AKIAVEL (Thrash Death) : Juste avant le Rush

  • Le 08/02/2020
Formé en 2018, Akiavel fait partie de ces jeunes groupes qu’on découvre avec stupéfaction, tant il est évident dès les premières minutes de la première écoute que leur maîtrise du Metal est nettement supérieure à ce que ne laissait augurer une si jeune existence. Cette formation, dont le niveau était souligné par les critiques dès le premier EP, revient avec “V”, un album en Thrash Death trempé, qu’on trouvera dans les bacs dès le 20/02/2020.
Nous avons eu la chance de pouvoir lui poser quelques questions avant le rush que ne manquera pas d’occasionner à leur portillon la sortie de cet opus. Voici l’interview d’Akiavel...
AKIAVEL par Mr Cana Photography.
 
     "Nous avons eu une chance inouïe de nous trouver 
sur le même chemin au même moment."

Bonjour Akiavel. Commençons par un saut de puce dans le passé : premier album acheté ?
Auré (chant) :
Salut Ahasverus ! Alors, excellente question, impossible de me rappeler le premier album acheté, il me semble que c'était “Inhale/Exhale” de Nasum ou “The Bleeding” de Cannibal Corpse ! Par contre le premier qui m'ait marqué, j'avais quatroze ans, c'est mon père qui me l’a donné : le Black Album de Metallica
Chris (guitare) : Moi c’était “No Prayer for the Dying” de Iron Maiden, une référence !
Jay (basse) : Et moi “Too Fast for Love” de Mötley Crüe, que j’adore toujours autant.

 

Premier concert auquel vous assistez ?
Chris :
Iron Maiden au Bol d’Or, si ma mémoire ne me fait pas défaut.
Jay : Un groupe de Hardcore local dont je ne me souviens plus du nom, mais je me souviens que c’était super... (Rires)
Auré : Dorothée quand j'étais en maternelle ! (Rires) Plus sérieusement dans le Metal c'était un groupe de Grind local d'Amiens (80) qui s'appelait DSK (Disruption of Soul and Kind), et la première grosse scène c'était Napalm Death il me semble...

 

Premier contact avec un instrument de musique ?
Auré :
J'ai essayé de taquiner la guitare étant enfant, mais je voulais faire de la batterie... Haha ! C'est à mes vingt ans que j'ai acheté un micro pour la première fois, les voix Death me fascinaient tant que j'ai voulu m'en sentir capable. J'ai bossé dans mon coin pendant deux ans avant qu'un groupe ne me donne la chance de faire partie de la bande.
Chris : De mon côté, c’est la guitare vers mes quinze ans, chez un pote.
Jay : Moi ce fut à douze ans, chez un ami également.

 

AKIAVEL par Mr Cana Photography.

Qu'est-ce qui ensuite décide votre carrière artistique ?
Auré :
Perso, ma principale influence et ce qui a “déclenché” ma carrière de chanteuse est un souvenir gravé dans ma mémoire comme si c'était hier ! J'avais la vingtaine. Je fréquentais énormément les concerts dans ma région depuis quelques années, et j'étais déjà amie avec les Benighted . Julien (chanteur) m'a demandé un jour si ça me brancherait d'être à mon tour sur une scène, je lui ai répondu que j'adorerais faire du chant, mais je suis une fille, donc c'est impossible. Il m'a ensuite fait découvrir des groupes comme Sinister où une femme était au micro. Ça a fait tilt ! J'ai acheté le micro et le petit ampli dans la foulée !
Chris : Aujourd’hui, ce ne sont que les autres membres du groupe, avec lesquels nous échangeons énormément et avons un fonctionnement très démocratique, qui drive nos choix, donc globalement ce sont nos envies et notre intuition collective qui nous font avancer dans telle ou telle direction !
Jay : Je dirais que la passion conditionne tous nos choix, un tel projet ne peut pas exister sans profonde passion !

 

AcoD, Antropofago, Indust, Scarlean, Inner Disorder... Vous arrivez tous de différents groupes. Qu'est-ce qui vous a réunis sur Akiavel ?
Chris :
L’envie de faire une musique qui nous plait avant de vouloir composer des morceaux qui suivent la “tendance” actuelle… A la réflexion, nous avons eu une chance inouïe de nous trouver sur le même chemin au même moment, tout le monde était en pause de groupe ou en phase de départ. Créer Akiavel s’est vraiment fait de façon naturelle, et l’alchimie a opéré rapidement ! Quand j’y repense, si on m'avait prédit la tournure que prendraient les événements, j’aurais simplement souri et tourné les talons !
Jay : Le bon feeling musical et la sincère amitié qui nous lie. Nous avons la chance, enfin, c’est ce que nous pensions, d’avoir trouvé, l’alchimie nécessaire pour pouvoir s’élever, se dépasser individuellement comme musicien et collectivement comme un groupe ! On vous laisse juger du résultat sur l’album !

 

En juin 2019 Akiavel joue avec Stéphane Buriez lors du Off de Clisson. Comment cette opportunité s'est-elle présentée ?
Chris :
L’orga avait proposée à Stéphane Buriez de choisir un ou deux groupes pour jouer deux reprises parmi les formations qui étaient prévues le vendredi, nous avons eu la chance qu’il nous choisisse, et pour les deux morceaux, encore merci Stéphane !
Jay : Jouer avec le “patron” pour notre premier concert, franchement c'était génial ! Stéphane est un gars adorable.
Auré : Cette histoire est complètement dingue ! (Rires) Je ne m'attendais pas à ce qu'un “jeune” groupe comme nous soit sélectionné pour le Off et la belle opportunité de visibilité que ça représente, et, cerise sur le gâteau, avoir la chance que Stéphane soit sur scène avec nous ! En tout cas, cette expérience a été un souvenir incroyable, et le Off du Hellfest un lieu de rencontres fantastiques !

 

Après un EP, vous présentez "V", votre premier album. Un mot sur l'artwork ?
Chris :
J’étais en contact avec “Raf the Mighty” (une référence en la matière) dans le cadre de mon ancien groupe. J’ai donc naturellement repris contact avec lui, on a longuement échangé et, tout en discutant, je lui ai montré et fait écouter notre projet, il a tout de suite accepté de bosser avec nous.
Pour le cahier des charges, on a demandé des visus axés sur une femme, encapuchonnée, triste, on ne sait pas si c’est une sainte ou l’inverse, on te laisse te faire ton avis !

AKIAVEL, V (2020).
Le duo Julien Truchan (Benighted)/Auré sur le morceau "I & Me" envoie du bois. Qu'est-ce qui vous a donné l'idée de les réunir ?
Auré :
Tout d'abord merci ! Julien est, tu l’auras compris, un grand ami depuis de longues années et je lui ai simplement demandé s’il serait intéressé de faire un duo sur notre album, ce qu'il a de suite accepté avec joie ! On s'est penchés sur une de nos compos qui rendrait bien à deux et j'ai écrit les paroles en fonction de son style si particulier !
Chris : Julien fait partie de ces quelques personnes qui, bien qu’ayant fait leurs preuves (et largement !), savent rester humbles et profondément gentilles et bienveillantes. Beaucoup devraient en tirer leçon !
Jay : Oui c’était une évidence de l’avoir avec nous sur l’album, et le résultat est comme nous l’espérions, direct, brutal et efficace.

 

Le titre "V" s'inspire des cinq blessures de l'âme telles que les définit l'écrivaine Louise Bourbeau, spécialiste du développement personnel. C'est un simple fil rouge idéal pour écrire un album de Death, ou vous aviez un réel intérêt pour le sujet ?
Auré :
Absolument! Je m'intéresse énormément à la physique quantique, et j'ai lu des tonnes de livres de thérapeutes. Celui de Lise Bourbeau sur les cinq blessures de l'âme m'a particulièrement interpellé. Les cinq blessures étant : la trahison, le rejet, l'abandon, l'humiliation et l'injustice.
J'ai eu l'idée de prendre ces cinq blessures et de les travailler en deux parties : côté bourreau et côté victime. J'ai soumis l'idée à mes musiciens, ils ont accroché, donc j'ai amené les textes dans ce concept.
 
 
J'ai noté que vous aviez des partenaires et des sponsors. Ça m'amène une question, pour vous qui comptez quelques années de scène au compteur : comment soutenir les groupes dans une société où le public s'est habitué à écouter les albums gratuitement sur les plateformes ?
Chris :
Niveau sponsors, nous avons des partenariats avec Darius Guitarz et sommes également parrainés par Lalite Drums, ces deux luthiers faisant des instruments absolument magnifiques et sur-mesure.
Jay : De mon côté j’ai un partenariat avec Skull strings, et j’adore sincèrement leur cordes ! Et pour les micro, j’utilise SP Custom, qui sont de super professionnels, et surtout des amis.
Pour soutenir les groupes locaux ou nationaux, la meilleure chose à faire est de se déplacer aux concerts, de partager vos vidéos ou impressions sur les réseaux sociaux ! Et puis, il ne faut pas avoir peur de le dire, en achetant les produits dérivés (essentiellement les t-shirts), c’est la principale source de revenus des groupes comme les nôtres !

 

Vos projets dans les prochains mois ?
Auré :
Des concerts ! Maintenant que notre album est en route nous sommes prêts à jouer ! Un troisième clip arrive aussi, avec un concept assez sympa qui parlera aux fans de vieux films d'horreur...
Jay : Parcourir le monde avec Akiavel ; si le public nous le permet, nous sommes impatients de défendre notre album, en France et à l’étranger ! Et, en parallèle, nous continuons à composer pour préparer le deuxième album (nous sommes déjà en train de trier les idées qui se multiplient...).

 

Merci Akiavel d'avoir répondu à mes questions.
Chris :
Merci à toi de soutenir la scène métal et d‘intéresser de près à notre nouveau groupe !
Jay : Merci, et au plaisir de te croiser lors de l’un de nos prochains concerts, 2020 sera plein de surprises avec Akiavel !
Auré : Merci à toi Ahasverus pour ton invitation à répondre à cette interview ! Merci pour ton intérêt et ton support ! Merci à toute l'équipe d’Ahasverus - Métaux en tous genres ! Et surtout merci à ceux qui nous liront ! Sans vous, nous n'existerions pas !
 
        
Infos Utiles :

Akiavel sur Facebook :

https://www.facebook.com/Akiavel/

L’album “V” sera disponible le 20/02/2020. Il est en précommande ici :

https://shop.season-of-mist.com/akiavel-v-cd-digipak?fbclid=IwAR239MMYFSd-t3BjDVdLG9M9Fp77QUsi42N-1kZWj7iny-7mnjU9FPSXG6Q

Akiavel est en concert :
. le 21/02/2020 à Marseille (
la maison hantée)
. le 04/04/2020 à Toulon (
L'Hélice)
Les photographies d’Akiavel sont de Mr Cana photography. Nous le remercions pour son aimable autorisation. Retrouvez-le sur :
https://www.facebook.com/mrcanaphotography/
 

AKIAVEL DEATH THRASH