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Chronique d'album : Stéphane PORTELLI (Rock/Blues), "La Boutique Des Fous" (2021)

Le 11/11/2021

Groupe : Stéphane Portelli
Album : «La Boutique des Fous » (20/10/2021)
Genre : Rock/Blues
Origine : Occitanie

par Dam'Aël

Stephane portelli artwork

"Mam, Tu Peux Compter Sur Lui"! "Stephane Portelli","Tête En L'Air" mais pas tant que ça, sait nous embarquer dans son univers ; d'ailleurs "A Bientôt Sur Les Routes" car les rencontres avec lui ne tiennent pas "Sur Le Fil" mais bien au contraire, nous entrainent dans sa réalité de pensée et d'écriture qui mène tout droit à "La Boutique Des Fous", et pas de problème d'approvisionnement ! Le plein de réflexions, d'interrogations, de constatations est confirmé dans le stock mental et cérébral de cet artiste à fleur de peau qui nous aspire comme un tourbillon dans le dédale des couloirs de ses émotions. Un voyage interpellant au coeur de l'humanité, au coeur de chacun et surtout au coeur de lui-même car c'est son âme qui dirige et manage avec subtilité sa main dans l'écriture, ses mains dans l'art de faire vibrer les cordes de sa fidèle compagne de  musique. La voix en devient la résultante authentique...

20211111 180210

Son histoire...

Tout commence, ou presque, chez une psychologue... 
Oui mais de celle qui arbore la plus belle pièce de la maison, en sous-sol, où la musique est la maîtresse des lieux. "Hôtel California" des Eagles sera la trame d'une suite qui prendra l'allure d'une étoffe cossue et digne de la haute couture. Ses premiers frères d'armes qui enfonceront le clou, seront Dire Straits en 1985 qui lui montreront la direction artistique sous l'influence de  "Tunnel Of Love". Mark tu as touché en plein coeur la sensibilité de cet artiste en culotte courte. Evidemment quelques autres influences viendront compléter le tableau : David Gilmour, Cream avec E. Clapton,  Pink Floyd, Carlos Santana, Elvis Presley ... C'est après, en autodidacte qu'il écorchera ses doigts presque jusqu'au sang, sur des covers de SADE et c'est avec Agathe Mulot qu'il foulera les scènes locales avec des reprises diverses et variées. 
2001 sera l'année du "je prends mon envol en solo" ; après l'enregistrement d'un 2 titres "Mam, Tu Peux Compter Sur Lui" , c'est sa participation  à un tremplin le festival Avec le temps à l’Espace Julien de Marseille, qui va lui permettre de réaliser en 2003, son premier album, un peu dans l'urgence, enregistré et mixé en 48 heures dans une église désaffectée qu'une association de quartier de Montpellier occupait. «Stéphane Portelli» renforce ses racines dans le terreau fertile  du Blues,  du Rock des années 60's/70's. S'en suivra la belle escalade d'un guitar-hero Made in France avec « Tête En L'Air » (2006), « A Bientôt Sur Les Routes » (2011),« Sur le Fil » (2018) et tout récemment « La Boutique Des Fous » (2021).  

 

L'album : La Boutique Des fous 


Pas de doute, on y fait le plein de Rock très Old School, de Blues, enrubannés d'influences évidentes.
On s'y penche et on toque à la porte de notre propre réflexion. 
L'opus ouvre le bal avec un "Vegas" survitaminé qui aurait pu prendre naissance dans le Tenessee à Graceland. Elvis sort de ce corps!  "Vegas"  rappelle le monde de folie, du superficiel, des strass qu'est cette ville de Végas où plaisirs mènent souvent à l'addiction et à la sortie de route de la réalité. Les sujets abordés sont magnifiquement écrits avec des  métaphores sublimes mais percutantes. 


Le réveil au lendemain est beaucoup moins festif, le constat ramène vite à la vraie vie qu'il faut assumer. "Fou De Nous", esprit distordu en pleine solitude, la guitare en distorsion à la Eric Clapton enfonce le clou de cette dure réalité qui peut  clouer au sol. La passion à en perdre la raison, Jean Ferrat en avait déjà conté les affres d'un tel désespoir.
Bon après ces quelques prémisses, Stéphane nous invite à entrer dans sa boutique, "La Boutique Des Fous", l'éponyme qui dresse le tableau  de toutes les émotions abordées dans cet album concept et qui nous invite à entrer dans l'univers de l'artiste, sa bulle comme il l'exprime lui-même. Nous y rencontrons  " toutes les personnes, toutes les âmes qui refusent l’uniformité qu’elle soit physique ou morale. On y croise des artistes, des idéalistes en quête de liberté. C’est cette ouverture d’esprit, marginale, que j’ai voulu raconter dans cet album où se mêlent la passion, l’obsession, l’addiction… autant d’états qui font peur car difficiles à maîtriser mais qui nous animent au quotidien et que certains peuvent qualifier de folie…". Titre un peu fou, qui swingue, qui invite au frétillement du cuir chevelu et pas que... Il n'est pas seul, l'artiste, à s'y éclater, des choeurs tout aussi crazy nous envoient le second carton d'invitation.

Sur le seuil de cet exil, basse et batterie prennent une rythmique grave aussi rude que le visage de l'abandon qui prend par le colback, coups de pied au c*** sans aucune compassion ni même un semblant de ménagement, aucun doute une violente agression "Alarme blanche". Guitares aiguisées aussi tranchantes que cette apostasie maternelle, solo incisif et vindicateur et ce final de la batterie, prescription diabolique du docteur Guillotin qui lâche le couperet de fin.

Comment ne pas avoir le blues...
"Comme Si" il était possible de changer le monde... Et pourquoi pas? Gardons ce côté positif que nous chante, et on en est ravis, cette guitare emprûntant des notes à la Mark Knopfler. Le Blues nous délivre de ce vilain blues, merci Stéphane. C'est joliment chanté en solo, et en choeurs.

Allez je vous emmène faire un tour furtif dans l'Océan Pacifique du Nord pour une danse de la vie, une hula plutôt auana, moderne, discrète teintée du parfum musical de Mark dans l'écrin artistique de Stéphane Portelli. "C'est tout", rien à ajouter, écoutons plutôt! Les ondes de sa six cordes sont très positives.

La preuve, c'est la fêt-e, la fêt-e!!! "Boum Boum Boum" Vas-y cathy, fais le chanter ce saxophone heureux et joyeux, on commande les pizzas et on sort sous le soleil d'Italie ou du sud de la france, on s'extirpe de cette léthargie commandée par la pandémie. Si vous voulez vous évader au rythme fou de ce morceau, le clip sorti le 10 août dernier vous tend des bras amicaux. (alors là Stéphane, c'est un joli cadeau offert au public et à moi-même car... c'était le jour de mon anniversaire... OK je poursuis, c'était juste mon petit moment de folie : un aparté).

Ca groove sur le Blues Rock "Les Gens Bien" qui traite de l'adultère, et enchaine sur "Dans La Douceur D'un Soir", en partance pour des horizons sud-américains ou tziganes selon les plages musicales, mais surtout un hommage certain au frontman de Dire Straits, Mark Knopfler, le sultan de la guitare, le Sultan of Swing. On rappelle l'influence qu'a eu ce groupe pour Stéphane Portelli dans sa construction artistique et son travail sur les arpèges.

La guitare dans cet album est un véritable caméléon, prenant des sons variés et des inspirations typées dans chacun des titres qui composent "La Boutique Des Fous". A l'instar de l'humain qui s'adapte aux épreuves de la vie, ou qui s'aguiche de comportements calculés, opposés ou corrodés " Comme un caméléon" évoque "Le paradoxe du genre humain dans toute sa splendeur".
Le ton monte crescendo, sur verbe d'oxymores, guidant la rythmique de base, la guitare et les choeurs (qui me rappellent certains choeurs de Toto) dans un tourbillon qui pose la vibration d'une interrogation qui perdure.

Stéphane Portelli : chant, guitares, paroles, musiques, arrangements, production et direction artistique.
Vincent Declercq : batterie, percussions
Patrice Gimenez : basse
Guests : 
Isabelle Bonfiglio : chœurs (3, 5, 7, 10)
Cathy Bonfiglio : chœurs (3, 5, 7, 10), saxophone (7).
Son : Triboulet au Studio La Trappe, Toulouse.

 

Notre avis :

Stéphane Portelli est un passionné qui a la sensibilité d'un artiste ; il pose sa réflexion sur les moments de vie et les émotions qu'ils génèrent. Accompagné par Patrice Gimenez à la basse et Vincent Declercq à la batterie, chacun d'eux forme le tout et le tout ne fait plus qu'un. Un trio qui désire mettre en avant une production organique sur des systèmes vintages, à l'image des temps historiques du Rock et du Blues et à celle des lives sur scènes locales, régionales ou bien plus grandes. Aucune fioriture, pas de vernis et encore moins de strass, nous sommes en Occitanie pas à Végas, et ça sent bon l'humain et le parfum de la simplicité et de l'authenticité. Si les sujets abordés sont sérieux, difficiles voire rugueux, la poésie de Stéphane Portelli ne défaille jamais et porte le verbe aux portes d'un talent incontestable et incontesté. Le quatrième membre du trio est madame la guitare qui retranscrit à la perfection l'état d'âme du morceau et l'émotion de l'artiste, l'égo remballé car bien éduquée et consciente du légitime espace vital nécessaire à chacun des musiciens. Un album rempli d'énergie tout aussi festif musicalement que grave par ses textes, qui embarque par des rythmiques cadencées et fédératrices, un brûlot de Rock et de Blues qui fait du bien.
 "Ce 5ème album est l’occasion de fêter mes 20 ans de carrière sous mon nom. Je voulais qu’il sonne différemment, authentique pour avoir le plaisir d’entendre la chaleur des lampes dans le Son !" (S.P.)

 
PS :   S comme Subtilité, Sensibilité, Spontanéité, Sensualité, Solaire...
          P comme Passion, Poète, Proximité, Prouesse... 

"un album est toujours la photographie d’un moment…" (S.P.)

les liens :

http://stephaneportelli.com/

https://www.facebook.com/stephane.portelli.1

http://www.ahasverus.fr/blog/stephane-portelli-fil-a-fil-interview.html

http://www.ahasverus.fr/blog/stephane-portelli-la-boutique-des-fous-album-2021.html

https://www.facebook.com/emma.bradford.980
        

Les N'importe-Quoi d'Ahasverus : NAZARETH, "Greatest Hits" (1975)

Le 19/09/2021

« C'était mon rêve, c'était Sonia » chantait Patrick Juvet...
Moi je l'ai bien connue Sonia. Sonia Dupeyroux.

Patrick juvet
« C'était l'amour qui venait du froid », poursuit-il.
C'est vrai qu'elle habitait en plein courant d'air, à Verrières-Le-Buisson, juste à l'orée du bois. La Louise, elle n'aimait pas trop qu'on y traîne, au bois de Verrière, parce qu'il était encore hanté par le souvenir Lucien Léger, l'étrangleur. Alors elle préférait qu'on aille ramasser des chataîgnes du côté du Tapis Vert. On les faisait bouillir en rentrant. Ca nous faisait le repas.
Elle n'était pas très futée, Sonia. La preuve : on s'est suivis toute la scolarité ! Par contre, elle a toujours été la plus grande de la classe. Je me demande bien à quelle hauteur elle est rendue, maintenant...
Sonia avait une soeur, Muriel. Elle la cachait, je l'ai découvert au LEP. On était tous dans la même classe d'agents administratifs. C'était sympa le LEP, comme une petite famille. On faisait des cours de dactylographie en recouvrant les touches du clavier par des caches de couleur. Ca faisait joli. Je vous en reparlerai sûrement...
Muriel, c'était l'exacte opposée de Sonia : elle était brune, petite, d'esprit vif, charismatique (elle fumait du shit) et très sportive. Des années d'athlétisme lui avaient donné un physique en angles saillants... Rien qui fasse rêver Patrick Juvet pourtant. Pour le moins, il n'en parle pas explicitement !
A l'époque, mon pote Serge avait acheté le « No Mean City » de Nazareth.

Nazareth no mean cityMalgré son artwork de Frank Frazetta, le grand dessinateur américain de SF,  et quelques bons titres comme « Star » et « Whatever You Want »,  c'était loin d'être le meilleur album des Ecossais. Mais j'avais accroché à la voix rocailleuse de Dan Mc Cafferty, et j'avais fait l'acquisition dans un magasin d'occasion de Montparnasse d'un Greatest Hits qui nous avait permis de mieux faire connaissance.
« Greatest Hits », dans sa version 1975, contenait la plus part des standards du groupe : « Razamanaz », « Shanghai'd in Shanghai », « This Flight Tonight », « Broken Down Angel » et « Hair Of The Dog », que les Guns'N'Roses reprendraient sur leur  «  Spaghetti Incident  ».
Le seul méga-hit manquant, « Dream On », serait ajouté sur une réédition de 1989.
Ecoutez enfin « Heart Grown Cold » et vous aurez fait le tour du panorama.

NazarethJe ne sais plus comment mon « Greatest Hits » de Nazareth s'est retrouvé en possession de Muriel Dupeyroux, mais je me souviens qu'elle m'avait proposé de venir le récupérer chez elle. La bonne aubaine ! Elle devait avoir deux ans de plus que moi, Muriel Dupeyroux, et elle avait du chien. Et puis après tout, si elle avait redoublé deux fois, vive comme elle était, c'était peut-être bien pour m'attendre.
Comme le temps passant j'intéressais de moins en moins les pédophiles - et ceci ne cesserait de se dégrader par la suite, non que je le déplore mais il faut bien dire les choses - la Louise m'autorisa exceptionnellement à me rendre à Verrières un dimanche après-midi.
J'ai pris le bus pour Chatenay-Malabry. Ce n'était pas un coin où on aimait aller, nous, les gars de la Plaine, à cause des teigneux de la Butte-Rouge. Je descendais un peu avant leur quartier, à l'arrêt qu'on m'avait indiqué.
Sonia m'attendait. Sa soeur était absente, expliquait-elle, et elle m'invitait à venir récupérer mon disque, sa maison étant à deux pas. Deux pas... pour sa taille ! Moi j'en ai compté beaucoup plus !
On a marché assez longtemps en échangeant des banalités. Si je n'ai plus en mémoire l'entrée de la maison, je me souviens parfaitement de sa chambre. Sonia tenait l'album, considérant la tracklist. « J'aime beaucoup celle-ci », minaudait-t-elle en posant mon vinyle sur sa platine alors que je lui vantais les mérites de ce disque. Un craquement, quelques notes au clavier, puis la voix rocailleuse de Dan Mc Cafferty a envahi la pièce.
« Love hurts, love scars
Love wounds and marks
Any heart »


Sonia s'assit sur son lit et me regarda avec ses beaux yeux de vache. Je revois encore son pantalon marron de velours à grosses cotes, et son buste drapé d'une chemise blanche, légèrement renversé en arrière, les mains en appui sur le lit qui s'offrait.
De tous les standards de Nazareth présents sur cet album, Sonia avait retenu cette reprise kitch des Everly Brothers, le titre le plus gênant du best of. On l'écoutait dans un silence qui comptait triple au Scrabble. Quand la chanson fut terminée, j'invoquai une réunion de famille pour ne pas m'attarder, une histoire de beau-frère de passage dans la région, il faut toujours un fond de vérité pour bien mentir.
Sonia ne m'a pas raccompagné. J'ai rejoint Chatenay-Malabry à tâtons pour ne pas me perdre, puis j'ai sauté dans le premier bus. Là, j'ai réalisé que j'avais oublié de récupérer mon « Greatest Hits », et que je n'avais aucune envie de retourner. Les soeurs Dupeyroux ne me l'ont jamais rendu. Je crois même qu'on n'en a plus jamais parlé. C'était en somme leur prise de guerre après ma capitulation.
Je me souviens de Sonia, perchée sur son mètre soixante-quinze, ses cheveux blonds coupés à la garçonne qui se terminaient en accroche-coeur sur ses joues, ses longs cils, ses tâches de rousseur et sa fraîcheur champêtre...
«  Un jour peut-être dans une gare /
Et sur ma route, comme au hasard /
Elle reviendra là-bas du froid /
Elle reviendra... »

Et bien tant qu'elle revient, dites-lui qu'elle en profite pour ramener mon disque !

Chronique d'album : ELEFANT TALK (Stoner Rock), "Elefant Talk" (2021)

Le 27/08/2021

Groupe : Elefant Talk
Album : Elefant Talk (19/03/2021 -
M&O Music)
Genre : Rock / Stoner
Origine : Chambéry

par Dam'Aël

LE GROUPE:

Duo créé il y a à peine 2 ans, le défi était : un batteur (Sébastien Necca), un bassiste/chanteur ( GABY Vegh) et RIEN d'autre. Au vu du succès rencontré en live, les deux protagonistes ont relevé ce défi durablement, ce qui leur a même valu de signer sur le label M & O Music. Ce projet était latent dans la tête de Gaby depuis un certain temps et c'est lors d'un concert sur Genève avec un autre groupe de reprises que, observant l'ingénieur-son faire la balance de Royal Blood , branle-le-bas de combat neuro-cérébral, le déclic magistral pour le bassiste se fait, désormais convaincu qu'un tel duo à la française pouvait très bien fonctionner.

Duo elefant talk

Et si on cherchait à connaître encore plus ces deux protagonistes ?
Sébastien Necca  est batteur, compositeur, interprète, arrangeur, producteur, musicien professionnel depuis 2009 qui a joué dans de nombreuses formations dans différents styles, a écrit et réalisé deux albums jazz à son nom avec des musiciens réputés, a participé sur les albums de Romain BARET, ou encore de GROUNDED.
Gaby Vegh est un bassiste, chanteur, auteur, compositeur, interprète, arrangeur, producteur, musicien professionnel depuis 1995 qui a monté avec Christophe Godin et Peter Puke,  son groupe de rock GNÔ avec lequel il joue et enregistre des albums depuis 2001. Le groupe a sorti son cinquième album "Stereofish" (enregistré aux Real World Studios de Peter Gabriel au Royaume Uni.). Tous deux ont été professeurs de musique à Chambery. 

Et pourquoi le nom du groupe :
Gaby révèle sur http://metal-integral.com/chronique.do?chronique_ID=7807 le vrai sens d’ELEFANT TALK :
« C'est un clin d'œil au fameux morceau de KING CRIMSON mais nous c'est Elefant avec un "f". La signification vient des textes qui sont toujours basés sur d'hypothétiques paroles d'animaux, qui s'adressent aux hommes ou qui parlent de leur condition. L'éléphant symbolise pour nous la puissance de la section rythmique basse/batterie que nous sommes. »

LE SON, LE MATOS ET LE GENIE... 

Mais comment peut-on obtenir autant de son avec simplement deux instrumentistes ? Avec une idée, genre "an hell-idea", générée par la rencontre d'un matériel bien particulier : la M6 et le Helix (Pedalboard Line 6 Helix). Ma quèsaco ? Non le Helix n'est pas du tout le dernier hélicoptère qui aurait pu envoyer nos deux gais-lurons sur la côte ouest d'un autre continent, nooon ! Il s'agit en fait d'un pédalier qui permet d'envoyer plusieurs sources différentes avec plusieurs sons différents (Euh... genre dernière fanfare électronique... Dam'Aël reprend un cachet ou fais toi une nouvelle injection antiCov666, pour retrouver tes esprits !). Enfin, le dernier élément qui a permis un tel résultat, c'est la rencontre avec le luthier Huchard Luthier, qui fabique à Gaby une basse huit cordes sur mesure . Mais c'est un peu plus sophistiqué que cela ne peut paraître. Il s'agit d'une basse quatre cordes doublées de quatre autres cordes, guitare celles-ci, collées chacune entre elles. Bien évidemment, les doubles cordes se jouent en twin car impossible de les jouer individuellement. L'intérêt d'un tel montage est au final l'obtention de plus d'harmoniques car les deux cordes qui résonnent ensemble sont à l'octave (pour les musiciens techniciens cordes de basse normales hexagonales de chez Savarez qui apportent les basses. les cordes de guitare sont plus longues car il s'agit d'un diapason de basse, par contre les tirants sont des tirants de guitare faits sur mesure, en 45/105, accordées un ton plus bas en ré sol do fa). Evidemment pas de soli dans de telles conditions mais des arrangements, par contre, qui relèvent de l'orfèvrerie suisse pour remplir l'espace avec efficacité tout en gardant un esprit brut de décoffrage.
(https://www.youtube.com/watch?v=CuJ0iNKc804)

L'artwork : l'infographie revient à Pier Bernard. La jacquette reprend les deux symboles que sont l'éléphant disproportionné et le corbeau en nuée imposante à la Hitchcock, dans un environnement urbain dévasté.

L'ALBUM:

Elefant talk cd

Leur premier album est un éponyme de onze  titres qui est sorti le 19/03/2021, financé par une campagne de crowdfunding largement réussie. Cet opus est disponible en écoute et achat sur les plateformes digitales ainsi qu'en série limitée compact disc (300) et vinyle (100). Les paroles sont  en anglais  et les textes laissent la libre expression aux animaux pour traiter de l'Homme, de son complexe de supériorité, de son âme tordue... textes d'une qualité particulièrement exceptionnelle.

1. The First Day Of The Rest Of Your Life : instrumental

Histoire sans paroles afin de nous poser sur la question princeps de cet album: et si c'était le dernier jour de votre vie ? Hypnotique, acculé au mur de l'interrogation, Elefant Talk nous aspire dans son monde. Vous prenez vore passeport ?

2. Save Yourself :

Sauve qui peut !  Le duo vous propose le Zeppelin pour ce voyage musclé. Un rock très fédérateur flirtant avec le hard dont les influences, vous l'aurez compris, rappelle un quartette dont les Physical Graffiti sont encore encrés dans les murs du Rock Old School. 

3. Pachydermik :

Sauver le monde et soi-même relève d'une action ferme, assurée par un pas décidé mais précis dont le résultat exige beaucoup de patience et de lenteur, tel un pachyderme devant s'aventurer dans le palais des glaces... Un morceau qui s'articule dans une atmosphère de stoner et de fuzz, rythmé et cadencé éléfantesquement avec pesanteur  sur une basse aussi grave que le sujet. Profitons des quelques secondes de break pour faire un point dans notre réflexion... Ce morceau assez représentatif de cet opus s'est doté d'une vidéo sortie le 28/09/2020, sous la direction de Pascal Lemoine


 "Pachydermik" official video sortie le 28/09/ 2020. A noter que les masques utilisés lors du clip font référence aux animaux totem dont l'éléphant pour Gaby et le corbeau pour Sébastien.

4. Crocodile :

La voix de Gaby se fait à géométrie variable selon les émotions mises en avant, complétée par des effets tout aussi variés. Quelques fois incisif, Crocodile est énergique et nous surprend par ses touches aériennes éparses. Inutile de vous préciser que Rage Against The Machine fait partie de leurs influences, mais pas seulement. Notons une ryhmique basse dynamique qui reste bien en tête.

5.Leave Me Alone:

Une pesanteur émotionnelle à la fois Old School et moderne qui ne s'isole absolument pas du reste de cette galette variée, inventive. Petite surprise, laissés par les quelques "lalalala", presque infantiles.

6.I'm a Hound Dog:

La magie basse/guitare s'opère de façon très nette sur ce titre, largement sublimée par une batterie travaillée et recherchée (Mention spéciale). Une énergie pop rock fédératrice qui nous embarque dans une course  à la Royal Blood. Que le duo britannique se tienne bien, Gaby et Sébastien ne sont pas loin ! Un mini film a été réalisé , toujours sous la direction de Pascal Lemoine, mettant en scène nos deux protagonistes parfois cachés sous leurs masques symboles.

ELEFANT TALK - I'm a Hound Dog - A short movie - 20 août 2020

7. Chitter Chatter :

Rythmiques hypnotiques, psychédéliques,répétitives, syncopées, fédératrices qui nous laissent une bonne empreinte forgée en tête. 

8. Carnivor  :

Un groove assez fuzz dans son genre, cadencé par des plages variées aux ambiances rythmées sur une  batterie inspirée.

9. Mass Murder :

Grosse identité musicale du duo avec ce stoner très bluezy à la technique évidente, doté d'une voix quelle que peu travaillée par la production.

"Mass Murder" Live 19/03/2019 

10. The hunting :  

Ron “Bumblefoot” Thal (Guns'n Roses, Bumblefoot, Sons of Apollon, Asia) est ami avec Gaby depuis plus de vingt-deux ans et s'est fait le plaisir de venir  poser sa patte via un petit solo guitare, rajoutant encore un peu plus de peps sur ce titre. On rappelle les influences de Elefant Talk, c'est Rage Against The Machine, Royal Blood, Queen of The Stone Age, Led Zeppelin. Vous voyez...

11. Time to go :

 "Time To Go" est un mid-tempo envoûtant, particulièrement marqué d'une pesanteur émotionnelle, mélancolique, sorte de complainte à la recherche du temps perdu où la tristesse s'immisce sans carton d'invitation, nous laissant perdus dans ses choeurs désolants, nous laissant en suspension dans cette atmosphère navrante.

 

LA PRESSE EN PARLE:

"Loin du  minimalisme sonore... les morceaux sont riches et variés. Mélodies, refrains accrocheurs et changements d’ambiances s’enchaînent ... le jeu de Sébastien est incroyable... Idem pour la basse qui passe par tellement de couleurs, depuis des sons très ronds, jusqu’à des effets Fuzz... Quant à la voix de Gaby c’est le troisième instrument à géométrie variable qui s’adapte selon les besoins." 
http://metal-integral.com/chronique.do?chronique_ID=7807

"Un son massif dopé de gros riffs énergiques avec une mélodie catchy. 10 visions de la vie à travers le regard d’un animal. L’animal totem étant l’éléphant pour Gaby et le corbeau pour Sébastien. La synergie des deux instruments est d’une extrême efficacité . Le chant vient rajouter peps, sensibilité et mordant à cet ensemble de riffs ultra lourds. ambiance à la fois trépidante, chaleureuse et dense, sans fioritures inutiles." 
https://zwei.rockmetalmag.fr/chronique-elefant-talk-1er-album-eponyme/

"Musicalement très inspiré Elefant Talk pourraient bien être comme une sorte de petits cousins français de Royal Blood.  belle réussite. Nul doute que les chambériens ont un bien bel avenir devant eux."  
https://www.seigneursdumetal.fr/index.php?page=chronique&id_chro=3718

"distillant un rock rugueux et lourd à la fois minimaliste et dense. Leur occupation de l’espace sonore est juste brillante.
https://amongtheliving.fr/chronique-album/elefant-talk-1st-lp/

"rock bonifié"  
https://www.rockmadeinfrance.com/actu/elefant-talk-elefant-talk/37854/

"Doté d’une production au poil et d’un gros travail de composition, Elefant Talk et son album éponyme offre un premier ouvrage bourré de talent et de promesses."
http://www.soilchronicles.fr/chroniques/elefanttalk-elefanttalk

" Rock musclé, mélodique et inventif. La complicité et la complémentarité des français sont évidentes et vont puiser dans des registres allant du Stoner au Psych, tout en gardant ce côté Power Rock direct et accrocheur "  
https://rocknforce.com/elefant-talk-power-rock-ravageur/

"Puissant, mélodieux et totalement brut. Les deux compères envoient un rock totalement débridé ! C’est bon, fort et en plus français. Quelque chose nous dit que l’on n’a pas fini d’en entendre parler. un déferlement d’énergie sans détours vous attend... "  
https://www.lagrosseradio.com/rock/webzine-rock/video-rock/p28449-elefant-talk-i-m-a-hound-dog.html


NOTRE AVIS:

La formation minimaliste composée par le duo Gaby Vegh et Sébastien Necca est loin de nous délivrer un album minimaliste, bien au contraire. A eux d'eux, ils réalisent l'exploit de remplir un espace instrumental étonnant d'un rock musclé, efficace, énergique, emprûntant  Stoner, Fuzz, Power et autres jusqu'au psychédélique, complété par une voix à géométrie variable délivrée par Gaby. La batterie alterne des rythmiques binaires de pure structure avec d'autres beaucoup plus recherchées et travaillées qui complètent harmonieusement le tableau sonore. La guitare en twin et les notes d'une basse ronronnante ou saturée s'attèlent à offrir tout au long de cette galette des ambiances variées, où refrains accrocheurs et mélodies catchy nous tiennent en haleine au fil de ces onze titres sacrément ficelés. « Premier album ? Vous plaisantez ! » aurions-nous tendance à vociférer, tant la surprise est de taille. Ce duo laisse présager encore du bon mais surtout du meilleur à l'avenir quant on explore ce premier jet. Une très belle complicité qui témoigne d'une tout aussi belle complémentarité et érige "Elefant Talk" sur la stèle d' ambiances lourdes ou déjantées, sans jamais perdre en cours de route cette émotion indispensable et captivante dans un album. Nous voulons en prendre plein nos oreilles ! Je vous garantis quec'est le cas !

Ah au fait, Gaby a fait tester l'intensité sonore de l'album de ELEFANT TALK à son animal totem ; la réverbération sonore renvoyée par ses oreilles ont fracassé toute la porcelaine de Chambéry. Limoges a eu chaud !

D'autre part, le travail de production est magistral et donne une couleur scintillante à cet opus.

 

NOUS ALLONS PLUS LOIN CHEZ AHASVERUS:

"Pascal Lemoine - Pascal Lemoine Projet - un portraitiste qui donne la vie à ses œuvres, un artiste qui allie à la perfection à la fois l'art du peintre, du photographe et du poète et l'art de l'image en mouvement. Ce film est un subtil mélange d'images et de musique qui nous plonge dans le rêve le plus profond. Bravo, félicitations et merci de nous faire partager ces moments fantastiques."  Magazine Video.com
"Lorsque vous vous servez d’un appareil photo, non pas comme d’une machine, mais comme le prolongement de votre coeur, vous ne faites plus qu’un avec votre sujet." Pascal Lemoine Projet
"Je suis animé par l'authenticité, la sincérité, le devoir de mémoire et les moments simples de la Vie. Je travaille avec passion et cherche à capturer les instants rares." Pascal Lemoine Projet
"J'aime soigner l'étalonnage et ainsi donner une identité propre à chaque univers visuel. j'attache une grande importance au fait que la musique, le Sound Design et les images ne fassent qu'un." Pascal Lemoine Projet

LES LIENS:

http://https://www.facebook.com/elefant.talk.music/

http://www.elefant-talk-music.com/

https://elefanttalk.bandcamp.com/album/elefant-talk-compact-disc-limited-edition

http://www.youtube.com/channel/UCbg_XXFAWbEoKSKSrYI3x5A?

https://www.pascallemoineprojet.com/

https://www.facebook.com/momusiclabel

Logo elefant talk

Chronique d'album : Mirizøn "Shrinking Violet" (Metalcore différent et nouveau, mêlant violon et Metal)

Le 05/07/2021

Groupe : Mirizøn
Album : « Shrinking Violet » (26/02/2021 M&O Music)
Genre :  Metalcore différent et nouveau, mêlant violon et Metal
Origine : Nantes (Fr-44)
On aime : la virtuosité, l'énergie, les ambiances 

Par Dam'Aël

 

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LE GROUPE :


Très connus dans la région , La rigolette, Le berlingot, La biguenée, La bardatte, L'anguille, Le bottereau, Le petit mouzillon... Ce sont quelques spécialités nantaises certainement déjà dégustées par nos cinq gaillards  qui, vous allez le constater par vous-même, nous proposent une de leurs spécialités bien à eux... Mais commençons par le commencement.
Martin Rambaud, Matthieu Baudiment et Jules Tijou font de la musique.
Martin Rambaud, Matthieu Baudiment et Jules Tijou se rencontrent.
Martin Rambaud (chant+guitare+synthétiseur), Matthieu Baudiment (chant+chœurs) et Jules Tijou décident alors de constituer un groupe. Pas vraiment un scoop me direz-vous !  Sauf que Jules joue du violon et qu'ils vont avoir une idée très luminueuse en décidant de l'intégrer dans une musique Metalcore, pour lui apporter un côté plus planant. Louis Chamballu (basse), Antoine Daniel (batterie) rejoignent le trio et dès lors Mirizøn  voit le jour ; nous sommes en mars 2019. 
(Mirizøn est une contraction des noms des anciens groupes auxquels les membres ont appartenu).


L'ALBUM : "SRINKING VIOLET"

Mirizon

Mirizøn  fait poindre sur notre horizon, leur premier  album " Shrinking Violet " le 26/02/2021. ll s'agit d'un onze titres de Metal Alternatif, au rythme intense, mêlant avec  un savoir-faire notoire, mélodie, ambiance plus ou moins aérienne, mélancolie, émotion sans manquer d'y rajouter une certaine agressivité qui donne toute l'énergie à cet opus. C'est Martin qui, plus à l'aise en métaphores, se charge de l'écriture des textes, aux sujets toujours très engagés, et c'est Matthieu qui construit la ligne de chant dans un second temps. Ce chant est assuré par un duel chant clean (Martin), chant growlé et screamé (Matthieu).
L'album a été enregistré, mixé et masterisé par HK Krauss au Vamacara Studio, arrangé par Frédéric Leclercq (ex-Dragonforce, Kreator, Loudblast, Sinsaenum, Amahiru…) 
L'artwork et le logo sont délégués à Juliette Ménant qui avait pour critères le paradoxe, le côté novateur et la couleur.
La rencontre avec Alexandre Saba de M&O Music qui avait aimé le concept lors de la réalisation du projet, s'est concrétisée en novembre 2020 par la signature du groupe sur le label avec une distribution via Season of Mist, dans certains points de vente locaux, nationaux et et internationaux, puisque Mirizøn est vendu en Allemagne, au Royaume-uni et en Belgique.
C'est Krist'hell Mirizon qui assure le management de Mirizøn.


CE QUE DIT LA PRESSE :


"Porté par un chanteur à l'immense potentiel, un violoniste inspiré, des riffs et une batterie acérés et un « screamer » qui, ..., en a gros sur la patate et apporte le mordant nécessaire". 
http://www.leseternels.net/chronique.aspx?id=18597


"Les morceaux sont d'une bonne durée et assemblés avec une part de génie, c'est très fluide, varié et équilibré." 
https://www.unitedrocknations.com/chronique-shrinking-violet-mirizon-3615


"Shrinking Violet est un remarquable premier jet pour les nantais de MIRIZON, qui laisse augurer une suite intéressante pour peu qu’ils affinent leur sujet et gardent leur identité séduisante. Bravo." 
https://amongtheliving.fr/chronique-album/mirizon-shrinking-violet/


"Shrinking Violet est le premier album de Mirizøn, et ça fait un bien fou ! Un groupe français intelligent, qui joue et nous embarque dans sa puissance poétique. " 
https://metalalliancemag.ch/2021/06/mirizon-shrinking-violet/


"Un metalcore puissamment ambitieux mélodique et mélancolique, aux arrangements musicaux et vocaux excellents, qui devrait trouver un public bien plus large que les seuls fans de metalcore compte-tenu que chaque titre apporte une nouvelle dimension et originalité." 
http://https://odymetal.blogspot.com/2021/03/mirizon-shrinking-violet.html


"On sent un vrai souci du détail et des arrangements" 
https://www.lagrosseradio.com/metal/webzine-metal/chronique-metal/p29440-les-gros-emergents-du-mois-de-mars-2021.html


 LE TITRE PAR TITRE :


1. "AWARENESS"   4'27
Et v'lan, Mirizøn réveille notre conscience quelquefois qu'elle serait endormie. La couleur est jetée sur la toile avec véhémence, avec une prod qui nous amène le son d'arrière plan vers l'avant, pour nous jeter en pleine figure les screams de Matthieu. Rapidement les choeurs ont un rôle modérateur, efficaces pour ramener un peu de tendresse dans cet univers bousculé.

Single sorti le 15/12/2020


2. "NOTHING LEFT TO SEE"   4'31
Plus rien à voir, peut-être, mais encore beaucoup à découvrir avec cet album de Metalcore hybride. De quoi se recharger les batteries jusque dans le rouge/violet. Vous voulez des ambiances, vous en aurez ! Entre ces screams énervés et colériques, ce violon douceureux qui apaise, la batterie qui martèle en duo avec basse/guitares, ce chant clair aérien et planant en duel avec les screams de Matthieu évoluant en growls agressifs sur une montée en puissance du violon bien complice, on ne s'ennuie pas, je vous le garantis!


3. "ATLANTIS"  4'26
Bien loin de l'instrumental composé par Jerry Lordan et enregistré par Les Shadows en 1963, ou même de l'album jazz de Sun Ra sorti en 1969, Mirizøn nous plaque au sol comme l'aurait très bien fait Atlantis sur le ring (pour les plus curieux : cf  Alfonso Vega Lopez). A contrario la rythmique instrumentale est implaccable et génère une énergie monumentale dans ce titre, violon et basse enfonçant le clou de cette envolée musicale. A noter des tonalités d'un violon moderne qui s'adapte au climat musical sans broncher, ravi d'y rajouter une plus-value incontestable.


4. "REQUIEM FOR AN END"  3'50
Une lithurgie sombre, énervée, en colère qui pourrait bien nous faire prendre la tête entre nos mains tant le désespoir est palpable. Les lignes de violon bousculent avec force comme le chant de Matthieu d'abord screamé puis évoluant vers des growls rugueux que la double pédale crédite en compagnie d'une basse vrombissante et sombre. On s'exprime haut et fort chez Mirizøn avec beaucoup de conviction musicale.


5. "SMALL WAR"  5'16
Une petite transition, un moment de calme dans ce monde de brutes, de folie, d'incohérence, proposée par Martin en chant clair... Oups pas vraiment très long ce répit, Mirizøn  aime surprendre et rester dans son univers en passant le relai à cette marche combattante jouée par une batterie belliqueuse suivie par ces acolytes de scène. Une montée en puissance, crescendo magnifiquement ornée de lignes de violon bien choisies : un virtuose ce Jules.


6. "FIGHT FOR DESTINY"  4'04
Emboîtant le pas à Small War, le quintet est bien décidé à en découdre et livré le combat pour lequel il s'est engagé. Quitte à me répéter, je souligne encore une fois le choix des lignes de violon, stridentes qui ajoutent la charge de violence que dégage ce titre très agressif, vindicatif. Des plages différentes  ne quittant pas cette véhémence,offrent une variation ponctuelle au cours de ce morceau. Technique, recherche sont évidentes dans les compositions de Mirizøn.


7. "ETERNAL DISILLUSION"  5'50
Une totale désillusion soufflée par les notes d'un violon plus celtique dans l'univers des Nantais, soutenu par la basse et par des envolées vocale et instrumentale qui confirment la volonté qu'a la formation, de donner du relief et du corps à cette galette. On peut goûter au petit vibrato de Martin dans ce titre, lorsqu'il va chercher des tonalités en voix de tête. Mention spéciale à la basse pour son côté plus encore dramaturge vers les trois minutes ouvrant sur le break du morceau et son côté tout autant dramatique.


8. "CRYSTAL CRANE"   3'33
A l'instar de Fight For Destinity, Crystal Crane très Metalcore dans son introduction, screame haut et fort, et toujours à l'instar de ce qui a déjà été précisé, on aime les ambiances chez Mirizon, allant même y rajouter des samples d'électro rappelant certains jeux video. La construction reste égale dans sa qualité ainsi que la production qui s'y colle, donnant perspective, profondeur au sein d'un même titre.


9. "SWANS AND SHADOWS"  5'54
Un peu plus classique avec une approche power balade dans sa seconde partie ( à 2'35), le violon se taille une belle part du lion, justifiée et magnifique. Un passage calme accompagné par une guitare acoustique lui rendant  un stamp mélancolique appuyé par le chant de Martin tout aussi mélancolique. Une atmosphère propice à la réflexion que l' "INTERLUDE" (track 10) d'une durée d'1 minute 13 continue à nourrir pour plus de poids.


11. "A LA CENDRE ET A LA NEIGE"  5'38
Clavier, basse, guitare acoustique violon puis rejoints par la batterie, un univers plaintif qui s'ouvre sur une plage émotionnelle très, très, très forte qui m'a valu, personnellement une montée des larmes et le dressage incontrôlable des poils tout aussi haut et fort que le chant, façon Grand Coeur Malade (si vous me le permettez) beaucoup plus véhément, sur nappe d'ambiance très urbaine, extrêmement en colère. Une ambiance explosive, farouche, perçante, poignante, féroce, pénétrante... Je vous laisse le choix des adjectifs à exprimer à la lueur de votre émotion...

 

NOTRE AVIS :

Si Mirizøn est un jeune groupe, il montre avec cette première galette qui certes, passée au microscope, peut révéler des détails à améliorer, un véritable potentiel de composition - textes et musique. Il s'agit d'un opus cohérent, varié, équilibré, coloré, au relief et à la profondeur incontestables. L'émotion y est de mise notamment sur la dernière piste "A LA CENDRE ET A LA NEIGE" chanté en partie en français. Mirizøn fait preuve d'une maîtrise musicale évidente ; on signale au passage que :

  • Jules est au Conservatoire de Nantes, en parcours préparatoire (parcours académique)
  • Louis a fait sept ans de violon (tiens, tiens) avant de passer à la basse qu'il continue de perfectionner en école de musique dans un parcours de musique actuelle.
  • Martin a fait dix années de guitare classique en école de musique et qu'il est, à l'heure actuelle, en chant lyrique au Conservtoire de Nantes.

Mirizon se situe dans un registre Metalcore aux portes de Death et à l'orée du Djent quand le pas n'est pas franchi, des influences variées mais une grosse imprégnation d'Architects, de Muse - petite indiscrétion si la voix de Martin est rapprochée dans les chroniques à celle de Mathieu Belamy, il en a adopté la coupe de cheveux au collège pendant quelques années.
"Shrinking Violet" est un concentré de rythmes, d'ambiances réfléchies, de riffs sauvages, de lignes de violon subtiles et maîtrisées dans ses choix, un choc frontal avec des vocaux véhéments et des plages instrumentales qui décoiffent très sérieusement mais, qui sait allier la mélodie à la fureur de l'instrumental. Le chant clean en duel ou en complémentarité avec les screams/growls, bien connus dans le genre font leur part dans cette réalisation qui mérite toute attention et sa place sur notre platine ou dans le lecteur assoiffé de bonne musique. 

Mirizøn a été sélectionné dans la liste des finalistes de The Voice of Hell 2022. Malheureusement, ils ne fouleront pas la scène du Altar ni du Temple mais ce n'est que partie remise. En attendant, la formation est saluée pour son fair-play :" Félicitations à Shade And Dust & Mortis Mutilati, gagnants de The Voice Of Hell 2022".

Mirizon the voice of hell 2022


Petit prolongement : 

"Tout est musique. Un tableau, un paysage, un livre, un voyage ne valent que si l'on entend leur musique".
Jacques de Bourbon Busset.


Entendez donc le monde de Mirizøn

Logo mirizon

Chronique d'album : KVÅRK (Instrumental), "Here Comes Trouble" (EP - 2021)

Le 04/06/2021

Groupe : KVÅRK
Album : Here Comes Trouble (30/11/2020 - •• Tentacles Industries •• )
Genre : Rock Electro Instrumental Progressif
Origine : Marseille
On aime : L'énergie, la technique, l'inspiration

Par Dam'Aël

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                                           ... In memory of Franck Nguyen...

Le groupe :

Kvark

Formé en 2017 à Marseille mais véritablement actif depuis le 23/04/2020, le projet se forge sur une envie de s'amuser, de composer, uniquement dans le but de se faire plaisir. Ce délire est celui de deux amis qui se connaissent depuis l'âge de dix-sept ans ; ils ont fait partie, ensemble ou séparément, de plusieurs groupes, à savoir ensemble, on citera La Brokante et Not a Br(a)in (Grind), pour Eric, Sarcopt en 1990, Catacomb (basse), Ibogaïne, et pour Christophe,  Malthüs 1990 ,From beyond, Arthrosis
Alors tenez -vous bien, ces deux compères sont guitaristes mais ils déposent leur six cordes sur ces deux poufs ratatinés et s'attelent à maîtriser au mieux Cubase pour la composition des riffs de base. On vous glisse dans l'oreille que Eric et Christophe ont tout fait à l'envers, et vous allez comprendre pourquoi en lisant la suite. Après avoir joué pendant des heures, des jours et des mois sur le logiciel presque magique, un squelette instrumental prend forme et désormais, l'enregistrement devient une évidence, et surtout il leur faut savoir comment sont perçus ces instrumentaux. Rien de tel qu'un tour d'horizon auprès des proches et des musiciens de leur entourage. Et ça plaît ! Les retours sont plutôt positifs, alors ils s'attaquent aux patterns de batterie ; ce n'est pas une mince affaire car pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ! Vous l'aurez compris, ils aiment la musique très technique, alors elle le sera jusqu'au bout des baguettes aussi...

Oui mais, me direz-vous, il manque le chant. Et ! Et ! Piètre capacité vocale, alors ils décident d'exclure le chant et de rester sur de l'instrumental par charité pour nos esgourdes fines et exigentes. Le choix est bien vu car cet EP purement instrumental est de haute volée d'un point de vue technique et propose une musique mélodieuse et surtout très inspirée, moderne dans un genre Metal Progressif voire cinématographique, catchy, puissante, aux ambiances recherchées et très tavaillées.
L'EP cinq titres est prévu pour le 24 avril 2020, autoproduit par ces deux guys et Eric ira jusqu'à s'aventurer sur un autre logiciel afin de réaliser le premier vidéo-clip de cet ouvrage "Here Comes Trouble". On ne recule devant rien chez... et oui du coup ! chez qui ? Je vous l'avais bien précisé, ils font tout à l'envers. il faut trouver un nom ! Bon optons pour QUARK. Signal d'alarme, c'est pris. Oups, on revoit la copie... Et si on donnait une version plus suèdoise. Arrêtons de faire tourner le lait, il va finir par se transformer en fromage :  KVÅRK  est parfait ( et signifie en suédois : fromage blanc. La formation l'apprend bien après. Oui bah Meshuggah veut bien dire fou en yiddish).
Le clip "Here Comes Trouble", fait à la maison, aux images psychédéliques et virtuelles sort le 26 juin 2020 et les vues sur les plate-formes sont très encourageantes jusqu'à attirer l'attention, entre autres, d'un certain Virgil Palazzolo de •• Tentacles Industries ••.


Une seconde édition de l'EP est prévue pour décembre sur le nouveau label toulonnais. Eric se consacre à l'artwork en misant sur une approche très graphique, à l'inspiration TOOL et Mastodonte. Un visuel très cosmique et spatial très réussi.
Cinq cents exemplaires sont à se procurer sur le bandcamp du groupe, le site du label •• Tentacles Industries ••   et le site Season Of Mist.
le 28 février 2021, un second vidéo-clip "Red Giant Star" est mis en ligne avec toujours de nombreux retours positifs, ce qui déclenchent une envie soudaine et irrépressible de jouer en live. Il faut donc trouver un bassiste et un batteur. A l'envers, vous vous rappelez!


Bruno est le premier intégré au duo et viendra assez vite Fanny pour prendre place derrière les fûts et les cymbales. KVÅRK  n'a aucune intention malicieuse de la mettre en plus, à la faisselle ; ils l'ont juré...
Ces deux nouveaux membres reçoivent alors les pistes afin de travailler leur partition et leur rythmique, bien décidés à fouler les planches des scènes au plus vite, et de sortir tout le monde cette léthargie délétère.

Kvark cd


Notre avis sur l'EP: "Here Comes Trouble"


Une entrée sur la première piste qui fait mouche et qui nous embarque avec énergie dans le monde musical de KVÅRK. "Deafening Mind Process" s'annonce dans  une rythmique assez déstructurée qui signe une recherche de technique évidente et travaillée. Magnifiquement audible et loin  d'être assourdissant, quand bien même les watts grimpent sur certains passages, ce premier titre nous offre de magnifiques ambiances variées . On enchaîne avec "Here Comes Trouble", plus tranchant par ses guitares acérées qui déchirent tout sur leur passage et une batterie, en duo avec la basse, qui enfonce le clou. On note une excellente transition de la six cordes qui confirme ces ambiances variées. L'uniformité n'est pas de mise dans cet opus et l'énergie est bien au rendez-vous. Véritable machine de guerre, KVÅRK glisse, sur les dernières mesures, quelques  samples de Frank Zappa glanés ici et là, qui sont du meilleur effet. A star is born, possible! En tout cas je me laisse entraîner  pour la poursuite de ce voyage avec "Red Giant Star" . Et c'est avec des étoiles dans les yeux que je prends les watts dans les oreilles, les sens ouverts à 100 % sur ces compositions d'enfer et chics, qui attaque au son de cloche, ce 3ème morceau plus progressif et assez cinématographique ;   ça joue et bien, ça joue et fort. . Une sacrée bataille de notes dans cette guerre des étoiles. C'est avec une synergie décoiffante entre guitares, basse et batterie que s'annonce "Era (of non existence)", qui a toute sa place dans cet opus. KVÅRK déborde d'énergie et d'inspiration et sait nous la transmettre. On pourra se poser sur un passage d'arpèges, délicat, le temps de laisser resurgir la dynamique avec "180G41N3". Petit jeu, vous avez trente secondes, montre en main, pour deviner la signification qui se cache sous ce titre... Allez petit indice, il fait référence au passé d'un des musiciens.
Dong! Trop tard, je vous donne la réponse : vous remplacez le 1 par i, le 8 par b, le 4 par a et le 3 par e, et vous obtiendrez l'un des premiers groupes dans lequel le guitariste Eric a fait partie. Il s'agit de "Ibogaïne" qui propose une belle entrée en matière avec un duo basse/ guitare de formule 1. Cet opus est un concentré d'énergie, de technique qui n'oublie pas la mélodie.
La production est excellente laissant sa place à chacun des instruments au jeu osmotique très équilibré. Nul doute que ce petit opus est d'une grande cohérence, sans doute un peu court car on en  redemande, surtout les amateurs d'instrumentaux. Puissance, mélodie,recherche, ambiances, tout s'accorde à donner une richesse incontestable à cette galette.

Demande à être vécu en live évidemment.

 

On en parle :

" Le duo français se spécialise dans une interprétation musclée mais cinématographique du métal instrumental, rappelant Irata et Ministry, mais avec une tendance expansive du rock progressif".  https://joyofviolentmovement.com/new-audio-marseille-frances-kvark-releases-a-muscular-and-cinematic-new-single/
"Duo instrumental avantgardiste Marseillais, KVARK balance son album comme on jette un pavé de la taille d'un immeuble au beau milieu d'une flaque d'eau! C'est simple, ça déchire tout sur son passage, que ce soit par la puissance déployée ou encore par la recherche de mélodies particulières ou encore d'ambiances très travaillées et hétéroclites mais parfaitement en osmose avec le déroulé de l'opus tout entier. Imaginez que MESHUGGAH croise la route de GORGUTS ou encore DEATH, le tout sans vocaux pour ternir l'expérience qui se révèle d'une richesse incroyable écoute après écoutes. On serait même tenté de trouver par ci par là des influences TOOL qui montrent à quel point ces gars là sont érudits! Oui, c'est le terme. Magistral!"
Pour fans de MESHUGGAH, GORGUTS, TEXTURE, ION DISSONANCE. http://https://shop.season-of-mist.com/fr/kvark-here-comes-trouble-cd

Recorded @ Maurice's Sound Studio
Mixed by Loran Saulus @ Rec West / http://www.rec-west.com
Mastered by Loran Saulus @ Pure Mastering / http://www.pure-mastering.com
Facebook / https://www.facebook.com/kvark13
Instagram / https://www.instagram.com/kvark_band
Bancamp / https://kvark.bandcamp.com/
Spotify / https://open.spotify.com/artist/3fMjA...

Logo kvark

JE T'AIME (Paris) - Le tour d'horizon sur le trio

Le 24/05/2021

JE T'AIME (Paris) - Le tour d'horizon sur le trio

Genre: Post-Punk, Cold Wave

Origine: Paris (2018)

Par Dam'Aël

Je t aime trio

 JE T'AIME  fait ménage à trois. No comment please ! Chacun s'organise comme bon lui semble, ça ne nous regarde pas.
Bon vous l'avez compris cette formation parisienne est un trio qui fait appel parfois à deux chanteuses en complément sur quelques titres.
Après un premier single "The Sound" sorti en mars 2018, le groupe au genre hybride de post-punk et de cold wave décide de s'isoler sur les côtes bretonnes pour travailler sur son premier album éponyme.

Le onze titres sort le 13/05/2019 en quatre-vingt-quinze exemplaires sous la forme de CD Digipack et en cinquante exemplaires sous forme de vinyle. On note Dany Boy (à la programmation, au synthé, à la basse, à la guitare et au chant), Tall Bastard (à la basse et à la guitare), Crazy Z (à la guitare), Anaïs Novembre et Marion Parfait au chant. "Je t'Aime" est mixé par Dany BOY et Crazy Z, et masterisé au Zoé H Studio

Dès sa première année, le groupe a participé à des événements majeurs tels que W-Fest ou Owls 'n' Bats Winterfest, et s'est produit dans toute l'Europe.
La musique du trio, signée à la fois chez Icy Cold Records et Manic Depression Records, rappelle la grande époque de la Mancunian Factory.

https://jetaime-music.bandcamp.com/album/je-taime

Le 14/02/2020, la formation choisit de sortir un EP de remix réalisé avec des invités comme le Portugais  David Wolf, producteur de She Pleasures HerSelf, qui est sur le même label Manic Depression,  Ash Code, un trio italien qui produit un son dark wave, Ambassador21 groupe biélorusse de pure musique industrielle dans lequel Crazy Z. joue de la guitare, et Zus  guitariste de Chenille, dBOY. Au total cinq titres forment cet EP "En Négatif- Remixes".
S'en suivra un album live "Live At The Gibus" sorti le 15/03/2021, enregistré le  14/09/2019 au Gibus (Paris) par Cédric Guesdon, mixé et masterisé à nouveau au Zoé H. Studios. Line-up et ingénieurs : dBoy (vocals, synth & percussion), Tall Bastard (guitar & backing vocals), Crazy Z. (bass, synth & backing vocals), Cédric Guesdon (sound engineer) et  Julien Beauchet (light engineer).
https://jetaime-music.bandcamp.com/album/je-taime-live-at-gibus

Un excellent Live à Le Reacteur est à regarder sans faute, et c'est entre vos oreilles, ici :

Tout récemment, un deux titres pointe le bout de son nez : "Another Day In Hell", écrit, composé et produit par JE T'AIME, avec dBoy sur la programmation, les synthés, la basse et le chant, Tall Bastard à la guitare (Mixé et masterisé par Crazy Z. aux Zoé H. Studios), en prévision d'un futur album qui devrait sortir en octobre 2021 sur Icy Cold Records / Manic Depression Records. La vidéo de "Another Day In Hell" de cette prochaine galette est déjà disponible:


 

Et déjà, des concerts de JE T'AIME sont programmés :

 

  • Festival des Bruits De La Cave 2021, 26/06/2021, Chez Heinz - Liepmannstrasse 7b - 30453 Hanovre, Allemagne.
  • Ship Of Rebels 2021 , 23/07/2021, Oberländer Ufer - 50968 - Cologne, Germany.
  • Return To The Batcave Festival 2021, 07/10/2021 – Saturday 09/10/2021, CRK - Jagiellończyka 10c/d - Wrocław, Poland.
  • Black Spring Festival Liège 2022, 16/04/2021, Centre Culturel D'Engis, Engis, Belgium.

 

Les liens:

Je t aime le groupe

 

Chronique d'album : Demande à la Poussière (Blackened Post-Hardcore), "Quiétude Hostile" (26/03/2021)

Le 10/04/2021

Groupe : Demande à la Poussière
Album : Quiétude Hostile (26/03/2021)
Genre : Métal Blackened Post-Hardcore, Doom, Sludge
Origine : Paris (France)
Label : My Kingdom Music

Par Dam'Aël

 

 

LE GROUPE :

 

Demande à la Poussière - Paris

Créé en 2017 à Paris par des membres de The Great Old Ones, Spectrale, Omrade et Würm, Demande à la Poussière (DALP) se compose alors de  Jeff (chant et guitare - THE GREAT OLD ONES / SPECTRALE), Edgard Chevallier (machine - ex WÜRM / GLOOMY HELLIUM BATH), Vincent Baglin (batterie - MOSHI-MOSHI), Krys (chant - NERFV / OMRADE) et Jiu (Bass -ex NO RETURN), des musiciens dotés d'une certaine expérience, aguerris dans divers genres musicaux. 
Mais d'où tiennent-ils leur nom, me direz-vous ? Force est de constater que la formation n'a pas été obligée de dépoussiérer la liste des noms déjà emprûntés par les groupes de notre hexagone, mais de confirmer qu'elle s'est inspirée de sa culture littéraire en prenant  référence à l'oeuvre de John Fante, Demande à la poussière ("Ask The Dust", titre originel  publié en 1939) qui fait partie d'une quadrilogie narrant les aventures d'Arturo Bandini  ( un roman semi-autobiographique de John Fante) dont un  film  en a été tiré, réalisé par Robert Towne (2006) avec la divine Salma Hayek dans le rôle de Camilla Lopez et Colin Farrell dans le rôle d'Arturo Bandini. Et comme la logique est aussi une qualité chez DALP, un nom français implique de toute évidence un phrasé dans la langue de Beaudelaire ( oui Molière en a assez d'être réveillé sans cesse, tout comme son copain Shakespeare d'ailleurs). Et cette langue natale est plus apte à exprimer avec précision les émotions que le chanteur désire livrer dans sa prestation.
"La formation parisienne traîne l'oreille vers des émotions ternes aux notes acides complétées de quelques accents mélodiques. Des sonorités primitives et terreuses au détour desquelles, l'oreille peut, parfois, entrevoir quelques rares éclairs de lumière surgissant de l'obscurité" (DALP)


DISCOGRAPHIE :


28/09/2018 : "Demande à La Poussière"


 Le groupe enregistre rapidement un premier album éponyme "Demande à La Poussière" au Lower Tones Place Studio pour une sortie le 28 septembre 2018 chez Argonauto Recods. Un huit titres  composés et enregistrés en sept jours seulement, aux influences diverses pour offrir un style unique alliant  la lourdeur du Sludge et du doom, l' intensité de l'ambiance post-rock, la noirceur du black metal, le tout teinté de post hardcore. Cette musique est percutante, envoutante et intense. Elle a permis au groupe d'assurer quelques concerts en France, et d' Italie jusqu'à Doubaï.

"Pour un premier album ensemble, le trio fait preuve d'une très grande cohésion, et ce malgré un grand écart stylistique, en se montrant sûr de ses choix et de sa vision artistique. Il n'est pas surprenant, connaissant la carrière de peintre de Jeff Grimal, que Demande à la Poussière nous propose une musique très visuelle. Et cet aspect ne fait que renforcer ces atmosphères poisseuses de la descente crescendo dans la folie de ses créateurs."   https://www.coreandco.fr/chroniques/demande-a-la-poussiere-demande-a-la-poussiere-7096.html

A noter que Jeff Grimal a, à son actif, une carrière de peintre.


26/03/2021 : "Quiétude Hostile"

                         "Quiétude Hostile"


Nouveau line-up pour ce second opus qui allie clarté et noirceur à la manière d'un oxymore "Quiétude Hostile" qui sort sous le label italien My Kingdom Music. Jeff range son micro et sa guitare et Jiu sa basse, pour partir vers d'autres horizons, laissant le jeu de la 4 cordes à  Neil Leveugle. Le quintet devient donc quartet et cela convient parfaitement à la formation.
Adepte du 8 titres semble-t'il, DALP rempile dans cette configuration avec 51'35 de Blackened Post-Hardcore francilien, encore plus sombre que le temps qui fait sur la capitale et bien plus obscur que leur premier jet. "Un opus ...narrant la dichotomie constante entre l'apparence du quotidien et ce soi profond, celui qui est toujours attiré par l'abîme. Une introspection musicale violente, à la fois pour les sens et les émotions". (DALP)
Comprenez "qu'avant d'être hostile, il faut d'abord se poser, être dans la réflexion, un peu béat, avant de réagir" : dixit Krys, à l'origine des textes et métaphores présents sur l'album, textes tirés  ou inspirés par "Le Bréviaire du Chaos" d'Albert Caraco, et du concept du Nihilisme.
La composition se fait de façon collégiale, souvent autour d'un bon repas... Ce qui a été primordial dans cette nouvelle production, c'est la recherche du son, d'Un son. Edgard et Vincent ont énormément misé sur la qualité  des micro afin d'enregistrer la batterie et lui donner un côté organique à souhait. La production s'est dotée de drônes qui restituent des sons en continu afin de créer une ambiance en toile de fond et le rajout d'un certain nombre d'effets a permis de sublimer et de teinter musicalement cette ambiance de base. Et quand on dit geek, on ne plaisante pas! Krys est aussi un "fada" (pardon) du son. Oui vous allez comprendre. Un synthétiseur de contact ( en période de distanciation... c'est à mourir de rire! bon revenons sérieux), c'est exactement ce que propose Krys pour obtenir des sons fantomatiques, des sonorités envoûtées, complètement aléatoires. C'est Surprise, Surprise. Touchez la bête plus haut nommée (le synthé)  avec vos mains, mais si l'envie vous en prend, vous pouvez tenter aussi avec les pieds, le nez ou autres, et vous obtenez des sons totalement inattendus et aléatoires en fonction de l'électricité traversée dans le corps. Rassurez-vous, Krys n'a pas mis la chaise électrique au goût du jour dans l'hexagone. http://youtu.be/lpOl-jeuhcg

Titre par titre :


"Léger Goût de Soufre" nous envoie en pleine face la couleur de l'album. Choc frontal inévitable dont les hurlements viscéraux du vocaliste passés à l'abrasif ne font que faire monter la sauce sombre. Chaque note exprime de ce tissu rugueux et lourd, les fibres du désespoir. Ambiance oppressante, très peu rassurante. Nous avons encore le temps de sortir la galette de la platine avant d'être fauchés par l'aimant DALP revu et corrigé qui ne se permettra pas de lâcher un quelconque électron libre hors de  son univers rageur et dépressif. Nous n'aurons plus mot à dire quant...


"Morphème" lachera ses phonèmes déchirants. Morphèmes, lexèmes, grammèmes... de quoi y perdre son latin avec un cerveau qui perd ses marques. Dans quelle antre dépressive nous sommes-nous perdus? La douleur est violente. Krys alterne des cris rageurs bien lourds et d'autres plus aigus qui expriment un panel plus large d'émotions douloureuses. Les guitares sont aussi très lourdes et tourmentées.


"Eréthisme" un mid-tempo inquisiteur très doom aux guitares stridentes et une basse lourde qui pèsent sur le mental comme une croix écrasante qui va faire exploser tous nos muscles sollicités dans cette phase éréthique insupportable. Nous pouvons tenter de nous sauver, toutes les stations parcourues pour trouver l'issue, sont des épreuves écrasantes qui nous renvoie dans notre dépression abyssale. La rythmique du morceau est une armée inquisitrice qui martèle en se serrant les coudes. L'apocalypse vient de l'intérieur, tant physique que mentale. Une marche funéraire pour notre moi intérieur qui se délite par implosion. Les vibrations finales ne laissent que peu d'espoir si ce n'est l'interrogation sur l'issue de secours...


Video realisator: Chariot Of Black Moth, video-clip sorti le 3 février 2021. http://facebook.com/chariotoftheblac . http://youtube.com/ChariotOfBlackMoth .

"Quiétude Hostile" : La basse est majestueuse dans ce morceau. Ambiance très représentative de l'album avec une alternance de mouvements plus calmes et d'autres plus terrorisants et pesants. Les sonorités finales réalisées aux synthéthiseur de contact complètent ce tableau fantomatique et apocalyptique.
Le clip est sorti le 11 mars 2021, a été réalisé avec la permission de la compagnie Ultima Necat et Gaël Leveugle - le frère du bassiste Neil Leveugle - pour l'utilisation d'extraits de Loretta fort (Copi) http://www.untm.net

 

"Perdu" : Egarés nous sommes et l'ambiance nous le martèle avec ces visions sonores aériennes certes, mais qui nous aspire dans ce lymbo tragique et desespéré, avec une grande intensité. Cette voix qui donne une sentence, nous, au fin fond de l'abyme, et elle qui, avec calme et sûreté, en pleine lumière juge sans remise en question. Excellent intermède dans ce morceau qui pose une variation au milieu de l'album. Après la sentence... L'exécution s'impose...
On note la présence d'une magnifique contre-basse jouée par Jiu Gebenholtz.


"Bois de Justice" : autre nom donné à l'échafaud, cette guillotine qui tranche dans le vif. Intro en mode "procession" avant l'exécution d'une âme errante, hagarde, torturée qui vit ces derniers instants avant la sentence suprême et son rituel. Une note particulière pour l'efficacité instrumentale basse/batterie et aux guitares qui redonnent de façon magistrale l'intensité de l'horreur, les hurlements de Krys évidemment complètent l'ambiance avec perfection, à la manière d'une insupportable frénésie sauvage et terrifiante.


 "L’Oubli du Contrasté" : Dissipation de l'horreur avec une introduction acoustique qui pourrait appaisée... Ne rêvons pas. Un vol de frelons bourdonnent dans nos oreilles comme un capharnaüm dévastatreur et déroutant. Ce titre s'amuse à jouer les contrastes d'ambiance, à jongler avec les variations sonores qui rappellent les hauts et les bas de notre mental lors d'introspection moribonde. Le panel des gris sonores est bien exploré.


"Expiravit" : 
"Pour interagir d'ailleurs, sur un présent déjà passé. Une éternité n'est rien, si l'inchiffrable destin, conduit à errer tel un spectre, tout en influant sur d'autres êtres..." Expiravit. Sortie des ténèbres ou pas, aliens ou fantômes, hantés encore ou sortis de l'antre de notre  "Soi", qu'en est-il en cet instant, après ce long parcours, face au sol, baignée dans la poussière de nos interrogations et d'interpellations intérieures. La basse gronde, sans doute sur nos attitudes, les guitardes sévissent à coups de riffs rapides et stridents et le saxophone joue les idées noires qui volent en nous et  autour de nous, nous entraînant dans un tourbillon d'aliénation. Où se trouvent-elles ces réponses ??? Demande à la poussière de te rejouer le scénario encore une fois, et encore et encore... Les jolies notes du final démontrent une sortie possible. A nous d'empoigner les bonnes armes de la guérison intérieure.    
On précise l'intervention  surprenante mais étonnante et bienvenue du saxophone interprété par Dima de Whild Ward.

 

L'album a été enregistré  au Lower Toner Place Studio par Edgard Chevallier, le artwork et les photos ont été réalisés par Aurélie Raidron. Mettant un point d'honneur à n'utiliser que de vieux appareils et des pellicules périmées - en effet, son travail privilégie l'argentique - , elle crée ses visuels dans son grenier sans aucune aide informatique.


 

NOTRE AVIS :


"Quiétude Hostile" est un album qui s'adresse à des initiés du genre mais pas que. Il est nécessaire de s'y intéresser, de s'y poser et de s'introduire en harpentant tous les méandres de cet opus afin d'en ressentir toutes les vibrations que les ambiances lâchées souvent avec rage, veulent exprimer. DALP ( http://www.facebook.com/DALPdoom ) a, semble-t'il la volonté de réveiller nos âmes et nos esprits. La dichotomie qui hante chacun de nous façonne le terreau plus ou moins moribond de chacune de nos vies. 
Ces huit titres sont en quelque sorte "une introspection musicale violente, à la fois, pour les sens et les émotions".
L'instrumental est joué avec beaucoup de professionnalisme, le son qui était une recherche et une volonté du groupe est une grande réussite ( Petite information importante, la quasi-totalité du matos est française, cocorico). Le chant à la fois hurlé et clair de Krys est judicieusement mis en avant dans certaines ambiances et plus en retrait sur d'autres, une production vocale qui joue les subtilités. On note une voix assez hard-core sur certains punchlines.
DALP a su allier des genres différents avec méthode ce qui donne un résultat propre, cohérent et audible pour nos oreilles déjà sollicitées par le style.
Un excellent second jet qui laisse présager de la suite, de leur avenir et de la prestation scénique à espérer très vite. A noter qu'une date serait déjà statuée pour le 13 novembre 2021 au
New Blood Fest
à Culoz dans l'Ain http://www.facebook.com/events/869161890548955/ 

Le Quartet DALP

Crédit photo : @Alexandre Le Mouroux

Quelques mots supplémentaires...

"La société moderne ne nous permet pas d'être nous-mêmes - nous changeons pour lui plaire, protégeant notre humanité, notre Soi des autres avec une hostilité passive, que ce soit nous le voulons ou pas. Cela semble très nihiliste, mais ce ne sont pas des paroles creuses. Vous savez que c'est vrai. " John Fante

"L'avertissement doit être donné sur cet album: Le plaisir d'écouter est à vos risques et périls et vous êtes expressément mis en garde contre l'apparition de la dépression! Un album très, très intense",  http://www.metalfactory.ch/music-reviews/review/demande-a-la-poussiere-quietude-hostile

Krys : " On tente de dépeindre un bon nombre de sentiments dans nos titres et des états émotionnels parfois compliqués, teintés d’ambiguïté et de violence contenue. Ce que nous recherchons tout d’abord est d’exorciser une certaine rage et une violence qui est enfouie et tout cela est mis en musique et en mots au fur et à mesure que le processus de composition avance. On tente d’emmener au travers de notre musique et les textes, l’auditeur vers un univers propre au groupe. La noirceur est bel et bien omniprésente car elle est qu’on le veuille ou non une des données qu’il faut prendre en compte dans nos vies de tous les jours."  http://www.verdammnis.com/interviews/demande-a-la-poussiere-quietude-hostile-ou-l-allegorie-de-la-depression

LES LIENS :


- DEMANDE À LA POUSSIÈRE : http://facebook.com/DALPdoom

http://lowertonesplacestudio.com

- MY KINGDOM MUSIC : http://mykingdommusic.net

- AGENCE SINGULARITÉS: contact@agencesingularites.fr
- BLACK SPEECH BOOKING: malaurie@blackspeech.net
- METAL MUSIC MANAGEMENT: john.metal.music.management@gmail.com

Chronique d'album : NO TERROR IN THE BANG (Métal Cinématographique), "Eclosion" (2021)

Le 04/03/2021

Groupe : No Terror In The Bang
Album : Eclosion (05/03/2021)
Genre : Métal Cinématographique
Origine : Rouen (France)
Label : M&O Music
(distribué par Season Of Mist)

Par Dam'Aël

 

No Terror In The Bang


LE GROUPE :


No Terror In The Bang est un sextet rouennais formé en mars 2019, dont les membres sont loin d'être des novices. Je vous laisse en juger par vous-mêmes.

  • Alexis Damien (Composition, Batterie & Orchestration) a commencé la batterie à l'âge de dix ans et a fait partie de plusieurs groupes : "Pour Carnival in coal, j’étais uniquement batteur live sur une courte période, Void paradigm est un projet studio, Pin-up went down était quasiment un projet studio aussi. Je me suis produit dans de multiples autres contextes jazz.  Mais No Terror in the bang est un groupe très personnel, à vocation scénique, ça c’est sûr."   Alexis  a aussi collaboré avec Asphodel. En cherchant un peu plus on peut y rajouter les groupes WORMFOOD, SUPERSCREAM et les années  à  composer pour la musique à l'image.

  • Sofia Bortoluzzi (chant, composition),  jeune femme de 21 ans, née au Havre et  vivant actuellement à Rouen pour ses études,  joue en parallèle dans un projet hip-hop-jazz au sein du collectif La Charbonnerie avec son acolyte Mine Sale. Toute petite, la demoiselle chantait pour s'endormir... déjà tombée dans la potion magique ! Elle prend des cours de piano à l'âge de huit ans, et remarquée par Baptiste Famery à l'âge de treize ans, elle plonge dans l'univers de la chanson et enchaine des études musicales au Conservatoire du Havre Arthur Honegger, puis intégre un Cycle d’Orientation Professionnelle (COP) au Conservatoire Max Pinchard de Grand-Couronne et Petit-Couronne en chant et Musiques Actuelles, en vue de l’obtention du Diplôme d’Etudes Musicales (DEM), tout en poursuivant également une formation complémentaire au Conservatoire de Rouen. Ah, petit détail,  depuis peu Sofia donne des cours de technique vocale à l’école de musiques de Quicampoix.  Heu... Oyez, oyez ! Si quelqu'un a quelque chose d'autre à lui proposer à la p'tite dame...

  • Romain Greffe (claviers) a composé la musique de "Au Fond d'un Trou Vivait un Hobbit", lecture musicale créée avec Olivier Saladin. Il a sorti plusieurs albums avec son ex-groupe JOAD et a co-remporté le César de la meilleure musique de film en 2019 pour "Guy" d'Alex Lutz.

  • Brice Bouchard (basse) a joué dans un groupe de rock de Rouen NO RECORDS et il joue régulièrement en orchestre classique.

  • Etienne Cochin (guitare) joue dans un groupe electro-rock revival des années 80 AELESYA.

  • Clément Bernard (guitare)a joué dans plusieurs groupes normands de rock et blues comme MBB CREW, STO KO WE, CGM et le RED MOON ORCHESTRA...

LEUR MUSIQUE :

Le groupe aurait dû s'appeler Domovoï (origine russe, il s'agit d'un esprit protecteur pour la famille). S'il m'avait posé la question sur un nom evocateur pour leur formation ( oui bah j'suis dans mon trip...),  il aurait été de bon aloi de lui suggérer Oxymoron. Watt ? What ? Elle a disjoncté la chroniqueuse...  vu leur musique "bicéphale" alliant  les opposés, le sextet pousse le concept jusqu'à son paroxysme, jusqu'au potentiel oxymore qui interpelle. Vous pigez ?... 
Leur musique se forge sur les contraires, reprennant en quelque sorte la technique du  clair obscur en peinture : jouer sur les constrastes, et je vous garantis que toutes leurs compositions en usent, donnant ainsi un évantail de nuances, d'ambiances, d'orages parfois très tempétueux et de scènes vénères et de véritable terreur.  En d'autres termes, NTITB crée la bipolarité musicale. Sofia s'explique : "C’est un genre alternatif combinant à la fois métal et ambiances de musiques de film. On cherche à plonger l’auditeur dans un univers clair-obscur avec ce contraste entre un monde sombre, violent et un autre onirique qui touche au rêve."  https://lh.boulevarddesartistes.com/entretien-sofia-bortoluzzi/
Influencés par des compositeurs de musiques de films : Hildur Gudnadottir, Johann Jóhannsson, Danny Elfmann, Bernard Hermann, Hans Zimmer mais aussi par des compositeurs classiques : Saint Saëns, Ravel, Stravinsky, Satie, et  pour le côté rock par  PAIN OF SALVATION, SYSTEM OF A DOWN, FAITH NO MORE, DEFTONES, MUSE, KORN, Devin Townsend, METALLICA... ou encore de la musique urbaine, du  witch-house comme Ghostmane, Ic3peak, Jazmin Bean, Poppy... Vous imaginez la palette musicale en toile fond que propose les Rouennais... alors y rajouter la capacité vocale de Sofia par dessus laisse présager du jamais vu. En effet la vocaliste  s'inspire du monde du hip hop, metal mais aussi du jazz :  "Amy Whinehouse et Lana Del Ray ont fait partie de mon éducation musicale, je les écoute depuis très jeune. Bien avant que je ne commence à prendre des cours de technique vocale, j'étais autodidacte.  je dispose d'un ambitus assez large" dixit Sofia. https://www.musicwaves.fr/frmArticle.aspx?ID=2560
Alors si je vous apprends qu'elle s'expérimente au chant saturé, la môme nous prépare quelques futures lignes de chant des plus épiques, infusant une décoction à géometrie variable, voire même très variable. 
Pour conclure sur la musique de NTITB, vous prenez un shaker, vous y mettez quelques dl de rock, de rap, de hip hop, de musique cinématographique, du jazz, du witch-house, de l'urbain, vous émulsionnez à la fois par le chant clair et un chant quelque peu saturé, vous secouez, vous aurez tout sauf ce subtil mélange à couches variables et nuancées que seul NTITB est capable de vous servir sur un plateau des plus brillants.
A noter que la formation sortira deux singles dès 2019, "Saule Pleureur" qui sera la première piste de leur futur album dont la sortie est prévue le 5 mars 2021, et "Imagination" qui n'y figure pas.


 

                       ECLOSION

 

L'ALBUM :


Lorsque vous ouvrirez l'écrin de ce petit bijou, vous découvrirez un treize titres d'environ quarante-sept minutes présenté sur une soyeuse production de haute couture. Yeux éblouis, ouvrez au maximum votre esprit tant Eclosion vous amène dans des dimensions différentes, étonnantes, surprenantes, bouleversantes. Votre émotion du jour risque d'être secouée dans ce tout-terrain musical. Allez let's go, on s'engage illico presto sur la piste hexagonale NTITB2021.

1. "Saule-pleureur" 1er single sorti en octobre 2019
Introduction sur  douce musique cinématique presque enfantine, "Saule Pleureur" prend ses racines dans une ambiance mid tempo  très éthérée, sombre et cinématographique à la Tim Burton, privilégiant le  piano et la contre-basse, avant l'explosion Metal  insufflant un blast vocal qui éraille un tantinet la voix de Sofia sur certains de ces passages, et un très spécifique aux arrangements de game-music très électronique. Ce titre alterne ses tempi et ses styles de musique sur plages à durée tout aussi variable. La bipolarité a déjà pris sa place  sur courant plutôt alternatif.

 

2. "Another Kind Of Violence"
Très hip hop, ce titre allie de nouveau la musique électronique à l'estampe très urbaine même si le piano classique lui fait un pied de nez de temps en temps, au risque de provoquer... la ligne de chant est rageuse, nourrit par la dynamique d'une colère très clairement exprimée par ce chant saturée livrant quelques growls furieux sur riffs puissants. Trip sous drogue a des effets illusoires...
3. "No More Helpful Peace Part I" 
Place aux guitares saturées qui ouvrent sur une mélodie très colérique teintée de nuances exotiques vite converties en  atmosphère électrique haut voltage. Certaines parties me renvoient au Nu-Metal des années 90, du temps de Watcha. Sofia excelle dans ces accords saturés.                                                                                                                                                                                  
4. "No More Helpful Peace Part II"                                                                                                                                                                            Après la précédente tempête orageuse, place au calme, mais pour combien de temps ? On aura au moins profité d'un petit moment de répit de 2'47 pour reprendre son soufle et se poser de nouvelles questions sur des thèmes sensibles.

5. "Micromégas"
Retour à une construction très urbaine avec ce phrasé "rap" parfaitement maîtrisé qui n'est autre qu'une entrée en matière slamée. Je souligne au passage, et il s'agit d'un élément essentiel  dans cette galette, la capacité d'éxécution vocale de la chanteuse qui manie à la perfection la ponctuation de ces lignes mélodiques quelqu'en soit le style, jusqu'à même exceller dans sa déclamation en anglais. Les plages guitaristiques sont très belles - créant chez moi une connotation musicale très forte sans avoir réussi à savoir à quoi ces riffs me connectaient -. Les 6 cordes soutiennent avec panache cette rythmique  entêtante à la résonnance shamanique dont les flashs sont martérialisés par des spots électroniques très saccadés. 

6. "21 Grams"
Il s'agit d'une transition purement instrumentale, un joli duo synthé (jouant des violons) / piano.

7. "Poison"
"Poison" est un titre entre witch house et art-rock, aux sonorités classiques, électroniques, contemporaines.  Il offre ce côté étrange, perdu, occulte et désorienté ; une ambiance très troublée. On peut juger du panel vocal dont Sofia fait preuve, avec ces quelques notes très basses parfaitement exécutées (32''). Incontestablement très visuel via l'imagination. Hitchcock aurait su y associer de superbes séquences de "Sueurs Froides"  y intégrant des caméos de Sofia sans "l'Ombre d'Un Doute". 
   
8. "Insight"
Parlons aussi du piano joué par  Romain Greffe, ce multi-touches blanc-noir qui, à son insu, symbolise à merveille l'univers de NTITB et sa dualité. Les plages classiques proposées dans "Eclosion" sont distillées avec talent, maîtrise, à la manière d'un orfèvre qui dose sur chacune des notes la pression exercée afin de générer l'émotion qu'il désire insispirer. La voix sensuelle de Sofia est, sans être excessive dans mon approche, comme habitée ... On assiste aussi à un très bon duo batterie/guitares dont la synergie martèle la rythmique de "Insight".

9. "Uncanny"                                                                                                                                                                                                               "Uncanny" nous plonge directement dans un court métrage horrifique et de terreur de 3'57 qui peut donner certains frissons d'angoisse.  Beaucoup d'émotions s'entrechoquent, s'entremêlent avec les passages de guitares tranchantes et percuttantes ou en présence d'orchestrations mélodiques qui donnent cette puissance au titre. 

10. "Preacher Of Steel"
Non rassurez-vous, votre téléphone ne s'en mêle pas ; il s'agit bien d'une effet voulu dans cette orchestration moderne qui monte en puissance tout au long de ces 4'07 très melodieuses.

11. "In Memory Of Waif Part I"
Morceau très cinématographique qui est l'estampillage de NTITB.

12."In Memory Of Waif PartII"
Cette douzième piste est très Metal teinté de Hip Hop et colorée par des guitares lourdes que le synthé et la basse soutiennent. L'atmosphère est sombre, la folie pas très loin....
 

13. "Broken Mind"
Morceau très sombre, déstructuré dans sa composition. Nulle doute qu'il puisse surprendre.  Une outro des plus étonnantes, déconcertantes, mais d'une qualité qui ne quitte à aucun moment cette galette.
 

"Eclosion" a été enregistré avec l'ingé-son et producteur Sébastien Langle qui a non seulement fait un travail remarquable, mais qui a aussi laissé sa pâte dans plusieurs morceaux. Nous avons enregistré dans plusieurs lieux : la batterie à la Gare aux musiques de Louviers, le chant, guitares et claviers dans nos studios personnels et la basse dans le studio de Sébastien. Le mastering a été réalisé par Pierrick Noel de l'atelier mastering (Kadinja, Hypno5e, Kloneetc…)".
La photographie de la pochette est réalisée par Louise Dumont,qui n'est autre que l' autoportrait de l'artiste, doublée, repliée sur elle-même. On y voit une longue chevelure bleue. "Cela m'a immédiatement fait penser à un œuf – à Alien d'ailleurs, de Ridley Scott, dans une version plus humaine, féminine, avec des os et beaucoup de froideur. Cela correspondait à notre style." (Alexis - https://mad-breizh.com/index.php/editorial-madbreizh/news/no-terror-in-the-bang).

La photographe du groupe est Marie Guillemette.

 

NOTRE AVIS :

 
"Eclosion » est riche, particulièrement fouillé et bien construit. Il sait tenir son auditoire en émoi et en haleine tant les émotions sont nombreuses et en perpétuel mouvement doté d'une cohérence parfaite qui résulte d'un enchainement réalisé avec minutie titre après titre.  L'alternance brutale ne crée cependant pas la fracture chez l'auditeur qui pourrait lâcher l'affaire. Il semblerait que ce soit la  voix qui crée le liant entre ses mouvements diamétralement opposés et qui façonne cette cohérence par la récurrence de certains schémas ; des schémas presque codés qui générent une fluidité parmi les fractures de rythme et de styles . "Eclosion" est un livre musical qui évolue tout au long de sa narration allant du plus doux, calme, ensoleillé au plus rugueux, agressif, sombre, en passant par tous les états émotionnels possibles qui donnent la vibration à cet opus transgenre. 
Le chant de Sofia tout au long de cet opus met en évidence (sans l'ombre d'un doute) sa qualité et sa capacité vocale à partir dans différents registres. Il est à penser que d'autres surprises sont à envisager dans l'avenir quant à la production vocale de la chanteuse, et qu'il lui en reste encore beaucoup sous le pied pour venir avec aisance et fermeté, piétiner les scènes locales, nationales et internationales. A préciser que le phrasé et l'accent exprimé dans la langue de Shakespeare est de haut niveau aussi.
Les compositions instrumentales ne sont pas en reste non plus. Tout est parfaitement écrit, joué avec finesse et beaucoup d'émotion. Le niveau des musiciens est sans contexte excellent  et laisse s'exprimer toutes leurs influences qu'elles soient tirées du classique, du jazz, du métal, du blues, du hip hop ou autres.
La production est réalisée avec beaucoup de talent donnant volume, rugosité, éclat aux compositions déjà excellentes. En d'autres termes, elle offre l'écrin au joyau que nous a façonné NTITB.
A s'offrir ou à offrir les yeux fermés mais en gardant les écoutilles bien ouvertes... pour se laiser aller à la bipolarité musicale...
Ah, au fait... la formation aimerait réaliser la bande originale d'un film... A bon entendeur, salut!

 

LA PRESSE EN PARLE :


"No Terror In The Bang a su créer une musicalité semblable à un champ de roses : aussi magnifique que piquante. Une part égale d’ombre et de lumière". http://www.shootmeagain.com/chroniques/7668_noterrorinthebang_eclosion
"No Terror In The Bang signe ici un premier opus d'une qualité impressionnante (sans compter qu'il s'agit de leur premier album). Le groupe entame 2021 de la plus belle des façons..." https://mad-breizh.com/index.php/editorial-madbreizh/news/no-terror-in-the-bang
"Tic-tac, tic-tac : de temps en temps, une personnalité musicale fait exploser les règles et les conventions avec bonheur." https://www.paris-normandie.fr/id156498/article/2021-01-15/
" La normande sera très certainement une valeur sûre de la scène musicale normande." https://lh.boulevarddesartistes.com/entretien-sofia-bortoluzzi/
". Cette mise en lumière de la musique expérimentale devrait combler les plus grands adorateurs de heavy metal et de rythmiques rap." http://www.loudtv.net/2021/01/chronique-du-nouveau-single-de-no-terror-in-the-bang-uncanny.html
"No Terror in the Bang est sans aucun doute l'un des groupes les plus authentiques que j'ai entendus depuis un certain temps." https://metalheadcommunity.com/no-terror-in-the-bang-poison-song-review/
"No Terror In The Bang... démontre sa richesse musicale et conceptuelle en attendant dans l'année un album plein de promesses qui sera porté notamment par la voix exceptionnelle de sa chanteuse." https://www.musicwaves.fr/frmReview.aspx?ID=18697&REF=NO-TERROR-IN-THE-BANG_Sublimation
" Comme une araignée, le groupe tisse sa dentelle autour de l'auditeur, entre fragilité et fureur. Cette dualité se retrouve dans nombre de ses morceaux..."  https://hardforce.com/actu/33536/no-terror-in-the-bang-poison-single-nouvel-album

 

LES LIENS :

Site web officiel: https://www.noterrorinthebang.com/
Youtube: https://www.youtube.com/channel/UCE8hbyo91XH-SMaue-RlPCg
Bandcamp: https://noterrorinthebang.bandcamp.com/
Facebook: https: // www.facebook.com/noterrorinthebang/
Instagram: https://www.instagram.com/noterrorinthebang/

Music Publishing: https://www.auraskymusic.com

Ntitb eclosion cd

Chronique d'album : NAWATHER (Métal Oriental), "Kenz Illusion" (2021)

Le 26/02/2021

Groupe : Nawather
Album : Kenz Illusion (27/02/2021)
Genre : Métal, Prog, Oriental, Death...

Origine : Tunisie

par Dam'Aël 

 

Nawather - le groupe

LE GROUPE :

Nawather est un groupe de Metal oriental tunisien fondé en 2013 par Hichem Ben Amara à la basse ( Melmoth, ex-Out Body Experience), Saif Ouhibi à la batterie (Xtazy, Myrath), Yazid Bouafif (Guitare), Nidhal Jaoua (Qanûn), Raouf J Occulta (Chant) et Ryma Nakkach (Chant), fortement influencé par des formations telles que  Orphaned Land, Opeth ou My Dying Bride. Outail Maaoui et Riadh Sioma rejoignent le groupe avec leur violon pour l'enregistrement de ce nouvel opus, suivi par Nabil Garsi aux percussions.
La chanteuse Ryma foule les planches dès l'âge de cinq ans posant déjà son talent de vocaliste sur des chansons folkloriques tunisiennes. Cet instant marquera à jamais son esprit, imprimera au plus profond de son être cette passion pour la musique et orientera desormais sa vie. Elle fréquente le conservatoire jusqu'à l'âge de douze ans et sera au passage, un an plus tôt, hâpée par la découverte du Metal. Quelques pièces du puzzle sont déjà en place pour la suite. A noter que de surcroît, la jeune Tunisienne joue un peu de violon, une corde supplémentaire à son arc... (https://www.metalmadtv.com/post/nawather-l-interview-avec-saif-ryma)
Saif découvre Sepultura en 1995. Un véritable safari (nooon pas dans le désert !) s'offre à lui et il y adhère au tempo qu'il mène à la baguette comme tout bon drummer metalleux qui se découvre. Nirvana, Metallica (qu'il considère comme une véritable "ère Metallica"  dans l'histoire de la musique Metal), le Black Metal... "...toutes ces sections rythmiques nous ont aidés à créer notre musique..." dixit Saif  (https://www.metalmadtv.com/post/nawather-l-interview-avec-saif-ryma). Le batteur du groupe se défend de faire du Myrath ( Middle Eastern Folk/Progressive Metal - Tunisie) dont il est membre, pas plus que du Orphaned Land (groupe israélien - Doom/Death/Middle Eastern Folk Metal (au début); Middle Eastern Folk/Progressive Metal plus tard). Nous pourrions aussi les rapprocher de Sand Aura (Egypte - Progressive Metal with Middle-Eastern Folk influences), voire  Acyl  (France - Progressive/Middle Eastern Folk Metal).
Le nom Nawather vous intrigue... il s'agit d'une gamme en musique orientale dont s'est inspiré le groupe pour choisir son patronyme.

 

LEUR MUSIQUE : 
La formation tunisienne a cette idée un peu originale issue de ses racines,  d'introduire un instrument à cordes pincées faisant partie de la famille des cythares sur table, le Qanûn. Et cet instrument  joue un rôle à part entière dans leur musique, lui donnant ainsi la saveur orientale d'un métal très identitaire. Aucun doute que cet héritage culturel investit leurs compositions, n'en faisant pas uniquement une toile de fond mais bien une part incontestable dans la construction instrumentale et tout autant vocale ; une fusion culturelle et musicale sur des plages souvent alternées, ne noyant ni l'une, ni l'autre.
On notera que le qanûn est considéré comme l'instrument-roi  des instruments arabes utilisés dans la musique classique tunisienne et que l'on nomme  «malouf».
 Nawather offre ainsi une musique qui se caractérise par une alternance de musique orientale authentique et de Metal  prennent racine dans le Death, le Doom et autres. C’est une sorte de rencontre culturelle  qui pourrait se décrire comme une sublime recette alliant avec beaucoup d'intelligence chant lyrique féminin à la voix claire et au chant lourd d’une voix masculine. Une double dualité donc : l'une musicale, l'autre vocale du plus bel effet,  soigneusement combinées et dressées, tel un plat proposé par un grand restaurant,  grâce au mixage et au mastering de Fredrik Nordström (Dimmu Borgir, Arch Enemy) qui subliment cette galette très exotique. Un voyage réussi sans quitter son sofa largement écrasé depuis des mois par cette sédentarité obligée...

A partir de là, chacun des membres apporte sa touche pour initier les nouvelles compositions puis sous la patte experte du bassiste, l'instrumental émerge pour être ensuite complété par les lignes de chant de Ryma. Les textes sont écrits par Raouf Jelassi, Souhir Jadli et Wajdi Manai

 

 

                                                                                   Kenz Illusion

Nawather - Kenz Illusion - 26/02/2021

L'ALBUM :

  L'album dix titres "Kenz Illusion" nous offre plus de quarante-sept minutes de ce subtile mélange de folklore venu tout droit du Maghreb qui se téléscope avec l'univers du Metal provoquant une véritable magie dont les effets collatéraux  sont une osmose musicale parfaite. Une drôle de révolution qui a sans doute pris ses racines et s'inspire des évènements liés au "Printemps arabe", mouvement inédit de contestation rapidement propagé durant le printemps de 2011 au Maghreb et au Moyen-Orient : les populations protestant à la fois contre la pauvreté et le chômage, contre la tyrannie et la corruption des gouvernements autoritaires installés au pouvoir depuis des décennies. Nawather ayant vécu ces évènements s'engage à travers ses textes  et devient comme un porte-parole de cette jeunesse qui ne veut plus à avoir à lutter contre  une réalité très amère, opressante et tyranique. Ayant gagné en liberté, la formation en profite pour décider de l'orientation de sa musique clamant des paroles d'espoir, exprimant avec douceur ou rage cette liberté conquise sur fond de sang et de hurlements, lâchant chevaux et watts sans chaines aux pieds ni mains, ne conservant que celles qui les lient à ce Metal salvateur. Et si nous voyagions dans ces terres devenues plus calmes... je vous invite à nous engager sur une piste tunisienne, genre tourisme musical.


1. "Treasure Chest"


Une introduction à la flûte de pan invite au voyage sur les mille et un sillons de cette galette nawatherienne, devrais-je plutôt dire sur la mtabga folklométalleuse tunisienne, faisant surgir comme un mirage cette voix claire, douce, ensorcelante. Sors de cette léthargie ! batterie martelante et rythmiques énervées se chargent de ce réveil, bien complétées par le growlement du chanteur. Vous l'avez compris, le ton est donné et ce titre aiguise notre curiosité. On note, en plus de cette alternance voix claire et chant guttural, une alternance de textes chantés en arabe et en anglais.

                                         

2. "Breath Of Jasmin"

Je n'ai pas les paroles mais j'imagine aisément l'allusion qui doit être faite à cet évènement  de 2010/2011 et cette bouffée d'oxygène ainsi générée, saupoudrée du doux parfum du jasmin emblématique. Ce titre est très mélodieux d'autant que les violons (à la Orphaned Land) apportent une note de douceur et une pointe épique et très folklorique.  Cette imbrication metal et folk tunisien est une gourmandise à consommer sans modération.  Un véritable oasis instrumental purement arabe ponctue (1'57) le titre avec un solo des plus judicieux et se plaît à en faire  aussi son outro. Les guitares font monter la température avec intelligence sans passer par la case Guitar Hero.  Poursuivons notre voyage...

3. "Money Slave"

 Money Slave est encore un parfait exemple d'une belle combinaison entre deux voix, une claire et une saturée,  entre les instruments traditionnaux et plus métalleux, entre des techniques de la musique brutale et de celles qui inspirent la tradition tunisienne. Les mélodies sont harmonieuses, les guitares efficaces sans en faire trop s'articulent tantôt en duo, tantôt en dialogue se répondant mutuellement ;  le tout laisse une part belle au folklore, très bien suppléé par le duo basse / une batterie. 

J'aimerais  savoir qui a fait les choeurs gutturaux en support au chant saturé et sombre de Raouf : Lui-même ou Ryma ?

4. "Falleg"

Falleg est le premier titre qui a fait l'oblet d'un video-clip dirigé par Ahmed Khanfir, sorti le 27 janvier dernier et qui, en quatre semaines a généré plus de 21.300 vues sur la seule plateforme YouTube. L'ambiance "arabesque" de départ est completée sur les trente premières secondes par de subtiles percussions en soutien à la rythmique et qui mettent en évidence un souci de recherche dans la composition des morceaux et plus particulièrement dans celui-ci. Je suppose que ces percussions additives ont été jouées par Nabil Garsi, percussions que l'on retrouve dans les toutes dernières secondes de Falleg.  Excellent titre qui vous entraine dans un headbanging dès l'entrée de Raouf, dans lequel la basse vrombissante joue une belle part dans l'instrumental, bien secondée par l'ensemble des percussions dont la batterie qui martèle fort avec sa tonitruante double pédale. Belle prouesse.

 

5. "The Winter Serenade"

Autre très belle prouesse, cette sérénade d'hiver entrainante et dynamique dont le groove vous embarque illico presto, passeport vaccinal ou pas en poche. La voix de Ryma est superbement travaillée et vous embarque, tel le vent du sahara, au-dessus et loin de ces terres nourricières. L'instrumental est une pure merveille résultant d'une imbrication au micron près de ces différents instruments pouvant être si diamétralement opposés. Le Qânum reste l'ami fidèle de cette orchestration des plus réussies. 

6. "Yamira"

ça court, ça groove, tout en ne lâchant rien de son côté folkorique et traditionnel, Yamira (sous la pression du parrain) est très largement plus Metal, associant tel une orfèvrerie suisse les instruments de la pure tradition arabe avec ceux de l'univers incisif du Metal et un clavier très présent : la parfaite alchimie qui aurait pu paraître improbable. Un envol long courrier proposé par la compagnie Nawather .

7. "Khatwa"

Au même titre que les six titres précédents, vous le constaterez, ainsi que les les deux suivants, Khatwa s'introduit avec un instrumental folk vite rattrapé par son acolyte de scène, le metal et ses riffs heavy, ciselés, incisifs, treillis solide pour soutenir la force et la lourdeur des grondements du roi Raouf. Quand l'alchimie investit les murs du studio de Nawather, c'est du solide.

8. "Kings Cards"

J'ai sans doute trop peu parlé des guitares, aussi Kings Cards m'en donne l'occasion. Nawather a voulu ce parfait mélange qui relève d'une mixologie musicale de haut niveau. Les guitares l'ont bien compris ; leurs présences sautent à nos écoutilles plutôt averties en apportant la, disons plutôt, les jolies couleurs musicales des deux six cordes au tableau Kenz Illusion. Elles ont su garder la place optimale nécessaire à l'harmonie de cette fresque musicale qui allie, on le rappelle, le traditionnel folk tunisien et la sévérité du Metal lourd et vénère. Le Metal peut s'exprimer dans la langue germanique, on le sait tous, langue que Rammstein manie évidemment avec perfection. Et bien tenez-vous bien Ryma, qui alterne depuis le début de cet opus, l'arabe et l'anglais, nous envoie un message court ( deux phrases) dans ce langage d'outre-rhin. Nawather est décidé à en découdre avec l'internationnal, vous l'aurez compris. Et pour ceux qui ont envie de faire travailler leur imagination, Kings Cards propose des passages construits façon valse, oui écoutez bien... imaginez une valse à quatre temps sur le sable chaud saharien à la nuit tombante....

9. "The Wind Of Death"

Une petite brise mid-tempo sur délicieuse basse/batterie vient nous lécher... Le Qânum ne s'en prive pas. 

10. "Immortal Greed"

Immortal Greed est le seul morceau de cette galette qui attaque direct dans l'énergie d'un metal.  Les ambiances y sont assez variées, frôlant presque le symphonique si les violons s'étaient invités. La batterie ne lâche rien et sait  marquer la frappe quand il le faut tout en reprenant une rythmique binaire qui laisse l'espace libre aux instruments plus traditionnels.

 

L'album est enregistré par Hichem Ben Amara aux Hawala Studios (Tunisie), "Kenz Illusion" a été mixé et masterisé par Fredrik Nordstrom (Dream Evil) au Studio Fredman (Suède). L'artwork   a été confié à Giannis Stergiou de dtopgraphics. 
Le disque est disponible sur  Believe pour la version numérique, ainsi que sur Season of Mist pour l'édition physique (CD) dès le 27 février 2021 en France et le 28 février dans les pays du Maghreb. Des diffusions à l'internationale sont déjà prévues.

 

Discographie

8 janvier 2016 : "Wasted Years" 9 titres   M & O Music

 

 

LA PRESSE EN PARLE :


"Le metal oriental est bien trop méconnu en France et c’est bien dommage, certaines pépites valant le détour. Nawather en fait partie et la sortie de leur nouvel album, Kenz Illusion, ne devrait pas rester inaperçue bien longtemps..." https://www.emaginarock.fr/2021/chroniques/musique/kenz-illusion-nawather/


"男性デス・ボイス、女性クリーン・ボイスのツイン編成かつ、アラブ音楽で伝統的に使われる撥弦楽器カーヌーン奏者擁するチュニジア産プログレッシブ・デス/オリエンタル・メタル・バンドの21年作2ndアルバム。カーヌーンをメインとしたアラブ音楽独特の音階やメロディ、モダン・テイストあるプログレ・メタル・サウンドなど様々な要素がクロスオーバーをしている。スタイルは違うがTHE HUみたく国有の音楽をこれでもかっというくらい詰め込んだ中毒性ある1枚に仕上がっている。" pour nos amis Japonais, l'album étant diffusé au Japon. https://diskunion.net/metal/ct/detail/HMHR210114-301


"Avec Kenz Illusion Nawather propose un second album surprenant mais qui possède de grandes qualités tant dans la composition que dans sa réalisation. Le metal oriental a de beaux jours devant lui si des groupes comme celui-ci continuent à émerger dans nos contrées !"
 https://www.emaginarock.fr/2021/chroniques/musique/kenz-illusion-nawather/


 "... là ou Myrath ne faisait qu’effleurer les sonorités arabisantes, Nawather, lui, fonce tête baissée, créant un mélange détonnant et inédit, comme si la world music se mettait soudainement à copuler frénétiquement avec le heavy metal..." https://www.soilchronicles.fr/chroniques/nawather-wasted-years

 

NOTRE AVIS :

Avec ce second opus "Kenz Illusion", Nawather a fait un  pari surprenant pour beaucoup d'entre nous en mêlant une musique moderne testostéronée et sonorités traditionnelles du nord de l'Afrique. Un mélange couillu du plus bel effet qui sait aussi y intégrer charme et douceurs grâce aux ambiances exotiques et à la voix ensorcelante de Ryma. La construction des compositions sait faire la part belle aux ambiances alternant des plages plus calmes qui invitent au voyage et des passages beaucoup plus énervés qui participent à tout un chacun à s'engager dans un éventuel headbanging. Nawather sait allier ses deux mondes très différents sans laisser l'un prendre le dessus sur l'autre. Aucun effet belliqueux qui viendrait écraser la tradition ou la modernité. D'ailleurs leur musique est un excellent rendu instrumental moderne et ouvert d'esprit. La production réalisée par Fredrick Nordstrom (Studio Fredman) est un vrai travail d'orfèvrerie suisse, enfin en l'occurence plutôt suédoise d'ailleurs, qui a su maintenir une texture à la fois rugueuse et cotonneuse, sans noyer le tout dans une compression qui rend malheureusement quelquefois les galettes insipides. La qualité du mixage et du mastering s'allie à celle de l'orchestration que nous offre Nawather. Des breaks subtilement placés pour tenir en haleine sans aucune difficulté l'auditeur durant ses quarante-sept minutes. Les mélodies et les lignes de chant sont très agréables à écouter ; elles ne vous perdent pas en cours de route mais vous accompagnent sans aucun ennui jusqu'à la fin de cette Mtabga. D'ailleurs on aurait plutôt envie de se resservir... accompagné de houblon ou de thé à le menthe, ou pourquoi pas les deux dans un cocktail détonnant à la mode de Nawather...

Avec Carthagods, Myrath et Cartagena, Nawather font partie de ces groupes susceptibles d'exporter avec panache le métal tunisien jusqu'au fin fond d'îles qui restent à découvrir car ce folklore oriental se conjugue à merveille avec le Metal. L'alternance de passages chantés en arabe apporte la preuve irréfutable que le métal ne connaît aucune limite.

Nawather

 

LES LIENS :  

https://www.facebook.com/nawather.official
http://nawather.com/
https://nawatherofficial.bandcamp.com/album/kenz-illusion
https://twitter.com/nawatherband
https://shop.season-of-mist.com/nawather-kenz-illusion-cd

 

 


 

Chronique d'album : SCARRED (Death Metal et autres), "Scarred" (22/01/2021)

Le 22/01/2021

Groupe : SCARRED
Album : Scarred (CD - 22/01/2021)
Genre : Death et plus
Origine : Luxembourg

Par Dam'Aël

Artwork

Le Groupe :

Il était une fois en l'an 2000, dans une contrée lointaine nommée Luxembourg, deux saltimbamques prénommés Laurent et Jeff. Le premier tape et frappe, non pas sur Jeff Dieu merci, mais sur des percussions. Le second astique mieux encore que Cendrillon, le manche de sa basse. Une idée fait son chemin et les met sur la longue route du Métal Francophone ; Puissants de leur fantastique décision, ils créent le groupe de Power Metal REQUIEM...Mais... 

 Crash et Trash ne font qu'un puisque des changements de line-up  amènent le groupe à faire évoluer sa musique vers des champs de bataille beaucoup plus agressifs et sombres allant jusqu'au Death. C'est alors qu'ils décident de changer leur nom. Ils seront désormais à partir de l'an 2004 SCARRED...


SCARRED  est né, et la formation attaque d'entrée de jeu avec la sortie d'un EP "Inner Scars" la même année.

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En 2009, le quintet sort son premier album studio "New Filth Order", un onze titres qui les amène à participer et à remporter l’édition luxembourgeoise du Wacken Metal Battle jusqu'à les propulser à la deuxième place en finale internationale du Wacken 2009. Dès lors les portes de certains festivals s'ouvrent sous leurs pas et notamment le Metal Camp en Slovénie, et la proposition encrée noire sur blanc de faire les premières parties de  Lamb of God, Arch Enemy, Devildriver, Black Dahlia Murder
Deux ans plus tard,  malgré les tournées qui occupent leur temps, ils s'affairent à une nouvelle réalisation et concrétisent le second album "Gaia/Medea" qui sort en mai 2009 sous la bannière magistrale de Klonosphère/Season of Mist Production.                                                                                                                  

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"SCARRED"

L'album :


2020 : année démoniaque à bannir sans doute de tous les calendriers... c'est une année de composition et de création pour SCARRED qui peaufine dans son home studio des sons, encore des sons, et surtout de nouveaux sons pour rendre encore plus identitaire l'album qu'ils veulent offrir à l'histoire de la musique luxembourgeoise et  corrélativement à l'histoire de la musique francophone. Et bien leur en a pris ! Car la galette qui tourne sur la platine depuis des heures échauffe non seulement le système de rotation de mon engin mais aussi et surtout mon engouement pour ces treize titres qui font de cette galette une sorte d'album-concept ! Puisque l'idée est de retranscrire à la fois le vécu subi par les membres du groupe pendant la période qui s'est écoulée depuis le dernier album et de faire évoluer cette ambiance musicale plaquée sur cet objet dur et flamboyant qui sillonne dorénavant le territoire de mon lecteur.

Et si je vous présentais le casting actuel justement :

  • Laurent Kessel - Drums
  • Bertrand Pinna - Bass
  • Yann Dalscheid - Lead Vocals
  • Diogo Bastos - Guitar and Backing Vocals
  • Vincent Wilquin - Guitar and Backing Vocals

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Scarred par Lugdivine Unfer
S'il a été scotché sur le front de SCARRED le post-it de Death Metal, je puis vous garantir que cet album est un melting-pot musical aux tendances certes death, trash, mais aussi progressives de façon subtile, symphoniques sans en faire trop, cinématographiques sans en surjouer, gamemusicales pour amuser et fédérer les Geek et les Nerds, atmosphériques pour prendre l'air en oubliant nos masques-tauliers, psychédéliques pour s'envoler via notre imagination dans des terrains utopiques, éclectiques c'est sûr ! Sur fond de modernité ! Et oui les protagonistes de SCARRED sont jeunes.

Et si on allait explorer sans plus tarder ces treize propositions ?

"Sol"

61 secondes qui aiguisent notre curiosité. Où Scarred veut-il nous amener?

"Mirage"

Mirage ou plutôt découverte de leur univers. Ce titre est à la fois puissant et mélodique qui, d'après la formation crée le pont avec les albums précédents. Ma pensée s'en est allée très vite vers le monde des Nerds et des Geeks de jeux video car cette musique pourrait s'inscrire parfaitement dans un de ces jeux qui n'en finissent plus tant les rebondissements sont nombreux. Le ralentissement du tempo à mi-course, donnant même un côté progressif voire cinématographique, pourrait faire divaguer sur un ralenti de cinéma... A noter une double pédale qui dès le début de la composition, mitraille en un flot record, sa horde de projectiles. Belle entrée en matière.

"A.D...Something" 

Ambiance beaucoup plus trash et lourde que la voix rauque de Yann complète à merveille et sans concession afin d'assombrir ce tableau brutal et violent. Un monstre musical qui écrase tout sur son passage et qui confirme l'évolution de la formation. Le duo guitare/basse assène des rythmiques bien pesantes, violemment fouettées par la batterie qui ne reste pas en marge de la scène.

"Chupacabra"

Un pied dans la culture populaire du Mexique, un autre dans le Nu Metal, les scarred boys s'amusent à visiter à la perfection nombre d'univers musicaux du Metal. Maîtrise parfaite de chaque instrument qui livre une rythmique cohérente et particulièrement bien travaillée, sur laquelle la voix plaque à terre et sans merci, des vocalises scalpantes et tranchantes.

"Prisms"

Prisms est un morceau de transition, instrumental. Il y en a quatre au total si l'on compte l'intro. La formation nous propose un voyage plutôt oriental aux sonorités d'un dobro (je laisse le groupe nous confirmer ou infirmer cette information). Ce titre, comme "Mirage" a fait l'objet d'un video-clip, vidéo totalement inspirée par le visuel du CD réalisé par Drazen Medakovic, mettant en animation le travail cérébral qu'amènent confusion mentale, réflexion, interrogation ; un bouillon neuronal qui fait mal mais qui s'ouvre vers une solution, la lumière, savamment illustrée par un passage en noir et blanc à celui à peine coloré (1'23) des images, qui s'amplifie (1'38) pour faire surgir la lumière libératrice timide au départ puis de plus en plus flamboyante, battant au rythme d'un coeur salvateur. 

"Merry Go Round"

Un round à la fois catchy et mélodieux qui génère un headbanging général tant il est fédérateur. Les claviers sont un plus dans ce titre qui dénote la capacité du groupe à diversifier ses compositions et à étendre son panel. Le final est particulièrement doux  (corroborant parfaitement l'information pré-citée)  et manifiquement interprété par des choeurs superbes : "Don't save now" (sauf erreur de ma part). A noter que le chant est presque clair, une alternance de screaming discret et de voix claire bien rauque.

"Nothing Instead"

On confirme les compositions super travaillées et nuancées et un chant plus que maîtrisé. Le jeu de batterie est un martèlement quasi-incessant qui laisse supposer un entrainement de marathonien pour Laurent. Des ponctuations très douces donnent un coup de fraîcheur parmi ce flot de screams et notamment le solo de guitare très délicat dans une structure de brutes ou presque...

"In Silent Darkness"

C'est une nouvelle transition, toujours instrumentale , une orchestration qui s'amorce sur une intro jouée par la six cordes, un écho dans ce noir silencieux, propice à la réflexion, plus encore à une introspection... La batterie interrompt ce moment de calme et martèle en contre temps dans une rythmique hyper bien ciselée. Les guitares et la basse font exploser le titre par des riffs recherchés. Aucun doute, les ambiances et nuances sont au menu de "In Silent Darkness". Excellent morceau qui génère un véritable coup de coeur.

A.H.A.I.A."

SCARRED aurait-il obtenu les trois A longtemps recommandés ? C'est au fond du gouffre, dans un univers plus que sombre, que les cinq gaillards nous attirent dans leur texte. Impressionnant changement de rythme et surtout de style qui embarque dans une sorte de rituel shamanique, capable de nous donner cette capacité à trouver les solutions pour reprendre pied. D'abord psychédélique , ce rituel laisse place à " un véritable rouleau compresseur de graves et de double pédale, symbolisant le caractère à la fois hallucinatoire et intensif de ce genre d’expérience. Une fois le rituel terminé, on se retrouve seul pour réfléchir à ce qu’on vient de vivre en contemplant la lune (LUA) au milieu de la forêt" (dixit Yann dans  SCARRED fait peau neuve - (interview)) 

"Lua"

C'est la basse qui ouvre le bal sur ce nouvel instrumental invitant de somptueuses guitares à entrer dans la dance. On tend à croire et à supposer que  la résolution des problématiques antérieures a été enfin trouvée. Un doux moment aux couleurs musicales encore une fois différentes et variées. SCARRED serait-il le peintre de la musique 2021?

"Dance Of The Giants"

Même si les notes de l'introduction de ce morceau sont une suite évidente de l'instrumental précédent, cette dance de géants amorce le pas vers une lourde,très lourde ambiance dont chaque pas est martelé par la batterie, suppléée par des guitares peu rassurantes qui enfoncent le clou. Mais rassurez-vous la lumière est au bout du tunnel avec ce final rempli d'espoir.

"Pétrichor"

Tout s'éclaircit y compris le chant de Yann. Tout laisse à penser que les problématiques traitées dans les textes de SCARRED ont trouvé leur solution et que la voix claire ouvre sur une même voie très nettement éclaircie au bout de ces quelques cinquante-six minutes. La fin s'installe sur des vibrations positives celles d'une étape gagnée et d'une évolution indéniable pour SCARRED.  

"Yours Truly"

C'est par un joli REQUIEM que SCARRED nous salue, dans des sonorités d'orgue moderne. Je soupçonne SCARRED d'être capable de nous faire un futur final à la mode Gospel...Tant leur talent est évident.

Scarred logo 2020

A savoir :

La musique de SCARRED a été enregistrée par SCARRED et PATRICK DAMIANI.
Le mixage a été aussi confié à PATRICK DAMIANI du TIDALWAVE STUDIO (Karlsruhe, Allemagne ) alors que le mastering a été assuré par ROBIN SCHMIDT du 24-96 MASTERING (Karlsruhe, Allemagne). Le superbe artwork est une réalisation de DRAZEN MEDAKOVIC qui a su mettre en avant la problématique exprimée dans les textes, le cheminement qui a été nécessaire afin d'y apporter des solutions et le sentiment d'une issue salvatrice et positive.
L'album sort sous le label KLONOSPHERE avec une distribution physique prise en mains par SEASON OF MIST
Quant à la distribution numérique, elle a été confiée à THE ORCHARD.


Quelle est la cicatrice laissée par SCARRED après l'écoute attentive de ce nouvel album "Scarred" ?

Je ne vais pas y aller des par quatre chemins et encore moins par des chemins de traverse, ce nouvel opus des Luxembourgeois est une excellente réalisation artistique.

Bien foutu (oui j'me lâche), bien cousu, bien dodu, bien poilu,

Bien chiadé, bien fouillé, bien travaillé,

Très recherché, très varié, très soigné

Bref vous l'avez compris, sans faute il faut écouter! 

Grand succès leur souhaiter car c'est largement mérité.

Et c'est forcément gagné au vu de la qualité délivrée.

Une galette gourmande à déguster !

Laissez-vous gagner, livraison à domicile assurée !

Cet album est une pièce maîtresse qui démontre le talent de ces cinq garçons, leur capacité a trouver des mélodies variées et  d'une efficacité redoutable. Le travail des musiciens est surprenant de qualité qu'il faut saluer au passage. Leurs influences pouvant être très différentes créent cette magie de diversité. Aucune monotonie ni ennui lors de l'écoute de ces treize titres qui avoisinent presque l'heure. On remet le couvert sans aucune hésitation tant pour les fans de Death que ceux qui ne sont pas forcément adeptes. Une belle ouverture d'esprit, un beau voyage aux lueurs d'espoir. C'est évidemment ce qu'il nous faut pour 2021...

Scarred photoshoot metz fr 02062019 by lugdivine unfer 8860 copieScarred par Lugdivine Unfer

Les liens :

Chronique d’Album : AKIAVEL (Thrash Death), V (2020)

Le 16/03/2020

Groupe : Akiavel
Album : V (2020)
Genre : Thrash Death
Origine : Toulon

 

Le Groupe :
  • Akiavel est un groupe de Thrash Death formé en 2018.
  • Ses membres ont traversé différentes formations, essentiellement dans la région PACA :
    - Indust et Antropofago pour Auré (chant),
    - AcoD pour Chris et JB (guitares),
    - Scornless, Positive Agression, In Heaven, Poste 942, Scarlean pour Jay (basse),
    - Witchkraft, Prickly Pear, Inner Disorder pour Butch (batterie).
  • A propos de la formation d’Akiavel, JB expliquait à Metal France :
    “Ça doit faire dix ans qu’on se croise les uns les autres aux concerts et autres rendez-vous de métalleux. Quand Chris et moi nous sommes séparés de notre ancien groupe, on voulait continuer et, surtout, travailler avec des gens qu’on avait appréciés.”
    (
    https://metalfrance.net/akiavel-25-10-2018/)
  • Le nom du groupe s’inspire de celui du penseur italien Machiavel.
  • Akiavel sort son premier EP en 2018. Il est décrit ainsi par Soil Chronicles :
    “Akiavel et son EP éponyme sont déjà au sommet avec trois titres méchamment biens construits.”
    (https://www.soilchronicles.fr/chroniques/akiavel-akiavel)
  • En juin 2019 Akiavel joue au Hellfest Off de Clisson. Il est rejoint pour deux titres par Stéphane Buriez.
  • Début 2020, Akiavel présente son nouvel album. Il s’intitule...

“V”

L’Album :
  • “V” propose neuf titres ainsi qu’un bonus-track (“Cold”, déjà présent sur l’EP) pour une durée de quarante et une minutes.
  • Il a été enregistré par Sebastien Camhi au Studio Artmusic.
  • Le titre “V” s'inspire des cinq blessures de l'âme, la trahison, le rejet, l'abandon, l'humiliation et l'injustice, telles que les définit l'écrivaine Louise Bourbeau, spécialiste du développement personnel. Auré s’expliquait sur cette thématique :
    “J'ai eu l'idée de prendre ces cinq blessures et de les travailler en deux parties : côté bourreau et côté victime. ”
  • L’artwork de “V” est signé Raf The Mighty. Vous retrouverez ses contributions sur TOO MANY SKULLS (by Raf The Might).
  • Julien Truchan, de Benighted, partage le chant avec Auré sur le morceau "I & Me”. Benighted n’est d’ailleurs pas pour rien dans la carrière d’Auré, ainsi qu’elle nous l’expliquait dans une interview :
    “J'avais la vingtaine. Je fréquentais énormément les concerts dans ma région depuis quelques années, et j'étais déjà amie avec les Benighted. Julien (chanteur) m'a demandé un jour si ça me brancherait d'être à mon tour sur une scène, je lui ai répondu que j'adorerais faire du chant, mais je suis une fille, donc c'est impossible. Il m'a ensuite fait découvrir des groupes comme Sinister où une femme était au micro. Ça a fait tilt ! J'ai acheté le micro et le petit ampli dans la foulée !”
  • The Witness” est le premier titre choisi par Akiavel pour illustrer son album.
  • Certains d’entre vous auront reconnu, dans le rôle de la victime d’Akiavel, Cynthia, l’ex-bassiste des TOYS - Take Off Your Shirt. On la retrouve également dans leur clip “My Lazy Doll”.
Ces données objectives énoncées, voici maintenant...

 

Notre Avis :
Après un EP livré façon blitzkieg, Akiavel revient avec un album qui marque le début réel de la conquête.
Fortement armé, “V” enfonce les premières lignes avec dix pélots de Death Mélodique. Il est riche et regorge de détails qu’on découvre au fil des écoutes. Le parcours des musiciens explique la qualité de l’interprétation. Les growls puissants et agressifs d’Auré savent à l’occasion se muer en une voix claire qui dévoile de possibles perspectives. Son duo avec Julien Truchan est une réussite, alors que je n’aurais pas misé un kopeck sur le mariage de deux voix Death dans une même chanson. Avec "V", Akiavel nous en met plein la gueule, et son songwriting inspiré annonce la couleur : il est enfouraillé, déterminé, et a les biscuits pour tenir longtemps.
“V” est un grand premier album, découvrez-le ! Quant à nous, on n’attend plus qu’une chose : que ce p*** de coronavirus retourne dans le cul du pangolin qui l’a vu naître pour qu’on puisse enfin se confronter à la puissance de feu des Toulonnais sur scène.

 

Les Infos Utiles :
Akiavel est sur Facebook :
https://www.facebook.com/Akiavel/
Akiavel sur Spotify :

https://open.spotify.com/artist/14M2CyExjuwWrJlJGYvg6T
Akiavel - merchandising :

https://shop.season-of-mist.com/band/akiavel/

Concerts : Compte tenu du contexte, suivez la page du groupe.


 

Chronique d’album : HUIS (Prog’) - Abandoned (07/05/2019)

Le 24/01/2020

Groupe : Huis
Album : Abandoned (2019)
Genre : Rock Progressif
Origine : Montreal

 

Le Groupe :
Huis est une formation de Rock Progressif québecoise formée en 2009 par Pascal Lapierre et Michel Joncas.
Elle se compose aujourd’hui de Sylvain Descoteaux (chant), William Régnier (batterie), Michel St-Père (guitare), Johnny Maz (claviers) et du fondateur Michel Joncas (basse).
En 2013, Michel St-Pere, rejoint le groupe à la guitare.
L’ensemble des musiciens participe au songwriting.
En 2014, les Montréalais sortent un premier album, “Despite Guardian Angels”. “Neither in Heaven” suit en 2016.
En 2019 le quintette présente son troisième opus...

“ABANDONNED”

HUIS - Abandonned (2019)
Parlons maintenant de ...

 

L’Album :
  • Abandonned est un neuf titres qui couvre plus de soixante-douze minutes.
  • Pour le mener à bien, le groupe s’est adjoint les services de quelques musiciens additionnels :
    . Jean Pageau, qui officie - comme Michel St-Père - au sein de Mystery, pose les notes de sa flute sur l’ensemble des compositions.
    . Gabby Vessoni du groupe Fleesh, prête sa voix sur Abandonned, en ouverture de l’album,
    . Serge Locat, qui officiait dans l’inoubliable Harmonium, est au piano sur We Are Not Alone, huitième piste,
    . C’est enfin la première participation “vinylique” d’Eloïse Joncas qui chante sur l’introduction de Oude Kerk III, dernier morceau de l'album.
  • Abandoned a été mixé par Michel St-Pere au Studio Illusion 4. Il est masterisé par Richard Addison au Trillium Sound de Saint-Hippolyte.

Intéressons-nous un peu à ce qu’on écrit...

 

Les Critiques :

 Il reste à vous donner...

 

Notre Avis :
Pas besoin d’être un accro du Prog’ pour saisir la beauté et la grande harmonie qui se dégagent d’Abandoned. Elles nichent avec délicatesse jusque dans les détails, les choeurs ou les lignes de flute... Huis confirme ainsi le talent de la scène québecoise dans un album somptueux et équilibré. Cet opus est un plaisant voyage qu’il conviendra de ne pas réserver aux seuls dingos de la technique, même si ces derniers y trouveront leur compte.

 

Les Infos Utiles :
Le site de Huis :
https://www.huisband.com/
Huis sur Facebook :

https://www.facebook.com/huisband/
Ecouter Abandoned sur Spotify

https://open.spotify.com/album/0hCbVkuHmzf8m0YQpirZXC#_=_
HUIS est en concert à Gatineau le 28/03/2020. Il sera aussi en Allemagne, à l’ Artrock - Festival Reichenbach en avril.

Chronique d'album : MORTUARY (Thrash Death) The Autophagous Reign (2019)

Le 21/01/2020

Groupe : MORTUARY
Album : The Autophagous Reign (11/2019)
Genre : Thrash Death
Origine : Nancy

 

Le Groupe :
Mortuary est un quintette de Thrash Death fondé à Nancy en 1989 par Jean-Noël Verbecq (basse) et Patrick Germonville (chant).
Un quatre titres, “The Autophagous Reign”, sort en 1994.
Un premier album, ʺHazards of creationʺ, paraît en 1996.
MORTUARY, Nothingless than nothingness (2016)
Suivent ʺEradicateʺ (1998), ʺAgony in redʺ (2003), ʺG.O.D. (Glorify our destroyers)ʺ (2010) et ʺNothingless than nothingnessʺ (2016).
En 2019 Mortuary livre son sixième album, dont je me propose de vous parler...

“The Autophagous Reign”.

 

L’Album :
“The Autophagous Reign” est un onze pistes d’environ quarante six minutes.
Une version Digipack, en édition limitée à cinq cents exemplaires, est agrémentée de trois titres bonus.
L’album est enregistré, mixé et masterisé en Pologne par Hertz Studio (Behemoth, Vader et Decapitated, bien sûr, mais aussi Mariah Carey et les Ramones !).
L'artwork est signé Łukasz Jaszak Design & Photography (Decapitated, Primal Instinct, Vader ou The Vision Bleak. Retrouvez ses travaux ici : https://www.lukaszjaszak.net/albumcovers).
MORITUARY - The Anthropophagous Reign (2019)
Les titres de l’album vont de 1’49 à 7’12.
Du piano et une voix de femme font leur apparition (“Memorial in Vivon”).
Le chant est en Anglais (majoritairement) ou en Français (Monuments, Recycled, Cheptel).
L’album est soutenu par un clip : Delete/Replace
 
Nous n’avons pas (encore) écouté l’édition limitée de cet album.
Faisons maintenant un tour sur...

 

Les Critiques :

 

Notre Avis :
Vous l’aurez compris en lisant ces critiques : “The Autophagous Reign” fait l’unanimité et obtient le prix d’excellence de l’année 2019 avec mention Thrash Death. Toutes ses chansons, qu’elles fassent moins de deux ou plus de sept minutes, passent aussi largement la barre qu’un Renaud Lavillenie à l’échauffement dans une salle de compet’. C’est violent, puissant, salement accrocheur et bien arrangé. Les fans de Death ou de Thrash ne pourront que louer la qualité de la marchandise. Pour les autres, si vous ne devez ranger qu’un opus de Thrash Death dans votre CDthèque, pensez à celui-là, il fera l’affaire.
Indispensable, et tout autant inaltérable !

 

Les Infos Utiles :
Mortuary est actuellement en tournée :
. le 21/01/2020 à Toulouse
. le 22/02/2020 à Fréjus - Monster'S Art - WMC
. le 23/01/2020 à Lyon - ROCK N EAT official(by céd & mike)
. le 24/01/2020 à Salem Le Haillan.

Mortuary est sur Facebook (N’oubliez pas de liker !) :
https://www.facebook.com/mortuarynancy/
L’album sur Bandcamp :
https://mortuarynancy.bandcamp.com/album/the-autophagous-reign
L’album sur Spotify :
https://open.spotify.com/album/55bq0hxwImrWuvortCUQMT

Chronique d’Album : STRATAGEME (Hard US)- Memories (2019)

Le 13/01/2020

Groupe : STRATAGEME
Album : Memories (21/12/1999)
Genre : Hard-Rock
Origine : Île de France


 
Le Groupe :
Stratageme naît aux débuts des 70’s en Île de France et se développe aux alentours de Fontenay-Sous-Bois.
Sur ses premières années, Robert Belmonte - qui connaîtra un peu plus tard avec Ocean le succès que l’on sait - et Gerard Mottée se partagent le chant.
En 1973, le groupe sort son premier 45trs, “Le Sorcier et Moi”.
 

En 1976, le groupe fusionne avec Patrick Abrial et devient le Abrial Stratageme Group. Gérard Motté abandonne le chant pour la basse. Sous cette configuration sort en 1977 l’album Mannderly.
La formation participe la même année à La Fête de l’Humanité (toute une époque !) et enchaîne avec un nouvel opus en 1978 : Le Bonbon.
Puis Abrial quitte définitivement  Stratageme  (mais on le retrouve un peu plus tard, vous allez voir...) qui splitte en 1980.
Il se reforme en 2008 et enregistre en 2010 un MCD quatre titres au Pacific Rock de Cergy Pontoise.
L’album Highway paraît en 2013, avec Gérard Mottée à la basse et Philippe Kalfon (Odeur, Shakin’ Street, Thaï Phong...) à la guitare.

 
En 2014, le tentaculaire Aurel Ouzoulias (Satan’s Jokers) rejoint le groupe le temps d’un concert.
Le 10/03/2018, Gérard Motté fête ses 70 printemps dans une grande fête donnée au QG du groupe, le Pacific Rock.
Le 21/12/2019, Stratageme revient pour un nouvel album...

 

“MEMORIES”

 

L’Album :
Memories est un huit pistes de trente-trois minutes.
Aucun clip n’est sorti à ce jour, cependant une maquette a fait l'objet d'une vidéo lors du lancement du crowdfunding de l’album :

Pour le chant, le trio Motté/Kalfon/Ouzoulias s’est adjoint les services de Matthieu Aufranc (Wizzö).
Le mixage de l’album a été réalisé par Patrick Abrial au Abrial Studio.

 
Notre Avis :
Memories n’aura pas à rougir entre vos Van Halen post-David Lee Roth et vos Whitesnake (Dementia serait parfait pour Coverdale). Les huit compos sont toutes bonnes, oscillant entre le Hard US de la fin des 80’s et le FM (Strong Is My Love), voire le Metal à la Scorpions (Klaus Meine n’aurait certainement pas boudé son plaisir sur le refrain de Walking On Your Tears).
Quant aux musiciens, je ne vous ferai pas l’affront de vanter leur technique, leur réputation n’est plus à faire . Matthieu Aufranc - que je découvre par cet album - assure grave et ce n’est pas pour rien que j’évoquais Coverdale ou Meine. Même si sa tessiture ne correspond ni à l’un ni à l’autre, il excelle et contribue à faire de ce
Memories une pleine réussite.
Les amateurs du genre casseront donc leur petit cochon et contacteront monsieur Motté sur sa page perso puisque c’est lui qui retrousse ses manches pour assurer la distribution de cet opus accrocheur qui met la pile à bon nombre de grosses machines américaines sur leur propre terrain.

 

Les Infos Utiles :

Chronique d'album : DUR ET DOUX (compilation Rock In Opposition), Ca Marchera Jamais (2019)

Le 02/01/2020

Groupe : Dur et Doux (collectif/label)
Album : Ca Marchera Jamais (compilation - 2019)
Genre : Avant-Garde / Rock in Opposition
Origine : Lyon

 

Les Critiques :
Dur et Doux est un label de musiciens de la région lyonnaise qui réunissent et partagent leurs moyens de production et de diffusion pour défendre leur vision singulière des musiques amplifiées.
L’association a été créée en 2008 par Marie Nachury et Pierre Chanel ( Brice et sa pute ).
Elle regroupe des formations aux styles très différents, tels Le Grand Sbam (Expérimental) Saint Sadrill (Indie Pop) ou CHROMB (Math Rock).

A propos de son catalogue, Dur et Doux nous précisait en septembre 2019 :
L’humain prime, et par conséquent un critère géographique s’applique dans les choix. L’essentiel d’entre nous est basé à Lyon, dans le Rhône ou l’Ain, quelques dissidents en Auvergne et en Bourgogne. Il n’y a pas vraiment de critère de style, même si nous ne sommes pas prêts de voir un groupe de Reggae ou d’Electro Swing dans Dur et Doux.
Dur et Doux regroupe aujourd’hui une quinzaine de groupes, certains de ses sociétaires apparaissant dans plusieurs formations, tels PinioL qui regroupe les l’ensemble des musiciens de PoiL et de Ni, soit deux batteurs, deux guitaristes, deux bassistes et un clavier.
Fin 2019, Dur et Doux sort la quatrième compilation de son histoire :

DUR ET DOUX - Ca Marchera Jamais (2019)

“CA MARCHERA JAMAIS”

L’Album :
Ça Marchera Jamais” présente quinze groupes pour une durée d’une heure vingt.
Ce titre est la devise du label depuis sa création.
C’est CHROMB! qui ouvre l’album avec un extrait datant de 2016. Ce groupe de Math Rock s’est illustré notamment en organisant des “concerts dessinés” avec le concours de Benjamin Flao (la BD Essence).
Les morceaux présentés en suivant vont de 2014 ( Herr Geisha & the Boobs ) à 2019 (Ni, PoiL et Monstre).
Le packaging de la compilation indique les albums visités ainsi que les line-up des formations.
Deux inédits figurent sont au menu :
. “Tout le Monde Ecoute - Le Canon du Silence”, d’Antoine Mermet et Melissa Acchiardi (compères dans Saint Sadrill). Ce titre est enregistré avec la chorale des élèves de l’école des Avignonnets à Saint-Claude.
. “Curdy” de Herr Geisha & the Boobs (toujours avec Melissa Acchiardi)

 

Notre Avis :
Ca fait quelques temps déjà que je vous taraude avec Dur et Doux, pourvoyeur d’alter-musiques qui dispense régulièrement son nectar à un public de connaisseurs attentifs et fidèles .
Si vous n’avez pas encore franchi le pas, cette compilation est pour vous : elle propose un joli panel des productions lyonnaises.
Vous découvrirez des compositions un peu déroutantes, parfois farfelues, souvent très techniques, mais toujours hautement originales.
Pour les amateurs de Rock In Opposition, de Prog’, d’Expérimental, un cabinet de curiosité qui donne ses lettres de noblesses à la musique alternative.

 

Les Infos Utiles :
Site web Dur et Doux : https://duretdoux.com/
Ecouter “Ca Marchera Jamais” sur Bandcamp :
https://duretdoux.bandcamp.com/album/dur-et-doux-ca-marchera-jamais
Dur et Doux sur Facebook : https://www.facebook.com/duretdoux/

NI - Pantophobie (2019)
Tracklist :
1.- Chromb! - Le tombeau est vide 07:11
2.- Ni - Athazagoraphobie 02:36
3.- PinioL - Pilon Bran Coucou 14:02
4.- La Degustacion - Culo Loco 04:35
5.- Pili Coït - I Can Scream 05:13
6.- Hidden People - You Smell 02:46
7.- Sheezahee - Euphoria Day 3 04:15
8.- Djihâd - Mediasphère 04:59
9.- Lucas Hercberg - Invisible Fruit 06:26
10.- Tout le monde écoute - Le canon du silence 03:41
11.- Monstre - Don't Leave 02:08
12.- Herr Geisha & the Boobs - Curdy 03:23
13.- Saint Sadrill - We gave you a smile 03:33
14.- PoiL - Luses Fada 07:07
15.- Brice et sa pute - Adriana Karembeu 09:00

Sortie d'album : SWARM (Modern Thrash) Anathema (2019)

Le 30/12/2019

Groupe : SWARM
Album   : Anathema (2019)
Genre   : Modern Thrash
Origine : Antibes

Chronique réalisée le 30/12/2019  par Dam'Aël pour Ahasverus - Métaux en tous genres.

Le groupe

 
Swarm est un groupe français qui nous vient tout droit des Alpes Maritimes et, plus précisément s’est créé en 2014 à Antibes. Ces membres actuels sont cinq gaillards dont Rémy Pauck (Lead Vocals), Antoine Chapet (Lead Guitar), Matt Bankowski (Rhythm Guitar, Lead Guitar, Vocals), Mikael Gentili (Bass, Vocals), Anthony Trillaud (Drums) qui manient avec excellence leurs instruments et leurs cordes vocales. Ils évoluent dans un mélange de Groove, de Thrash et de Hardcore avec des passages rapides d’acoustique pour donner des variantes dans leur musicalité.
 
 

Discographie

 
 
Parce qu’ils avaient énormément à dire sur la folie des hommes et leurs dérives possibles dans cette société moderne, ils ont mis plusieurs années à peaufiner leur premier LP de dix titres “Division & Disharmony” sorti le 02/03/2017. Quelques notes acoustiques... et très vite des riffs tranchants, une voix hardcore qui colle parfaitement à la rythmique énergique de tous et des blasts fulgurants qui ne se font pas attendre. On passe parfois dans l’univers psychédélique pour galoper sans anicroche (et ...any ♫...) dans des growls profonds ; et la basse vrombissante ne se laisse pas distancer ! Beaucoup de nuances, en somme. Un premier bébé qui laisse supposer que le talent n’est peut-être pas si loin. A noter que ce dix pistes se termine par un “générique” d’Aripiprazole, antipsychotique atypique indiqué dans la schizophrénie, la manie aigüe et les troubles bipolaires. Je vous en conjure, après avoir dégusté avec délectation cette première galette, vous en aurez la bouche bée, mais certainement pas pour y laisser passer ces pilules de C23H27Cl2N3O2. Seules vos oreilles auront droit à cette prescription ! Acouphènes au pire si volume au max mais cure de jouvence assurée...
 
 
Cet essaim d’Antibois récidive de plus belle en septembre 2019, après quelques tournées et événements bien sympathiques pour tous ; nouvelle envolée pour une production massive de sons, oh non pas mielleux du tout, mais bien “growling” qui surprend par sa variété de nuances. Déclinaison sous forme de rage et puissance, de guitares bien grasses et rugissantes, du speed à tout va, des rythmiques endiablées, syncopées et explosives. Evidemment Swarm fait dans ce deuxième album “AnathemA” référence à des grands du Metal et du Trash comme Judas Priest, Rage against the machine, Slayer, Metallica. Surprise encore au cours de cette écoute, quelques nappes de guitares plus mélodieuses viennent s’immiscer pour vous hypnotiser dans ce dédale musical tout aussi étonnant que détonnant, une alternance qui s’achève avec un dernier titre purement instrumental.

 

 

L’album “AnathemA" (2019)

 

Pour résumer en détails (oui c’est un oxymore) ce dernier album, entrée en matière (New Sun) avec une petite montée en puissance gentillette de guitare dès les premières secondes qui laissent place très rapidement à du lourd bien appuyé par les martèlements de la batterie et les ondes de basse, petits tintements vite renversés par l’équipe d’instruments qui s’impatientent sur Frontiers, puis sacrés jets (non pas de pierres) mais de vociférations rageuses qui vous décoiffent à vous en faire perdre vos cheveux ou vos perruques, évidemment qu’attendiez-vous d’une Intifada !!! Passage à l’acte avec du Heavy pour The deed is done et une guitare Hero qui nous ravit tant elle sourit (chanté en français) ; Ouf petit moment de pose (Spoutnik Explorer) car après une tachycardie et des cervicales qui vous remémorent que le temps passe, un joli moment de guitare claire et douce qui s’articulent avec des passages plus énergiques, mais ces jolis sons clarifiés momentanément et délectables s’embrasent aussi soudainement que de façon imprévue, brasier qui se perpétue avec Deaf blint silent : ah là les mecs ! on est dans un paradoxe total car comment ne pas vous voir, vous entendre et rester silencieux avec votre détonnateur de Anathema ??? Bon laissons la remarque en suspens pour poursuivre avec Life on hold qui n’est pas plus silencieuse. Wouaaaahhhh une jolie voix féminine vous attrape et vous pose dans une douce quiétude (Simple automata - Return at home), mais mille millions de mille sabords !!! ça repart de plus belle. Tintin, pas encore là, le répit ! Mais misère, quel héritage ils sont en train de nous laisser ces bambini de Swarm, Legacy of misery nous assène encore de très jolies rafales de Heavy avec une batterie qui me ravit (forcément) ; un 5/5 me paraît tout à fait concevable (Five - avec un passage aux influences rap en français en final) en conclusion pour terminer cette superbe galette que nous ont produit nos rois Antibois, véritable nuée ardente de sons, bien construite, très bien mixée et produite (belle réalisation) : une sacrée envolée de sons qui réchauffent. Swarm a mis plein gaz ; l’instrumental de fin Pyroclastic Flow conclut de façon volcanique ce  onze pistes à l’énergie explosive (résultat d’un excellent jeu de chaque instrument et aux cordes vocales qui en envoient) et à la guitare majestueuse et efficace ( ce ne sont pas Yann Armellino, Pascal Vigné, Thomas Fratti, et bien d’autres tout aussi talentueux qui me contrediront).

 

 


A noter : Sebastien Camhi et Studio Artmusic pour le mix et les prises
Kai Stahlenberg @kohlekeller studio pour le Mastering
Benjamin Bachelard et Disclosure Productions pour le Clip
Kevin Geyer de Heart Attack pour le son EVH
Chromatorium Music pour la pochette

Sortie d'album : JAYPEE-JAYPAR (Blues Rock Acoustique) - Meet Me Again (2019)

Le 27/12/2019

Groupe : Jaypee-jaypar
Album : Meet Me Again (2019)
Genre : Blues Rock Acoustique
Origine : Lyon

 

Le Groupe :
Jaypee -Jaypar est un artiste originaire de la scène métallique poitevine (Crawling in Sludge). Il est désormais basé à Lyon.
En 2014, son univers musical change d’orientation :
«J'ai eu pour souhait de monter ce projet afin de pouvoir exprimer tout le spectre de mes différentes influences musicales (Blues, Rock, Folk, Country, Classique, Metal, Hip-Hop).»
Quant à son style, il le définit ainsi :
«L'ambiance musicale dont je m'impreigne reste très influencée par la scène Blues acoustique actuelle (William Elliot Whitmore, Scott H Biram, Kelly Joe Phelps, Björn Berge, Seasick Steve,...) tout en empruntant par moments de quelques gros tatouages Rock et Metal (Alice in Chains, Down, Neurosis, Clutch).»
Il s’explique également sur les thématiques de ses chansons :
«Aucun engagement politique ou autre tentative de prosélytisme quel qu'il soit, les thèmes abordés là encore sont relatifs au style musical : évasion, liberté, partage, amitiés, excès et festivité !»

Jaypee-Jaypar (initialement JP-JPR) enregistre son premier album, “On my way”, en septembre 2015 .

 

JAYPEE-JAYPAR - On My Way (2015)

Son second opus, “Sinner”, paraît fin 2016.
Aujourd’hui Jaypee-Jaypar revient avec un troisième album :


 

“MEET ME AGAIN”

 

L’Album :
“Meet Me Again” est un onze pistes pour cinquante-neuf minutes.
L’album est représenté par le clip “City of Light”, onzième piste de l’album.
Enregistré et mixé par Jaypee-Jaypar, il est masterisé par Joerg Luedick.

 

Deux reprises figurent sur cet album : “Hallelujah” de Leonard Cohen, ainsi que le classique folk américain popularisé par Nirvana, “Where Did You Sleep Last Night ?
A l’exception de “Dansons”, dixième piste de l’album, tous les textes sont en anglais.

 

Ces données objectives précisées, allons voir ce qu’en disent...

 

Les Critiques :
. “Une œuvre intimiste saisissante d’authenticité.
(http://decibels-et-pixels.fr)

 
. “Son passé Metal ressurgit également et là tout change.
(https://nawakposse.com)

 
. “Sensibles, transpirants d’émotions, les titres s’enchainent et emmènent l’auditeur dans un voyage sur des routes dégagées et ensoleillées.
(http://metal-academy.fr)

 

. “Il n’y a rien de banal dans cette production qui met en valeur un vrai travail d’artisan.
(http://www.bluesagain.com)

 

Notre Avis :
Armé d’une belle voix grave qu’on apprécie autant sur ses textes anglais que français, Jaypee-Jaypar livre un bel album Folk/Blues, au son profond et épuré.
Il vous rappellera l’univers d’un Tom Waits (William the Grey), mais un Tom Waits qui durcirait son propos pour vous entraîner dans des contrées Rock (Stricness is the Enemy) aux échappées métalliques (Why Should I).
Authentique et captivant.

 

Les Liens :
Les citations de Jaypee Jaypar sont extraites de https://fr.ulule.com/jaypeejaypar/

Sortie d'album : SUN (Grunge) - Brutal Pop (EP - 2019)

Le 17/12/2019

Groupe : SUN
Album : Brutal Pop (EP - 2019)
Genre : Grunge
Origine : Île de France

 

Le Groupe :
Ne soyez pas étonné si son visage vous est familier : c’est qu’en 2014 que la franco-allemande Karoline Rose représente l’Allemagne à l’Eurovision. En 2016, elle est l’une des candidates de l’émission The Voice. Elle participe également à plusieurs comédies musicales (“1789, les amants de la Bastille”) et partage l’affiche avec Nina Hagen.
En 2017, celle qui montait son premier groupe de Death Metal à quinze ans retrouve ses passions premières en lançant avec Vincent Kreyder (Rosa†Crvx, The Vision Bleak, Sun of the Sleepless) une formule métallique batterie / guitare-chant : SUN.
 
 
SUN était en ce mois de décembre 2019 sur la scène des Transmusicales de Rennes.
Il a également lancé cette année son premier EP :

“BRUTAL POP”

SUN - Brutal Pop (2019)
Quelques données sur...

 

L’Album :
“Brutal Pop” est un quatre titres pour 14 minutes 53.
Il est produit par Dan Levy ( The Dø ), que Karoline Rose rencontre en 2015 alors qu’elle joue en première partie de JEANNE ADDED.
“Brutal Pop” est illustré par plusieurs vidéo-clips, SUN ayant tenu à marquer l’accent sur chacun des morceaux.

 

“Brutal Pop” est aussi le terme par lequel Karoline Rose entend caractériser sa musique et une recette à laquelle elle songe depuis l’âge de treize ans.

 

Les Critiques :
. Tout est dit dans le titre de ce premier EP de SUN, et sa Brutal Pop où se mélangent élégance et brutalité crue.
https://amongtheliving.fr/chronique-album/sun-brutal-pop-ep/

. “Le talent à l'état pur !
https://www.unitedrocknations.com/chronique-sun-brutal-pop-3174

 

. Vocalement, Karoline convainc, avec sa puissance indéniable, son charme vénéneux et ses inflexions brutales.
http://www.metalnews.fr/chroniques/brutal-pop

 

. SUN n'est pas seulement une autre paire de noise makers en quête de gloire grâce à une combinaison d'adrénaline et de volume car, sous la posture, il y a un degré notable d'intensité émotionnelle qui transforme ces chansons en performances captivantes.
https://www.bluesbunny.com/Reviews/ReviewID/2932/xmps/11123

 

. “Si vous êtes un fan de Metal imprégné de Pop, SUN est définitivement un groupe pour vous.”
http://www.thevinyldistrict.com/uk/2019/12/uk-artist-of-the-week-sun/?fbclid=IwAR0iBkT4srrQKSF4sBh7IuZmzqyBLclk4O9X4kHxEg0Dr1y1KUQxI07_p9g

 

Notre Avis :
Il vous suffira de trente secondes de Brutal Pop pour mesurer le talent de Sun. Le reste ne fera que vous confirmer la première impression : c’est l’un des EP les plus accrocheurs de l’année 2019, dans la lignée des Courtney Love et autres Babies In Toyland.
Rien à dire de plus, juste à espérer que la très sollicitée Karoline Rose trouvera le temps de poursuivre la voie tracée par cette petite bombe de quatre titres.
A suivre impérativement.

 

Infos Utiles :

 

Sortie d'album : SCARLEAN (Prog’Metal) - Soulmates (2019)

Le 14/12/2019

Groupe : Scarlean
Album : Soulmates (2019)
Genre : Prog’ Metal
Origine : Avignon/Valence
 
Le Groupe :
Scarlean s'est formé en 2013. On trouve trace d’un MCD éponyme la même année.
Sur l’origine de son nom, le groupe expliquait lors d’une interview :
C'est la contraction de deux mots : SCAR pour la cicatrice, et LEAN pour sèche, fine littéralement. Cela représente pour moi les marques de la vie, les événements qui font nos personnalités. Le passé qui perdure à travers le corps, marqué comme un tatouage. Les blessures de l'âme en quelque sorte, qui guérissent mais ne disparaissent jamais.
(source : https://rockyourbrain.wixsite.com/undergroundyourrock/scarleanmetalfrance)

En 2016, Scarlean sort son premier album : “Ghost”.

Scarlean ghost

SCARLEAN - Ghost
Interrogé quant au style musical de Scarlean, Alexandre (chant) précisait dans une interview de 2018 :
Je ne sais pas vraiment, on s’est mis l’étiquette Rock/Metal Alternatif, mais à chaque chronique on nous trouve un nouveau style (rires). Nous faisons de la musique avec un son Metal, mais nous faisons surtout des chansons, tu peux jouer chaque titre de l’album avec une guitare sèche et une voix. Nous n’avons pas la culture du riff à tout prix, nous sommes plus intéressés par les arrangements et faisons au mieux pour créer une émotion. Alors Rock/Metal Alternatif c’est pas mal, ça veut tout et rien dire. On fait du Scarlean avant tout.
(source : https://www.soilchronicles.fr/interviews/scarlean)

Perfectionniste donc insatisfait, le combo décide de retravailler ce premier opus et de le rééditer dans une version 2018.
En fin d'année 2019, Scarlean revient avec un nouvel album,

“Soulmates”

L’Album :
Soulmates est un onze pistes de cinquante-six minutes.
Il est paru chez Mystyk prod.
La créature à la Nosferatu retrouve sa place sur l’artwork.

Scarlean soulmates cd digipak 89428 1

SCARLEAN - Soulmates (2019)
Ces âmes-soeurs se déclinent dans une jolie version collector vinylique.
Jessie Louveton assure les choeurs féminins, tandis qu’Eric Lebailly (Adagio , Louis Bertignac) tient la batterie.
Anneke Van Giersbergen (The Gathering) prête sa voix sur “Wonderful Life”, reprise du standard 1986 du groupe de Pop britannique Black.
Sur ce choix, quelques explications d’Alexandre :
Je ne saurais, je pense, pas chanter le texte d'un autre à part si vraiment il me correspond, comme par exemple celui de "Wonderful life" que nous avons adapté à la Scarlean sur Soulmates. Les textes parlent souvent de la condition humaine, les sentiments, l'actualité, la dualité... (...) Cette chanson représente parfaitement la dualité des sentiments comme je l'expliquais plus haut. Elle parle de solitude et de recherche de bonheur. Nous avons fait en sorte de lui donner notre identité, et accentuer le message. C'est une vie magnifique, encore faut-il la comprendre et l'accepter. Anneke est une chanteuse incroyable, je suis fan depuis vingt-cinq ans ! J'ai jeté une bouteille à la mer, car j'avais vraiment envie de l'entendre sur ce titre. Et nous avons eu je pense beaucoup de chance ! Car elle a répondu immédiatement par un grand oui ! Elle a eu carte blanche sur le morceau, et nous sommes extrêmement fiers de l'avoir sur ce titre, c'est un vrai rêve de gosse qui se réalise.
(source : https://rockyourbrain.wixsite.com/undergroundyourrock/scarleanmetalfrance)

 

Ces explications objectives faites, voici...

 

Notre Avis :
Amateurs d’un Metal racé, légèrement Prog’, parfois atmo, on ne saurait trop vous recommander le nouveau Scarlean, un groupe qui apporte décidément beaucoup de soin à ses opus.
La formation avait réalisé avec “
Ghost” un très bel album. Elle enfonce le clou et affine sa signature avec un “Soulmates” puissant, plus dynamique et très abouti.
Cerise sur le gâteau, Anneke Van
Giersbergen transcende la cover métallisée du standard pop “Wonderful Life”. On ne boudera pas notre plaisir même si on aurait préféré savourer les volutes de la Divinissime sur une composition originale.
Un bien bel album, ce Soulmates, un poil supérieur à un aîné qui présentait pourtant déjà de remarquables qualités...

 

Les Infos Utiles :

 

Sortie d'album : LE GRAND SBAM (Expérimental), Vaisseau Monde (2019)

Le 13/12/2019

Groupe : Le Grand Sbam
Album : Vaisseau Monde (2019)
Genre : Avant-Garde
Origine : Lyon

 

Le Groupe :
Comme il existait jadis un village d’irréductibles Gaulois, on trouve dans la capitale des Gaules un petit label d’une grande qualité qui lutte contre le formatage ambiant et trouve son bonheur en s’exprimant en dehors des sentiers contrôlés par le commerce de la musique.

Dur et Doux - c’est le nom du petit label - réunit des musiciens qui se croisent et se décroisent au rythme de formations originales, souvent expérimentales, toujours en opposition. Leur devise ? “Ça marchera jamais” !

 
Marie Nachury (Brice et sa pute, Monstre), Antoine Arnera (PoiL), Mélissa Acchiardi (Hidden people, Herr Geisha & the Boobs), Boris Cassone ( Poil, Sheezahee, Herr Geisha & the Boobs), Jessica Martin Maresco (Pili Coït) et Guilhem Meier (PoiL), tous poulains de cette écurie, se sont retrouvés pour donner libre cours à leur créativité dans un collectif de recherche et d'expérimentation musicale : Le Grand Sbam.
Leur album, sorti en cette fin d’année 2019, s’appelle...

VAISSEAU-MONDE

L’Album :
Vaisseau-Monde est un voyage expérimental en cinq titres.
Ses trente-sept minutes lui confèrent néanmoins un format “album”.
Son artwork est de Chloé Bonnard.
Le Grand Sbam - Vaisseau Monde (2019) - Artwork Chloé Bonnard.
Vaisseau Monde est un album imprévisible et contemporain.
Il a été enregistré au studio Pierrefilant (Studio rouge. Pierre Filant 69640 Rivolet). “Pierrefilant” (2018) c’est aussi le titre d’un album de Saint Sadrill, autre membre de la petite famille Dur et Doux.
Sur Vaisseau Monde, seul “Woubit”, quatrième piste de l’album, descend sous la barre des six minutes.
Vaisseau Monde a fait l’objet d’un “teaser” réalisé en septembre 2015 au Bac à traille (Théâtre de La Renaissance - Oullins).

 
 
Ces présentations objectives réalisées, il convient de se pencher sur ...

 

Les Critiques :
. “Ceci n’est pas un disque, c’est une expérience. Attachez (très bien) vos ceintures.
http://www.adecouvrirabsolument.com/spip.php?article7810

. “L’aventure vaut le détour; c’est l’ivresse sonore, on se hasarde et on titube stylistiquement, mais on trouve la juste voi(e)x.
https://www.muzzart.fr/20191106_22954_le-grand-sbam-vaisseau-monde-dur-et-doux-6-decembre-2019/

 

. “Le Grand Sbam n’est pas un groupe normal, et “Vaisseau Monde” n’est pas un album dans la norme. L’individualité a son prix, et je suis plus qu’heureux d’avoir à le payer.”
https://www.bluesbunny.com/Reviews/ReviewID/2923/xmps/11123

 

Vaisseau Monde s'adresse davantage aux personnes qui veulent entendre un son intéressant, stimulant, excitant, et des groupes qui ne choisissent pas de flatter leurs goûts.
https://www.babyblaue-seiten.de/album_18409.html

 

Notre Avis :
Le Grand Sbam nous immerge dans un univers abyssal. Derrière les hublots de son Vaisseau Monde passent des sirènes (remarquable travail des voix) et autres créatures dansantes, imprévisibles et surprenantes.
Entre musique contemporaine et Fantasia chez les Progueux. Pour les amateurs de hors-piste essentiellement.

 

Les Infos Utiles :
Le Grand Sbam sur Bandcamp :
https://legrandsbam.bandcamp.com/
Le Grand Sbam sur Facebook :

https://www.facebook.com/GrandSbam/

Sortie d'album : LADY LIBERTY (Rock Hard 70's) - Lady Liberty (2019)

Le 12/12/2019

Groupe : Lady Liberty
Album : Lady Liberty (2019)
Genre : Rock 70’s
Origine : 2019

 

Le Groupe :
Lady Liberty est né en 2019.
Sur l’origine de son nom, le groupe relate cette belle anecdote dans sa biographie :
En 2012, The Senator, l’un des plus vieux arbres au monde, brûlait en Floride. Les autorités se posaient la question du clonage et d’un dopage aux stéroïdes afin de faire revivre ce symbole du Big Tree Park.
Devant le tollé naissant au sein de la communauté locale, le parc trouvait plus sage de protéger les arbres existants plutôt que de chercher à recréer les défunts.
Un arbre en particulier, qui se trouvait à quelques mètres du premier, retenait l’attention : âgé de deux mille ans, encore visible aujourd’hui, on l’appelait “Lady Liberty” pour sa ressemblance avec la statue de la liberté.
A l’heure où quelques grands groupes de Rock s’éteignent, Lady Liberty perpétue à son niveau l'esprit 70’s.

Evoluant sous la forme d’un trio chant-guitare/basse/batterie, il compte en son sein Vitha Sai. Nous avions déjà remarqué ce brillant vocaliste pour son travail au sein d’ AC22, le projet du Shakin’ Streeter Jean-Lou Ka.

A partir de l’été 2019, Lady Liberty mettait en ligne plusieurs vidéos captées Live au Trianon Hall :
 

 

En novembre 2019 sortait “Lady Liberty”, premier album du trio.

 

L'Album :
Qualifié de “chef d’oeuvre” par https://www.unitedrocknations.com/, Lady Liberty compte huit titres pour trente-quatre minutes.
 
Lady liberty

Pour “Lady Liberty”, le trio s’est adjoint les services de Laurian Daire, clavier de Jessie Lee & The Alchemists.
Le jeune groupe cite pour références Toto, Aerosmith, The Eagles, The Police, Rush ou Led Zeppelin. La voix de Vitha Sai a parfois été comparée à celle de Geddy Lee ou de Robert Plant.

 

Notre Avis :
En quelques mois d’existence Lady Liberty délivre un premier album de Rock Hard très professionnel, sans défaut et porteur d’une identité forte, comme pouvaient l’être un premier Led Zep ou un Black Crowes. On peut donc penser que c’est la marque des grands.
Les nappes du clavier de Laurian Daire soulignent agréablement cet esprit 70’s. Les compositions sont efficaces, conjuguant variété et homogénéité.
La formation compte en son sein, ce n’est pas son moindre atout, un diamant brut, un chanteur-funambule : Vitha Sai. Il va chercher des notes si loin qu’on en retient parfois presque son souffle.
Mais sous ses airs fragiles, Lady Liberty, loin de trébucher, réussit un coup de maître dès son premier jet de dés.
Les amateurs de bon son 70’s n’hésiteront pas à suivre son sillon. Qu’ils se préparent pour un long voyage : il est évident que le trio parisien a sous le pied de quoi les emmener loin et longtemps.

 

Les Infos Utiles :
 

 

Sortie d'album : BLACKRAIN (Hair Metal) - Dying Breed (2019)

Le 06/12/2019

Groupe : BlackRain
Album : Dying Breed (2019)
Genre : Hair Metal
Origine : Annecy

 

Le Groupe :
BlackRain naît au début des années 2000 à Annecy à l’initiative de Swan Hellion (guitare et chant) et de Max 2 (guitare), deux camarades de collège.
Sa première production est une démo cinq titres intitulée Twilight, Rain and Darkness (2003).
En 2006 sort son premier album, BlackRain. Il est suivi par License To Thrill (2008) puis par Lethal Dose of ... (2011).
En 2012, BlackRain participe à l’émission télévisée La France a un Incroyable Talent et parvient en finale.
Les albums (It Begins ) (2013) et Released (2016) lui permettent de s’imposer comme l’un des fers de lance du Glam français.
BlackRain était au Hellfest 2019 (Main Stage 2).

 

 


Il a été cité parmi les dix meilleurs groupes français aux côté de Noir Désir, Trust, Téléphone ou Mass Hysteria par le magazine britannique Classic Rock.

Poursuivant son rythme ternaire, BlackRain revient en 2019 avec un nouvel opus :

DYING BREED

L’Album :
Dying Bride présente douze morceaux pour une durée totale de quarante-six minutes.
L’album est entièrement composé et enregistré en Suède sous la houlette de Chris Laney, qui avait déjà oeuvré sur License To Thrill.

Cover 1

 

"Blast Me Up", figurant déjà dans l'album It Begins, a été réenregistré pour l’occasion.
Le groupe s’expliquait sur ce choix dans le webzine The Unchained :
C’est une chanson qui est sortie sur It Begins et nous n’avions plus les droits sur cet enregistrement. Il n’est plus commercialisé et écoutable nulle part, à part le clip sur Youtube, c’est la seule possibilité. Comme c’est une des meilleures chansons qu’on a en live, une des chansons sur laquelle les gens répondent le mieux, on pensait que c’était important de la ré-enregistrer car on n’était pas totalement satisfaits du mixage de It Begins. Du coup c’était sympa de la faire mixer par Chris Laney.

Source : https://theunchained.net/2019/09/13/black-rain-groupe-musique-interview-swan-hard-rock-cafe-paris-heavy-metal/

Pour clôturer l’album, BlackRain a choisi de reprendre “Ca Plane Pour Moi” du chanteur belge Plastic Bertrand.

PLASTIC BERTRAND - Ca plane pour moi (1978)
Ce titre a déjà fait l’objet de reprises à toutes les sauces, du musette de l’accordéoniste André Verchuren au Speed vitaminé des Red Hot Chili Peppers.
BlackRain justifiait son intention au magazine Art’N’Roll :
C’est une des chansons les plus reprises au monde avec «My way». C’est une des rares chansons françaises [sic] qui a du succès. C’est plus pour le public étranger quand on est un groupe français qui joue à l’étranger que pour le public français.”
Source : (https://www.artnroll.net/home/2019/08/interview-blackrain-21-06-2019-swan-chanteur-franck-batteur-matthieu-bassiste/)

 

Parmi les clips réalisés on trouve cette animation de “Dying Breed”, morceau qui donne son titre à l’album :
 
 
Il est temps maintenant de vous donner...

 

Notre avis :
Avec un album beaucoup plus homogène que l’estimable Released (2016), son prédécesseur, BlackRain reprend le flambeau d’un Hair Metal désormais trop lourd pour Bon Jovi, Motley Crüe ou Skid Row.
Si les mauvaises langues chuchotent que les Annéciens n’ont pas révolutionné le Glam’, il convient de constater qu’il le tiennent bien et excellent là où quelques vénérables anciens n’arrivent plus à se renouveler.
La recette du Glam Metal, qu’on croyait perdue, est donc à nouveau disponible sur vos plateformes grâce à cet opus inspiré et fougueux qui compte parmi les sorties les plus réjouissantes de l’année.

 

Les Infos Utiles :
Rock/
Ecouter l’album :

https://blackfuckinrain.bandcamp.com/album/dying-breed
BlackRain sera en concert le 29/02/2019 au
Rockstore de Montpellier.
 

Sortie d'album : SAPIENS (Rock Acoustique) - Sapiens (2019)

Le 11/11/2019

Groupe : Sapiens
Album : Sapiens (2019)
Genre : Projet “All Stars” de Rock Acoustique
Origine : Strasbourg

 

Le Groupe :
Nicolas Foucaud est guitariste et chanteur de la formation Los Disidentes Del Sucio Motel.
A l’issue de la tournée “Human Collapse” (2016) Nicolas a envie de s’aérer l’esprit.
A cette fin, il retravaille quelques morceaux acoustiques restés dans ses tiroirs parce qu’ils ne correspondent pas à l’univers de son groupe de Stoner-Rock.
Il achète une nouvelle guitare et se prend au jeu.
Au fil de la composition lui vient l’idée de proposer ces morceaux à des chanteurs de formations croisées sur la route de Los Disidentes Del Sucio Motel.
Ainsi naît le projet Sapiens.
Nicolas s’acoquine avec son compère Thibault Fassler pour le mener à bien.

Sapiens photo 1  Nicolas Foucaud et Thibault Fassler - Photograhie Elise Muths-Fassler

En quatre mois, ils composent à deux guitares le squelette musical de dix titres qu’ils soumettent à dix chanteurs différents , leur laissant toute liberté pour les textes et les lignes de chant.
La réalisation prend deux ans, faite d’allers-retours virtuels entre les chanteurs et les concepteurs, ces derniers souhaitant que les vocalistes adhèrent pleinement au produit fini.
C’est ainsi que parait fin octobre 2019 l’album...

“SAPIENS”

L’Album :
Le dessin original de la pochette fut réalisé par le fils de Nicolas en section maternelle.
L’identité visuelle et les photographies de l’album, signées Elise Muths-Fassler, soulignent l’aspect épuré du projet.

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D’une durée de cinquante-deux minutes, Sapiens réunit deux créateurs, trente-cinq musiciens (contrebasse, piano, accordéon, violon, etc) et les chanteurs de dix formations de renom (Lofofora, BUKOWSKI, Hangman's Chair etc).

 


A noter que le joueur d’accordéon sur Dead Ringers est le père de Nicolas Foucaud.
L’album est Mixé au Dub & Sound Studio.

 

Les Critiques :
. “Maîtrise est le mot qui résume parfaitement l’ensemble. On sent qu’il a été réalisé par des artistes accomplis, et complètement investis par leur rôle respectif.” (https://www.rockurlife.net/chroniques/sapiens-projet-sapiens)

. “Le résultat n’a rien à voir avec le super groupe, gâchant souvent la marchandise à coup d’égo et de manque d’inspiration. Ici, les voix du Métal (et du stoner !) se mettent au service des compositions.” (https://www.rockmadeinfrance.com/actu/sapiens-sapiens)

. “Sapiens est une réussite en tout point.
(https://www.sensationrock.net/2019/10/24/sapiens-sapiens)

. “Sapiens vient d’accoucher d’un monstre adorable et bienheureux.
(http://pre-en-bulle.com/sapiens-sapiens/)

. “Un disque qui fait chaud au cœur.” (http://nawakposse.com/kroniks/sapiens)

. “Ce qui est incroyable avec cette production, c’est de voir comment chaque artiste arrive à sortir de son terreau tout en restant à l’aise.
(http://www.grannysmith.fr/sapiens-sapiens)

 

Notre Avis :
Sur le papier, Sapiens était séduisant. Il convenait d’être à sa hauteur.
Dès la première piste (Surreal Estates, feat. Julien Pras de Mars Red Sky) on sent qu’il s’est passé quelque chose. Dès le deuxième morceau, on a confirmation : les chanteurs ne sont pas venus dans ce projet pour cachetonner ou faire de la figuration. L’investissement est réel. Il suscite l'émotion.

 

 
Les vocalistes profitent d’un espace inhabituel pour développer leur talent. Des arrangements subtils et agréables flattent leurs voix.

Il fallait une sacrée dose de culot et d’inspiration pour transformer cette idée séduisante en un coup de maître. Le duo Foucaud/Fassler l’a fait. Sapiens nous enseigne l’art du contrepied en dix leçons.
C’est admirable... Et c’est très beau !

 

Les Infos Utiles :
Tracklist :
1/ Surreal estates (feat Julien Pras de Mars Red Sky)
2/Palm prints (featMathieu Dottel de Bukowski)
3/Dead ringers (feat Julien Cassarino de Psykup)
4/ Pure love ashes (feat Steve Perreux de Robot Orchestra)
5/ Red wine lullaby (feat Cédric Toufouti de Hangman’s Chair)
6/ Still down (feat Poun de Black Bomb A)
7/ C’est gênant (feat Mat Peq de Babylon Pression)
8/ Wake up call (feat Daniel Scherding de Los Disidentes Del Sucio Motel)
9/ Cognitive dissonance (feat Forest Pooky)
10/Le feu qui danse (feat Renaud Wangermez de Lofofora)
Piste cachée après10 sec de blanc: Bibou’ssong

 

 

 

Sortie d'album : KINGCROWN (Heavy/Power Metal) A Perfect World (2019)

Le 09/11/2019

Groupe : Kingcrown
Album : A Perfect World (2019)
Genre : Heavy Power Metal
Origine : France

 

Le Groupe :
En 2015, des divergences au sein du groupe Nightmare, pilier du Metal français né au début des 80’s, incitent Jo et David Amore, respectivement chanteur et batteur, à reprendre leur liberté.
Entourés de Markus Fortunato (Basse), Steff Rabilloud et Florian Lagoutte (Guitares), trois musiciens particulièrement aguerris, ils forment Öblivïon.
Le quintette sort en 2018 son premier album, “Resilience”, un opus au Heavy/Power Metal ravageur défendu par le clip “In the Arms of the Queen”.

Début 2019, le groupe se voit contraint pour une question de droits à changer son nom en KingCrown.
En novembre 2019, c’est donc KingCrown qui présente un nouvel opus :

“A Perfect World”

L’Album :
A Perfect World”, c’est onze titres pour quarante-six minutes.
Son artwork est signé par l’un des guitaristes du groupe, Steff Rabilloud.
Kingcrown

 

L’album est sorti le 01/11/2019 chez ROAR - rock of angels records.

Il est mixé et masterisé par Roland Grapow (Helloween).

The Flame Of My Soul”, qui ouvre l’album, est le premier clip proposé par le groupe.

Dans un registre Power/Heavy Metal, les compositions sont classiques, leurs structures savent se faire modernes et changeantes.

La ballade “Over The Moon” aère l’album en son centre.
Over The Moon” est le deuxième clip choisi par KingCrown pour représenter A Perfect World.

Cette ballade réapparaît dans une version acoustique particulièrement réussie en onzième piste de l’album.

 

Notre Avis :
En 2018, KingCrown démontrait avec “Resilience” son savoir-forger des albums dans le meilleur Metal .
En 2019 La récidive est totale, avec cette circonstance aggravante que Roland Grapow a trouvé une place pour chaque tête de l’hydre.
On apprécie pleinement le jeu très actif du batteur David Amore, tout comme les enchaînements basse/guitare/guitare du trio Fortunato/Rabilloud/Lagoutte.
Le travail de Markus Fortunato est agréablement mis en valeur - sa basse allant bien au-delà d’un soutien rythmique il aurait été dommage qu’elle reste en arrière-plan.
Quant à Jo Amore, sa voix se fait tantôt agressive comme un Dickinson, tantôt lumineuse comme un Dio. Il nous rappelle dès ses premières lignes de chant qu’il est un taulier du Heavy français.
A Perfect World est la nouvelle oeuvre d’un quintette inspiré et aguerri, l’un des meilleurs opus français de cette année 2019. Digne successeur de Resilience, il vous sera tout aussi indispensable.

 

Les Infos Utiles :

Sortie d'album : REDEMPTION (Rock'N Thrash) - Angel (EP - 2019)

Le 03/11/2019

Groupe : Redemption
Album : Angel (EP - 2019)
Genre : Rock’N’Thrash
Origine : Metz

 

Le Groupe :
Redemption est un power-trio lorrain.
Bien qu’il pratique un Thrash Metal sans ambiguïté, il tire son nom d’une chanson de Bob Marley, “Redemption Song”.
Le groupe se forme en 2017 autour de deux frères, Mat Kuhn (Guitare - chant) et Rod Kuhn (Batterie).
Le départ prématuré de leur bassiste contrecarre les ambitions des deux musiciens qui recrutent alors... leur papa !
Il faut dire que Rod et Mat ont alors respectivement neuf et quinze ans !
Redemption1REDEMPTION
Le trio prend rapidement le vent en poupe et enchaîne les concerts prestigieux : Phil Campbell, Nashville Pussy, Ultra Vomit, Dead Kennedys, puis le HellFest 2018 (Main Stage 2).
Comme le souligne metalmadtv.com dans une interview, Rod Kuhn détient donc un record : il est le plus jeune batteur du monde à avoir joué au HellFest !


Redemption réalise un EP, Live & Loud, en 2018.
Il revient en 2019 avec le six-coups qui nous occupe aujourd’hui.
Son titre est...

“A N G E L”

L’Album :
Angel est un EP six titres d’une durée de vingt-huit minutes. Il s’agit du premier opus studio du trio.
RedemptionREDEMPTION - Angel (EP-2019). Artwork Prune Paquot. Logo original Redemption : Paul Banon.
Les compositions sont toutes signées Mat, Rod et Js Kuhn.
Pas une composition ne descend sous la barre des quatre minutes.
Inspiré d’un fait divers, le morceau “Angel”, qui donne son nom à l’EP, dénonce les violences faites aux femmes.
Il n’existe pas de clip disponible à l’heure où nous publions cette publication, mais le groupe a mis en ligne une vidéo Youtube illustrant l’album : “Get Rid”.

 

Le ton de l’album est parfois Rock, mais plus généralement Thrash, pouvant évoquer Metallica. Le chant de Mat Kuhn est d’ailleurs proche de celui de James Hetfield.

 

Notre Avis :
Si l’on s’intéresse d’abord au groupe pour son côté “phénoménal”, on l’ oublie vite pour se laisser emporter par six compos particulièrement maîtrisées. Parce qu’Angel tient la route sur toute sa surface et qu’on n'imagine pas une seconde qu’il n’est pas l’œuvre d’une bande de zicos trentenaires.
Bluffant, et évidemment à suivre.

 
Les infos utiles :
Suivre Redemption sur Facebook :
https://www.facebook.com/redemption2499/
Redemption sera en concert le 18/02/2019 à Paris, au Petit Bain.
 

Sortie d'album : SURPUISSANCE (Heavy Thrash) Dévastation (2019)

Le 22/10/2019

Groupe : Surpuissance
Album : Dévastation (2019)
Genre : Heavy/Thrash
Origine : Nord

Le Groupe :
Surpuissance est un groupe de Heavy / Thrash originaire du Nord.
Il se compose de Black (chant, guitare, basse) et d’Armaggedon (batterie, guitare, basse).
Black arpente les scènes françaises dès 1982 avec le groupe Methane, qui deviendra Excalibur.

 

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EXCALIBUR et son LP "Fils Vengeur", issu d'une démo 80's.

Armageddon n’est pas en reste : il martèle notamment les fûts de Lord, formé en 1993, et d’Excruciate 666.

Hell s fucking metal 2003

LORD, Hell Fucking Metal (2003)

En 2011, Armageddon et Black forment Surpuissance.
Leur premier album paraît en 2013. Il s’appelle Affamé de Metal.
Il est soutenu par le clip du même nom.

Aujourd’hui, Surpuissance revient avec un nouvel opus :

DEVASTATION

 
L’Album :
“Devastation” est un onze titres d’une durée de quarante-huit minutes.
Son artwork est une acrylique signée Mario Lopez.
Surpuissance

Originaire de Guatemala City, Mario Lopez avait déjà réalisé la pochette de l’album “Affamé de Metal”.
On vous parlait de lui en début d’année 2019 à l’occasion de la sortie du Master of Giallo d’Obszön Geschöpf.
Vous trouverez le catalogue des contributions de Mario Lopez ici : https://marioestuardol.wixsite.com/mario/acrylics

Le livret est comme on les aime : on y trouve les paroles des chansons illustrées d’un joli coup de plume par des dessins de Black.
Côté textes, il vous suffit de lire les titres des morceaux pour connaître les thématiques qui inspirent Surpuissance : Atomisé, Commando Terreur, Les Griffes de la Mort, Devastation, Mortelle Attaque...
Côté musique, on est en plein Thrash. On pense parfois aux vénérables Américains Death Angel (Les Griffes de la Mort / Mortelle Attaque).
Black ne craint pas d’envoyer son chant dans les aigus.

Notre Avis :
Dans le genre Metal qui lave la tête, cet opus éliminera naturellement toutes vos pellicules.
Alliant technique, hargne et rapidité d’exécution, Surpuissance remet les pendules à l’heure du Thrash Old’ School et vous frappe l’autre joue par un album en droite ligne de son premier opus.
En plus, le package est soigné. Du bel ouvrage de forgeron ! On vous le recommande.
 
Les Infos Utiles :
Ecouter l’album :
https://surpuissance.bandcamp.com/album/devastation
Liker le groupe :
https://www.facebook.com/Surpuissance/
Retrouver Surpuissance en concert :
Surpuissance sera à Lille (
Le Midland ) le 22/11/2019.

 

Sortie d'album : JUNIOR RODRIGUEZ (Rock Psychédélique) - Stellar Dream (2019)

Le 13/10/2019

Groupe : Junior Rodriguez
Album : Stellar Dream (2019)
Genre : Rock Psychédélique / Stoner
Origine : Paris
 

Le Groupe :

Monsieur Jourdain “prosait” sans le savoir.
De même vous, lecteurs (j’espère que vous serez au moins deux ?) avez peut-être écouté Junior Rodriguez à votre insu.
Car ce multi-instrumentiste - batterie, guitare, basse, chant... aux dernières nouvelles il apprendrait le piano - a joué avec des artistes aussi divers que Waxx, Airnadette ou LoudBlast (sur Disquieting Beliefs)
. Il a délaissé la basse de More Than A Thousand pour s’occuper du son de Doctor Livingstone, puis d’Arkhon Infaustus ou de Sektemtum, tout en martelant les fûts au sein d’Inhatred, de Sickbag, de Sublime Cadaveric Decomposition, de Betraying the Martyrs, de Thagirion ou de... Dick Rivers ! (sur l’album “Mister D”)

 

Ce qui ne l’a pas empêché de chanter dans DARKNESS DYNAMITE !

Tout cela est un peu dans le désordre... il faudrait, pour être exhaustif, citer encore quelques formations fréquentées par le garçon.
On pourrait aussi parler de Dave Grohl ou des Queens Of The Stone Age. On s’éloignerait alors de nos moutons qu’il convient pourtant de regrouper avant la nuit ! Aussi je vous propose d’abandonner là ce CV long comme le bras d’un Architeuthis Dux, bras qui je le rappelle peut atteindre treize mètres pour les femelles et dix mètres pour les mâles.
Nous en viendrons alors à ce nouvel album de Junior Rodriguez sorti sous son nom propre en ce mois d’octobre 2019 :

STELLAR DREAM”

L’Album :
Onze morceaux pour cinquante-deux minutes. Ce sont les données chiffrées d’un album qui s’inscrit dans une trilogie Rock Psychédélique lancée par l’artiste en 2011 avec l’EP “Welcome Home : Tryptyk Album VOL.1.”
Intitulé Stellar Dream”, ce nouvel opus est mixé par Mark 'Spike' Stent (Bjork, Depeche Mode, Oasis, Muse, Paul McCartney, etc, etc, etc). C’est loin d’être un gadget pour le coup, car le son est d’une grande qualité (j’ai même lu quelque part qu'il serait d'une “trop" grande qualité !) et je vous recommande de privilégier l’écoute au casque et sous un format audio « sans perte » pour en profiter pleinement - Bandcamp fait ça très bien.
L’artwork de Stellar Dream est signé... Junior Rodriguez ! Ses journées de ce garçon font visiblement trente-quatre heures de plus que les miennes - par exemple aujourd’hui j’ai même pas eu le temps de ranger ma chambre !

 

Junior rodriguez stellar dream 


Stellar Dream
s’ouvre sur le Stoner Psychédélique Starting From Nowhere.
La fin du morceau peut rappeler les premiers Black Sabbath.
C’est d’ailleurs vers ce groupe et les 70’s de Pentagram, des Doors (Be My Guest) ou d’Alice Cooper (Just Like You) que nous entraîne cet album.
Loin d’être une copie, la galette est parsemée de touches modernes et fines, comme si des molécules de Daft Punk (My Love My Friend), de Sébastien Tellier (Sur Les Toits de Montréal) et de Strapping Young Lad (Pissed Off) s’étaient retrouvées collées à la semelle des claquettes du vénéré Ozzy Osbourne (Down Your Tears, Heaven’s Curse).

L’album est soutenu par le clip Just Like You.

 

Les Critiques : On n'est pas mal de ce côté, jugez plutôt :
  • Stellar Dream » est un album prodigieux aussi bien instrumentalement que vocalement.” (rockmetalmag.fr)
  • Junior Rodriguez démontre une maîtrise indéniable du rock et du psyché et varie les ambiances si bien qu’on reste scotchés tout du long.(pozzo-live.com)
  • L’album est d’une richesse au moins égale à celle de la créativité de son auteur.(amongtheliving.fr)
  • Stellar Dream obtient la note de 4,5/5 chez rollingstone.fr.
En Résumé :
Junior Rodriguez puise dans ses racines 70’s et les agrémente de touches modernes et subtiles. Il réalise un passage de témoin pleinement maîtrisé entre les 70’s et notre actualité audiophonique, parvenant à en faire un tout cohérent.
Solide et subtil,
Stellar Dream séduira les amateurs du son des 70’s qui cherchent autre chose qu’un groupe de Revival qui repasserait les plats.
Hautement recommandable.

 

Les Infos Utiles :
Ecoutez ou achetez l’album :
https://juniorrodriguez.bandcamp.com/
Retrouvez Junior Rodriguez en concert à Paris ( La Boule Noire ) le 26/11/21019.

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Enfin, si vous souhaitez en savoir plus, je vous recommande vivement cette intéressante interview réalisée par Art'N Roll fin août 2019 :
https://www.artnroll.net/home/2019/08/interview-avec-junior-rodriguez-au-motocultor/

 

Merci à Romain, de L.O Communication pour ses précieux renseignements.

Sortie d'album : RED BEANS & PEPPER SAUCE (Rock) - Mechanic Marmalade (2019)

Le 30/09/2019

Groupe : RED BEANS AND PEPPER SAUCE
Album : Mechanic Marmalade (2019)
Genre : Rock
Origine : Béziers

 

Le Groupe :
. Jessyka Aké (chant)
. Laurent Galichon (guitare)
. Serge Auzier (claviers)
. Denis Bourdié (basse)
. Niko Sarran (batterie)

Red Beans And Pepper Sauce est né à Béziers en 2010.
 
RED BEANS & PEPPER SAUCE qualifie sa musique de “Rock classique qui déménage”.
Il cite pour influences des artistes aussi divers que Led Zeppelin, James Brown ou The Beatles.
Dès 2010, les Beans sortent un premier album, “Le Gardien”.
Ils récidivent en 2012 avec “Who Made The Sauce ?
Suivent un EP Live en 2011, le trois titres “Eat Me” en 2013, puis les albums “Hot & Spicy” (2015) et “Red” (2017).

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  RED BEANS & PEPPER SAUCE - Red (2017). De gauche à droite Laurent Galichon, Serge Auzier, Jessyka Aké, Denis Bourdié et Niko Sarran.

Au terme d’une tournée remarquable, immortalisée par un Blu-Ray Live intitulé “The Red Tour”, c’est un groupe chevronné qui publie en 2019 un nouvel album qui a pour nom...

“Mechanic Marmalade”

L’Album :
Mechanic Marmalade, c’est neuf morceaux pour quarante-six minutes.
 
Mechanic marmalade

RED BEANS & PEPPER SAUCE - Mechanic Marmalade (2019)

 

Pour réaliser cet album autoproduit, le groupe a fait appel à un financement participatif qui a allègrement crevé son plafond.
Les textes sont signés Serge Auzier ou Laurent Galichon, et les musiques Laurent Galichon et Jessyka Aké.
La huitième piste est une reprise du “Bright Lights” de Gary Clark Jr.


L’album est encensé par les critiques.
Voici quelques exemples :

. “La créativité de cet album est remarquable.” (Lagrosseradio.com)
.
“L’ensemble tient parfaitement la comparaison avec des productions venues d’Outre-Atlantique, et ça c’est vraiment réjouissant !” (Prog-mania.com)
.
“Difficile de rester en place à l’écoute d’un album doté d’une énergie si communicative où les genres se télescopent dans une harmonie qui force le respect.” (Amongtheliving.fr)
.
“Mechanic Marmelade est pour nous un album récréatif, qui ne demande qu’à vous faire bouger ! On ne peut donc qu’approuver et le recommander !” (Thierry Docmac pour Paris-move.com)
. “
Ça cogne, c’est sexy, ça sent le bourbon et la sueur sans oublier ce “quelque chose” de lourd qui vibre sous le capot et sonne comme un appel pour prendre la route.” (Vinylestimes)
.
“Jouissive, voilà un mot qui résume bien la musique de Red Beans & Pepper Sauce.” (Tvrocklive.com)
.
“La bombe Blues Rock de l'automne est bien là et elle est à écouter sans aucune modération.” (Ultrarock.fre.fr)
.
“A la force d’un clavier ou d’un médiator, les titres s’envolent pour ne plus retomber.” (Culturesco.com)
.
“Les Red Beans disposent désormais d’une arme fatale pour enfoncer les portes d’une reconnaissance nationale et internationale largement méritée.” (Le Cri du Coyotte)


Pour représenter l’opus, les Red Beans & Pepper Sauce ont choisi “My Land”, deuxième piste. Le clip est signé EYESMIND, auquel on doit également l’artwork de l’album.
 

 

 

Notre Avis :
Si 2018 était l’année du Chien, il est clair que cet opus indispensable fera de 2019 celle des Haricots, car vous l’aurez peut-être compris, nous sommes devant l’un des meilleurs albums de Rock de l’année !
Vous en aurez confirmation dès la première piste de
Mechanic Marmalade, “Time To Get Away”, enrobée d’un gros son que survole en swinguant la voix d’une Jessyka Aké parfaitement à l’aise dans tous les registres.
Et puis la basse ronronne, la guitare s’envole en soli étonnants, le batteur semble avoir huit bras et le clavier se fend de nappes délicates ou rivalise de dextérité avec son gratteux de compère.
On s’attend parfois à entendre surgir la voix d’un Ian Gillan tellement ça groove.
Tout cela vous tient en haleine avec brio, comme un paysage grandiose et aride à travers la vitre d’un train, les nuages de poussière se soulevant au loin, jusqu’à un terminus qui vous prend un peu au dépourvu tellement cette Marmalade se déguste toute entière avec délectation.
Il est alors conseillé de recommencer le voyage, puisqu’on n’a encore signalé aucun effet indésirable à l'écoute intensive des Red Beans.

 

Les Infos Utiles :
Tout sur les Red Beans & Pepper Sauce :
https://www.redbeansandpeppersauce.com/

Liker leur page :

https://www.facebook.com/redbeansandpeppersauce/

 

Concerts :
. 11/10/20129 -
Espace Cathare - Quillan.
. 17/10/2019 JAM Montpellier - Montpellier
. 06/11/2019 Salle Ravel - Levallois - Levallois-Perret
. 17/01/2020 Le Clapier - Saint-Étienne

 

Sortie d'album : THE MORGANATICS (Nu-Prog') The Love Riot Squad vs. The F​-​World (2019)

Le 21/09/2019

Groupe : The Morganatics
Album : The Love Riot Squad vs. The F​-​World (2019)
Genre : Metal Prog’
Origine : Paris

 

Le Groupe :
The Morganatics qualifient leur musique de Spleen Rock.
Les Parisiens revendiquent aussi bien pour influences Anathema que Metallica, Porcupine Tree ou Placebo.
Formés en 2012, The Morganatics sortent Grains of Sand, leur premier EP, la même année.
Never Be Part of Your World (2013) est leur premier album.
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Il est suivi en 2015 par We Come From the Stars, puis par un EP acoustique intitulé Eternal Return - An Horizon of Infinite (2016).
2019 marque le retour du combo avec un nouveau batteur et un nouvel album :
The Love Riot Squad vs. The F​-​World.

 

L’Album :
The Love Riot Squad vs. The F​-​World est un opus de onze titres - près de soixante-quatre minutes. C’est une auto-production.
Il est proposé dans une pochette cartoonesque et colorée où s’épaulent Superman, Clark Gable, un requin et la Mort, composant une escouade bien décidée à lutter contre la morosité ambiante de ce f-monde.

 

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Dès Table 9 le rythme est enlevé et le Pop/Punk-Metal se teinte de touches Prog’ techniques. Les phases énervées le disputent aux plages atmosphériques.

The Morganatics font parler la poudre à coups de riffs puissants (The Bitter Strife / Stubborn Girl / Square One). Les refrains s’inscrivent dans les têtes (l’excellent “18’44” ).
Le chant masculin/féminin est haut et fluide. Il se relaie parfaitement. Les voix sont parfois transformées artificiellement, mais sans excès. Des choeurs saturés font leur apparition (Table 9).
Producteur/arrangeur de l’album, Bill Bastiani ( Enhancer ) appose son Rap’N’ Roll en français sur la troisième piste Shark of Tank.
La voix de Seb - son vibrato - peut faire penser à Nicolas Sirkis (Indochine) spécialement sur l’intro de 18’44 ou sur certaines phases de Stubborn Girl et d’OMDB.
L’album se termine sur OMDB (Il Faudra Me Passer Sur Le Corps), titre en français au chant masculin particulièrement réussi, qui mène l’opus à un zénith mérité.

 

Notre Avis :

The Morganatics revient avec un opus plus agressif que son prédécesseur dont il se démarque par quelques innovations.
Moderne et varié, il marie la fraîcheur du Punk et de la Pop avec des nappes Prog’/Techniques parfois brutales.
Colorés comme la pochette de l’album, les titres de The Love Riot Squad vs. The F​-​World éclatent en bulles entre les oreilles.
Très réussi, travaillé, il sait faire oublier son côté technique pour emporter dans son sillage un large public.
Un excellent album, capable de marquer cette année 2019. Et à sept euros sur Bandcamp ça ne se refuse pas !

 

Les Infos Utiles :
The Morganatics seront en concert au Gibus Live de Paris avec Galaad le 28/09/2019.

Sortie d'album : GALAAD (Prog') FRAT3R (2019)

Le 20/09/2019

Groupe : Galaad
Album : FRAT3R
Genre : Prog’ Rock
Origine : Suisse

 

Le Groupe :

Galaad est un quintette de Rock Metal Progressif né dans le Jura Suisse à Moutier en 1988.
Il est initialement inspiré par Marillion, Ange ou Genesis.
Il cite également Pink Floyd pour influence.
Optant pour un chant en français, Galaad sort son premier opus en 1993. Il s’intitule “Premier Février”.
Galaad revient en 1996 avec “Vae Victis”, second album de très haute volée, particulièrement reconnu par la critique.
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GALAAD - Vae Victis (1996)
Le groupe s’éteint l’année suivante.
Il renaît en 2016 et donne le jour en 2019 à un troisième album, objet de notre publication : “FRAT3R.

 

L’Album :
FRAT3R” est un voyage de quarante-sept minutes en huit titres.
GALAAD - FRAT3R (2019)
Il s’ouvre sur l’annonce du suicide, dans un futur proche ou lointain, du créateur du programmeur psychique “Moloch”.
La Machine”, première pièce de ce puzzle, s’étoffe en avançant.
Les guitares se font floydiennes, les choeurs épiques (Moloch), la basse groovy et sinueuse (Kim). Des claviers bien sentis ici (Stone), un tempo Rock (Justice) et une intro indienne (Merci [Pur]) plus tard, et l’on arrive à Frat3r, qui conclut un album dosé avec maestria.
On aura pensé à Pink Floyd pour les guitares, à Marillion pour les claviers, à Harmonium pour les parties Prog’ Folk, à Gérard Manset pour cette capacité à nous entraîner, à travers des textes inspirés, dans un récit qui doit autant à l’anticipation qu’à l’humanisme :
“La vie ne vaut toujours rien dans certains endroits de la terre / Pourtant tout est possible, l’homme veut le démontrer / L’inégalité se poursuit à travers la sphère / Des milliards d’anonymes attendent leur destinée.”


Tout cela est admirablement maitrisé, en place, aucun instrument ne reste à la traîne, le son est parfait.

 

Notre Avis :
Frat3r n’est pas un Vae Victis II, il est moins chien fou. Mais quelle richesse !
On appuie sur Play dans l’intention de suivre les guitares ou de se concentrer sur les textes...
Impossible ! Il y a toujours une partie de claviers, un jeu de batterie, une ligne de basse qui tire votre esprit par la manche et qui l’invite à vagabonder à sa suite.
Comment résister ?
Frat3r est un album dans lequel vous entrerez facilement, mais dont vous n’avez pas fini de visiter allées et contre-allées.
Lumineux et inépuisable, certainement l’un des albums de Prog’ les plus intéressants de l’année.
Captivant !

 

Les Infos Pratiques :
GALAAD sera en concert à Paris ( Gibus Live ) avec The Morganatics le 28/09/2019.

Suivez l’actualité de Galaad sur leur site :

http://www.galaad-music.ch
Et si vous aimez, likez :

https://www.facebook.com/galaadmusique/

 

Sortie d'album : CHRYSIS (Heavy Metal) Never Say Never (2019)

Le 10/09/2019

Groupe : Chrysis
Album : Never Say Never (2019)
Genre : Heavy Metal
Origine : Reims
 
LE GROUPE :
Chrysis est un groupe de Heavy Metal originaire de Reims.
Il est fondé en 1976.
En 1981 il auto-produit son premier 45trs.
En 1984 il édite une démo trois titres qui fait l’objet d’une chronique dans le numéro 21 du magazine Metal Attack.
Le groupe est également programmé à la télévision, notamment sur FR3.
En 1985, les membres de Chrysis se séparent.
En 2009, le groupe se reforme.
Il sort, en 2010, l’EP quatre titres "Here We Are !"
En 2015, il met en ligne le clip “We Are Nothing

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Metal Attack N° 21
 

 Cette vidéo annonce un futur album, paru en cette année 2019.
Il s’agit du très justement intitulé “Never Say Never”.

 
L'ALBUM :
Never Say Never comporte neuf pistes pour une durée de trente-huit minutes.
Les compositions sont toutes signées Patrick Gestède (chant) et Dominique Merlin (guitare).
L’album s’ouvre sur le morceau “Never Say Never”, qui donne son nom à l’opus et qui fait l’objet d’un nouveau clip mis en ligne en janvier 2019.

 

 

A propos de l’album “Never Say Never”, Patrick Gestède déclarait au webzine Hard French Metal en mai 2018 :
On a voulu éviter la répétitivité, et s'il y a une prédominance de ce que j'appelle du “Metal classique” - je n'aime pas trop le terme Metal 80’s - certains titres peuvent flirter avec le Power (“We are nothing”), le Hard-rock (“Everything I need”), voire le Rock sudiste (“Not a day to die”).”

 

NOTRE AVIS :

Chrysis, ou “Comment recevoir une leçon de Heavy en neuf points”.
De “Never Say Never” à “No Regrets”, les titres s’enchaînent sans se ressembler. Zéro défaut, impossible de ne pas headbanguer ! La batterie virevolte, la guitare solo vous grave ses mélodies dans la tête, tout est carré, bien exécuté, bien emballé. L’ensemble est bâti sur des fondations rythmiques impeccables, agrémentées de ponts non prévisibles, construits à la lumière d’une expérience qui confirme qu’on n’apprendra pas aux vieux singes à faire la grimace. Cet album de Heavy sent le métier. Il est capable de jouer des épaules pour se frayer une place de choix dans votre lecteur CD et pour y rester un moment.
Une réussite de bout en bout, et un groupe expérimenté qui a su tenir ses promesses. Du bon boulot !

 

INFORMATIONS UTILES :

L’album peut être commandé directement sur la page Facebook du groupe, que vous n’hésiterez pas à liker :
https://www.facebook.com/metalchrysis/

Sortie d'album : CARTHAGODS (Heavy Power Prog') The Monster In Me (2019)

Le 02/07/2019

Groupe : CARTHAGODS
Album : The Monster in Me (2019)
Genre : Heavy Power Prog’
Origine : Tunisie

 

Le Groupe :

Carthagods
CARTHAGODS - The Monster In Me (2019)
Carthagods est un quintette de Heavy Power Prog’ tunisien.

Fondé à Carthage en 1996 par Tarak (Guitare), et Zack (Basse/Batterie), le groupe splitte une première fois en 2001, puis une nouvelle fois lors de la révolution de jasmin en 2011.

En 2015, Carthagods sort un premier album éponyme qui accueille des guests prestigieux tels que Tim “Ripper” Owens et Ron Bumblefoot Thal.
En 2019, les Tunisiens reviennent avec un nouvel album intitulé The Monster in Me.

 

L’Album :
The Monster in Me est un huit pistes d’une durée de quarante-neuf minutes. Son titre s’inspire du tableau de Picasso “La dépouille du Minotaure dans un costume d’Harlequin”.
Son artwork est signé Niklas Sundin (guitariste de Dark Tranquillity).
On retrouve un autre membre de Dark Tranquillity sur cette galette, puisque Mikael Stanne soutient de sa voix Death le chant de Mehdi Khema sur Whispers From The Wicked. Ce morceau ouvre l’album.



Il est suivi par The Monster In Me. Ces deux compositions durcissent nettement le ton par rapport au précédent opus de Carthagods. La voix de Mehdi Khema claque. Elle est proche de celle de David Coverdale, et plus encore de Jorn Lande tant elle explose.
La modernité et l’agressivité de cette entrée en matière peuvent rappeler le groupe grenoblois Nightmare.
The Monster In Me est le premier clip issu de l’album.
 
 
The Devil’s Doll vient en suivant. C’est un mid-tempo. Ses orchestrations sont, comme sur l’ensemble de l’album, remarquables. Le guitariste Marcel Coenen (Stormrider, Ayreon) est crédité sur ce titre.
 
 
Quatrième piste de l’opus, The Rebirth est une ballade puissante et mélodieuse, avec des chœurs efficaces et de beaux soli de guitares.

Deux titres (pistes cinq et sept) du premier opus ont été réarrangés sur cet album : il s’agit du mid-tempo A Last Sigh - Mark Jansen (Epica) partage le chant avec Mehdi Khema - et de la ballade épique Memories of Never Ending Pains. Ce dernier titre figurait déjà deux fois sur l’opus Carthagods (2015), notamment dans une version acoustique.
Sixième morceau de l’album, Cry Out For The Land présente un tempo assez enlevé et des passages progressifs avec de belles lignes vocales. C’est la seule piste qui descend sous la barre des cinq minutes.

L’album se termine sur une belle pièce instrumentale digne d’un album de Metal Orchestral : The Rebirth II.

 

Notre Avis :
Encore peu connu en France, Carthagods signe avec The Monster In Me un opus compact alliant Power Metal et Prog’ épique.
Les structures des morceaux sont fouillées, certaines compositions devraient accaparer votre oreille dès la première minute.
Le chant de Mehdi Khema est remarquable.
L’ensemble donne un album de Metal moderne percutant, puissant et équilibré.
Avec
The Monster in Me, Carthagods est une preuve de plus, s’il en fallait, de la grande vitalité du Metal tunisien.

 

Les Infos Utiles :
Retrouvez Carthagods sur leur site :
https://www.carthagods.net/

Ou sur Facebook (n’oubliez pas de liker leur page) :

https://www.facebook.com/CARTHAGODS/
 
 
 
 

Sortie d'album : OLD'N'GLAM (Glam Metal) Ten Shades of Glam (2019)

Le 26/06/2019

Groupe : Old 'N' Glam
Album : Ten Shades of Glam (2019)
Genre : Glam Metal
Origine : Nancy

 

LE GROUPE :

Né en 2012 à l’initiative de Xavier (chant) et de Steve (Basse), Old’N’Glam est un quintette originaire de Nancy.
Comme son nom l’indique, il revendique ses influences dans le mouvement Hair / Glam Metal des 80’s. Il cite volontiers Poison, Motley Crue et Twisted Sister.
En 2014, le groupe sort un premier opus de sept titres, Love with Pain.
Old’N’Glam revient en 2019 avec un nouvel album intitulé Ten Shades of Glam.

 
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L'ALBUM : 

Dix titres figurent sur Ten Shades of Glam
Il est d’une durée totale de quarante-cinq minutes.

Commençons la visite par l’artwork :
Les cinq membres d’Old’N’Glam sont au musée.
Ils admirent une série de dix tableaux fixés à un mur blanc. Ces œuvres sont signées Des photos au Poil. Elles déclinent dix nuances de Glam’. Le modèle s’appelle Axelle Fescia.

A l’intérieur du livret, on comprend que chaque tableau est inspiré par un titre de l’album. Le dernier, un diablotin, illustre Devil Inside You.
Une photo des Old’N’Glam (on évitera de spoiler !) est en double page centrale du livret.

Mettons la galette dans notre lecteur CD.
L’album commence par une voix féminine au débit rapide.
Your body is so wonderful / But your brain is full of liquid”, répond Xavier dans Be Nice and Shut Up, qui cible certaines starlettes de la télé-réalité. Le ton est donné, la fête et les filles seront au coeur de cet album, même dans ses moments les plus graves : “What will you do with 72 virgins ? Your balls are hung from the ceiling of the airport.” (72 Virgins, inspiré par l’attentat du Bataclan)


Musicalement, on pense à Mötley Crüe (Now or Never, l’intro de Doctor Love), à Accept (les rythmiques des couplets de Who Wants To Be A Millionnaire).

Who Wants To Be A Millionnaire, troisième piste de l’opus, a fait l'objet d'un premier clip.

Mais si une ombre plane sur cet album c’est surtout celle de Twisted Sister. Le chant de Xavier n’y est pas pour rien : sa voix puissante et généreuse se rapproche parfois de celui qui transformait le Metal en or : Dee Snider. Et Old’N’Glam exploite parfaitement cet atout avec des titres tels que Doctor Love, Stronger, ou Be Nice and Shut Up, sur lesquels Xavier est secondé par des secondes voix absolument remarquables.

On frappe ainsi en plein cœur de la cible : des hymnes Hard et Heavy 80’s taillés pour la scène, avec quelques pointes FM (Devil Inside You), et la Power Ballad de rigueur (The Unloved Symphony).

Les guitares, bien présentes, s’enroulent parfois autour du thème principal comme des arabesques (Matter of Time). Les soli, efficaces et mélodiques, ne sont jamais envahissants.

NOTRE AVIS :

A leurs airs de dilettantes, on aurait pu croire que les Old’N’Glam prenaient tout à la va-comme-je-te-pousse.
Et bien non ! Le livret, les chœurs, le travail des guitares, tout est remarquablement travaillé dans cet album pour lequel on est même allé chercher l’expérimenté Achim Koehler pour le mix et le mastering (Primal Fear, Accept, Bonfire).
Old’N’Glam réveille avec conviction l’esprit du Hair Metal 80’s pour nous le livrer avec un son neuf dans un album généreux et particulièrement festif. Irrésistiblement, Ten Shades of Glam vous donnera l’envie d’aller gueuler avec les Lorrains dans un prochain concert.
“Better Call Doctor Love ! Better Call Doctor Love !”.
Parce qu’il est arrivé, le docteur de l’amour. Qu’on se le dise !

LES LIENS UTILES :

Sorti le 21/06/2019, l’album est désormais disponible sur Bandcamp :
https://oldnglamofficial.bandcamp.com/
Ou sur le site du groupe :

https://www.oldnglam.com/
Retrouvez Old’N’Glam sur Facebook (n’oubliez pas de liker leur page !) :

https://www.facebook.com/oldnglam/

 

 

 
 

Nouveauté : ODC (Metal) Ending the Boredom (EP - 2019)

Le 18/06/2019

Groupe : ODC
Album : Ending the Boredom (EP - 2019)
Genre : Metal
Origine : Paris

LE GROUPE :

ODC est un quintette parisien fondé en 2017.

Il réunit, autour de Célia, (chant), deux guitaristes à huit cordes (Yann et Yannis), un bassiste (Pierre-André) et un batteur (Theo).
ODC pratique un Metal moderne à forte identité. Si nous devions le comparer à un autre groupe, nous citerions Lacuna Coil, avec un côté moins “Pop”, pour son évident potentiel à transformer le Metal en or.

Pour son premier opus, le groupe a hésité entre les deux formules : EP ou LP.
Dans une interview accordée à Hard French Metal le 13/06/2019, Célia explique : “Comme nous réalisons tout nous-mêmes, un album aurait nécessité de se retirer plus longtemps. Nous n'en avions pas envie, bien que nous ayons plusieurs autres titres à présenter.
Voici donc “Ending the Boredom”.
 
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ODC - Ending the Boredom (juin 2019).
 
L' ALBUM :
 
D’une durée totale de vingt-trois minutes, Ending the Boredom est un cinq titres.

Soulignons d’abord la qualité de la présentation. Il est rare que le packaging d’un premier EP soit aussi soigné. Sur la pochette blanche, une photo du groupe, vu par une sorte de hublot. La chanteuse est au centre, dans un fauteuil ; les musiciens l’entourent dans une composition pyramidale.
A l’intérieur, un livret à deux feuillets, avec les paroles des chansons, et une photo du groupe en double page centrale.
Les photographies sont signées Café Crème Paris. Le graphisme est l’œuvre de Théo, le batteur d’ODC, également à l’origine du logo du groupe.

ODC apprécie décidément le DIY (Do It Yourself) puisqu’on doit mixage et mastering à Yannis, le lead guitariste du groupe. Là encore, le son est parfait (Play it loud, et au casque !) et très bien maîtrisé !
Puisqu’on est en famille, remarquons la présence sur le livret d’un nommé Cyryl, homme de l’ombre, aussi discret qu’efficace, qui participe au processus de composition. Il dirige également le clip qui représente l’opus.

Côté musique, l’EP s’ouvre sur un titre agressif et au texte original : “Houston (We Have A Situation...)”.
Le chant de Célia est soutenu par celui de William Wouaquet (Sons Of Distortion). Cette collaboration est d’autant plus surprenante que ce titre nous semble assez éloigné de l’univers des frères Wouaquet - on vous invite à visiter leur page.
Cependant ce morceau catchy est une entrée en matière totalement efficace : votre attention est captée !
Il est illustré dans un clip qui capte parfaitement le ton de l’opus (également totalement raccord avec la pochette - tout ça est savamment pensé !)
 

 

Ending the Boredom enfonce le clou en deuxième piste. Très carré, il donne son titre à l’EP, qui ne comptera effectivement pas une seconde d’ennui.
Trust in Lust est un inédit. Des phases douces permettent à Célia de poser sa voix et de dévoiler une autre facette de son talent. Son timbre alterne la douceur et l’attaque.

Why, en quatrième piste, est une pièce métallique compacte, moderne et sombre. On peut penser à Lacuna Coil.

Bleeding fait déjà figure de classique. Il clôture magnifiquement l’EP. Il est agrémenté d’un très beau solo de guitare. Le jeu évolutif de la rythmique est tout à fait intéressant. Le morceau devient plus saccadé et agressif sur sa fin, ramenant la boucle là où Houston (We Have A Situation) l’avait initiée.


NOTRE AVIS :

Packaging, compositions, textes, interprétation, qualité de l’enregistrement, clip, tout ça est super bien fichu. Il est rare de trouver un premier EP d’un tel niveau, surtout en mode “DIY”.

Moderne, bien structuré, réfléchi, musicalement très abouti, Ending the Boredom signe peut-être la “fin de l’ennui”. Il est surtout le signal de départ d’un groupe au potentiel remarquable déjà dans les starting blocks. La locomotive ODC est lancée, elle devrait partir vite et loin. Il vous appartient de monter à bord ou de rester sur le quai.

 

LES INFOS UTILES :

Retrouvez ODC sur leur site :
https://www.odc-metalband.com/

Likez leur page sur Facebook :

ODC metalband



 

Sortie d'album : [P. U. T.] (Sludge Metal Indus) We Are (Br)Others (2019)

Le 29/05/2019

Groupe : [P.U.T]
Album : We Are (Br)Others (2019)
Genre : Sludge Industrial Metal
Origine : Paris/Bruxelles
 
Le Groupe :
 
[P. U. T.] est une formation franco-belge.
Elle réunit trois frères : Lionel (Bass, voice, laptop), Loïc (Studio guitar, sampler) et Nicolas Beyet ( Guitar, voice, laptop).
Fondé par Lionel et Loïc en 1998, le groupe évolue sous diverses configurations, du duo au quintette, pour se stabiliser aujourd’hui sous la forme d’un trio.

Depuis 1998, les productions discographiques de [P. U. T.] s’enchaînent avec régularité, et nous vous invitons pour plus d’informations sur ce point à consulter la rubrique “A propos” de leur page Facebook.
We Are (Br)Others est le sixième album de [P. U. T.] .
 

 L’Album :

We Are (Br)Others compte dix pistes, allant de 2.53 à 7.20. Quatre d’entre elles dépassent les six minutes.

[P. U. T.] cite pour influences Godflesh, Sonic Youth, Scorn et Unsane. Nous avons pensé à Marilyn Manson.
We Are (Br)Others est en tout cas incontestablement un album de Sludge/Indus Metal, volontiers Doom et Noisy, strident, majoritairement oppressant (Nothing) et mécanique, (l’hynotique Possessed).
Quelques touches plus légères (Opressed) ou Punk avant-gardistes (In Conflict) permettent de reprendre un peu de souffle entre deux passages du rouleau compresseur.
 

 

Put
[P. U. T.], We Are (Br)Others (2019).
La pochette de l’opus représente deux enfants allongés sur le sol feuillu d’une forêt. Leur peau grisée a l’aspect d’une statue, ils sont couverts d’insectes. Le plus grand protège son frère endormi. Il semble avoir perçu quelque chose qui l’effraie. L’album tiendra les promesses de l’artwork, tout aussi inquiétant que lui et que l’étrange titre de l’album qui souligne à la fois la fraternité et l’altérité.
On doit ce dessin à Alexis Horellou, qui a publié cette année “Lucien et les Mystérieux Phénomènes”, une bande dessinée co-réalisée avec sa complice scénariste Delphine Le Lay; On retrouvera son univers en exposition à Nyoiseau (Centrale 7) du 21/09/2019 au 13/10/2019.

 
Notre avis :


Après
Schultz Music et UNDER ALL, le Metal Indus nous offre ce semestre une nouvelle sortie de qualité sur son versant Sludge.
[P. U. T.]
délivre avec We Are (br)Others un opus soigné qui privilégie l’ambiance à la rapidité d’exécution.
Méticuleux, ce We Are (Br)Others ratisse et vous rabat implacablement vers son univers oppressant, boueux et hypnotique, et vous auriez d’autant plus tort de lui résister que l’album est à prix libre sur Bandcamp.

Les infos utiles :
 

Sortie d'album : MILLS (Rock alternatif) The Red Pill (2018)

Le 26/05/2019

Groupe : Mills
Album : The Red Pill (10/2018)
Genre : Rock Alternatif
Origine : Alpes-Maritimes

 

Le groupe :

Fondé en 2014, Mills est un quatuor niçois de Rock qui revendique l’influence de la scène alternative des 90’s, The Pixies et Sonic Youth en tête.
En 2015, il sort son premier EP, “Marionnette”.
MILLS, Marionette (EP - 2015).
Il revient en 2018 avec un album : “The Red Pill.

 

L’album :

Sorti en octobre 2018, The Red Pill est un onze titres.
Étonnamment, nous n’avions pas accroché à “Marionette”, alors que la petite pilule rouge a retenu notre attention dès la première écoute, quand bien même on y retrouve, sous une forme ou sous une autre, les cinq titres du EP.
Musicalement, nous pensons à The Pixies et à Frank Black (Middle, High Rank Dicease, Looping, Drive), à l’excellent et méconnu Paul Lisak & After The Ice (Peaky), et plus près de nous à September Again (Messy, Sleeping Shadows), jeune groupe annecéen qui avait sorti en 2017 un très bel album de Rock intitulé “Insomniac”. La voix de Philippe Daly, chanteur de Mills, et celle de Loïc Chanut, qui tient le micro de September Again, se rejoignent sur certaines tonalités. Il serait d’ailleurs intéressant de retrouver ces deux groupes sur une même affiche (on dit ça on dit rien mais je serais dans Mills ou dans September, je rentrerais en contact avec September - ou avec Mills - pour un échange de plans).

La sortie de The Red Pill était accompagnée par le clip Sex With Robot, quatrième piste de l’opus

 

 

L’album a été enregistré et mixé par Sebastien Camhi dans son tout nouveau Studio Artmusic à Vidauban, et masterisé par Kai Stahlenberg au Kohlekeller Studio en Allemagne.

 

Notre avis :

C’est avec contrition que nous avouons n’avoir pas accroché d’un pouce à “Marionette”, le premier EP de Mills. Nous avions distraitement suivi l’album à sa sortie et pas pris la peine de l’écouter (OUUuuuuuuh !).
On fait notre Mea Culpa : “
The Red Pill” avait sa place dans notre Top10 2018 des albums français !
The Red Pill” est un parfait équilibre de fluidité et de complexité.
Son style est cru comme un Pixies. Le son est excellent.
Et puis il y a ce chanteur remarquable, Philippe Daly... Sa voix n’est pas parfaite, elle est mieux que ça : captivante. Un titre tel que “
Sleeping Shadows” laisse augurer qu’il n’a pas tout montré, et on a pensé, à son écoute, à Brian Ferry, pour le charme et le magnétisme.
Pour conclure, “The Red Pill” est un album de Rock convaincant, aussi jouissif qu’un Frank Black And The Catholics. Il donne tout son sens au mot “alternatif”. S’il vous faut une preuve que l’Underground a du talent, écoutez “
The Red Pill”.
 

MILLS - The Red Pill (2018).
 
Les liens :

 

Ecouter ou acheter “The Red Pill” :
https://mills1.bandcamp.com/album/the-red-pill
Like Mills sur Facebook :
https://www.facebook.com/millsband/
Merci à Marie-Laure pour cette séance de rattrapage.
 

 

 

Sortie d'album : NOTHEIST (Black Death Hardcore) Notheist (2019)

Le 21/05/2019

Groupe : Notheist
Album : Notheist (24/05/2019)
Genre : Thrash Death Metal
 
     
Le groupe :
Greg Lambert est un musicien multi-instrumentiste connu notamment pour sa contribution à Zuul FX et à la pièce de théâtre d’Alexandre Astier (Kamelott ou la comédie métallique Pop Redemption) , L’Exoconférence.
En 2016, Greg s’attelle à un nouveau projet dont il assume quasiment seul la paternité : Notheist.
C’est le premier album de ce projet que nous présentons aujourd’hui.

 

L’album :
Notheist compte onze titres pour cinquante-huit minutes.

Notheist batteur 2625888

NOTHEIST, "Notheist" (2019).
Il a été écrit, composé et interprété presque exclusivement par Grégory Lambert, si l’on excepte trois contributions : Laure Leytale (co-écriture de God of Meat, chant féminin), Warzy du groupe de Thrash d’Osaka, Hate Beyond (guitare sur Freedom is a Lie), et Joao Pascal (basse sur Silent Screams).

 

Musicalement, après une intro acoustique pour attendrir la chair, l’album biberonne au Hardcore, Thrash, Black et Death Metal, tous styles agrémentés de soli de guitare efficaces et rapides.
Greg Lambert incorpore aussi des digressions Prog’ (God of Meat), des éléments Dark, avec des passages qui peuvent rappeler Anathema ou Paradise Lost (Deathless, My Demise), ou d'autres tirant vers le Metal trad’, les dosages apportant de l’oxygène aux fondations hardcore.

 

L’album est distribué par Season of Myst.

 

Notre avis :
Greg Lambert délivre avec Notheist un album très abouti où le plus délicat (Order in Chaos) côtoie le plus bourrin (Notheist) en parfaite intelligence.
Cinquante-huit minutes principalement hardcore pour un opus riche et puissant à écouter avec attention. Il se place parmi les sorties les plus intéressantes de ce premier semestre 2019.

Retrouvez Notheist sur Facebook :
https://www.facebook.com/NotheistBand/

Sortie d'EP : Jirfiya (Metal) Wait for Dawn (2019)

Le 19/05/2019

Groupe : Jirfiya
Album    : Wait for Dawn (2019)
Genre : Metal
Origine : Île de France

Jirfyia

Jirfiya, Wait For Dawn (EP - 2019).
Le Groupe :
 
Né en 2019, Jirfiya est composé d’Ingrid Denis-Payet au chant (OSCIL , Mercibo) et de deux membres de Born from lie, Pascal Davoury (basse) et Jérôme Thellier (guitare, chant).

Wait For Dawn est leur premier opus sous le nom de Jirfiya.

 

L’album :

Wait For Dawn est un EP cinq titres d’une durée de vingt-quatre minutes.

L’artwork est signé Patrick Zoroddu, artiste autodidacte parisien inspiré par des auteurs tels que Philippe Druillet, Moebius ou Enki Bilal. Vous pouvez admirer ses œuvres ici : http://patrickzoroddu.fr/index.html.

 

Jirfiya propose un Metal technique et moderne à deux voix.
On connaissait Ingrid Denis-Payet par Oscil et Mercibo. Dans ses formations précédentes, ses jolies vocalises rappelaient parfois celles d’ Anneke van Giersbergen (The Gathering).
Le chant d’Ingrid se fait ici parfois agressif, et elle s’arrache même le gosier sur le dernier titre (Waiting For Your Fall).
Elle est soutenue  en clair et en growls par Jérôme Thellier, chanteur/guitariste de Born From Lie. Sa voix claire se marie remarquablement à celle d’Ingrid (The Report Card).

 

Musicalement, Wait For dawn est un album de Metal moderne, agressif, à tendance Prog’ et technique.
Les titres sont généralement forts, rapides et puissants. Seul The Part of Light, en piste 4, ralentit le tempo.
Les compositions sont signées Jérome Thellier (tout) et Thellier/Davoury (Waiting For Your Fall). Elles laissent du champ à Ingrid pour dérouler son registre vocal.
L’ensemble est parfaitement réussi et maîtrisé, et étonnant de précision lorsqu’on pense que le groupe n’existe que depuis quelques mois.

 

Une vidéo est déjà sortie sur Youtube pour vous permettre de découvrir un morceau :

 

 

L’album est disponible en écoute et à la vente (5€) sur Bandcamp :
https://jirfiya.bandcamp.com/releases

 

Notre avis :

On connaissait Ingrid Denis-Payet avec Oscil et Mercibo, elle revient ici dans un registre beaucoup plus métallique qui lui sied à merveille. Les compositions de ses camarades ouvrent un nouveau boulevard à sa voix.
L’EP de Jirfiya est un opus technique et intéressant, déjà fort d’une personnalité, servi par des morceaux solides et originaux (The Report Card en tête).
Une carte de visite totalement impressionnante pour un groupe qui n’a que quelques mois mais qui semble déjà à maturité.
En un mot, remarquable !
 
Les liens :

 

 

Sortie d'album : LYNN (Dark Nu Metal) Saint (2019)

Le 14/05/2019

Groupe : LYNN
Album : Saint (2019)
Genre : Dark Nu Metal
Origine : Paris

 
       LE GROUPE :
Lynn est un jeune quatuor parisien formé à l’initiative de Guime (Guitare), et de Dim (batterie), rapidement suivis par Ray (basse). Le groupe de Dark Nu Metal trouve ensuite son style et sa stabilité avec l’arrivée d’Anna, dont le chant caractéristique peut aussi bien être pleuré que hurlé.
En 2017, le quatuor se fait remarquer grâce à un EP 5 titres qui évoque les sorcières de Salem : “9”.
Aujourd’hui Lynn revient avec un nouvel album intitulé “Saint”.
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         L'ALBUM :
Son nom est “Saint”.

Lynn
plante le décor dès la première piste (Auror).
Elle réunit une partie des ingrédients goûtés par le quatuor : éléments horrifiques, climat pesant, rythme enlevé, chant hurlé.

L’ensemble de l’album alterne ambiances malsaines et riffs redoutables (Lithian, Flesh, Eroll).

Le chant : Anna est toujours aussi impressionnante.
De plus, elle s’aventure ici sur des terrains où l’on ne l’avait pas encore signalée : Cannibal, par exemple, dont le début prend des allures de ballade grunge, avec certaines lignes de chant très prometteuses, plus posées qu’à l’ordinaire chez Lynn, nous rappelant Courtney Love.

Les compos : Anna est portée par des musiques d’une belle qualité, aux tournures originales et très sombres.
La guitare sait se montrer catchy (l’irrésisitible riff de Lithian).
Les lignes instrumentales ne sont pas forcément prévisibles.

Le jeu des instruments : il est compact, homogène et violent. Il recherche l’efficacité.

 
Le clip : L’album était précédé par la vidéo “Saint”, troisième piste du CD qui lui doit son nom.
 

 
L’arwork : Sur la pochette de l’album, on voit une petite fille de dos (le modèle s’appelle Maylie).
Elle regarde par une fenêtre, ours en peluche à la main.
La pièce, sombre et nue, préfigure le climat angoissant de l’album.
La durée : L’album compte neuf pistes pour quarante-et-une minutes.

Et enfin :
9” était également le titre du EP. On imagine que ce n’est pas le fruit du hasard !
Les morceaux Auror et Eroll, qui débutent et clôturent l’album, étaient déjà présents sur “9”.
       NOTRE AVIS :
Lynn a trouvé son chemin. Il signe avec “Saint” un album puissant et inquiétant. Il mélange Nu Metal et ambiances Dark oppressantes et torturées.
Surpuissant, immédiatement identifiable, le chant d’Anna a encore étendu son territoire (
Cannibal). Il est parfaitement porté par des compositions carrées dans lesquelles des rythmiques catchy (Lithian) le disputent aux sonorités malsaines.
Une chose est certaine : si vous aimiez “
9”, vous allez adorer “Saint” !

 

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 LYNN, Saint (2019) - Recto de la jaquette du CD.

 
      LES LIENS UTILES :

Sortie d'album : BALLS OUT (Hard Rock) - Let Me In (I Know Someone Inside) - 2019

Le 01/05/2019

Groupe : Balls Out
Album : Let Me In (I Know Someone Inside)
(19/04/2019)
Genre : Hard-Rock
Origine : Nice

 

 
Formé à Nice en 2016, Balls Out est un quatuor constitué de Pat Gioan (Basse/chant), Yann Vautrin et Sonny Micucci (Guitares), Pierre Pizana (Batterie).
En mars 2018, les Niçois sortent un premier EP six titres sans fioritures intitulé “Too Big To Handle”.
En juin de la même année, ils se font remarquer en jammant sur scène avec Norbert Krief, le guitariste de Trust.
En décembre 2018, ils font la première partie de Clutch à l’Elysée Montmartre.
En avril 2019, Balls Out revient avec un nouvel album : “Let Me In (I Know Someone Inside)
 
Huit titres / vingt-huit minutes !

Let Me In (I Know Someone Inside) est à la limite de l’EP. Cela signifie aussi que le groupe a décidé de ne faire aucun remplissage.
Balls Out connait ses classiques et sait y faire pour vous pondre des riffs accrocheurs. Si vous aimez le Hard, cet opus va vous choper dès le premier morceau et ne va vous lâcher qu’à la fin de la dernière piste.
Les guitares Vautrin/Micucci sont un régal ! Le point d’orgue en est une cavalcade infernale qui conclut l’énorme Hurricane.
Le chant rugueux de Pat Gioan est beaucoup plus varié (Drumstick Sucker) que sur l’EP. Il ouvre ainsi un champ plus large aux compositions.
Balls Out n’est la copie de personne, et on reconnaît sa patte assez aisément. N’empêche, cet album honore ses aînés : AC/DC, Airbourne, Nashville Pussy, Rose Tatto, Black Sabbath, Kiss (façon Simmons/Frehley) et Mötorhead sont les références qui vous viendront pèle-mêle au fil de l’écoute.

Balls out let me in

BALLS OUT - Let Me In (I Know Someone Inside) (2019).
Côté artwork, on découvre à travers un judas les quatre Balls Out qui sonnent à une porte avec des têtes d’innocents aux mains pleines. Va-t-on les laisser entrer ? On l’ignore ! Mais la question qui me vient en regardant cette pochette est celle-ci : laisseriez-vous votre fille sortir avec un Balls Out ?
Ce cliché, signé Hugo Lietta, est issu d’une série réalisée au Fisheye (un objectif très grand-angle qui donne cette impression de judas de porte). Elle illustre parfaitement bien le titre de l’album.
Moaning Hard est le premier clip tiré de l’album.

 

 

L’album est signé chez M & O Music.

 

Avec des vrais morceaux de HARD ROCK dedans :

Let Me In (I Know Someone Inside) est un album aux titres accrocheurs qui démontre tout le talent de Balls Out pour pondre des hymnes Hard-Rock, ainsi que tous les progrès accomplis par ce groupe. Balls Out s’est lâché, il a eu raison, et il continue à foncer à la vitesse d’un TGV.
Une excellente galette, courte et vive, avec des vrais morceaux de Hard-Rock à l’intérieur.
A se passer à fond et en boucle dans sa bagnole.
 
Liens et infos pratiques :

Balls Out en concert :
. à Paris le 25/05/2019 au Gibus Live

 

 

Sortie d'album : LATEX (Rock) Kanibal Café (03/05/2019)

Le 30/04/2019

Groupe : LATEX
Album : Kanibal Café (03/05/2019)
Genre : Rock / Punk Rock
Origine : Nice
 
LE GROUPE
Voici un quatuor qui s’est auto-promu “groupe le plus déjanté de la Côte-d’Azur”. Il serait difficile de les contredire.
Latex développe une conception du Rock’N Roll qui consiste à vous faire danser et à vous faire marrer en même temps. Un Rock en français grivois et social (notez le A dans un O de “Kanibal Café”).
Son line-up se compose de Sandy Dynamite (voix, danses) et de Guitarfox (guitare, voix, beatprog), très actifs ce mois-ci puisqu’ils sont également impliqués dans la sortie du “
Shot of Pain” de Schultz. Ils partagent, pour Latex, leur micro avec Shock Absorber, tandis que Pits gère basse, synthé et beatprog’.
Poilade, donc ? Certes... Mais derrière les apparences, du travail, du talent. Et mine de rien, depuis une dizaine d’années,
Latex met de la qualité dans sa gauloiserie. Il en fourre même jusque dans le packaging de ses opus : voyez l’album-capote USB “A Poil A Poil A Poil” (2014).
 
L'ALBUM
En 2019, Latex revient avec Kanibal Café, un douze coups.


CoverLe démon du sexe m’habite”, chantent en choeur Sandy Dynamite, Guitarfox et Shock Absorber... On ne change pas de doctrine chez Latex : “Peace, Love Et Mes Boules”, “Déglingué du String”, “Selfist Fucking” sont des titres qui parsèment l’album. Encore une fois, ne pensez pas que Latex se résume à quelques formules paillardes ou à des blagues potaches sur fond d’accords de guitares mal maîtrisés : Tout cela est parfaitement ficelé, et un titre comme “Radioactif” pourrait sortir d’un album de Jacques Dutronc.

Musicalement, ça tient parfaitement la route. C’est bien écrit, bien composé, bien joué, bien chanté. C’est parfois loud (NDC Store), oscillant entre Rock, Hard et Punk (Rico Gonzales). C’est tout simplement bon, (Radioactif, Selfist Fucking, Android Baby...).

Côté packaging, il s’agit à nouveau d’une clé USB. Elle est “agrémentée” d’une tête de mort. Tout ceci est bien sûr entièrement pensé et réalisé à la maison, en mode Do It Yourself (DIY) puisque, telle la marmotte emballant le chocolat,
Latex s’occupe personnellement de vos commandes.
 
NOTRE AVIS
 
Avec Kanibal Café, Latex secoue le cocotier du Rock français. Ses aînés s’appelaient Bijou, Marquis de Sade ou Au Bonheur Des Dames.
Latex
a la personnalité aussi affirmée que ses illustres prédécesseurs. Sa discographie, Kanibal Café en tête, est à la hauteur.
Un excellent album, à découvrir sans attendre puisqu’il sort aujourd’hui.
 
Latex kc verso
 
LES LIENS UTILES
 
Le site officiel : http://latexxx.fr/
La page Facebook (n’oubliez pas de liker !) :

https://www.facebook.com/LatexCabaretPunk/

Bandcamp :

https://latexxx.bandcamp.com/

Latex en interview :

http://ahasverus06.e-monsite.com/blog/groupes/latex-cafe-gourmand.html

 

 

 

 

Sortie d'album : SCHULTZ (Electro Metal Indus), Shot of Pain (2019)

Le 29/04/2019

Groupe : Schultz
Album : Shot of Pain (sortie prévue le 06/05/2019)
Genre : Electro Metal Indus
Origine: Nice
 
      SCHULTZ : LA PUISSANCE INDUSTRIELLE
      LE GROUPE 

A l’origine, Schultz est un projet solo électro-instrumental né en 2002 dans la tête d’un Franz du même nom.
Il est rejoint par VDrey, une performeuse. Le duo se produit un peu partout en Europe jusqu’en 2014, puis met son activité entre parenthèses.
En 2017, Schultz décide de ranimer la flamme en sortant un maxi-single, puis il verse une grande dose de Metal Indus dans son Electro en recrutant Guitarfox et Sandy Dynamite, du combo niçois LATEX.
Schultz est maintenant au complet, et il travaille sur son album durant l’année 2018.
La sortie de l’opus est programmée pour le 06/05/2019. Il s’appelle Shot of Pain.
 
         L'ALBUM 
Schultz 1
Douze titres composent Shot of Pain.
Le court “Used Nerves” sert d’introduction. Schultz s’est adjoint les services du métallo-accordéoniste azuréen GRAYSSOKER.
Les hostilités commencent avec “I Hate You”. Ce single est sorti en janvier 2019 sous la forme d’un clip dans lequel la téméraire VDrey passait une soufflante à l’impressionnant Tom La Ruffa, star du catch international.

 

 

Plusieurs morceaux auraient pu être portés en single.
En effet, à l’exception de l’escapade “Raw Fucking Power”, lancinante comme la roulette du dentiste, Shot Of Pain déploie une énorme puissance et regorge d’hymnes Electro Metal Indus (My Wish, Fuck Buddy, Fake World, La Musique Me Rend Sourd, Shot of Pain) qu’on est impatients d’entendre sur scène - voir les dates de concerts en fin de publication.

Le chant est partagé avantageusement entre tous les membre du groupe et Karim Berrouka. Le chanteur de Ludwig Von 88 éclaire de toute sa spontanéité la neuvième piste intitulée “La Musique Me Rend Sourd”.
L’accordéon électrique de Grayssoker revient de manière plus significative avec le très réussi “House of Misery”.
En bon routier des combos Rock, Guitarfox varie ses riffs avec bonheur.
 
         NOTRE AVIS 
 
Shot of Pain regorge de hits d’une grande puissance.
L’alternance du chant et le jeu de Guitarfox lui apportent fraîcheur et diversité.
Franz Schultz a su saisir les opportunités pour la construction de cet album
(voir notre interview du 03/04/2019). Il détient désormais un bâtiment de combat menaçant et lourdement armé qu’il sait parfaitement manier. Shot of Pain était un coup d’essai ? C’est désormais un coup de maître, une déflagration Electro Metal Indus qui place très haut la barre des sorties du genre en ce premier semestre 2019.
L’album est déjà sur Bandcamp. A écouter impérativement.
 
 
 LES INFOS UTILES 

 

Schultz sera à Nice en showcase chez Imago records & production , 36 rue du docteur Pierre Richelmi, puis le 31/05/19 à l’ Altherax Music.

 

Retrouvez Schultz Music sur Facebook (n’oubliez pas de liker leur page) :
https://www.facebook.com/SchultzNewAlbumSoon/
Et sur Bandcamp :
https://schultzmusic.bandcamp.com/

 

 

EIGHT SINS - It's a Trap (EP - 2018)

Le 15/03/2019

Groupe : EIGHT SINS
Album : It's A Trap (EP - 2018)
Genre : Hardcore
Origine : Grenoble

Peu porté sur le Metal extrême, EIGHT SINS avait cependant réussi à capter une première fois mon attention avec l'énorme "Beers & Moshpit", un clip irrésistible signé Magali Laroche.



Par la suite, les Grenoblois aiguisaient à nouveau ma curiosité en débauchant le dessinateur Chris Regnault pour l'artwork du nouvel EP "It's A Trap".
Je notais une intéressante édition vinyle, format 33trs, limitée à cent exemplaires, avec un disque vert du plus bel effet. (https://eightsins.bigcartel.com/product/it-s-a-trap)

Tout ça me conduisait à m'intéresser plus attentivement au contenu d'It's A Trap.

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Qu'est-ce qui m'a pris ?

Voilà, en guise de présentation, que les Grenoblois déboulent avec quatre titres, genre battes de base-ball, et me bastonnent sans discontinuer pendant une douzaine de minutes, à la manière d'un Impaled Nazarene période Armaggeddon Death Squad.
Je n'ai pourtant pas mis longtemps à me relever, car, loin d'être une bouillie sonore, It's A Trap dispose de belles lignes mélodiques qui vous incitent à retourner à la première piste à peine la quatrième achevée.
Comme ils allaient partir, j'ai crié :
"- Oh hé, les gars ! Ramenez les battes ! Deuxième tournée."

Autant dire, voila un EP à mettre entre toutes les mains.
Jugez-en par vous-même :
https://eightsins.bandcamp.com/album/its-a-trap

Conclusion : EIGHT SINS a du talent, en plus d'avoir un goût sûr. Achetez l'album.

EIGHT SINS sera en concert :
- le 01/03/19 à La Cordonnerie - SMAC de St-Etienne,
- le 21/03/19 à L'Usine à Musique de Toulouse,
- le 22/03/19 au Bloodyskulls MC Haute Vienne de Limoges.
 
 
 

Sortie d'album : Ni (Prog' Rock Expérimental), Pantophobie (2019)

Le 15/03/2019

Groupe : Ni
Album :
Pantophobie (2019)
Genre :
Math Rock à voix / Experimental Prog’ Metal
Origine :
Bourg-En-Bresse / Macon
    
Après trois opus en nom propre et une pause “Bran Coucou” merveilleusement barrée réalisée avec leurs camarades de PoiL sous le nom de PinioL, Ni revient chez Dur et Doux en ce mois de mars 2019, avec neuf morceaux référençant chacun une peur particulière et tocarde, réunis ici sous le titre générique de “Pantophobie”, c’est à dire la peur de... Tout !
Ni 1
Ni, Pantophobie. (2019) - artwork de Davor Vrankić
La galette est emballée dans un magnifique artwork que le groupe a eu la bonne idée de confier à l’artiste croate Davor Vrankić, dont vous pouvez admirer les œuvres ici : http://www.davorvrankic.net/works/
Côté musique, c’est à Heliophobie (illustré par un clip) que revient l’honneur d’ouvrir la marche. Après une première minute trente destinée à rappeler au distrait qu’il franchit les portes du territoire Noise Rock, la composition prend un aspect métallique, puissant et progressif, confirmé sur la seconde piste, tandis que la troisième retrouve un terrain Math Rock qui se durcit sur la fin.


L’album musarde ainsi tout au long des neuf morceaux, alternant phases métalliques et passages Noise / Math Rock, particulièrement bien servi par la puissance d’un son concocté par Hervé Faivre (Igorrr) pour les prises studio et Remy Boy ( Gojira, Secret Chief) pour le mix.
Pantophobie rassurera ceux qui ont aimé “Les Insurgés de Romilly” (2015), dont il est un digne successeur, et fédérera les amateurs d’Extrême Prog’ Metal à la Devin Townsend. Les fans des albums les plus sombres de Dream Theater devraient également y trouver leur compte. Pantophobie est donc le disque qui convient à tout fan de Metal qui souhaite élargir non seulement son vocabulaire et ses connaissances médicales, mais aussi son champ musical par des incursions dans la sphère Noise.
Ni démontre avec Pantophobie qu’il n’a rien perdu de son inspiration, mieux, il se bonifie et ne craint en rien cette leucosélophobie qu’il célèbre. Disponible sur Bandcamp au prix de 6.66€ (évidemment !), Pantophobie est l’opus de Math Rock idéal pour diversifier votre CDthèque métallique... A moins que vous ne soyez caïnophobe ?
 
                                                         
Les curieux aimeront sûrement savoir quelles sont ces peurs qui donnent leurs noms aux morceaux de Pantophobie :
Pantophobie : peur de tout
Héliophobie : peur le la lumière du soleil
Alektorophobie : peur des poulets
Lachanophobie : peur des légumes
Leucosélophobie : angoisse de la page blanche
Catagelophobie : peur du ridicule
Athazagoraphobie : peur d’être oublié
Kakorrhaphiophobie : peur de l’échec
Lalophobie : peur des discours
Stasophobie : peur de se tenir debout
        
Ni sera en concert un peu partout en France et en Europe.
Toutes les dates sur leur page Facebook :
https://www.facebook.com/ni.ni.ni.music/
Pantophobie est disponible ici :
https://niiii.bandcamp.com/album/pantophobie

 

 

AC22 - 12 Songs Inspired By The Love of Isabelle De La Chaynée Plus 3 Other Tales. (2018)

Le 14/03/2019

FORMATION : AC22
Album : 12 Songs Inspired By The Love of Isabelle De La Chaynée Plus 3 Other Tales. (2018)
Genre : ZEPPELINESQUE !

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Zeppelinesque ? C'est le mot qui me vient, et qui convient, à l'écoute de ce second album d' AC22 sorti en toute discrétion en novembre 2018.
En effet, vous ne trouverez rien sur cet opus, ou pas grand chose, à part une chronique élogieuse chez RockMeeting, le seul qui a su ouvrir l’œil, euh... l'oreille.

Quant aux autres zines : niet, nada, nibe, peau d'balle !
Ils sont passés à côté de ces quinze titres remarquables.
La faute à qui donc ? Gilets jaunes ? Macron ?
Non. La faute au discret Jean Lou K, plus doué pour composer de superbes albums que pour jouer les marchands.

Un peu d'histoire ?

Batteur historique et compagnon de route de Shakin' Street, depuis l'époque où ce combo comptait dans ses rangs Corinne Marienneau et Louis Bertignac - partis rapidement rejoindre Jean-Louis Aubert pour... Mais je m'égare ! - Jean Lou K est désormais le capitaine et seul maître à bord du projet AC22.

Début 2018, AC22 sort son premier album, "The Trianon Sessions", sur lequel les prestigieux Fred Guillemet (Trust / Hallyday) et Georges Bodossian (Ocean), pour ne citer qu'eux, lui prêtent main forte.
Là encore, seul Rock Meeting est sur le coup.
Qu'importe ! Jean-Lou a envie de composer une douzaine de chansons, et trois autres histoires, pour chanter son amour à une muse mystérieuse, Isabelle De La Chaynée. C'est la naissance d'un album au titre interminable et d'une déclaration sans équivoque.

Fred Guillemet est à nouveau de l'aventure, ainsi que deux chanteurs remarquables présents sur le précédent produit : Flora Roland et Vitha Sai. Ces deux vocalistes se soutiennent ou alternent la place de lead selon les compositions. Mais c'est à Vitha Sai que Jean Lou confie l'essentiel du lead sur cet album. Pas innocent, évidemment, puisque dès l'entame, la voix de Vitha, proche de celle de Plant, retient l'attention et pose ce décor zeppelinesque qu'on ne quittera plus vraiment. Et si vous n'avez pas compris, Jean Lou K pastiche et signe sur "Sweet Isabella", huitième piste, sorte de mix de "Whole Lotta Love" et de "Rock'N Roll".

L'ensemble des titres de cet opus vous fait visiter un univers Rock qui va des Stones à Rush (le titre "Isabelle"), mais le phare Led Zep n'est jamais loin (l'excellent "King Without A Queen").

Au final, ne commettez pas l'erreur de vos zines assoupis : ne faites pas l'impasse sur cet album ; il se pourrait rapidement que vous ne puissiez plus vous en passer !

En tout état de cause, écoutez au moins une fois "12 Songs Inspired By The Love of Isabelle De La Chaynée Plus 3 Other Tales", et vous conviendrez avec moi qu'il mérite beaucoup mieux que le modeste écho qu'il a reçu jusqu'à présent.
N'attendez donc plus que les webzines se réveillent à votre place, et célébrez avec nous l'amour de Jean Lou K porte à son Isabelle.

On vous donne les liens :

https://ac22.bandcamp.com/…/12-songs-inspired-by-the-love-o…

Liker la page d'AC22 :
https://www.facebook.com/ACdedeux/

CAJUN TANG : Rougail-Blues ou Rougail-Cajun ?

Le 02/03/2019

Le tangue est un mammifère insectivore, originaire de Madagascar et présent dans l’océan Indien. Connu pour ses vertus gustatives, il ressemble un peu à notre hérisson.
Notre petit animal vous étant maintenant familier, permettez-moi de vous en présenter un qui ne manque pas de piquant : Cajun Tang.
Basé sur l’ile de La Réunion, Cajun Tang est un duo constitué de Tedy Beer (guitare, harmonica, chant) et d’Ely la Flask (violon).
Les deux compères se sont connus en 2017. Ils ont signé leur premier album éponyme en 2018.
Influencée par la musique Cajun des années 1930 à 1950, leur production rappelle aussi le blues des origines. Leurs textes en anglais, français ou créole, s’inspirent de la vie quotidienne, de la chasse (rassurez-vous gentils métalleux, le petit tangue réussira à rejoindre son terrier !), des peines de cœur, ou des vacances... à Palavas-Les-Flots !
 

Cajun Tang, Mardi Gras, No Man’s Land, Mafate, le très joli Amen, et bien d’autres titres vous transporteront sans difficulté en pleine Louisiane, le cul sur la berge, à regarder le fil de l’eau verdâtre, car le duo touche si juste dès le premier album qu’on croirait voir passer des alligators dans son jardin !
Classé entre Nathan Abshire, Robert Johnson et Jimmie Lee Robinson, votre galette de Cajun Tang sera en parfaite compagnie. Tedy Bear et Ely la Flask signent, avec ce premier LP éponyme, une belle réussite. A découvrir absolument.

 Lien Facebook :
https://www.facebook.com/Cajun-Tang-111256862891245/
(N’oubliez pas de liker leur page !)

Ecouter Cajun Tang : https://cajuntang.bandcamp.com/

Charlotte Lee et la Superwise Company

Le 14/02/2019

Charlotte Lee est une jeune artiste chamoniarde et son premier album “Superwise Company” est disponible ce mois-ci sur toutes vos plateformes.
Elle est entourée par Gilles Coquard (Basse - Contrebasse - Guitare - Chant - Choeurs) , Hervé Gourdikian (Saxophones - Duduk) et Francis Arnaud (Batterie - Percussions), musiciens aguerris aux CV longs comme le bras, ayant joué ou enregistré avec Aznavour, Michel Petrucciani, Nilda Fernandez et bien d’autres.
Pascal Coquard (Studio Les Tontons Flingueurs) s’est occupé du son.
Le mastering a été réalisé par Alan Ward ( Electric City Mastering Studio - Bruxelles).
L’artwork est signé Margaux Rodrigues.

Charlotte Lee - Superwise Company (2019)
        
La première évidence qui marque l’esprit à l’écoute du premier album de Charlotte Lee, c’est que Pascal Coquard, l’ingé-son, est bien le cinquième membre de cette Superwise Company. Cette excellente nouvelle intégrée, Charlotte nous entraîne, de sa voix légèrement voilée, en treize titres chantés en anglais, français ou espagnol, dans un jardin aux compositions majoritairement jazzy et acidulées.
Les harmonies vocales la soutiennent très joliment, et l’album alterne les mélodies pétillantes et les chansons plus intimistes.


Le teaser présenté voici plusieurs mois sur la page de l’artiste était alléchant ; Charlotte Lee et sa Superwise Company ont tenu toutes leurs promesses.
          
Charlotte Lee sur Facebook : https://www.facebook.com/charlotteleeartiste/
Plus sur Charlotte Lee : https://www.charlotteleemusic.com/
Charlotte Lee en concert :
24/02/2019 à St-Etienne
01/03/2019 à Luynes
16/08/2019 à Bourges
29/11/2019 à Paris
 

 

 

 

 

10 ALBUMS POUR 2018

Le 08/01/2019

Ils sont fondateurs de fanzines, chroniqueurs de webzines, rédacteurs en chef ou adjoints à la rédaction de magazines, backliners dans l’audiovisuel ou animateurs radio, et ils ont en commun d’être des passionnés. Ils ont passé l’année à vous abreuver de chroniques, à vous harceler pour une interview, à guetter les news, à relayer l’info, à dénicher la perle rare, à fouiller les bacs, à scruter les plateformes, à écumer les salles de concerts, à écouter tous les types de Metal et le dernier Alain Chamfort. Ils se sont réunis virtuellement en cette fin d’année pour vous présenter leur sélection des dix albums français qu’ils retiennent pour 2018. Certains ont eu des scrupules ; d’autres ont trouvé l’exercice cornélien (Cornélien, de “Corneille”, le mec qui a écrit Racine !). Tous n’ont eu qu’un regret : ne pas avoir eu le droit de vous citer leur onzième opus de la Mort qui Tue... Et une certitude : 2018 est un grand millésime. Voici les dix albums français qu’ils ont choisi pour illustrer l’année en beauté :


 

La sélection d’Ahasverus, fondateur du fanzine Ahasverus - Métaux en tous genres https://www.facebook.com/AhasverusMetal


 

La sélection de Cglaume, chroniqueur chez COREandCO webzine https://www.coreandco.fr/


 

La sélection de Xuaterc, chroniqueur chez COREandCO webzine https://www.coreandco.fr/

 


 

La sélection de Markus, backliner au Fernando ROCK SHOW (7 ans de boite, 1200 tonnes de flightcases dans les guiboles et 25 000 km de jack dans les doigts !!!!!) http://www.fernandorockshow.com/


 

La sélection de Louis, fondateur du groupe public French Metal, Punk et Rock Promotion https://www.facebook.com/groups/avalon0/about/


 

La sélection de Tristan, fondateur du fanzine Hard French Metal https://www.facebook.com/HardFrenchMetal/


 

La sélection d’Axl, rédacteur en chef du magazine/webzine Heretik Magazine http://www.heretik-magazine.fr/


 

La sélection de Hyacinthe, adjointe de la rédaction du magazine/webzine Heretik Magazine http://www.heretik-magazine.fr/


 

La sélection de Vanessa, fondatrice de La Légion Underground webzine https://www.lalegionunderground.com/


 

La sélection de Thierry, fondateur du fanzine Le metal c'est vital https://www.facebook.com/LE-METAL-CEST-VITAL-1780173098882556/


 

La sélection de Kiki bastien, animateur de Le Rock à Kiki, l'émission radio http://www.rockenfolie.com/radio-rock/emission-rock-Le_Rock_a_Kiki-85.html


 

La sélection de Benoit, fondateur du fanzine Margoth PDF https://margothpdf.blogspot.com/


 

La sélection d’Olivier, fondateur de la webradio Vinylestimes http://www.vinylestimes.fr/


 

Quelques observations :


 

Nous saluons et remercions tous les groupes de ces sélections pour leurs albums, et ceux que le manque de place nous a empêché de citer, mais qui nous tiennent à cœur quand même. Et nous vous disons : A L’ANNEE PROCHAINE !

 

ASK FOR REDEMPTION - Spiritual Throne (2018)

Le 09/04/2018

Les Avignonnais de ASK FOR REDEMPTION ont sorti en février 2018 leur second LP, Spiritual Throne, album Métal d'un excellent niveau,plus varié que son prédecesseur.  Ses touches aventurières ont intrigué notre oreille, et nous avons décidé d'éclaircir ce mystère en posant quelques questions à leur guitariste, Rémi Rondot.

Ask for redemption 2

(Photo : https://www.facebook.com/lgprodcom/)

1.- Nom, prénom, et ton rôle dans ASK FOR REDEMPTION

RONDOT, Rémi, guitariste soliste et chants saturés.

2.- A quel âge as tu rencontré ta première guitare ?

A 18 ans, c'était une Cort X2 Noire que je possède toujours et que je garde par nostalgie.

3.- Quel est le premier disque que tu aies acheté ?

Megadeth - Rust in Peace.

4.- Quel est le disque que tu écoutes le plus dans ta voiture ?

En ce moment c'est Elder - Reflections of a Floating World.

5.- Votre deuxième album, Spiritual Throne,  est sorti en février 2018. Je le trouve étonnant  :  il n'est absolument pas linéaire et parvient à surprendre l'auditeur,  notamment grâce au jeu de guitare, à capter l'attention quand on ne s'y attend pas, pour nous amener à un dernier morceau encore plus surprenant, The Last Redeemer.  Je  trouve ce nouveau CD très différent de Remanence (2015), son prédecesseur, qui était de facture plus classique. Es tu d'accord, et en ce cas comment expliques-tu cette évolution ?

Je suis tout a fait d'accord, l'explication la plus simple reste que nous avions envie de varier les compositions. 
Répeter des structures classiques devenait vraiment ennuyant, et sans se forcer dans cet optique, nous avons intégré des elements de musiques progressives.
L'élément de surprise dont tu parlais est vraiment important. Lorsque que j'écoute un groupe, j'ai plaisir a me dire: " attends,  qu'est-ce qu'il s'est passé, là ? C'était inattendu !"

6.- Ils t'ont dit quoi tes parents quand tu leur as annoncé que leur fils allait devenir guitariste dans un groupe de Rock Métal ?

Ils m'ont toujours encouragé. Dans sa jeunesse, mon père écoutait Led Zeppelin et ma mère Black Sabbath. Donc, d'une certaine manière, j'étais prédestiné a aimer la musique rock.

7.- Les gens aiment bien les étiquettes, laquelle collerais-tu sur la musique d'ASK FOR REDEMPTION ?

Entre bal musette et post avant-garde jazzcore...

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(photo : https://www.facebook.com/lgprodcom/)

8.- La fée Métalline trouve que vous avez fait un putain d'album et, pour te remercier, elle te propose de profiter d'un concert privé par le groupe ou l'artiste de ton choix. Qui nommes-tu ?

Mastodon,  sans hésitation ! C'est un groupe que j'ai découvert au bon moment, et qui n'arrête pas de me surprendre.

9.- Vous êtes basé vers Avignon, mais où pourra-t'on venir vous applaudir dans les prochains mois

Nous n'avons pas de dates précises, mais nous avons des contacts pour jouer a Avignon, Lyon, Nice et Montpellier.  Nous annoncerons tout ça prochainement.

10.- Quel titre rock pourrait être ta devise ?

"Man Made God" du groupe In Flames 
 

Merci, Rémi,  pour tes réponses et ta disponibilité.

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Hālley - In Moon We Trust​/​Run For My Sun (2018)

Le 26/03/2018

Esprits fermés, passez votre chemin.
Il y a des petits bonheurs, dans la vie. 
Tenez, par exemple, quel est donc cet ORNI (objet rockant non identifié) qui éclaire soudainement mon ciel musical au détour d'une page Facebook ?
C'est In Moon We Trust​/​Run For My Sun, le double EP du groupe Hālley, sorti en mars 2018 !
Un double EP dont on peut, si l'on veut, acquérir chacune des parties séparément. (https://halleyband.bandcamp.com/)
Ce surprenant quintette parisien qui ne fait rien comme tout le monde s'est créé en 2015. Ses influences vont de la pop au hard rock, de Bowie à Led Zep en passant par Pink Floyd. Il en ressort un étonnant territoire, difficilement catégorisable, mi-jazzy, mi-rock, mi-hard et mi-floydien.
Oui, je sais, cela nous donne quatre moitiés, c'est vous dire à quel point je suis enthousiaste ! 
Hālley envoie son talent dans toutes les directions : ça swingue, ça groove, ça jazz, ça rock, la guitare est floydienne, la voix, qui pourrait sans problème candider pour The Voice, part chercher ses notes dans des recoins inattendus avec une facilité déconcertante. La prestation des cinq jeunes zicos et le niveau de leurs compos sont étonnants de dextérité et laissent présager que les jeunes loups de Halley pourraient bien devenir l'une des valeurs sûres de la scène rock hexagonale. Ce premier album est tout simplement grisant et Hālley fait partie de mes trois grands espoirs rock, contredisant totalement l'adage stupide selon lequel il ne faudrait pas tirer des plans sur la comète. 
https://www.facebook.com/halleyband/

Halley

PORNO GRAPHIC MESSIAH - Terrorize Me (2018)

Le 18/02/2018

Pfff... Suis de retour à Sainte-Marie. Tout ça parce que samedi dernier je suis rentré à 19 heures 30. C’est pourtant pas tard, 19 heures 30 ! Tous mes copains ont le droit de rentrer à 19 heures 30 ! Pourquoi pas moi ? Je suis plus un gamin. J’ai 52 ans et demi, quand même !
" - T'étais où ? elle demande comme ça, ma mère. T’es 'core allé aux filles ?
- Mais pas du tout, Man ! Je réponds. J'étais à THE BLOODY ROCK SHOP, 589 avenue de Cannes, Mandelieu (sortie 40), à côté de TATOO EVASION PIERCING, avec parking gratuit ou zone bleue à proximité. Je suis allé voir PORNO GRAPHIC MESSIAH qui vient de sortir son nouvel album,  "TERRORIZE ME".
- Je veux plus que tu traînes dans les sex-shops !"  elle me dit.
Il est vrai qu'entre son label ANOTHER MANAGEMENT, son groupe et le reste, Scars Summer, le fondateur/guitariste/chanteur de PGM diversifie beaucoup ses activités et qu'on pourrait s'y perdre. Mais de sex-shop, à ce jour, à ma connaissance, il n'a point (hein non, que t'en as point, de sex-shop, à ce jour, Scars Summer ?). 
"- Mais non, je réponds, Porno Graphic Messiah, c'est le groupe de Métal Indus qui a sorti l'EP "Live and Frustations" en 2010, et l'excellent LP "Til' Death or Nothing" en 2014. Tu te souviens comme il bastonne, Til' Death or Nothing ? Tu sais qu'il est toujours disponible ?
- Puisqu'il "bastonne",  ton "Til' Death or Nothing", pourquoi t'es allé en chercher un nouveau ?  s'étonne ma mère.
- On "Terrorize" pas sa mère, rappelle mon père.
- "Til' Death or Nothing", c'est un excellent album, mais "Terrorize Me" est encore un cran au dessus, à mon sens. Plus homogène ! je réponds.
- C'est un peu court comme argument, jeune homme, insiste mon père à juste titre.
- D'accord, je développe, Pa : Porno Graphic Messiah présente sur son nouvel album des titres taillés pour la scène tels Star, Terrorize Me, I am Satan, ou encore Anna Is Missing, reprise d'un titre qui se trouvait sur l'EP Live and Frustration. Mais il alterne avec des compos plus "lounge", parfois instrumentales, des respirations qui trouvent toute leur place sur ce CD, comme The Answer, ou  Bling Bling and Bang Bang (j'adore ce titre, pas vous ?). Elles aèrent l'album. Au final, cela donne un LP de Métal Indus au gros son, à la fois esthétique, raffiné et violent. Si c'était un film, ce serait Wide Eyes Shut. Si c'était un auteur, ce serait Sade. La puissance des riffs en plus, bien sûr. Un LP,  au final, très (dés?)équilibré.
- Voila que ça lui reprend de dire n'importe quoi, fait mon père. Va falloir qu'on augmente sa dose. Va chercher les pillules, je lui tiens les mains.
- Je dis pas n'importe quoi, je réponds en me débattant. Si vous me croyez pas, vous n'avez qu'à aller voir  Porno Graphic Messiah pour leur demander : ils seront le 21 avril 2018 à Miramas, le 16 mai  à New-York et du 17 au 20 mai au Canada, (Montréal, Valleyfield, Québec).
- New-York ? Montréal ? Québec ? soupire mon père. Et pourquoi pas l'Amérique, tant qu'on y est ?
- Mais bien sûr, l'Amérique ! je crie. Porno Graphic Messiah c'est une machine de guerre avec un arsenal taillé pour la scène ! En plus, ils vont rajouter quelques dates en France, alors faites comme moi,  surveillez leur page Facebook !"
Ma mère me touche le front pendant que mon père me fait sa fameuse clé de bras.
" - Je vais appeler les pompiers, elle lance à mon père, il est brûlant. Je me demande même si son "Terrorize Me" c'est pas tout de l'invention !
-Il existe, "Terrorize Me", je hurle. Je l'ai écouté ! Et même toi,  Man, et toi aussi, Pa, tu peux l'avoir en contactant THE BLOODY ROCK SHOP ou en allant sur le site d'ANOTHER MANAGEMENT ! Tiens, voilà les adresses : 

https://www.facebook.com/PNMBand/

https://www.facebook.com/AnotherManagement/

https://www.facebook.com/thebloodyrockshop/

https://www.facebook.com/tattoo.evasion?hc_ref=ARTeB8QNp-WYZ3BvR8mfASozutaevGyRiWGAk2xCuIFlqk_WBpehl-LKR06GjxP_HXQ&fref=nf&pnref=story

 

France pgm

LYNN - 9 (2017)

Le 17/02/2018

Lynn est un jeune groupe de Dark Nu Métal (j'ai toujours du mal avec les catégories) dont le nom se réfère au lieu de résidence de l'une des sorcières de Salem. Le groupe serait, en quelque sorte, la voix, le journal intime, le récit des cauchemars de ce personnage torturé. C'est donc  sur un Styx ballotté par la folie et la sorcellerie qu'on commence cette traversée.  Bienvenue dans l'univers angoissant de LYNN.

Sorti en août 2017 avec une magnifique pochette travaillée par Manu PBass (si j'ai bien tout compris)  "9" est le premier EP du groupe.  C'est Enemy qui ouvre le bal aux 5 titres. Son introduction vous plonge d'emblée dans une ambiance à la "Saint-Ange", le film de Pascal Laugier. Cette tonalité ne quittera pas l'EP qui est plus une invitation à un voyage au bout de la nuit qu'une suite de chansons pour faire la teuf. Ou alors tes parents ont raison : tu es très bizarre.

Outre son concept, qu'est-ce qui distingue Lynn des 123 697 268 autres formations de Nu Métal ? Sans aucun doute ce qui sort de la gorge d'Anna Lynn, la signature vocale du groupe. Je l'affirme tout net,  je voudrais pas être à la place du conducteur qui grillerait la priorité à Anna et auquel elle s'apprêterait à passer une soufflante ! Parce que, quand Anna se met à hurler, on est partagé entre la sidération et l'envie de rentrer sous terre, et tout ça, ça met carrément les poils ! Auteure des textes, Anna Lynn interprète avec conviction, par un chant en anglais parfois hurlé ou pleuré, la "sorcière" dans toute sa folie. 

La voix d'Anna est habillée par une musique violente et oppressante composée principalement par Guim, le guitariste, mais aucune parenté avec le Maître du même nom. Ray, à la basse et Dimitri, à la batterie, complètent le quatuor.  

Lynn propose des vidéos sur sa page Facebook, dont Asylum, qui n'est pas sur l'EP, mais qui n'a pas volé ses "like". Elle vous permettra de voir ce qu'il est capable d'envoyer même en accoustique guitare/voix. Vous comprendrez mieux tout le bien que je pense de Lynn au vu de ce clip.Un dernier conseil : mettez un casque et des bouchons pour les oreilles.

Ce groupe à suivre cherche des concerts. Vous aurez donc peut-être la chance de les voir hanter prochainement une scène pas loin de chez vous.
Quant à "9",il est disponible pour une modeste poignée d'euros sur Bandcamp. Ce serait dommage de s'en priver.

https://www.facebook.com/lynnofficielband/

France lynn

COROSTELER - Vestiges (2015)

Le 16/02/2018

"Entrez dans le monde virtuel de la consommation éternelle."

COROSTELER est un ovni franc-comtois  piloté par Romain Bresson (Ebow, Guitare, Voix et machine) et Silvere Gravelin (Basse, Guitare, voix et machine). Après avoir produit deux EP en 2013 et 2014, ils se sont associés à quelques guest pour livrer en 2015 un concept-album de Post-Metal Indus particulièrement prenant : Vestiges

Imaginez une société de surconsommation où la machine nous remplace pour créer  "une seule nation - Aliénation" et où l'homme, "esclave de la consommation", devient à son tour le robot exploité par la  Machine. 
Corosteler nous emmène durant près de 70 minutes dans un univers dystopique dont le concept évoque Matrix ou le Soma du Meilleur des Mondes, ("Prenez et mangez en tous - ce sont vos rêves créés par nous"). On pense aussi à Dark City, dont le ciel oppressant et l'univers saturé pourraient vous écraser à tout instant. L'album avance d'ailleurs  dans un mélange de morceaux saturés et agressifs et de plages douces et mystiques. Les paroles, à l'exception d'un titre, sont en  français, et consultables sur Bandcamp. 

Si son nom semble se référer au côté (COROS)if du Métal et à un côté stellaire plus aérien et plus planant, COROSTELER est en fait le patronyme du grand-père russe de l'un des membres du groupe. La  chanson C. F. K. (Cemion Fiodorovitch Korostelio) y fait évidemment référence.
Bref, vous l'aurez compris, Vestiges est un concept-album qui m'a complétement emballé, et que j'écoute et réécoute comme on regarde un film. Quant à Corosteler, il travaille actuellement sur son prochain album, bien évidemment à suivre. En live, Les amateurs de Métal  seront doublement gagnants, puisque c'est aussi de Métal que le groupe habille sa scène en incluant à son show des sculptures de Romain Bresson, que je remercie au passage : il a eu la gentillesse de répondre à mes questions et m'a envoyé la photo qui illustre ce post.

France corosteler 2

THE FUNDAMENTAL WISDOM OF CHAOS - Harvest of Laments (2018)

Le 13/02/2018

Jeudi c'est raviolis, c'est indiscutable.
Mais mardi, c'est le jour de la sortie d'Harvest of Laments, le premier album de THE FUNDAMENTAL WISDOM OF CHAOS.

Officiant dans un genre avant-gardiste/allternative/dark, TFWOC est le projet de la fort sabbatique Sab Elvenia. Elle a tout fait toute seule ! Pfff ! Facile, direz-vous, quand on est une créature à douze bras six têtes !

Secondée par Mobo à la guitare, la couteau suisse du Dark Metal a conçu, chanté et joué toutes les parties afin de vous entraîner dans son univers avant-gardiste/alternative/dark Metal où les compos avoisinent parfois les 8 minutes. N'allez pas l'écouter en forêt, vous croiriez voir bouger des arbres menaçants ! Avec des titres aussi alléchants qu'Itsy Bitsy Spider ou The Sacrecrow Paradox, la découverte d'Harvest of Laments est également le moment où tu regrettes d'avoir manqué l'école et d'être trop nul en anglais pour profiter pleinement du concept de cet album qui tourne autour de la dualité.

THE FUNDAMENTAL WISDOM OF CHAOS est en écoute libre sur Spotitruc. Une recommandation: le son est parfait et plus c'est fort, plus c'est bon, alors n'hésitez pas à exploser le volume !
https://www.facebook.com/TheFundamentalWisdomOfChaos/

(Photo https://www.facebook.com/joel.bardeau.photo/ coiffe https://www.facebook.com/idolatreclothing/)

 

DREAMSLAVE - Rest in Phantasy (2015)

Le 12/02/2018

Monsieur le Commissaire de la police
4 avenue des Villes-de-France
88000 EPINAL
(double envoyé à monsieur le préfet au cas où l'on voudrait étouffer l'affaire, comme d'habitude)

Objet : réclamation pour tapage
Lettre recommandée AR et anonyme

Monsieur le commissaire,

Riverains de la rue de Grandrupt à Golbey, ma famille et moi-même subissons depuis octobre 2015 des outrages fréquents, rapides, puissants, entêtants et intenses à toutes les heures de la journée, et parfois même la nuit. Ces bruits provoquent chez les membres de ma famille et moi-même des soubresauts à toute heure qui empêchent de dormir. 
Au départ, ces nuisances étaient causées par monsieur Ahasverus Cornelius, résidant 44 rue de Grandrupt, deuxième étage, appartement 122, individu suspect qui tient toujours ses volets fermés et salue ses voisins en dressant l'index et l'auriculaire. Sous son impulsion, elles se sont peu à peu étendues à l'ensemble du bâtiment.
Elles consistent en un passage en boucle de l'album "Rest In Phantasy", pourtant daté de 2015. Il s'agit du premier album (soit-disant) auto-produit du groupe Dreamslave, au motif qu'il serait l'un des tout meilleurs dans sa catégorie, capable de rivaliser avec des pointures telles que Nightwish et autres Therion, et qui bastonne toujours aujourd'hui, trois ans après sa sortie. 
Cette formation douteuse aurait pour chanteuse une nommée "Emma" à la voix puissante et lyrique, enfin vous voyez le genre... Un prénommé Peter assurerait growls et Keytar. Growls ? vous imaginez les dommages que cela peut causer à un bâtiment construit dans les années 1970, monsieur le commissaire ? Il serait en partie responsable des vocalises de la dite Emma. Mais il serait trop facile d'oublier la responsabilité des Quent (Batterie), Nils (Guitare) , Louis (Guitare) et Sajih (Basse). A la potence, monsieur le commissaire, à la potence !
Enfin ! Comme si tout ça ne suffisait pas, un nommé Najib Maftah, de Stolen Memories, (Stolen... On y vient !) donne la réplique à cette Emma sur Angel Requiem ! A la potence aussi, Najid Maftah ! Haut et court !
Ces gens douteux habiteraient Lyon. Leur "musique" est relayée à travers la France par tout un réseau d'individus tatoués aux cheveux longs et gras qui se complaisent à faire le signe du diable, dont le nommé Ahasverus Cornelius qui prétend même détenir une photo dédicacée d'Emma obtenue lors de l'achat de R. I. P. Une secte ? Comme vous, je m'interroge, monsieur le commissaire.

Avant de vous déranger, mon épouse et moi avons missionné Me Kernarek-Bigouden, huissier de justice à Epinal comme son nom l'indique. Débordant de sa mission, celui-ci nous a assuré que R. I. P. était un grand album, qu'Emma avait une voix exceptionnelle, qu'elle savait varier son chant, que les compos tenaient complètement la route, que cet album n'était jamais lassant, et que des titres comme Pirate's Anthem, The Vinland Saga, Eternitears, Join The Phantasy/The Dark Crusade, Torments, et patati-patata se plaçaient au plus haut niveau du Metal orchestral... Il a souligné l'originalité d'Emma et le potentiel ainsi que le sens de la composition de DREAMSLAVE, qu'il classait parmi les meilleurs mondiaux. Vivement le prochain album, a-t'il ajouté en partant... Je ne vous cache pas que mon épouse et moi avons quelques raisons d'avoir peur et de penser que Me Kernarek-Grosjean s'est trouvé manipulé par le gourou Ahasverus Cornelius, ou pire encore par DREAMSLAVE !!!
A ce jour, aucune solution amiable n'a été trouvée avec monsieur Cornelius. Il ne veut rien entendre (d'autre que cet album). Mon épouse et moi avons appris que le groupe cherche un nouveau batteur, et que le successeur de RIP serait disponible courant 2018. Nous avons donc quelques craintes pour la santé publique, ET POUR CELLE DE MADAME LEBRUN vu la puissance du premier album autoproduit. A ce propos, j'appelle notamment votre attention sur le fait que Madame Lebrun, résidant 44 rue de Grandrupt, appartement 121, deuxième étage, a dû consulter pour des problèmes cervicaux alors que cette personne N'AVAIT JAMAIS EU DE SOUCIS DE SANTE AUPARAVANT !!! 
Espèrant avoir retenu votre attention, et déclinant toute responsabilité notamment quant à la santé de la nuque de madame Lebrun si aucune mesure n'était prise, nous vous assurons, monsieur le commissaire, de toute notre admiration et du bien que nous pensons de votre action.
Signé des bons Français.

https://www.facebook.com/Dreamslave/

France dreamslave

DUNGORTHEB

Le 06/02/2018

Ca a commencé vers 20 heures.
"Tiens, qu'elle me fait Poupette, j'ai vu la Cathy hier. DUNGORTHEB passe bientôt au Complexe de l'Artiste. J'aimerais bien qu'on y aille."
Moi, j'ai rien répondu, rien. J'ai fini ma soupe en silence, puis j'ai prétexté un mal de tête pour aller dans la chambre. Je me suis mis devant l'ordi.

"Allo Google", j'ai fait. Silence...  "Allo Google ?" Toujours rien. Ca m'énervait qu'il réponde pas, Google, alors j'ai essayé plus fort.  "Allo Google, ALLO GOOGLE ! NON MAIS ALLO, QUOI !"
Au bout d'un moment, Poupette est arrivée.  "Tu fais quoi ?" elle demande. "J'allais me coucher", je réponds. "Menteur ! Tu vas encore mater tes films cochons !" 
Elle a appuyé sur un bouton  de l'ordinateur, puis elle est retournée regarder Top Chef en me traitant d'obsédé en en profèrant des propos incohérents sur l'origine de mes troubles de l'audition. "Allo Google ?" j'ai fait. L'écran s'est allumé.


DUNGORTHEB, j'ai tapé. Google a réfléchi quelques secondes, puis il m'a proposé 130 000 résultats. 


Dungortheb, disait le premier résultat, est " un sombre ravin qu’on appela ensuite Nan Dungortheb, la Vallée de l’Épouvantable Mort, à cause des horreurs qu’elle y engendra."
Dungortheb, affirmait le second résultat, est un groupe de Death Metal Technique, fondé il y a 25 ans à Epinal. Après une démo sortie en 1996, Trip Into Obscurity, il produit trois albums : 
Intented to... (2003)
Waiting for Silence 2008)
Extracting Souls (2014)
Le groupe revendique des influences telles que Coroner, Mercyless, Pestilence, Death ou Scar Symetry. 

C'est quoi d'ça, Scar Symetry, j'ai demandé ? C'est pas des noms du village... Je vais quand même vérifier les 129 998 résultats suivants...
Ca m'a pris toute la nuit, et une partie de la matinée. J'en ai profité que Poupette était partie chez sa mère. A la fin, j'hésitais toujours entre les deux premiers résultats. A midi, je suis allé demander conseil au Régis. "La Poupette n'est certainement pas allée jusqu'à Ered Gorgoroth pour parler à la Cathy, il a estimé, alors il doit s'agir du groupe de Death Metal Technique."

Death Metal technique... Qu'est-ce qui lui prend à la Poupette ? Je ne suis pas vraiment le plus grand spécialiste de Death Metal, moi, Ahasverus. Ce que j'aime, c'est plutôt les pantalons moule-burnes, le Hair-Metal, Skid Row, Twisted Sister et Poison, enfin, la vraie musique quoi !

"- C'est bien curieux, cette affaire. Je vais quand même y jeter une oreille, à leur Extracting Souls, le dernier album, j'ai fait comme ça au Régis.

- Je peux te le charger, si tu veux, il est sur tous les bons sites marchands.

- Tope-là", j'y réponds.


Régis prend ma carte bleue, et commence à taper sur son ordi. Ca va pas me coûter la peau des fesses au moins ? Penses-tu qu'il m'explique, il vaut à peine une poignée d'euros. Alors il charge, et il met l'Intro . Tiens voilà qu'il pleut, je lui fait. Faut que j'aille rentrer mon bois. Mais non, écoute, c'est la musique qui commence, me dit Régis. Et là d'un coup, Pan ! Inside ! Un type qui hurle comme s'il avait vu la bête (des Vosges bien sûr) ! Dans la face ! J'ai eu un mouvement de recul. Régis, il bronchait pas. Du bon death qui tâche, il me dit, rien que de très normal. Sauf qu'au fur et à mesure de l'écoute, je vois son  visage  se transformer. "Leur musique, il me fait, elle est comme aérée, élargie, je peux pas mieux dire. Le Death technique des Spinaliens est tout à fait passionnant, il a quelque chose en plus qui donne à ses compos, à son album, le ton juste. Ses solos sont superbes, les compos sont fortes. Il est tout à fait capable de séduire n'importe quel métalleux, même ceux pas particulièrement portés sur le Death. Une totale réussite !
- Je fais quoi alors ? 
- On va télécharger aussi Waiting for Silence, l'album de 2008, parce que, vu la qualité de leurs productions, ce serait dommage de pas se pencher sur la discographie complète."

Depuis, Poupette et moi, on est devenus Death Métalleux, et on tape du pied tous les soirs en écoutant DUNGORTHEB. On a même invité la Cathy qui vient tout exprès d'Adoncourt pour headbanguer le soir avec nous. "Attends pas le nouvel album pour venir t'éclater, lui a dit Poupette, DUNGORTHEB ne sortira pas d'autre skeud avant 2019 !"

https://www.facebook.com/Dungortheb/

 

GRORR - The Unknown Citizens (2014)

Le 22/01/2018

Amis Prog-Métalleux, vous êtes gâtés : tonton GRORR sait très bien raconter les histoires.
Ce quintette originaire de Pau aime les concept-albums et sait les fabriquer : après avoir raconté la vie d'une fourmilière dans Anthill en 2012, il est revenu en 2014  avec The Unknown Citizens décliner un poême de W. H. Auden.
Cet album de 9 titres est un triptyque qui s'attache aux trois personnages du poême britannique, the fighter, the worker, the dreamer.
GRORR s'y entend pour varier avec maestria les couleurs de son prog'. Chacune des trois parties baigne dans une ambiance différente, souvent oppressante. Les Palois intègrent à leur musique un chant death (souvent) et des éléments ethniques (parfois) en incorporant aux compos des instruments traditionnels.
L'écoute de cet étonnant album ne  donne qu'une envie au néophyte : le remettre au début / attendre la prochaine production de Grorr / aller découvrir Anthill, le prédecesseur de celui-ci.  Je sais, ça fait trois envies, mais je n'ai pas le sens des priorités et je n'ai jamais su trancher. Quel que soit votre choix, vous trouverez tous les liens utiles sur la page Facebook de GRORR : https://www.facebook.com/grorrpage/
Egalement sur le site du groupe ou sur Youtube, You Know You're Trapped, une vidéo extraite de cet album,  pur bijou de poésie et d'animation qui n'a pas volé ses clics "J'aime". Evidemment, ce morceau n'est pas représentatif d'un LP qui n'est absolument pas linéaire.
Dis, Tonton Grorr, tu viendras encore nous raconter des belles histoires, hein dis ?
https://www.facebook.com/grorrpage/

France grorr