviers) a composé la musique de "Au Fond d'un Trou Vivait un Hobbit", lecture musicale créée avec Olivier Saladin. Il a sorti plusieurs albums avec son ex-groupe JOAD et a co-remporté le César de la meilleure musique de film en 2019 pour "Guy" d'Alex Lutz.

  • Brice Bouchard (basse) a joué dans un groupe de rock de Rouen NO RECORDS et il joue régulièrement en orchestre classique.

  • Etienne Cochin (guitare) joue dans un groupe electro-rock revival des années 80 AELESYA.

  • Clément Bernard (guitare)a joué dans plusieurs groupes normands de rock et blues comme MBB CREW, STO KO WE, CGM et le RED MOON ORCHESTRA...

LEUR MUSIQUE :

Le groupe aurait dû s'appeler Domovoï (origine russe, il s'agit d'un esprit protecteur pour la famille). S'il m'avait posé la question sur un nom evocateur pour leur formation ( oui bah j'suis dans mon trip...),  il aurait été de bon aloi de lui suggérer Oxymoron. Watt ? What ? Elle a disjoncté la chroniqueuse...  vu leur musique "bicéphale" alliant  les opposés, le sextet pousse le concept jusqu'à son paroxysme, jusqu'au potentiel oxymore qui interpelle. Vous pigez ?... 
Leur musique se forge sur les contraires, reprennant en quelque sorte la technique du  clair obscur en peinture : jouer sur les constrastes, et je vous garantis que toutes leurs compositions en usent, donnant ainsi un évantail de nuances, d'ambiances, d'orages parfois très tempétueux et de scènes vénères et de véritable terreur.  En d'autres termes, NTITB crée la bipolarité musicale. Sofia s'explique : "C’est un genre alternatif combinant à la fois métal et ambiances de musiques de film. On cherche à plonger l’auditeur dans un univers clair-obscur avec ce contraste entre un monde sombre, violent et un autre onirique qui touche au rêve."  https://lh.boulevarddesartistes.com/entretien-sofia-bortoluzzi/
Influencés par des compositeurs de musiques de films : Hildur Gudnadottir, Johann Jóhannsson, Danny Elfmann, Bernard Hermann, Hans Zimmer mais aussi par des compositeurs classiques : Saint Saëns, Ravel, Stravinsky, Satie, et  pour le côté rock par  PAIN OF SALVATION, SYSTEM OF A DOWN, FAITH NO MORE, DEFTONES, MUSE, KORN, Devin Townsend, METALLICA... ou encore de la musique urbaine, du  witch-house comme Ghostmane, Ic3peak, Jazmin Bean, Poppy... Vous imaginez la palette musicale en toile fond que propose les Rouennais... alors y rajouter la capacité vocale de Sofia par dessus laisse présager du jamais vu. En effet la vocaliste  s'inspire du monde du hip hop, metal mais aussi du jazz :  "Amy Whinehouse et Lana Del Ray ont fait partie de mon éducation musicale, je les écoute depuis très jeune. Bien avant que je ne commence à prendre des cours de technique vocale, j'étais autodidacte.  je dispose d'un ambitus assez large" dixit Sofia. https://www.musicwaves.fr/frmArticle.aspx?ID=2560
Alors si je vous apprends qu'elle s'expérimente au chant saturé, la môme nous prépare quelques futures lignes de chant des plus épiques, infusant une décoction à géometrie variable, voire même très variable. 
Pour conclure sur la musique de NTITB, vous prenez un shaker, vous y mettez quelques dl de rock, de rap, de hip hop, de musique cinématographique, du jazz, du witch-house, de l'urbain, vous émulsionnez à la fois par le chant clair et un chant quelque peu saturé, vous secouez, vous aurez tout sauf ce subtil mélange à couches variables et nuancées que seul NTITB est capable de vous servir sur un plateau des plus brillants.
A noter que la formation sortira deux singles dès 2019, "Saule Pleureur" qui sera la première piste de leur futur album dont la sortie est prévue le 5 mars 2021, et "Imagination" qui n'y figure pas.


 

                       ECLOSION

 

L'ALBUM :


Lorsque vous ouvrirez l'écrin de ce petit bijou, vous découvrirez un treize titres d'environ quarante-sept minutes présenté sur une soyeuse production de haute couture. Yeux éblouis, ouvrez au maximum votre esprit tant Eclosion vous amène dans des dimensions différentes, étonnantes, surprenantes, bouleversantes. Votre émotion du jour risque d'être secouée dans ce tout-terrain musical. Allez let's go, on s'engage illico presto sur la piste hexagonale NTITB2021.

1. "Saule-pleureur" 1er single sorti en octobre 2019
Introduction sur  douce musique cinématique presque enfantine, "Saule Pleureur" prend ses racines dans une ambiance mid tempo  très éthérée, sombre et cinématographique à la Tim Burton, privilégiant le  piano et la contre-basse, avant l'explosion Metal  insufflant un blast vocal qui éraille un tantinet la voix de Sofia sur certains de ces passages, et un très spécifique aux arrangements de game-music très électronique. Ce titre alterne ses tempi et ses styles de musique sur plages à durée tout aussi variable. La bipolarité a déjà pris sa place  sur courant plutôt alternatif.

 

2. "Another Kind Of Violence"
Très hip hop, ce titre allie de nouveau la musique électronique à l'estampe très urbaine même si le piano classique lui fait un pied de nez de temps en temps, au risque de provoquer... la ligne de chant est rageuse, nourrit par la dynamique d'une colère très clairement exprimée par ce chant saturée livrant quelques growls furieux sur riffs puissants. Trip sous drogue a des effets illusoires...
3. "No More Helpful Peace Part I" 
Place aux guitares saturées qui ouvrent sur une mélodie très colérique teintée de nuances exotiques vite converties en  atmosphère électrique haut voltage. Certaines parties me renvoient au Nu-Metal des années 90, du temps de Watcha. Sofia excelle dans ces accords saturés.                                                                                                                                                                                  
4. "No More Helpful Peace Part II"                                                                                                                                                                            Après la précédente tempête orageuse, place au calme, mais pour combien de temps ? On aura au moins profité d'un petit moment de répit de 2'47 pour reprendre son soufle et se poser de nouvelles questions sur des thèmes sensibles.

5. "Micromégas"
Retour à une construction très urbaine avec ce phrasé "rap" parfaitement maîtrisé qui n'est autre qu'une entrée en matière slamée. Je souligne au passage, et il s'agit d'un élément essentiel  dans cette galette, la capacité d'éxécution vocale de la chanteuse qui manie à la perfection la ponctuation de ces lignes mélodiques quelqu'en soit le style, jusqu'à même exceller dans sa déclamation en anglais. Les plages guitaristiques sont très belles - créant chez moi une connotation musicale très forte sans avoir réussi à savoir à quoi ces riffs me connectaient -. Les 6 cordes soutiennent avec panache cette rythmique  entêtante à la résonnance shamanique dont les flashs sont martérialisés par des spots électroniques très saccadés. 

6. "21 Grams"
Il s'agit d'une transition purement instrumentale, un joli duo synthé (jouant des violons) / piano.

7. "Poison"
"Poison" est un titre entre witch house et art-rock, aux sonorités classiques, électroniques, contemporaines.  Il offre ce côté étrange, perdu, occulte et désorienté ; une ambiance très troublée. On peut juger du panel vocal dont Sofia fait preuve, avec ces quelques notes très basses parfaitement exécutées (32''). Incontestablement très visuel via l'imagination. Hitchcock aurait su y associer de superbes séquences de "Sueurs Froides"  y intégrant des caméos de Sofia sans "l'Ombre d'Un Doute". 
   
8. "Insight"
Parlons aussi du piano joué par  Romain Greffe, ce multi-touches blanc-noir qui, à son insu, symbolise à merveille l'univers de NTITB et sa dualité. Les plages classiques proposées dans "Eclosion" sont distillées avec talent, maîtrise, à la manière d'un orfèvre qui dose sur chacune des notes la pression exercée afin de générer l'émotion qu'il désire insispirer. La voix sensuelle de Sofia est, sans être excessive dans mon approche, comme habitée ... On assiste aussi à un très bon duo batterie/guitares dont la synergie martèle la rythmique de "Insight".

9. "Uncanny"                                                                                                                                                                                                               "Uncanny" nous plonge directement dans un court métrage horrifique et de terreur de 3'57 qui peut donner certains frissons d'angoisse.  Beaucoup d'émotions s'entrechoquent, s'entremêlent avec les passages de guitares tranchantes et percuttantes ou en présence d'orchestrations mélodiques qui donnent cette puissance au titre. 

10. "Preacher Of Steel"
Non rassurez-vous, votre téléphone ne s'en mêle pas ; il s'agit bien d'une effet voulu dans cette orchestration moderne qui monte en puissance tout au long de ces 4'07 très melodieuses.

11. "In Memory Of Waif Part I"
Morceau très cinématographique qui est l'estampillage de NTITB.

12."In Memory Of Waif PartII"
Cette douzième piste est très Metal teinté de Hip Hop et colorée par des guitares lourdes que le synthé et la basse soutiennent. L'atmosphère est sombre, la folie pas très loin....
 

13. "Broken Mind"
Morceau très sombre, déstructuré dans sa composition. Nulle doute qu'il puisse surprendre.  Une outro des plus étonnantes, déconcertantes, mais d'une qualité qui ne quitte à aucun moment cette galette.
 

"Eclosion" a été enregistré avec l'ingé-son et producteur Sébastien Langle qui a non seulement fait un travail remarquable, mais qui a aussi laissé sa pâte dans plusieurs morceaux. Nous avons enregistré dans plusieurs lieux : la batterie à la Gare aux musiques de Louviers, le chant, guitares et claviers dans nos studios personnels et la basse dans le studio de Sébastien. Le mastering a été réalisé par Pierrick Noel de l'atelier mastering (Kadinja, Hypno5e, Kloneetc…)".
La photographie de la pochette est réalisée par Louise Dumont,qui n'est autre que l' autoportrait de l'artiste, doublée, repliée sur elle-même. On y voit une longue chevelure bleue. "Cela m'a immédiatement fait penser à un œuf – à Alien d'ailleurs, de Ridley Scott, dans une version plus humaine, féminine, avec des os et beaucoup de froideur. Cela correspondait à notre style." (Alexis - https://mad-breizh.com/index.php/editorial-madbreizh/news/no-terror-in-the-bang).

La photographe du groupe est Marie Guillemette.

 

NOTRE AVIS :

 
"Eclosion » est riche, particulièrement fouillé et bien construit. Il sait tenir son auditoire en émoi et en haleine tant les émotions sont nombreuses et en perpétuel mouvement doté d'une cohérence parfaite qui résulte d'un enchainement réalisé avec minutie titre après titre.  L'alternance brutale ne crée cependant pas la fracture chez l'auditeur qui pourrait lâcher l'affaire. Il semblerait que ce soit la  voix qui crée le liant entre ses mouvements diamétralement opposés et qui façonne cette cohérence par la récurrence de certains schémas ; des schémas presque codés qui générent une fluidité parmi les fractures de rythme et de styles . "Eclosion" est un livre musical qui évolue tout au long de sa narration allant du plus doux, calme, ensoleillé au plus rugueux, agressif, sombre, en passant par tous les états émotionnels possibles qui donnent la vibration à cet opus transgenre. 
Le chant de Sofia tout au long de cet opus met en évidence (sans l'ombre d'un doute) sa qualité et sa capacité vocale à partir dans différents registres. Il est à penser que d'autres surprises sont à envisager dans l'avenir quant à la production vocale de la chanteuse, et qu'il lui en reste encore beaucoup sous le pied pour venir avec aisance et fermeté, piétiner les scènes locales, nationales et internationales. A préciser que le phrasé et l'accent exprimé dans la langue de Shakespeare est de haut niveau aussi.
Les compositions instrumentales ne sont pas en reste non plus. Tout est parfaitement écrit, joué avec finesse et beaucoup d'émotion. Le niveau des musiciens est sans contexte excellent  et laisse s'exprimer toutes leurs influences qu'elles soient tirées du classique, du jazz, du métal, du blues, du hip hop ou autres.
La production est réalisée avec beaucoup de talent donnant volume, rugosité, éclat aux compositions déjà excellentes. En d'autres termes, elle offre l'écrin au joyau que nous a façonné NTITB.
A s'offrir ou à offrir les yeux fermés mais en gardant les écoutilles bien ouvertes... pour se laiser aller à la bipolarité musicale...
Ah, au fait... la formation aimerait réaliser la bande originale d'un film... A bon entendeur, salut!

 

LA PRESSE EN PARLE :


"No Terror In The Bang a su créer une musicalité semblable à un champ de roses : aussi magnifique que piquante. Une part égale d’ombre et de lumière". http://www.shootmeagain.com/chroniques/7668_noterrorinthebang_eclosion
"No Terror In The Bang signe ici un premier opus d'une qualité impressionnante (sans compter qu'il s'agit de leur premier album). Le groupe entame 2021 de la plus belle des façons..." https://mad-breizh.com/index.php/editorial-madbreizh/news/no-terror-in-the-bang
"Tic-tac, tic-tac : de temps en temps, une personnalité musicale fait exploser les règles et les conventions avec bonheur." https://www.paris-normandie.fr/id156498/article/2021-01-15/
" La normande sera très certainement une valeur sûre de la scène musicale normande." https://lh.boulevarddesartistes.com/entretien-sofia-bortoluzzi/
". Cette mise en lumière de la musique expérimentale devrait combler les plus grands adorateurs de heavy metal et de rythmiques rap." http://www.loudtv.net/2021/01/chronique-du-nouveau-single-de-no-terror-in-the-bang-uncanny.html
"No Terror in the Bang est sans aucun doute l'un des groupes les plus authentiques que j'ai entendus depuis un certain temps." https://metalheadcommunity.com/no-terror-in-the-bang-poison-song-review/
"No Terror In The Bang... démontre sa richesse musicale et conceptuelle en attendant dans l'année un album plein de promesses qui sera porté notamment par la voix exceptionnelle de sa chanteuse." https://www.musicwaves.fr/frmReview.aspx?ID=18697&REF=NO-TERROR-IN-THE-BANG_Sublimation
" Comme une araignée, le groupe tisse sa dentelle autour de l'auditeur, entre fragilité et fureur. Cette dualité se retrouve dans nombre de ses morceaux..."  https://hardforce.com/actu/33536/no-terror-in-the-bang-poison-single-nouvel-album

 

LES LIENS :

Site web officiel: https://www.noterrorinthebang.com/
Youtube: https://www.youtube.com/channel/UCE8hbyo91XH-SMaue-RlPCg
Bandcamp: https://noterrorinthebang.bandcamp.com/
Facebook: https: // www.facebook.com/noterrorinthebang/
Instagram: https://www.instagram.com/noterrorinthebang/

Music Publishing: https://www.auraskymusic.com

Ntitb eclosion cd

Chronique d'album : NAWATHER (Métal Oriental), "Kenz Illusion" (2021)

  • Le 26/02/2021

Groupe : Nawather
Album : Kenz Illusion (27/02/2021)
Genre : Métal, Prog, Oriental, Death...

Origine : Tunisie

par Dam'Aël 

 

Nawather - le groupe

LE GROUPE :

Nawather est un groupe de Metal oriental tunisien fondé en 2013 par Hichem Ben Amara à la basse ( Melmoth, ex-Out Body Experience), Saif Ouhibi à la batterie (Xtazy, Myrath), Yazid Bouafif (Guitare), Nidhal Jaoua (Qanûn), Raouf J Occulta (Chant) et Ryma Nakkach (Chant), fortement influencé par des formations telles que  Orphaned Land, Opeth ou My Dying Bride. Outail Maaoui et Riadh Sioma rejoignent le groupe avec leur violon pour l'enregistrement de ce nouvel opus, suivi par Nabil Garsi aux percussions.
La chanteuse Ryma foule les planches dès l'âge de cinq ans posant déjà son talent de vocaliste sur des chansons folkloriques tunisiennes. Cet instant marquera à jamais son esprit, imprimera au plus profond de son être cette passion pour la musique et orientera desormais sa vie. Elle fréquente le conservatoire jusqu'à l'âge de douze ans et sera au passage, un an plus tôt, hâpée par la découverte du Metal. Quelques pièces du puzzle sont déjà en place pour la suite. A noter que de surcroît, la jeune Tunisienne joue un peu de violon, une corde supplémentaire à son arc... (https://www.metalmadtv.com/post/nawather-l-interview-avec-saif-ryma)
Saif découvre Sepultura en 1995. Un véritable safari (nooon pas dans le désert !) s'offre à lui et il y adhère au tempo qu'il mène à la baguette comme tout bon drummer metalleux qui se découvre. Nirvana, Metallica (qu'il considère comme une véritable "ère Metallica"  dans l'histoire de la musique Metal), le Black Metal... "...toutes ces sections rythmiques nous ont aidés à créer notre musique..." dixit Saif  (https://www.metalmadtv.com/post/nawather-l-interview-avec-saif-ryma). Le batteur du groupe se défend de faire du Myrath ( Middle Eastern Folk/Progressive Metal - Tunisie) dont il est membre, pas plus que du Orphaned Land (groupe israélien - Doom/Death/Middle Eastern Folk Metal (au début); Middle Eastern Folk/Progressive Metal plus tard). Nous pourrions aussi les rapprocher de Sand Aura (Egypte - Progressive Metal with Middle-Eastern Folk influences), voire  Acyl  (France - Progressive/Middle Eastern Folk Metal).
Le nom Nawather vous intrigue... il s'agit d'une gamme en musique orientale dont s'est inspiré le groupe pour choisir son patronyme.

 

LEUR MUSIQUE : 
La formation tunisienne a cette idée un peu originale issue de ses racines,  d'introduire un instrument à cordes pincées faisant partie de la famille des cythares sur table, le Qanûn. Et cet instrument  joue un rôle à part entière dans leur musique, lui donnant ainsi la saveur orientale d'un métal très identitaire. Aucun doute que cet héritage culturel investit leurs compositions, n'en faisant pas uniquement une toile de fond mais bien une part incontestable dans la construction instrumentale et tout autant vocale ; une fusion culturelle et musicale sur des plages souvent alternées, ne noyant ni l'une, ni l'autre.
On notera que le qanûn est considéré comme l'instrument-roi  des instruments arabes utilisés dans la musique classique tunisienne et que l'on nomme  «malouf».
 Nawather offre ainsi une musique qui se caractérise par une alternance de musique orientale authentique et de Metal  prennent racine dans le Death, le Doom et autres. C’est une sorte de rencontre culturelle  qui pourrait se décrire comme une sublime recette alliant avec beaucoup d'intelligence chant lyrique féminin à la voix claire et au chant lourd d’une voix masculine. Une double dualité donc : l'une musicale, l'autre vocale du plus bel effet,  soigneusement combinées et dressées, tel un plat proposé par un grand restaurant,  grâce au mixage et au mastering de Fredrik Nordström (Dimmu Borgir, Arch Enemy) qui subliment cette galette très exotique. Un voyage réussi sans quitter son sofa largement écrasé depuis des mois par cette sédentarité obligée...

A partir de là, chacun des membres apporte sa touche pour initier les nouvelles compositions puis sous la patte experte du bassiste, l'instrumental émerge pour être ensuite complété par les lignes de chant de Ryma. Les textes sont écrits par Raouf Jelassi, Souhir Jadli et Wajdi Manai

 

 

                                                                                   Kenz Illusion

Nawather - Kenz Illusion - 26/02/2021

L'ALBUM :

  L'album dix titres "Kenz Illusion" nous offre plus de quarante-sept minutes de ce subtile mélange de folklore venu tout droit du Maghreb qui se téléscope avec l'univers du Metal provoquant une véritable magie dont les effets collatéraux  sont une osmose musicale parfaite. Une drôle de révolution qui a sans doute pris ses racines et s'inspire des évènements liés au "Printemps arabe", mouvement inédit de contestation rapidement propagé durant le printemps de 2011 au Maghreb et au Moyen-Orient : les populations protestant à la fois contre la pauvreté et le chômage, contre la tyrannie et la corruption des gouvernements autoritaires installés au pouvoir depuis des décennies. Nawather ayant vécu ces évènements s'engage à travers ses textes  et devient comme un porte-parole de cette jeunesse qui ne veut plus à avoir à lutter contre  une réalité très amère, opressante et tyranique. Ayant gagné en liberté, la formation en profite pour décider de l'orientation de sa musique clamant des paroles d'espoir, exprimant avec douceur ou rage cette liberté conquise sur fond de sang et de hurlements, lâchant chevaux et watts sans chaines aux pieds ni mains, ne conservant que celles qui les lient à ce Metal salvateur. Et si nous voyagions dans ces terres devenues plus calmes... je vous invite à nous engager sur une piste tunisienne, genre tourisme musical.


1. "Treasure Chest"


Une introduction à la flûte de pan invite au voyage sur les mille et un sillons de cette galette nawatherienne, devrais-je plutôt dire sur la mtabga folklométalleuse tunisienne, faisant surgir comme un mirage cette voix claire, douce, ensorcelante. Sors de cette léthargie ! batterie martelante et rythmiques énervées se chargent de ce réveil, bien complétées par le growlement du chanteur. Vous l'avez compris, le ton est donné et ce titre aiguise notre curiosité. On note, en plus de cette alternance voix claire et chant guttural, une alternance de textes chantés en arabe et en anglais.

                                         

2. "Breath Of Jasmin"

Je n'ai pas les paroles mais j'imagine aisément l'allusion qui doit être faite à cet évènement  de 2010/2011 et cette bouffée d'oxygène ainsi générée, saupoudrée du doux parfum du jasmin emblématique. Ce titre est très mélodieux d'autant que les violons (à la Orphaned Land) apportent une note de douceur et une pointe épique et très folklorique.  Cette imbrication metal et folk tunisien est une gourmandise à consommer sans modération.  Un véritable oasis instrumental purement arabe ponctue (1'57) le titre avec un solo des plus judicieux et se plaît à en faire  aussi son outro. Les guitares font monter la température avec intelligence sans passer par la case Guitar Hero.  Poursuivons notre voyage...

3. "Money Slave"

 Money Slave est encore un parfait exemple d'une belle combinaison entre deux voix, une claire et une saturée,  entre les instruments traditionnaux et plus métalleux, entre des techniques de la musique brutale et de celles qui inspirent la tradition tunisienne. Les mélodies sont harmonieuses, les guitares efficaces sans en faire trop s'articulent tantôt en duo, tantôt en dialogue se répondant mutuellement ;  le tout laisse une part belle au folklore, très bien suppléé par le duo basse / une batterie. 

J'aimerais  savoir qui a fait les choeurs gutturaux en support au chant saturé et sombre de Raouf : Lui-même ou Ryma ?

4. "Falleg"

Falleg est le premier titre qui a fait l'oblet d'un video-clip dirigé par Ahmed Khanfir, sorti le 27 janvier dernier et qui, en quatre semaines a généré plus de 21.300 vues sur la seule plateforme YouTube. L'ambiance "arabesque" de départ est completée sur les trente premières secondes par de subtiles percussions en soutien à la rythmique et qui mettent en évidence un souci de recherche dans la composition des morceaux et plus particulièrement dans celui-ci. Je suppose que ces percussions additives ont été jouées par Nabil Garsi, percussions que l'on retrouve dans les toutes dernières secondes de Falleg.  Excellent titre qui vous entraine dans un headbanging dès l'entrée de Raouf, dans lequel la basse vrombissante joue une belle part dans l'instrumental, bien secondée par l'ensemble des percussions dont la batterie qui martèle fort avec sa tonitruante double pédale. Belle prouesse.

 

5. "The Winter Serenade"

Autre très belle prouesse, cette sérénade d'hiver entrainante et dynamique dont le groove vous embarque illico presto, passeport vaccinal ou pas en poche. La voix de Ryma est superbement travaillée et vous embarque, tel le vent du sahara, au-dessus et loin de ces terres nourricières. L'instrumental est une pure merveille résultant d'une imbrication au micron près de ces différents instruments pouvant être si diamétralement opposés. Le Qânum reste l'ami fidèle de cette orchestration des plus réussies. 

6. "Yamira"

ça court, ça groove, tout en ne lâchant rien de son côté folkorique et traditionnel, Yamira (sous la pression du parrain) est très largement plus Metal, associant tel une orfèvrerie suisse les instruments de la pure tradition arabe avec ceux de l'univers incisif du Metal et un clavier très présent : la parfaite alchimie qui aurait pu paraître improbable. Un envol long courrier proposé par la compagnie Nawather .

7. "Khatwa"

Au même titre que les six titres précédents, vous le constaterez, ainsi que les les deux suivants, Khatwa s'introduit avec un instrumental folk vite rattrapé par son acolyte de scène, le metal et ses riffs heavy, ciselés, incisifs, treillis solide pour soutenir la force et la lourdeur des grondements du roi Raouf. Quand l'alchimie investit les murs du studio de Nawather, c'est du solide.

8. "Kings Cards"

J'ai sans doute trop peu parlé des guitares, aussi Kings Cards m'en donne l'occasion. Nawather a voulu ce parfait mélange qui relève d'une mixologie musicale de haut niveau. Les guitares l'ont bien compris ; leurs présences sautent à nos écoutilles plutôt averties en apportant la, disons plutôt, les jolies couleurs musicales des deux six cordes au tableau Kenz Illusion. Elles ont su garder la place optimale nécessaire à l'harmonie de cette fresque musicale qui allie, on le rappelle, le traditionnel folk tunisien et la sévérité du Metal lourd et vénère. Le Metal peut s'exprimer dans la langue germanique, on le sait tous, langue que Rammstein manie évidemment avec perfection. Et bien tenez-vous bien Ryma, qui alterne depuis le début de cet opus, l'arabe et l'anglais, nous envoie un message court ( deux phrases) dans ce langage d'outre-rhin. Nawather est décidé à en découdre avec l'internationnal, vous l'aurez compris. Et pour ceux qui ont envie de faire travailler leur imagination, Kings Cards propose des passages construits façon valse, oui écoutez bien... imaginez une valse à quatre temps sur le sable chaud saharien à la nuit tombante....

9. "The Wind Of Death"

Une petite brise mid-tempo sur délicieuse basse/batterie vient nous lécher... Le Qânum ne s'en prive pas. 

10. "Immortal Greed"

Immortal Greed est le seul morceau de cette galette qui attaque direct dans l'énergie d'un metal.  Les ambiances y sont assez variées, frôlant presque le symphonique si les violons s'étaient invités. La batterie ne lâche rien et sait  marquer la frappe quand il le faut tout en reprenant une rythmique binaire qui laisse l'espace libre aux instruments plus traditionnels.

 

L'album est enregistré par Hichem Ben Amara aux Hawala Studios (Tunisie), "Kenz Illusion" a été mixé et masterisé par Fredrik Nordstrom (Dream Evil) au Studio Fredman (Suède). L'artwork   a été confié à Giannis Stergiou de dtopgraphics. 
Le disque est disponible sur  Believe pour la version numérique, ainsi que sur Season of Mist pour l'édition physique (CD) dès le 27 février 2021 en France et le 28 février dans les pays du Maghreb. Des diffusions à l'internationale sont déjà prévues.

 

Discographie

8 janvier 2016 : "Wasted Years" 9 titres   M & O Music

 

 

LA PRESSE EN PARLE :


"Le metal oriental est bien trop méconnu en France et c’est bien dommage, certaines pépites valant le détour. Nawather en fait partie et la sortie de leur nouvel album, Kenz Illusion, ne devrait pas rester inaperçue bien longtemps..." https://www.emaginarock.fr/2021/chroniques/musique/kenz-illusion-nawather/


"男性デス・ボイス、女性クリーン・ボイスのツイン編成かつ、アラブ音楽で伝統的に使われる撥弦楽器カーヌーン奏者擁するチュニジア産プログレッシブ・デス/オリエンタル・メタル・バンドの21年作2ndアルバム。カーヌーンをメインとしたアラブ音楽独特の音階やメロディ、モダン・テイストあるプログレ・メタル・サウンドなど様々な要素がクロスオーバーをしている。スタイルは違うがTHE HUみたく国有の音楽をこれでもかっというくらい詰め込んだ中毒性ある1枚に仕上がっている。" pour nos amis Japonais, l'album étant diffusé au Japon. https://diskunion.net/metal/ct/detail/HMHR210114-301


"Avec Kenz Illusion Nawather propose un second album surprenant mais qui possède de grandes qualités tant dans la composition que dans sa réalisation. Le metal oriental a de beaux jours devant lui si des groupes comme celui-ci continuent à émerger dans nos contrées !"
 https://www.emaginarock.fr/2021/chroniques/musique/kenz-illusion-nawather/


 "... là ou Myrath ne faisait qu’effleurer les sonorités arabisantes, Nawather, lui, fonce tête baissée, créant un mélange détonnant et inédit, comme si la world music se mettait soudainement à copuler frénétiquement avec le heavy metal..." https://www.soilchronicles.fr/chroniques/nawather-wasted-years

 

NOTRE AVIS :

Avec ce second opus "Kenz Illusion", Nawather a fait un  pari surprenant pour beaucoup d'entre nous en mêlant une musique moderne testostéronée et sonorités traditionnelles du nord de l'Afrique. Un mélange couillu du plus bel effet qui sait aussi y intégrer charme et douceurs grâce aux ambiances exotiques et à la voix ensorcelante de Ryma. La construction des compositions sait faire la part belle aux ambiances alternant des plages plus calmes qui invitent au voyage et des passages beaucoup plus énervés qui participent à tout un chacun à s'engager dans un éventuel headbanging. Nawather sait allier ses deux mondes très différents sans laisser l'un prendre le dessus sur l'autre. Aucun effet belliqueux qui viendrait écraser la tradition ou la modernité. D'ailleurs leur musique est un excellent rendu instrumental moderne et ouvert d'esprit. La production réalisée par Fredrick Nordstrom (Studio Fredman) est un vrai travail d'orfèvrerie suisse, enfin en l'occurence plutôt suédoise d'ailleurs, qui a su maintenir une texture à la fois rugueuse et cotonneuse, sans noyer le tout dans une compression qui rend malheureusement quelquefois les galettes insipides. La qualité du mixage et du mastering s'allie à celle de l'orchestration que nous offre Nawather. Des breaks subtilement placés pour tenir en haleine sans aucune difficulté l'auditeur durant ses quarante-sept minutes. Les mélodies et les lignes de chant sont très agréables à écouter ; elles ne vous perdent pas en cours de route mais vous accompagnent sans aucun ennui jusqu'à la fin de cette Mtabga. D'ailleurs on aurait plutôt envie de se resservir... accompagné de houblon ou de thé à le menthe, ou pourquoi pas les deux dans un cocktail détonnant à la mode de Nawather...

Avec Carthagods, Myrath et Cartagena, Nawather font partie de ces groupes susceptibles d'exporter avec panache le métal tunisien jusqu'au fin fond d'îles qui restent à découvrir car ce folklore oriental se conjugue à merveille avec le Metal. L'alternance de passages chantés en arabe apporte la preuve irréfutable que le métal ne connaît aucune limite.

Nawather

 

LES LIENS :  

https://www.facebook.com/nawather.official
http://nawather.com/
https://nawatherofficial.bandcamp.com/album/kenz-illusion
https://twitter.com/nawatherband
https://shop.season-of-mist.com/nawather-kenz-illusion-cd

 

 


 

Chronique d'album : SCARRED (Death Metal et autres), "Scarred" (22/01/2021)

  • Le 22/01/2021

Groupe : SCARRED
Album : Scarred (CD - 22/01/2021)
Genre : Death et plus
Origine : Luxembourg

Par Dam'Aël

Artwork

Le Groupe :

Il était une fois en l'an 2000, dans une contrée lointaine nommée Luxembourg, deux saltimbamques prénommés Laurent et Jeff. Le premier tape et frappe, non pas sur Jeff Dieu merci, mais sur des percussions. Le second astique mieux encore que Cendrillon, le manche de sa basse. Une idée fait son chemin et les met sur la longue route du Métal Francophone ; Puissants de leur fantastique décision, ils créent le groupe de Power Metal REQUIEM...Mais... 

 Crash et Trash ne font qu'un puisque des changements de line-up  amènent le groupe à faire évoluer sa musique vers des champs de bataille beaucoup plus agressifs et sombres allant jusqu'au Death. C'est alors qu'ils décident de changer leur nom. Ils seront désormais à partir de l'an 2004 SCARRED...


SCARRED  est né, et la formation attaque d'entrée de jeu avec la sortie d'un EP "Inner Scars" la même année.

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En 2009, le quintet sort son premier album studio "New Filth Order", un onze titres qui les amène à participer et à remporter l’édition luxembourgeoise du Wacken Metal Battle jusqu'à les propulser à la deuxième place en finale internationale du Wacken 2009. Dès lors les portes de certains festivals s'ouvrent sous leurs pas et notamment le Metal Camp en Slovénie, et la proposition encrée noire sur blanc de faire les premières parties de  Lamb of God, Arch Enemy, Devildriver, Black Dahlia Murder
Deux ans plus tard,  malgré les tournées qui occupent leur temps, ils s'affairent à une nouvelle réalisation et concrétisent le second album "Gaia/Medea" qui sort en mai 2009 sous la bannière magistrale de Klonosphère/Season of Mist Production.                                                                                                                  

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"SCARRED"

L'album :


2020 : année démoniaque à bannir sans doute de tous les calendriers... c'est une année de composition et de création pour SCARRED qui peaufine dans son home studio des sons, encore des sons, et surtout de nouveaux sons pour rendre encore plus identitaire l'album qu'ils veulent offrir à l'histoire de la musique luxembourgeoise et  corrélativement à l'histoire de la musique francophone. Et bien leur en a pris ! Car la galette qui tourne sur la platine depuis des heures échauffe non seulement le système de rotation de mon engin mais aussi et surtout mon engouement pour ces treize titres qui font de cette galette une sorte d'album-concept ! Puisque l'idée est de retranscrire à la fois le vécu subi par les membres du groupe pendant la période qui s'est écoulée depuis le dernier album et de faire évoluer cette ambiance musicale plaquée sur cet objet dur et flamboyant qui sillonne dorénavant le territoire de mon lecteur.

Et si je vous présentais le casting actuel justement :

  • Laurent Kessel - Drums
  • Bertrand Pinna - Bass
  • Yann Dalscheid - Lead Vocals
  • Diogo Bastos - Guitar and Backing Vocals
  • Vincent Wilquin - Guitar and Backing Vocals

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Scarred par Lugdivine Unfer
S'il a été scotché sur le front de SCARRED le post-it de Death Metal, je puis vous garantir que cet album est un melting-pot musical aux tendances certes death, trash, mais aussi progressives de façon subtile, symphoniques sans en faire trop, cinématographiques sans en surjouer, gamemusicales pour amuser et fédérer les Geek et les Nerds, atmosphériques pour prendre l'air en oubliant nos masques-tauliers, psychédéliques pour s'envoler via notre imagination dans des terrains utopiques, éclectiques c'est sûr ! Sur fond de modernité ! Et oui les protagonistes de SCARRED sont jeunes.

Et si on allait explorer sans plus tarder ces treize propositions ?

"Sol"

61 secondes qui aiguisent notre curiosité. Où Scarred veut-il nous amener?

"Mirage"

Mirage ou plutôt découverte de leur univers. Ce titre est à la fois puissant et mélodique qui, d'après la formation crée le pont avec les albums précédents. Ma pensée s'en est allée très vite vers le monde des Nerds et des Geeks de jeux video car cette musique pourrait s'inscrire parfaitement dans un de ces jeux qui n'en finissent plus tant les rebondissements sont nombreux. Le ralentissement du tempo à mi-course, donnant même un côté progressif voire cinématographique, pourrait faire divaguer sur un ralenti de cinéma... A noter une double pédale qui dès le début de la composition, mitraille en un flot record, sa horde de projectiles. Belle entrée en matière.

"A.D...Something" 

Ambiance beaucoup plus trash et lourde que la voix rauque de Yann complète à merveille et sans concession afin d'assombrir ce tableau brutal et violent. Un monstre musical qui écrase tout sur son passage et qui confirme l'évolution de la formation. Le duo guitare/basse assène des rythmiques bien pesantes, violemment fouettées par la batterie qui ne reste pas en marge de la scène.

"Chupacabra"

Un pied dans la culture populaire du Mexique, un autre dans le Nu Metal, les scarred boys s'amusent à visiter à la perfection nombre d'univers musicaux du Metal. Maîtrise parfaite de chaque instrument qui livre une rythmique cohérente et particulièrement bien travaillée, sur laquelle la voix plaque à terre et sans merci, des vocalises scalpantes et tranchantes.

"Prisms"

Prisms est un morceau de transition, instrumental. Il y en a quatre au total si l'on compte l'intro. La formation nous propose un voyage plutôt oriental aux sonorités d'un dobro (je laisse le groupe nous confirmer ou infirmer cette information). Ce titre, comme "Mirage" a fait l'objet d'un video-clip, vidéo totalement inspirée par le visuel du CD réalisé par Drazen Medakovic, mettant en animation le travail cérébral qu'amènent confusion mentale, réflexion, interrogation ; un bouillon neuronal qui fait mal mais qui s'ouvre vers une solution, la lumière, savamment illustrée par un passage en noir et blanc à celui à peine coloré (1'23) des images, qui s'amplifie (1'38) pour faire surgir la lumière libératrice timide au départ puis de plus en plus flamboyante, battant au rythme d'un coeur salvateur. 

"Merry Go Round"

Un round à la fois catchy et mélodieux qui génère un headbanging général tant il est fédérateur. Les claviers sont un plus dans ce titre qui dénote la capacité du groupe à diversifier ses compositions et à étendre son panel. Le final est particulièrement doux  (corroborant parfaitement l'information pré-citée)  et manifiquement interprété par des choeurs superbes : "Don't save now" (sauf erreur de ma part). A noter que le chant est presque clair, une alternance de screaming discret et de voix claire bien rauque.

"Nothing Instead"

On confirme les compositions super travaillées et nuancées et un chant plus que maîtrisé. Le jeu de batterie est un martèlement quasi-incessant qui laisse supposer un entrainement de marathonien pour Laurent. Des ponctuations très douces donnent un coup de fraîcheur parmi ce flot de screams et notamment le solo de guitare très délicat dans une structure de brutes ou presque...

"In Silent Darkness"

C'est une nouvelle transition, toujours instrumentale , une orchestration qui s'amorce sur une intro jouée par la six cordes, un écho dans ce noir silencieux, propice à la réflexion, plus encore à une introspection... La batterie interrompt ce moment de calme et martèle en contre temps dans une rythmique hyper bien ciselée. Les guitares et la basse font exploser le titre par des riffs recherchés. Aucun doute, les ambiances et nuances sont au menu de "In Silent Darkness". Excellent morceau qui génère un véritable coup de coeur.

A.H.A.I.A."

SCARRED aurait-il obtenu les trois A longtemps recommandés ? C'est au fond du gouffre, dans un univers plus que sombre, que les cinq gaillards nous attirent dans leur texte. Impressionnant changement de rythme et surtout de style qui embarque dans une sorte de rituel shamanique, capable de nous donner cette capacité à trouver les solutions pour reprendre pied. D'abord psychédélique , ce rituel laisse place à " un véritable rouleau compresseur de graves et de double pédale, symbolisant le caractère à la fois hallucinatoire et intensif de ce genre d’expérience. Une fois le rituel terminé, on se retrouve seul pour réfléchir à ce qu’on vient de vivre en contemplant la lune (LUA) au milieu de la forêt" (dixit Yann dans  SCARRED fait peau neuve - (interview)) 

"Lua"

C'est la basse qui ouvre le bal sur ce nouvel instrumental invitant de somptueuses guitares à entrer dans la dance. On tend à croire et à supposer que  la résolution des problématiques antérieures a été enfin trouvée. Un doux moment aux couleurs musicales encore une fois différentes et variées. SCARRED serait-il le peintre de la musique 2021?

"Dance Of The Giants"

Même si les notes de l'introduction de ce morceau sont une suite évidente de l'instrumental précédent, cette dance de géants amorce le pas vers une lourde,très lourde ambiance dont chaque pas est martelé par la batterie, suppléée par des guitares peu rassurantes qui enfoncent le clou. Mais rassurez-vous la lumière est au bout du tunnel avec ce final rempli d'espoir.

"Pétrichor"

Tout s'éclaircit y compris le chant de Yann. Tout laisse à penser que les problématiques traitées dans les textes de SCARRED ont trouvé leur solution et que la voix claire ouvre sur une même voie très nettement éclaircie au bout de ces quelques cinquante-six minutes. La fin s'installe sur des vibrations positives celles d'une étape gagnée et d'une évolution indéniable pour SCARRED.  

"Yours Truly"

C'est par un joli REQUIEM que SCARRED nous salue, dans des sonorités d'orgue moderne. Je soupçonne SCARRED d'être capable de nous faire un futur final à la mode Gospel...Tant leur talent est évident.

Scarred logo 2020

A savoir :

La musique de SCARRED a été enregistrée par SCARRED et PATRICK DAMIANI.
Le mixage a été aussi confié à PATRICK DAMIANI du TIDALWAVE STUDIO (Karlsruhe, Allemagne ) alors que le mastering a été assuré par ROBIN SCHMIDT du 24-96 MASTERING (Karlsruhe, Allemagne). Le superbe artwork est une réalisation de DRAZEN MEDAKOVIC qui a su mettre en avant la problématique exprimée dans les textes, le cheminement qui a été nécessaire afin d'y apporter des solutions et le sentiment d'une issue salvatrice et positive.
L'album sort sous le label KLONOSPHERE avec une distribution physique prise en mains par SEASON OF MIST
Quant à la distribution numérique, elle a été confiée à THE ORCHARD.


Quelle est la cicatrice laissée par SCARRED après l'écoute attentive de ce nouvel album "Scarred" ?

Je ne vais pas y aller des par quatre chemins et encore moins par des chemins de traverse, ce nouvel opus des Luxembourgeois est une excellente réalisation artistique.

Bien foutu (oui j'me lâche), bien cousu, bien dodu, bien poilu,

Bien chiadé, bien fouillé, bien travaillé,

Très recherché, très varié, très soigné

Bref vous l'avez compris, sans faute il faut écouter! 

Grand succès leur souhaiter car c'est largement mérité.

Et c'est forcément gagné au vu de la qualité délivrée.

Une galette gourmande à déguster !

Laissez-vous gagner, livraison à domicile assurée !

Cet album est une pièce maîtresse qui démontre le talent de ces cinq garçons, leur capacité a trouver des mélodies variées et  d'une efficacité redoutable. Le travail des musiciens est surprenant de qualité qu'il faut saluer au passage. Leurs influences pouvant être très différentes créent cette magie de diversité. Aucune monotonie ni ennui lors de l'écoute de ces treize titres qui avoisinent presque l'heure. On remet le couvert sans aucune hésitation tant pour les fans de Death que ceux qui ne sont pas forcément adeptes. Une belle ouverture d'esprit, un beau voyage aux lueurs d'espoir. C'est évidemment ce qu'il nous faut pour 2021...

Scarred photoshoot metz fr 02062019 by lugdivine unfer 8860 copieScarred par Lugdivine Unfer

Les liens :

Chronique d’Album : AKIAVEL (Thrash Death), V (2020)

  • Le 16/03/2020
Groupe : Akiavel
Album : V (2020)
Genre : Thrash Death
Origine : Toulon

 

Le Groupe :
  • Akiavel est un groupe de Thrash Death formé en 2018.
  • Ses membres ont traversé différentes formations, essentiellement dans la région PACA :
    - Indust et Antropofago pour Auré (chant),
    - AcoD pour Chris et JB (guitares),
    - Scornless, Positive Agression, In Heaven, Poste 942, Scarlean pour Jay (basse),
    - Witchkraft, Prickly Pear, Inner Disorder pour Butch (batterie).
  • A propos de la formation d’Akiavel, JB expliquait à Metal France :
    “Ça doit faire dix ans qu’on se croise les uns les autres aux concerts et autres rendez-vous de métalleux. Quand Chris et moi nous sommes séparés de notre ancien groupe, on voulait continuer et, surtout, travailler avec des gens qu’on avait appréciés.”
    (
    https://metalfrance.net/akiavel-25-10-2018/)
  • Le nom du groupe s’inspire de celui du penseur italien Machiavel.
  • Akiavel sort son premier EP en 2018. Il est décrit ainsi par Soil Chronicles :
    “Akiavel et son EP éponyme sont déjà au sommet avec trois titres méchamment biens construits.”
    (https://www.soilchronicles.fr/chroniques/akiavel-akiavel)
  • En juin 2019 Akiavel joue au Hellfest Off de Clisson. Il est rejoint pour deux titres par Stéphane Buriez.
  • Début 2020, Akiavel présente son nouvel album. Il s’intitule...

“V”

L’Album :
  • “V” propose neuf titres ainsi qu’un bonus-track (“Cold”, déjà présent sur l’EP) pour une durée de quarante et une minutes.
  • Il a été enregistré par Sebastien Camhi au Studio Artmusic.
  • Le titre “V” s'inspire des cinq blessures de l'âme, la trahison, le rejet, l'abandon, l'humiliation et l'injustice, telles que les définit l'écrivaine Louise Bourbeau, spécialiste du développement personnel. Auré s’expliquait sur cette thématique :
    “J'ai eu l'idée de prendre ces cinq blessures et de les travailler en deux parties : côté bourreau et côté victime. ”
  • L’artwork de “V” est signé Raf The Mighty. Vous retrouverez ses contributions sur TOO MANY SKULLS (by Raf The Might).
  • Julien Truchan, de Benighted, partage le chant avec Auré sur le morceau "I & Me”. Benighted n’est d’ailleurs pas pour rien dans la carrière d’Auré, ainsi qu’elle nous l’expliquait dans une interview :
    “J'avais la vingtaine. Je fréquentais énormément les concerts dans ma région depuis quelques années, et j'étais déjà amie avec les Benighted. Julien (chanteur) m'a demandé un jour si ça me brancherait d'être à mon tour sur une scène, je lui ai répondu que j'adorerais faire du chant, mais je suis une fille, donc c'est impossible. Il m'a ensuite fait découvrir des groupes comme Sinister où une femme était au micro. Ça a fait tilt ! J'ai acheté le micro et le petit ampli dans la foulée !”
  • The Witness” est le premier titre choisi par Akiavel pour illustrer son album.
  • Certains d’entre vous auront reconnu, dans le rôle de la victime d’Akiavel, Cynthia, l’ex-bassiste des TOYS - Take Off Your Shirt. On la retrouve également dans leur clip “My Lazy Doll”.
Ces données objectives énoncées, voici maintenant...

 

Notre Avis :
Après un EP livré façon blitzkieg, Akiavel revient avec un album qui marque le début réel de la conquête.
Fortement armé, “V” enfonce les premières lignes avec dix pélots de Death Mélodique. Il est riche et regorge de détails qu’on découvre au fil des écoutes. Le parcours des musiciens explique la qualité de l’interprétation. Les growls puissants et agressifs d’Auré savent à l’occasion se muer en une voix claire qui dévoile de possibles perspectives. Son duo avec Julien Truchan est une réussite, alors que je n’aurais pas misé un kopeck sur le mariage de deux voix Death dans une même chanson. Avec "V", Akiavel nous en met plein la gueule, et son songwriting inspiré annonce la couleur : il est enfouraillé, déterminé, et a les biscuits pour tenir longtemps.
“V” est un grand premier album, découvrez-le ! Quant à nous, on n’attend plus qu’une chose : que ce p*** de coronavirus retourne dans le cul du pangolin qui l’a vu naître pour qu’on puisse enfin se confronter à la puissance de feu des Toulonnais sur scène.

 

Les Infos Utiles :
Akiavel est sur Facebook :
https://www.facebook.com/Akiavel/
Akiavel sur Spotify :

https://open.spotify.com/artist/14M2CyExjuwWrJlJGYvg6T
Akiavel - merchandising :

https://shop.season-of-mist.com/band/akiavel/

Concerts : Compte tenu du contexte, suivez la page du groupe.


 

Chronique d’album : HUIS (Prog’) - Abandoned (07/05/2019)

  • Le 24/01/2020
Groupe : Huis
Album : Abandoned (2019)
Genre : Rock Progressif
Origine : Montreal

 

Le Groupe :
Huis est une formation de Rock Progressif québecoise formée en 2009 par Pascal Lapierre et Michel Joncas.
Elle se compose aujourd’hui de Sylvain Descoteaux (chant), William Régnier (batterie), Michel St-Père (guitare), Johnny Maz (claviers) et du fondateur Michel Joncas (basse).
En 2013, Michel St-Pere, rejoint le groupe à la guitare.
L’ensemble des musiciens participe au songwriting.
En 2014, les Montréalais sortent un premier album, “Despite Guardian Angels”. “Neither in Heaven” suit en 2016.
En 2019 le quintette présente son troisième opus...

“ABANDONNED”

HUIS - Abandonned (2019)
Parlons maintenant de ...

 

L’Album :
  • Abandonned est un neuf titres qui couvre plus de soixante-douze minutes.
  • Pour le mener à bien, le groupe s’est adjoint les services de quelques musiciens additionnels :
    . Jean Pageau, qui officie - comme Michel St-Père - au sein de Mystery, pose les notes de sa flute sur l’ensemble des compositions.
    . Gabby Vessoni du groupe Fleesh, prête sa voix sur Abandonned, en ouverture de l’album,
    . Serge Locat, qui officiait dans l’inoubliable Harmonium, est au piano sur We Are Not Alone, huitième piste,
    . C’est enfin la première participation “vinylique” d’Eloïse Joncas qui chante sur l’introduction de Oude Kerk III, dernier morceau de l'album.
  • Abandoned a été mixé par Michel St-Pere au Studio Illusion 4. Il est masterisé par Richard Addison au Trillium Sound de Saint-Hippolyte.

Intéressons-nous un peu à ce qu’on écrit...

 

Les Critiques :

 Il reste à vous donner...

 

Notre Avis :
Pas besoin d’être un accro du Prog’ pour saisir la beauté et la grande harmonie qui se dégagent d’Abandoned. Elles nichent avec délicatesse jusque dans les détails, les choeurs ou les lignes de flute... Huis confirme ainsi le talent de la scène québecoise dans un album somptueux et équilibré. Cet opus est un plaisant voyage qu’il conviendra de ne pas réserver aux seuls dingos de la technique, même si ces derniers y trouveront leur compte.

 

Les Infos Utiles :
Le site de Huis :
https://www.huisband.com/
Huis sur Facebook :

https://www.facebook.com/huisband/
Ecouter Abandoned sur Spotify

https://open.spotify.com/album/0hCbVkuHmzf8m0YQpirZXC#_=_
HUIS est en concert à Gatineau le 28/03/2020. Il sera aussi en Allemagne, à l’ Artrock - Festival Reichenbach en avril.

Chronique d'album : MORTUARY (Thrash Death) The Autophagous Reign (2019)

  • Le 21/01/2020
Groupe : MORTUARY
Album : The Autophagous Reign (11/2019)
Genre : Thrash Death
Origine : Nancy

 

Le Groupe :
Mortuary est un quintette de Thrash Death fondé à Nancy en 1989 par Jean-Noël Verbecq (basse) et Patrick Germonville (chant).
Un quatre titres, “The Autophagous Reign”, sort en 1994.
Un premier album, ʺHazards of creationʺ, paraît en 1996.
MORTUARY, Nothingless than nothingness (2016)
Suivent ʺEradicateʺ (1998), ʺAgony in redʺ (2003), ʺG.O.D. (Glorify our destroyers)ʺ (2010) et ʺNothingless than nothingnessʺ (2016).
En 2019 Mortuary livre son sixième album, dont je me propose de vous parler...

“The Autophagous Reign”.

 

L’Album :
“The Autophagous Reign” est un onze pistes d’environ quarante six minutes.
Une version Digipack, en édition limitée à cinq cents exemplaires, est agrémentée de trois titres bonus.
L’album est enregistré, mixé et masterisé en Pologne par Hertz Studio (Behemoth, Vader et Decapitated, bien sûr, mais aussi Mariah Carey et les Ramones !).
L'artwork est signé Łukasz Jaszak Design & Photography (Decapitated, Primal Instinct, Vader ou The Vision Bleak. Retrouvez ses travaux ici : https://www.lukaszjaszak.net/albumcovers).
MORITUARY - The Anthropophagous Reign (2019)
Les titres de l’album vont de 1’49 à 7’12.
Du piano et une voix de femme font leur apparition (“Memorial in Vivon”).
Le chant est en Anglais (majoritairement) ou en Français (Monuments, Recycled, Cheptel).
L’album est soutenu par un clip : Delete/Replace
 
Nous n’avons pas (encore) écouté l’édition limitée de cet album.
Faisons maintenant un tour sur...

 

Les Critiques :

 

Notre Avis :
Vous l’aurez compris en lisant ces critiques : “The Autophagous Reign” fait l’unanimité et obtient le prix d’excellence de l’année 2019 avec mention Thrash Death. Toutes ses chansons, qu’elles fassent moins de deux ou plus de sept minutes, passent aussi largement la barre qu’un Renaud Lavillenie à l’échauffement dans une salle de compet’. C’est violent, puissant, salement accrocheur et bien arrangé. Les fans de Death ou de Thrash ne pourront que louer la qualité de la marchandise. Pour les autres, si vous ne devez ranger qu’un opus de Thrash Death dans votre CDthèque, pensez à celui-là, il fera l’affaire.
Indispensable, et tout autant inaltérable !

 

Les Infos Utiles :
Mortuary est actuellement en tournée :
. le 21/01/2020 à Toulouse
. le 22/02/2020 à Fréjus - Monster'S Art - WMC
. le 23/01/2020 à Lyon - ROCK N EAT official(by céd & mike)
. le 24/01/2020 à Salem Le Haillan.

Mortuary est sur Facebook (N’oubliez pas de liker !) :
https://www.facebook.com/mortuarynancy/
L’album sur Bandcamp :
https://mortuarynancy.bandcamp.com/album/the-autophagous-reign
L’album sur Spotify :
https://open.spotify.com/album/55bq0hxwImrWuvortCUQMT

Chronique d’Album : STRATAGEME (Hard US)- Memories (2019)

  • Le 13/01/2020
Groupe : STRATAGEME
Album : Memories (21/12/1999)
Genre : Hard-Rock
Origine : Île de France


 
Le Groupe :
Stratageme naît aux débuts des 70’s en Île de France et se développe aux alentours de Fontenay-Sous-Bois.
Sur ses premières années, Robert Belmonte - qui connaîtra un peu plus tard avec Ocean le succès que l’on sait - et Gerard Mottée se partagent le chant.
En 1973, le groupe sort son premier 45trs, “Le Sorcier et Moi”.
 

En 1976, le groupe fusionne avec Patrick Abrial et devient le Abrial Stratageme Group. Gérard Motté abandonne le chant pour la basse. Sous cette configuration sort en 1977 l’album Mannderly.
La formation participe la même année à La Fête de l’Humanité (toute une époque !) et enchaîne avec un nouvel opus en 1978 : Le Bonbon.
Puis Abrial quitte définitivement  Stratageme  (mais on le retrouve un peu plus tard, vous allez voir...) qui splitte en 1980.
Il se reforme en 2008 et enregistre en 2010 un MCD quatre titres au Pacific Rock de Cergy Pontoise.
L’album Highway paraît en 2013, avec Gérard Mottée à la basse et Philippe Kalfon (Odeur, Shakin’ Street, Thaï Phong...) à la guitare.

 
En 2014, le tentaculaire Aurel Ouzoulias (Satan’s Jokers) rejoint le groupe le temps d’un concert.
Le 10/03/2018, Gérard Motté fête ses 70 printemps dans une grande fête donnée au QG du groupe, le Pacific Rock.
Le 21/12/2019, Stratageme revient pour un nouvel album...

 

“MEMORIES”

 

L’Album :
Memories est un huit pistes de trente-trois minutes.
Aucun clip n’est sorti à ce jour, cependant une maquette a fait l'objet d'une vidéo lors du lancement du crowdfunding de l’album :

Pour le chant, le trio Motté/Kalfon/Ouzoulias s’est adjoint les services de Matthieu Aufranc (Wizzö).
Le mixage de l’album a été réalisé par Patrick Abrial au Abrial Studio.

 
Notre Avis :
Memories n’aura pas à rougir entre vos Van Halen post-David Lee Roth et vos Whitesnake (Dementia serait parfait pour Coverdale). Les huit compos sont toutes bonnes, oscillant entre le Hard US de la fin des 80’s et le FM (Strong Is My Love), voire le Metal à la Scorpions (Klaus Meine n’aurait certainement pas boudé son plaisir sur le refrain de Walking On Your Tears).
Quant aux musiciens, je ne vous ferai pas l’affront de vanter leur technique, leur réputation n’est plus à faire . Matthieu Aufranc - que je découvre par cet album - assure grave et ce n’est pas pour rien que j’évoquais Coverdale ou Meine. Même si sa tessiture ne correspond ni à l’un ni à l’autre, il excelle et contribue à faire de ce
Memories une pleine réussite.
Les amateurs du genre casseront donc leur petit cochon et contacteront monsieur Motté sur sa page perso puisque c’est lui qui retrousse ses manches pour assurer la distribution de cet opus accrocheur qui met la pile à bon nombre de grosses machines américaines sur leur propre terrain.

 

Les Infos Utiles :

Chronique d'album : DUR ET DOUX (compilation Rock In Opposition), Ca Marchera Jamais (2019)

  • Le 02/01/2020
Groupe : Dur et Doux (collectif/label)
Album : Ca Marchera Jamais (compilation - 2019)
Genre : Avant-Garde / Rock in Opposition
Origine : Lyon

 

Les Critiques :
Dur et Doux est un label de musiciens de la région lyonnaise qui réunissent et partagent leurs moyens de production et de diffusion pour défendre leur vision singulière des musiques amplifiées.
L’association a été créée en 2008 par Marie Nachury et Pierre Chanel ( Brice et sa pute ).
Elle regroupe des formations aux styles très différents, tels Le Grand Sbam (Expérimental) Saint Sadrill (Indie Pop) ou CHROMB (Math Rock).

A propos de son catalogue, Dur et Doux nous précisait en septembre 2019 :
L’humain prime, et par conséquent un critère géographique s’applique dans les choix. L’essentiel d’entre nous est basé à Lyon, dans le Rhône ou l’Ain, quelques dissidents en Auvergne et en Bourgogne. Il n’y a pas vraiment de critère de style, même si nous ne sommes pas prêts de voir un groupe de Reggae ou d’Electro Swing dans Dur et Doux.
Dur et Doux regroupe aujourd’hui une quinzaine de groupes, certains de ses sociétaires apparaissant dans plusieurs formations, tels PinioL qui regroupe les l’ensemble des musiciens de PoiL et de Ni, soit deux batteurs, deux guitaristes, deux bassistes et un clavier.
Fin 2019, Dur et Doux sort la quatrième compilation de son histoire :

DUR ET DOUX - Ca Marchera Jamais (2019)

“CA MARCHERA JAMAIS”

L’Album :
Ça Marchera Jamais” présente quinze groupes pour une durée d’une heure vingt.
Ce titre est la devise du label depuis sa création.
C’est CHROMB! qui ouvre l’album avec un extrait datant de 2016. Ce groupe de Math Rock s’est illustré notamment en organisant des “concerts dessinés” avec le concours de Benjamin Flao (la BD Essence).
Les morceaux présentés en suivant vont de 2014 ( Herr Geisha & the Boobs ) à 2019 (Ni, PoiL et Monstre).
Le packaging de la compilation indique les albums visités ainsi que les line-up des formations.
Deux inédits figurent sont au menu :
. “Tout le Monde Ecoute - Le Canon du Silence”, d’Antoine Mermet et Melissa Acchiardi (compères dans Saint Sadrill). Ce titre est enregistré avec la chorale des élèves de l’école des Avignonnets à Saint-Claude.
. “Curdy” de Herr Geisha & the Boobs (toujours avec Melissa Acchiardi)

 

Notre Avis :
Ca fait quelques temps déjà que je vous taraude avec Dur et Doux, pourvoyeur d’alter-musiques qui dispense régulièrement son nectar à un public de connaisseurs attentifs et fidèles .
Si vous n’avez pas encore franchi le pas, cette compilation est pour vous : elle propose un joli panel des productions lyonnaises.
Vous découvrirez des compositions un peu déroutantes, parfois farfelues, souvent très techniques, mais toujours hautement originales.
Pour les amateurs de Rock In Opposition, de Prog’, d’Expérimental, un cabinet de curiosité qui donne ses lettres de noblesses à la musique alternative.

 

Les Infos Utiles :
Site web Dur et Doux : https://duretdoux.com/
Ecouter “Ca Marchera Jamais” sur Bandcamp :
https://duretdoux.bandcamp.com/album/dur-et-doux-ca-marchera-jamais
Dur et Doux sur Facebook : https://www.facebook.com/duretdoux/

NI - Pantophobie (2019)
Tracklist :
1.- Chromb! - Le tombeau est vide 07:11
2.- Ni - Athazagoraphobie 02:36
3.- PinioL - Pilon Bran Coucou 14:02
4.- La Degustacion - Culo Loco 04:35
5.- Pili Coït - I Can Scream 05:13
6.- Hidden People - You Smell 02:46
7.- Sheezahee - Euphoria Day 3 04:15
8.- Djihâd - Mediasphère 04:59
9.- Lucas Hercberg - Invisible Fruit 06:26
10.- Tout le monde écoute - Le canon du silence 03:41
11.- Monstre - Don't Leave 02:08
12.- Herr Geisha & the Boobs - Curdy 03:23
13.- Saint Sadrill - We gave you a smile 03:33
14.- PoiL - Luses Fada 07:07
15.- Brice et sa pute - Adriana Karembeu 09:00

Sortie d'album : SWARM (Modern Thrash) Anathema (2019)

Groupe : SWARM
Album   : Anathema (2019)
Genre   : Modern Thrash
Origine : Antibes

Chronique réalisée le 30/12/2019  par Dam'Aël pour Ahasverus - Métaux en tous genres.

Le groupe

 
Swarm est un groupe français qui nous vient tout droit des Alpes Maritimes et, plus précisément s’est créé en 2014 à Antibes. Ces membres actuels sont cinq gaillards dont Rémy Pauck (Lead Vocals), Antoine Chapet (Lead Guitar), Matt Bankowski (Rhythm Guitar, Lead Guitar, Vocals), Mikael Gentili (Bass, Vocals), Anthony Trillaud (Drums) qui manient avec excellence leurs instruments et leurs cordes vocales. Ils évoluent dans un mélange de Groove, de Thrash et de Hardcore avec des passages rapides d’acoustique pour donner des variantes dans leur musicalité.
 
 

Discographie

 
 
Parce qu’ils avaient énormément à dire sur la folie des hommes et leurs dérives possibles dans cette société moderne, ils ont mis plusieurs années à peaufiner leur premier LP de dix titres “Division & Disharmony” sorti le 02/03/2017. Quelques notes acoustiques... et très vite des riffs tranchants, une voix hardcore qui colle parfaitement à la rythmique énergique de tous et des blasts fulgurants qui ne se font pas attendre. On passe parfois dans l’univers psychédélique pour galoper sans anicroche (et ...any ♫...) dans des growls profonds ; et la basse vrombissante ne se laisse pas distancer ! Beaucoup de nuances, en somme. Un premier bébé qui laisse supposer que le talent n’est peut-être pas si loin. A noter que ce dix pistes se termine par un “générique” d’Aripiprazole, antipsychotique atypique indiqué dans la schizophrénie, la manie aigüe et les troubles bipolaires. Je vous en conjure, après avoir dégusté avec délectation cette première galette, vous en aurez la bouche bée, mais certainement pas pour y laisser passer ces pilules de C23H27Cl2N3O2. Seules vos oreilles auront droit à cette prescription ! Acouphènes au pire si volume au max mais cure de jouvence assurée...
 
 
Cet essaim d’Antibois récidive de plus belle en septembre 2019, après quelques tournées et événements bien sympathiques pour tous ; nouvelle envolée pour une production massive de sons, oh non pas mielleux du tout, mais bien “growling” qui surprend par sa variété de nuances. Déclinaison sous forme de rage et puissance, de guitares bien grasses et rugissantes, du speed à tout va, des rythmiques endiablées, syncopées et explosives. Evidemment Swarm fait dans ce deuxième album “AnathemA” référence à des grands du Metal et du Trash comme Judas Priest, Rage against the machine, Slayer, Metallica. Surprise encore au cours de cette écoute, quelques nappes de guitares plus mélodieuses viennent s’immiscer pour vous hypnotiser dans ce dédale musical tout aussi étonnant que détonnant, une alternance qui s’achève avec un dernier titre purement instrumental.

 

 

L’album “AnathemA" (2019)

 

Pour résumer en détails (oui c’est un oxymore) ce dernier album, entrée en matière (New Sun) avec une petite montée en puissance gentillette de guitare dès les premières secondes qui laissent place très rapidement à du lourd bien appuyé par les martèlements de la batterie et les ondes de basse, petits tintements vite renversés par l’équipe d’instruments qui s’impatientent sur Frontiers, puis sacrés jets (non pas de pierres) mais de vociférations rageuses qui vous décoiffent à vous en faire perdre vos cheveux ou vos perruques, évidemment qu’attendiez-vous d’une Intifada !!! Passage à l’acte avec du Heavy pour The deed is done et une guitare Hero qui nous ravit tant elle sourit (chanté en français) ; Ouf petit moment de pose (Spoutnik Explorer) car après une tachycardie et des cervicales qui vous remémorent que le temps passe, un joli moment de guitare claire et douce qui s’articulent avec des passages plus énergiques, mais ces jolis sons clarifiés momentanément et délectables s’embrasent aussi soudainement que de façon imprévue, brasier qui se perpétue avec Deaf blint silent : ah là les mecs ! on est dans un paradoxe total car comment ne pas vous voir, vous entendre et rester silencieux avec votre détonnateur de Anathema ??? Bon laissons la remarque en suspens pour poursuivre avec Life on hold qui n’est pas plus silencieuse. Wouaaaahhhh une jolie voix féminine vous attrape et vous pose dans une douce quiétude (Simple automata - Return at home), mais mille millions de mille sabords !!! ça repart de plus belle. Tintin, pas encore là, le répit ! Mais misère, quel héritage ils sont en train de nous laisser ces bambini de Swarm, Legacy of misery nous assène encore de très jolies rafales de Heavy avec une batterie qui me ravit (forcément) ; un 5/5 me paraît tout à fait concevable (Five - avec un passage aux influences rap en français en final) en conclusion pour terminer cette superbe galette que nous ont produit nos rois Antibois, véritable nuée ardente de sons, bien construite, très bien mixée et produite (belle réalisation) : une sacrée envolée de sons qui réchauffent. Swarm a mis plein gaz ; l’instrumental de fin Pyroclastic Flow conclut de façon volcanique ce  onze pistes à l’énergie explosive (résultat d’un excellent jeu de chaque instrument et aux cordes vocales qui en envoient) et à la guitare majestueuse et efficace ( ce ne sont pas Yann Armellino, Pascal Vigné, Thomas Fratti, et bien d’autres tout aussi talentueux qui me contrediront).

 

 


A noter : Sebastien Camhi et Studio Artmusic pour le mix et les prises
Kai Stahlenberg @kohlekeller studio pour le Mastering
Benjamin Bachelard et Disclosure Productions pour le Clip
Kevin Geyer de Heart Attack pour le son EVH
Chromatorium Music pour la pochette

Sortie d'album : JAYPEE-JAYPAR (Blues Rock Acoustique) - Meet Me Again (2019)

  • Le 27/12/2019

Groupe : Jaypee-jaypar
Album : Meet Me Again (2019)
Genre : Blues Rock Acoustique
Origine : Lyon

 

Le Groupe :
Jaypee -Jaypar est un artiste originaire de la scène métallique poitevine (Crawling in Sludge). Il est désormais basé à Lyon.
En 2014, son univers musical change d’orientation :
«J'ai eu pour souhait de monter ce projet afin de pouvoir exprimer tout le spectre de mes différentes influences musicales (Blues, Rock, Folk, Country, Classique, Metal, Hip-Hop).»
Quant à son style, il le définit ainsi :
«L'ambiance musicale dont je m'impreigne reste très influencée par la scène Blues acoustique actuelle (William Elliot Whitmore, Scott H Biram, Kelly Joe Phelps, Björn Berge, Seasick Steve,...) tout en empruntant par moments de quelques gros tatouages Rock et Metal (Alice in Chains, Down, Neurosis, Clutch).»
Il s’explique également sur les thématiques de ses chansons :
«Aucun engagement politique ou autre tentative de prosélytisme quel qu'il soit, les thèmes abordés là encore sont relatifs au style musical : évasion, liberté, partage, amitiés, excès et festivité !»

Jaypee-Jaypar (initialement JP-JPR) enregistre son premier album, “On my way”, en septembre 2015 .

 

JAYPEE-JAYPAR - On My Way (2015)

Son second opus, “Sinner”, paraît fin 2016.
Aujourd’hui Jaypee-Jaypar revient avec un troisième album :


 

“MEET ME AGAIN”

 

L’Album :
“Meet Me Again” est un onze pistes pour cinquante-neuf minutes.
L’album est représenté par le clip “City of Light”, onzième piste de l’album.
Enregistré et mixé par Jaypee-Jaypar, il est masterisé par Joerg Luedick.

 

Deux reprises figurent sur cet album : “Hallelujah” de Leonard Cohen, ainsi que le classique folk américain popularisé par Nirvana, “Where Did You Sleep Last Night ?
A l’exception de “Dansons”, dixième piste de l’album, tous les textes sont en anglais.

 

Ces données objectives précisées, allons voir ce qu’en disent...

 

Les Critiques :
. “Une œuvre intimiste saisissante d’authenticité.
(http://decibels-et-pixels.fr)

 
. “Son passé Metal ressurgit également et là tout change.
(https://nawakposse.com)

 
. “Sensibles, transpirants d’émotions, les titres s’enchainent et emmènent l’auditeur dans un voyage sur des routes dégagées et ensoleillées.
(http://metal-academy.fr)

 

. “Il n’y a rien de banal dans cette production qui met en valeur un vrai travail d’artisan.
(http://www.bluesagain.com)

 

Notre Avis :
Armé d’une belle voix grave qu’on apprécie autant sur ses textes anglais que français, Jaypee-Jaypar livre un bel album Folk/Blues, au son profond et épuré.
Il vous rappellera l’univers d’un Tom Waits (William the Grey), mais un Tom Waits qui durcirait son propos pour vous entraîner dans des contrées Rock (Stricness is the Enemy) aux échappées métalliques (Why Should I).
Authentique et captivant.

 

Les Liens :
Les citations de Jaypee Jaypar sont extraites de https://fr.ulule.com/jaypeejaypar/

Sortie d'album : SUN (Grunge) - Brutal Pop (EP - 2019)

  • Le 17/12/2019
Groupe : SUN
Album : Brutal Pop (EP - 2019)
Genre : Grunge
Origine : Île de France

 

Le Groupe :
Ne soyez pas étonné si son visage vous est familier : c’est qu’en 2014 que la franco-allemande Karoline Rose représente l’Allemagne à l’Eurovision. En 2016, elle est l’une des candidates de l’émission The Voice. Elle participe également à plusieurs comédies musicales (“1789, les amants de la Bastille”) et partage l’affiche avec Nina Hagen.
En 2017, celle qui montait son premier groupe de Death Metal à quinze ans retrouve ses passions premières en lançant avec Vincent Kreyder (Rosa†Crvx, The Vision Bleak, Sun of the Sleepless) une formule métallique batterie / guitare-chant : SUN.
 
 
SUN était en ce mois de décembre 2019 sur la scène des Transmusicales de Rennes.
Il a également lancé cette année son premier EP :

“BRUTAL POP”

SUN - Brutal Pop (2019)
Quelques données sur...

 

L’Album :
“Brutal Pop” est un quatre titres pour 14 minutes 53.
Il est produit par Dan Levy ( The Dø ), que Karoline Rose rencontre en 2015 alors qu’elle joue en première partie de JEANNE ADDED.
“Brutal Pop” est illustré par plusieurs vidéo-clips, SUN ayant tenu à marquer l’accent sur chacun des morceaux.

 

“Brutal Pop” est aussi le terme par lequel Karoline Rose entend caractériser sa musique et une recette à laquelle elle songe depuis l’âge de treize ans.

 

Les Critiques :
. Tout est dit dans le titre de ce premier EP de SUN, et sa Brutal Pop où se mélangent élégance et brutalité crue.
https://amongtheliving.fr/chronique-album/sun-brutal-pop-ep/

. “Le talent à l'état pur !
https://www.unitedrocknations.com/chronique-sun-brutal-pop-3174

 

. Vocalement, Karoline convainc, avec sa puissance indéniable, son charme vénéneux et ses inflexions brutales.
http://www.metalnews.fr/chroniques/brutal-pop

 

. SUN n'est pas seulement une autre paire de noise makers en quête de gloire grâce à une combinaison d'adrénaline et de volume car, sous la posture, il y a un degré notable d'intensité émotionnelle qui transforme ces chansons en performances captivantes.
https://www.bluesbunny.com/Reviews/ReviewID/2932/xmps/11123

 

. “Si vous êtes un fan de Metal imprégné de Pop, SUN est définitivement un groupe pour vous.”
http://www.thevinyldistrict.com/uk/2019/12/uk-artist-of-the-week-sun/?fbclid=IwAR0iBkT4srrQKSF4sBh7IuZmzqyBLclk4O9X4kHxEg0Dr1y1KUQxI07_p9g

 

Notre Avis :
Il vous suffira de trente secondes de Brutal Pop pour mesurer le talent de Sun. Le reste ne fera que vous confirmer la première impression : c’est l’un des EP les plus accrocheurs de l’année 2019, dans la lignée des Courtney Love et autres Babies In Toyland.
Rien à dire de plus, juste à espérer que la très sollicitée Karoline Rose trouvera le temps de poursuivre la voie tracée par cette petite bombe de quatre titres.
A suivre impérativement.

 

Infos Utiles :

 

Sortie d'album : SCARLEAN (Prog’Metal) - Soulmates (2019)

  • Le 14/12/2019

Groupe : Scarlean
Album : Soulmates (2019)
Genre : Prog’ Metal
Origine : Avignon/Valence
 
Le Groupe :
Scarlean s'est formé en 2013. On trouve trace d’un MCD éponyme la même année.
Sur l’origine de son nom, le groupe expliquait lors d’une interview :
C'est la contraction de deux mots : SCAR pour la cicatrice, et LEAN pour sèche, fine littéralement. Cela représente pour moi les marques de la vie, les événements qui font nos personnalités. Le passé qui perdure à travers le corps, marqué comme un tatouage. Les blessures de l'âme en quelque sorte, qui guérissent mais ne disparaissent jamais.
(source : https://rockyourbrain.wixsite.com/undergroundyourrock/scarleanmetalfrance)

En 2016, Scarlean sort son premier album : “Ghost”.

Scarlean ghost

SCARLEAN - Ghost
Interrogé quant au style musical de Scarlean, Alexandre (chant) précisait dans une interview de 2018 :
Je ne sais pas vraiment, on s’est mis l’étiquette Rock/Metal Alternatif, mais à chaque chronique on nous trouve un nouveau style (rires). Nous faisons de la musique avec un son Metal, mais nous faisons surtout des chansons, tu peux jouer chaque titre de l’album avec une guitare sèche et une voix. Nous n’avons pas la culture du riff à tout prix, nous sommes plus intéressés par les arrangements et faisons au mieux pour créer une émotion. Alors Rock/Metal Alternatif c’est pas mal, ça veut tout et rien dire. On fait du Scarlean avant tout.
(source : https://www.soilchronicles.fr/interviews/scarlean)

Perfectionniste donc insatisfait, le combo décide de retravailler ce premier opus et de le rééditer dans une version 2018.
En fin d'année 2019, Scarlean revient avec un nouvel album,

“Soulmates”

L’Album :
Soulmates est un onze pistes de cinquante-six minutes.
Il est paru chez Mystyk prod.
La créature à la Nosferatu retrouve sa place sur l’artwork.

Scarlean soulmates cd digipak 89428 1

SCARLEAN - Soulmates (2019)
Ces âmes-soeurs se déclinent dans une jolie version collector vinylique.
Jessie Louveton assure les choeurs féminins, tandis qu’Eric Lebailly (Adagio , Louis Bertignac) tient la batterie.
Anneke Van Giersbergen (The Gathering) prête sa voix sur “Wonderful Life”, reprise du standard 1986 du groupe de Pop britannique Black.
Sur ce choix, quelques explications d’Alexandre :
Je ne saurais, je pense, pas chanter le texte d'un autre à part si vraiment il me correspond, comme par exemple celui de "Wonderful life" que nous avons adapté à la Scarlean sur Soulmates. Les textes parlent souvent de la condition humaine, les sentiments, l'actualité, la dualité... (...) Cette chanson représente parfaitement la dualité des sentiments comme je l'expliquais plus haut. Elle parle de solitude et de recherche de bonheur. Nous avons fait en sorte de lui donner notre identité, et accentuer le message. C'est une vie magnifique, encore faut-il la comprendre et l'accepter. Anneke est une chanteuse incroyable, je suis fan depuis vingt-cinq ans ! J'ai jeté une bouteille à la mer, car j'avais vraiment envie de l'entendre sur ce titre. Et nous avons eu je pense beaucoup de chance ! Car elle a répondu immédiatement par un grand oui ! Elle a eu carte blanche sur le morceau, et nous sommes extrêmement fiers de l'avoir sur ce titre, c'est un vrai rêve de gosse qui se réalise.
(source : https://rockyourbrain.wixsite.com/undergroundyourrock/scarleanmetalfrance)

 

Ces explications objectives faites, voici...

 

Notre Avis :
Amateurs d’un Metal racé, légèrement Prog’, parfois atmo, on ne saurait trop vous recommander le nouveau Scarlean, un groupe qui apporte décidément beaucoup de soin à ses opus.
La formation avait réalisé avec “
Ghost” un très bel album. Elle enfonce le clou et affine sa signature avec un “Soulmates” puissant, plus dynamique et très abouti.
Cerise sur le gâteau, Anneke Van
Giersbergen transcende la cover métallisée du standard pop “Wonderful Life”. On ne boudera pas notre plaisir même si on aurait préféré savourer les volutes de la Divinissime sur une composition originale.
Un bien bel album, ce Soulmates, un poil supérieur à un aîné qui présentait pourtant déjà de remarquables qualités...

 

Les Infos Utiles :

 

Sortie d'album : LE GRAND SBAM (Expérimental), Vaisseau Monde (2019)

  • Le 13/12/2019
Groupe : Le Grand Sbam
Album : Vaisseau Monde (2019)
Genre : Avant-Garde
Origine : Lyon

 

Le Groupe :
Comme il existait jadis un village d’irréductibles Gaulois, on trouve dans la capitale des Gaules un petit label d’une grande qualité qui lutte contre le formatage ambiant et trouve son bonheur en s’exprimant en dehors des sentiers contrôlés par le commerce de la musique.

Dur et Doux - c’est le nom du petit label - réunit des musiciens qui se croisent et se décroisent au rythme de formations originales, souvent expérimentales, toujours en opposition. Leur devise ? “Ça marchera jamais” !

 
Marie Nachury (Brice et sa pute, Monstre), Antoine Arnera (PoiL), Mélissa Acchiardi (Hidden people, Herr Geisha & the Boobs), Boris Cassone ( Poil, Sheezahee, Herr Geisha & the Boobs), Jessica Martin Maresco (Pili Coït) et Guilhem Meier (PoiL), tous poulains de cette écurie, se sont retrouvés pour donner libre cours à leur créativité dans un collectif de recherche et d'expérimentation musicale : Le Grand Sbam.
Leur album, sorti en cette fin d’année 2019, s’appelle...

VAISSEAU-MONDE

L’Album :
Vaisseau-Monde est un voyage expérimental en cinq titres.
Ses trente-sept minutes lui confèrent néanmoins un format “album”.
Son artwork est de Chloé Bonnard.
Le Grand Sbam - Vaisseau Monde (2019) - Artwork Chloé Bonnard.
Vaisseau Monde est un album imprévisible et contemporain.
Il a été enregistré au studio Pierrefilant (Studio rouge. Pierre Filant 69640 Rivolet). “Pierrefilant” (2018) c’est aussi le titre d’un album de Saint Sadrill, autre membre de la petite famille Dur et Doux.
Sur Vaisseau Monde, seul “Woubit”, quatrième piste de l’album, descend sous la barre des six minutes.
Vaisseau Monde a fait l’objet d’un “teaser” réalisé en septembre 2015 au Bac à traille (Théâtre de La Renaissance - Oullins).

 
 
Ces présentations objectives réalisées, il convient de se pencher sur ...

 

Les Critiques :
. “Ceci n’est pas un disque, c’est une expérience. Attachez (très bien) vos ceintures.
http://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?article7810

. “L’aventure vaut le détour; c’est l’ivresse sonore, on se hasarde et on titube stylistiquement, mais on trouve la juste voi(e)x.
https://www.muzzart.fr/20191106_22954_le-grand-sbam-vaisseau-monde-dur-et-doux-6-decembre-2019/

 

. “Le Grand Sbam n’est pas un groupe normal, et “Vaisseau Monde” n’est pas un album dans la norme. L’individualité a son prix, et je suis plus qu’heureux d’avoir à le payer.”
https://www.bluesbunny.com/Reviews/ReviewID/2923/xmps/11123

 

Vaisseau Monde s'adresse davantage aux personnes qui veulent entendre un son intéressant, stimulant, excitant, et des groupes qui ne choisissent pas de flatter leurs goûts.
https://www.babyblaue-seiten.de/album_18409.html

 

Notre Avis :
Le Grand Sbam nous immerge dans un univers abyssal. Derrière les hublots de son Vaisseau Monde passent des sirènes (remarquable travail des voix) et autres créatures dansantes, imprévisibles et surprenantes.
Entre musique contemporaine et Fantasia chez les Progueux. Pour les amateurs de hors-piste essentiellement.

 

Les Infos Utiles :
Le Grand Sbam sur Bandcamp :
https://legrandsbam.bandcamp.com/
Le Grand Sbam sur Facebook :

https://www.facebook.com/GrandSbam/

Sortie d'album : LADY LIBERTY (Rock Hard 70's) - Lady Liberty (2019)

  • Le 12/12/2019
Groupe : Lady Liberty
Album : Lady Liberty (2019)
Genre : Rock 70’s
Origine : 2019

 

Le Groupe :
Lady Liberty est né en 2019.
Sur l’origine de son nom, le groupe relate cette belle anecdote dans sa biographie :
En 2012, The Senator, l’un des plus vieux arbres au monde, brûlait en Floride. Les autorités se posaient la question du clonage et d’un dopage aux stéroïdes afin de faire revivre ce symbole du Big Tree Park.
Devant le tollé naissant au sein de la communauté locale, le parc trouvait plus sage de protéger les arbres existants plutôt que de chercher à recréer les défunts.
Un arbre en particulier, qui se trouvait à quelques mètres du premier, retenait l’attention : âgé de deux mille ans, encore visible aujourd’hui, on l’appelait “Lady Liberty” pour sa ressemblance avec la statue de la liberté.
A l’heure où quelques grands groupes de Rock s’éteignent, Lady Liberty perpétue à son niveau l'esprit 70’s.

Evoluant sous la forme d’un trio chant-guitare/basse/batterie, il compte en son sein Vitha Sai. Nous avions déjà remarqué ce brillant vocaliste pour son travail au sein d’ AC22, le projet du Shakin’ Streeter Jean-Lou Ka.

A partir de l’été 2019, Lady Liberty mettait en ligne plusieurs vidéos captées Live au Trianon Hall :
 

 

En novembre 2019 sortait “Lady Liberty”, premier album du trio.

 

L'Album :
Qualifié de “chef d’oeuvre” par https://www.unitedrocknations.com/, Lady Liberty compte huit titres pour trente-quatre minutes.
 
Lady liberty

Pour “Lady Liberty”, le trio s’est adjoint les services de Laurian Daire, clavier de Jessie Lee & The Alchemists.
Le jeune groupe cite pour références Toto, Aerosmith, The Eagles, The Police, Rush ou Led Zeppelin. La voix de Vitha Sai a parfois été comparée à celle de Geddy Lee ou de Robert Plant.

 

Notre Avis :
En quelques mois d’existence Lady Liberty délivre un premier album de Rock Hard très professionnel, sans défaut et porteur d’une identité forte, comme pouvaient l’être un premier Led Zep ou un Black Crowes. On peut donc penser que c’est la marque des grands.
Les nappes du clavier de Laurian Daire soulignent agréablement cet esprit 70’s. Les compositions sont efficaces, conjuguant variété et homogénéité.
La formation compte en son sein, ce n’est pas son moindre atout, un diamant brut, un chanteur-funambule : Vitha Sai. Il va chercher des notes si loin qu’on en retient parfois presque son souffle.
Mais sous ses airs fragiles, Lady Liberty, loin de trébucher, réussit un coup de maître dès son premier jet de dés.
Les amateurs de bon son 70’s n’hésiteront pas à suivre son sillon. Qu’ils se préparent pour un long voyage : il est évident que le trio parisien a sous le pied de quoi les emmener loin et longtemps.

 

Les Infos Utiles :
 

 

Sortie d'album : BLACKRAIN (Hair Metal) - Dying Breed (2019)

Groupe : BlackRain
Album : Dying Breed (2019)
Genre : Hair Metal
Origine : Annecy

 

Le Groupe :
BlackRain naît au début des années 2000 à Annecy à l’initiative de Swan Hellion (guitare et chant) et de Max 2 (guitare), deux camarades de collège.
Sa première production est une démo cinq titres intitulée Twilight, Rain and Darkness (2003).
En 2006 sort son premier album, BlackRain. Il est suivi par License To Thrill (2008) puis par Lethal Dose of ... (2011).
En 2012, BlackRain participe à l’émission télévisée La France a un Incroyable Talent et parvient en finale.
Les albums (It Begins ) (2013) et Released (2016) lui permettent de s’imposer comme l’un des fers de lance du Glam français.
BlackRain était au Hellfest 2019 (Main Stage 2).

 

 


Il a été cité parmi les dix meilleurs groupes français aux côté de Noir Désir, Trust, Téléphone ou Mass Hysteria par le magazine britannique Classic Rock.

Poursuivant son rythme ternaire, BlackRain revient en 2019 avec un nouvel opus :

DYING BREED

L’Album :
Dying Bride présente douze morceaux pour une durée totale de quarante-six minutes.
L’album est entièrement composé et enregistré en Suède sous la houlette de Chris Laney, qui avait déjà oeuvré sur License To Thrill.

Cover 1

 

"Blast Me Up", figurant déjà dans l'album It Begins, a été réenregistré pour l’occasion.
Le groupe s’expliquait sur ce choix dans le webzine The Unchained :
C’est une chanson qui est sortie sur It Begins et nous n’avions plus les droits sur cet enregistrement. Il n’est plus commercialisé et écoutable nulle part, à part le clip sur Youtube, c’est la seule possibilité. Comme c’est une des meilleures chansons qu’on a en live, une des chansons sur laquelle les gens répondent le mieux, on pensait que c’était important de la ré-enregistrer car on n’était pas totalement satisfaits du mixage de It Begins. Du coup c’était sympa de la faire mixer par Chris Laney.

Source : https://theunchained.net/2019/09/13/black-rain-groupe-musique-interview-swan-hard-rock-cafe-paris-heavy-metal/

Pour clôturer l’album, BlackRain a choisi de reprendre “Ca Plane Pour Moi” du chanteur belge Plastic Bertrand.

PLASTIC BERTRAND - Ca plane pour moi (1978)
Ce titre a déjà fait l’objet de reprises à toutes les sauces, du musette de l’accordéoniste André Verchuren au Speed vitaminé des Red Hot Chili Peppers.
BlackRain justifiait son intention au magazine Art’N’Roll :
C’est une des chansons les plus reprises au monde avec «My way». C’est une des rares chansons françaises [sic] qui a du succès. C’est plus pour le public étranger quand on est un groupe français qui joue à l’étranger que pour le public français.”
Source : (https://www.artnroll.net/home/2019/08/interview-blackrain-21-06-2019-swan-chanteur-franck-batteur-matthieu-bassiste/)

 

Parmi les clips réalisés on trouve cette animation de “Dying Breed”, morceau qui donne son titre à l’album :
 
 
Il est temps maintenant de vous donner...

 

Notre avis :
Avec un album beaucoup plus homogène que l’estimable Released (2016), son prédécesseur, BlackRain reprend le flambeau d’un Hair Metal désormais trop lourd pour Bon Jovi, Motley Crüe ou Skid Row.
Si les mauvaises langues chuchotent que les Annéciens n’ont pas révolutionné le Glam’, il convient de constater qu’il le tiennent bien et excellent là où quelques vénérables anciens n’arrivent plus à se renouveler.
La recette du Glam Metal, qu’on croyait perdue, est donc à nouveau disponible sur vos plateformes grâce à cet opus inspiré et fougueux qui compte parmi les sorties les plus réjouissantes de l’année.

 

Les Infos Utiles :
Rock/
Ecouter l’album :

https://blackfuckinrain.bandcamp.com/album/dying-breed
BlackRain sera en concert le 29/02/2019 au
Rockstore de Montpellier.
 

Sortie d'album : SAPIENS (Rock Acoustique) - Sapiens (2019)

  • Le 11/11/2019
Groupe : Sapiens
Album : Sapiens (2019)
Genre : Projet “All Stars” de Rock Acoustique
Origine : Strasbourg

 

Le Groupe :
Nicolas Foucaud est guitariste et chanteur de la formation Los Disidentes Del Sucio Motel.
A l’issue de la tournée “Human Collapse” (2016) Nicolas a envie de s’aérer l’esprit.
A cette fin, il retravaille quelques morceaux acoustiques restés dans ses tiroirs parce qu’ils ne correspondent pas à l’univers de son groupe de Stoner-Rock.
Il achète une nouvelle guitare et se prend au jeu.
Au fil de la composition lui vient l’idée de proposer ces morceaux à des chanteurs de formations croisées sur la route de Los Disidentes Del Sucio Motel.
Ainsi naît le projet Sapiens.
Nicolas s’acoquine avec son compère Thibault Fassler pour le mener à bien.

Sapiens photo 1  Nicolas Foucaud et Thibault Fassler - Photograhie Elise Muths-Fassler

En quatre mois, ils composent à deux guitares le squelette musical de dix titres qu’ils soumettent à dix chanteurs différents , leur laissant toute liberté pour les textes et les lignes de chant.
La réalisation prend deux ans, faite d’allers-retours virtuels entre les chanteurs et les concepteurs, ces derniers souhaitant que les vocalistes adhèrent pleinement au produit fini.
C’est ainsi que parait fin octobre 2019 l’album...

“SAPIENS”

L’Album :
Le dessin original de la pochette fut réalisé par le fils de Nicolas en section maternelle.
L’identité visuelle et les photographies de l’album, signées Elise Muths-Fassler, soulignent l’aspect épuré du projet.

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D’une durée de cinquante-deux minutes, Sapiens réunit deux créateurs, trente-cinq musiciens (contrebasse, piano, accordéon, violon, etc) et les chanteurs de dix formations de renom (Lofofora, BUKOWSKI, Hangman's Chair etc).

 


A noter que le joueur d’accordéon sur Dead Ringers est le père de Nicolas Foucaud.
L’album est Mixé au Dub & Sound Studio.

 

Les Critiques :
. “Maîtrise est le mot qui résume parfaitement l’ensemble. On sent qu’il a été réalisé par des artistes accomplis, et complètement investis par leur rôle respectif.” (https://www.rockurlife.net/chroniques/sapiens-projet-sapiens)

. “Le résultat n’a rien à voir avec le super groupe, gâchant souvent la marchandise à coup d’égo et de manque d’inspiration. Ici, les voix du Métal (et du stoner !) se mettent au service des compositions.” (https://www.rockmadeinfrance.com/actu/sapiens-sapiens)

. “Sapiens est une réussite en tout point.
(https://www.sensationrock.net/2019/10/24/sapiens-sapiens)

. “Sapiens vient d’accoucher d’un monstre adorable et bienheureux.
(http://pre-en-bulle.com/sapiens-sapiens/)

. “Un disque qui fait chaud au cœur.” (http://nawakposse.com/kroniks/sapiens)

. “Ce qui est incroyable avec cette production, c’est de voir comment chaque artiste arrive à sortir de son terreau tout en restant à l’aise.
(http://www.grannysmith.fr/sapiens-sapiens)

 

Notre Avis :
Sur le papier, Sapiens était séduisant. Il convenait d’être à sa hauteur.
Dès la première piste (Surreal Estates, feat. Julien Pras de Mars Red Sky) on sent qu’il s’est passé quelque chose. Dès le deuxième morceau, on a confirmation : les chanteurs ne sont pas venus dans ce projet pour cachetonner ou faire de la figuration. L’investissement est réel. Il suscite l'émotion.

 

 
Les vocalistes profitent d’un espace inhabituel pour développer leur talent. Des arrangements subtils et agréables flattent leurs voix.

Il fallait une sacrée dose de culot et d’inspiration pour transformer cette idée séduisante en un coup de maître. Le duo Foucaud/Fassler l’a fait. Sapiens nous enseigne l’art du contrepied en dix leçons.
C’est admirable... Et c’est très beau !

 

Les Infos Utiles :
Tracklist :
1/ Surreal estates (feat Julien Pras de Mars Red Sky)
2/Palm prints (featMathieu Dottel de Bukowski)
3/Dead ringers (feat Julien Cassarino de Psykup)
4/ Pure love ashes (feat Steve Perreux de Robot Orchestra)
5/ Red wine lullaby (feat Cédric Toufouti de Hangman’s Chair)
6/ Still down (feat Poun de Black Bomb A)
7/ C’est gênant (feat Mat Peq de Babylon Pression)
8/ Wake up call (feat Daniel Scherding de Los Disidentes Del Sucio Motel)
9/ Cognitive dissonance (feat Forest Pooky)
10/Le feu qui danse (feat Renaud Wangermez de Lofofora)
Piste cachée après10 sec de blanc: Bibou’ssong

 

 

 

Sortie d'album : KINGCROWN (Heavy/Power Metal) A Perfect World (2019)

  • Le 09/11/2019
Groupe : Kingcrown
Album : A Perfect World (2019)
Genre : Heavy Power Metal
Origine : France

 

Le Groupe :
En 2015, des divergences au sein du groupe Nightmare, pilier du Metal français né au début des 80’s, incitent Jo et David Amore, respectivement chanteur et batteur, à reprendre leur liberté.
Entourés de Markus Fortunato (Basse), Steff Rabilloud et Florian Lagoutte (Guitares), trois musiciens particulièrement aguerris, ils forment Öblivïon.
Le quintette sort en 2018 son premier album, “Resilience”, un opus au Heavy/Power Metal ravageur défendu par le clip “In the Arms of the Queen”.

Début 2019, le groupe se voit contraint pour une question de droits à changer son nom en KingCrown.
En novembre 2019, c’est donc KingCrown qui présente un nouvel opus :

“A Perfect World”

L’Album :
A Perfect World”, c’est onze titres pour quarante-six minutes.
Son artwork est signé par l’un des guitaristes du groupe, Steff Rabilloud.
Kingcrown

 

L’album est sorti le 01/11/2019 chez ROAR - rock of angels records.

Il est mixé et masterisé par Roland Grapow (Helloween).

The Flame Of My Soul”, qui ouvre l’album, est le premier clip proposé par le groupe.

Dans un registre Power/Heavy Metal, les compositions sont classiques, leurs structures savent se faire modernes et changeantes.

La ballade “Over The Moon” aère l’album en son centre.
Over The Moon” est le deuxième clip choisi par KingCrown pour représenter A Perfect World.

Cette ballade réapparaît dans une version acoustique particulièrement réussie en onzième piste de l’album.

 

Notre Avis :
En 2018, KingCrown démontrait avec “Resilience” son savoir-forger des albums dans le meilleur Metal .
En 2019 La récidive est totale, avec cette circonstance aggravante que Roland Grapow a trouvé une place pour chaque tête de l’hydre.
On apprécie pleinement le jeu très actif du batteur David Amore, tout comme les enchaînements basse/guitare/guitare du trio Fortunato/Rabilloud/Lagoutte.
Le travail de Markus Fortunato est agréablement mis en valeur - sa basse allant bien au-delà d’un soutien rythmique il aurait été dommage qu’elle reste en arrière-plan.
Quant à Jo Amore, sa voix se fait tantôt agressive comme un Dickinson, tantôt lumineuse comme un Dio. Il nous rappelle dès ses premières lignes de chant qu’il est un taulier du Heavy français.
A Perfect World est la nouvelle oeuvre d’un quintette inspiré et aguerri, l’un des meilleurs opus français de cette année 2019. Digne successeur de Resilience, il vous sera tout aussi indispensable.

 

Les Infos Utiles :

Sortie d'album : REDEMPTION (Rock'N Thrash) - Angel (EP - 2019)

  • Le 03/11/2019
Groupe : Redemption
Album : Angel (EP - 2019)
Genre : Rock’N’Thrash
Origine : Metz

 

Le Groupe :
Redemption est un power-trio lorrain.
Bien qu’il pratique un Thrash Metal sans ambiguïté, il tire son nom d’une chanson de Bob Marley, “Redemption Song”.
Le groupe se forme en 2017 autour de deux frères, Mat Kuhn (Guitare - chant) et Rod Kuhn (Batterie).
Le départ prématuré de leur bassiste contrecarre les ambitions des deux musiciens qui recrutent alors... leur papa !
Il faut dire que Rod et Mat ont alors respectivement neuf et quinze ans !
Redemption1REDEMPTION
Le trio prend rapidement le vent en poupe et enchaîne les concerts prestigieux : Phil Campbell, Nashville Pussy, Ultra Vomit, Dead Kennedys, puis le HellFest 2018 (Main Stage 2).
Comme le souligne metalmadtv.com dans une interview, Rod Kuhn détient donc un record : il est le plus jeune batteur du monde à avoir joué au HellFest !


Redemption réalise un EP, Live & Loud, en 2018.
Il revient en 2019 avec le six-coups qui nous occupe aujourd’hui.
Son titre est...

“A N G E L”

L’Album :
Angel est un EP six titres d’une durée de vingt-huit minutes. Il s’agit du premier opus studio du trio.
RedemptionREDEMPTION - Angel (EP-2019). Artwork Prune Paquot. Logo original Redemption : Paul Banon.
Les compositions sont toutes signées Mat, Rod et Js Kuhn.
Pas une composition ne descend sous la barre des quatre minutes.
Inspiré d’un fait divers, le morceau “Angel”, qui donne son nom à l’EP, dénonce les violences faites aux femmes.
Il n’existe pas de clip disponible à l’heure où nous publions cette publication, mais le groupe a mis en ligne une vidéo Youtube illustrant l’album : “Get Rid”.

 

Le ton de l’album est parfois Rock, mais plus généralement Thrash, pouvant évoquer Metallica. Le chant de Mat Kuhn est d’ailleurs proche de celui de James Hetfield.

 

Notre Avis :
Si l’on s’intéresse d’abord au groupe pour son côté “phénoménal”, on l’ oublie vite pour se laisser emporter par six compos particulièrement maîtrisées. Parce qu’Angel tient la route sur toute sa surface et qu’on n'imagine pas une seconde qu’il n’est pas l’œuvre d’une bande de zicos trentenaires.
Bluffant, et évidemment à suivre.

 
Les infos utiles :
Suivre Redemption sur Facebook :
https://www.facebook.com/redemption2499/
Redemption sera en concert le 18/02/2019 à Paris, au Petit Bain.
 

Sortie d'album : SURPUISSANCE (Heavy Thrash) Dévastation (2019)

  • Le 22/10/2019
Groupe : Surpuissance
Album : Dévastation (2019)
Genre : Heavy/Thrash
Origine : Nord

Le Groupe :
Surpuissance est un groupe de Heavy / Thrash originaire du Nord.
Il se compose de Black (chant, guitare, basse) et d’Armaggedon (batterie, guitare, basse).
Black arpente les scènes françaises dès 1982 avec le groupe Methane, qui deviendra Excalibur.

 

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EXCALIBUR et son LP "Fils Vengeur", issu d'une démo 80's.

Armageddon n’est pas en reste : il martèle notamment les fûts de Lord, formé en 1993, et d’Excruciate 666.

Hell s fucking metal 2003

LORD, Hell Fucking Metal (2003)

En 2011, Armageddon et Black forment Surpuissance.
Leur premier album paraît en 2013. Il s’appelle Affamé de Metal.
Il est soutenu par le clip du même nom.

Aujourd’hui, Surpuissance revient avec un nouvel opus :

DEVASTATION

 
L’Album :
“Devastation” est un onze titres d’une durée de quarante-huit minutes.
Son artwork est une acrylique signée Mario Lopez.
Surpuissance

Originaire de Guatemala City, Mario Lopez avait déjà réalisé la pochette de l’album “Affamé de Metal”.
On vous parlait de lui en début d’année 2019 à l’occasion de la sortie du Master of Giallo d’Obszön Geschöpf.
Vous trouverez le catalogue des contributions de Mario Lopez ici : https://marioestuardol.wixsite.com/mario/acrylics

Le livret est comme on les aime : on y trouve les paroles des chansons illustrées d’un joli coup de plume par des dessins de Black.
Côté textes, il vous suffit de lire les titres des morceaux pour connaître les thématiques qui inspirent Surpuissance : Atomisé, Commando Terreur, Les Griffes de la Mort, Devastation, Mortelle Attaque...
Côté musique, on est en plein Thrash. On pense parfois aux vénérables Américains Death Angel (Les Griffes de la Mort / Mortelle Attaque).
Black ne craint pas d’envoyer son chant dans les aigus.

Notre Avis :
Dans le genre Metal qui lave la tête, cet opus éliminera naturellement toutes vos pellicules.
Alliant technique, hargne et rapidité d’exécution, Surpuissance remet les pendules à l’heure du Thrash Old’ School et vous frappe l’autre joue par un album en droite ligne de son premier opus.
En plus, le package est soigné. Du bel ouvrage de forgeron ! On vous le recommande.
 
Les Infos Utiles :
Ecouter l’album :
https://surpuissance.bandcamp.com/album/devastation
Liker le groupe :
https://www.facebook.com/Surpuissance/
Retrouver Surpuissance en concert :
Surpuissance sera à Lille (
Le Midland ) le 22/11/2019.